Of Hearts and Heroes
Chapitre sept
Hermione ne savait combien de temps après que Ron eut quitter la pièce était t-elle rester allongée à pleurer dans son oreiller. Elle savait pourtant que jamais au court de toute son existence elle ne s'était sentie plus seule ou affreuse. Et ça, ça voulait tout dire.
Elle entendit quelqu'un l'interpeller. Bien que l'oreiller assourdit le son, une voix douce demanda inquiète, « Merlin, Hermione, qu'est ce qui ne va pas? »
Hermione se figea, enfouissant encore plus son visage dans le coussin. Elle reconnaissait cette voix, Ginny. Super, c'était juste génial, une personne de plus qui pourrait être témoin de son humiliation. La sœur de Ron en plus. Elle n'allait jamais sortir sa tête de cet oreiller.
« Allez Hermione… » La cajola Ginny, alors qu'elle essayait de retirer doucement l'oreiller de son visage. Mais Hermione se sentait d'humeur infantile et irascible, elle l'agrippa encore plus fort en secouant la tête. N'avait t-elle pas le droit de pleurer la mort de tout ses rêves en paix?
« Hermione, s'il te plait… » Il y avait une pointe d'impatience dans le ton de Ginny alors qu'elle prenait le contrôle dans la guerre pour l'oreiller et qu'elle l'arracha violemment, laissant la tête d'Hermione retomber sur le dur matelas du lit.
« Tout va bien, Hermione? » demanda Ginny amusée. Puis elle sembla apercevoir la tristesse sur le visage de son amie et les larmes qu'elle ne parvenait pas à contenir malgré ses efforts. Le visage de Ginny s'assombrit alors qu'elle scanna les alentours, demandant finalement avec inquiétude. « Où est Ron? »
Hermione roula sur le côté et leva la tête vers Ginny. « Il va bien. » dit t-elle faiblement. On aurait dit un gémissement. Hermione Granger ne gémissait pas. Foutu Ron Weasley! Hermione essaya de s'emparer à nouveau de son oreiller mais Ginny la gronda, retirant le coussin et le jetant à l'autre bout de la pièce. Foutu Weasley, maudit soit leur sale tête rousse!
« Hermione! » demanda Ginny. « où est mon frère? »
Elle ferma hermétiquement les yeux. « Il prend un bain. » Hermione avait une vision très clair du corps dégingandés de Ron installé dans un bassin d'eau. Elle l'avait rendu malade. Il ne pouvait pas s'éloigner d'elle assez vite, de nouvelles larmes apparurent derrière ses paupières.
« Alors qu'est qui se passe? Ça a un rapport avec Sirius ou…? »
« Non, non. » Hermione prit une profonde inspiration pour se calmer. Elle ouvrit les yeux et essuya son visage de ses deux mains. «C'est rien de très important. »
« Quoi alors? » demanda la jeune fille doucement. L'inquiétude dans sa voix renouvela les larmes d'Hermione. « Dit moi, » insista Ginny.
« C'est juste… » Hermione serra sa mâchoire. Ginny n'était pas vraiment la meilleure personne à qui en parler vu ses relations avec Ron mais à qui d'autre le dire? Cherchant ses mots avec précaution, Hermione expliqua timidement. « Je dégoûte Ron. »
Ginny éclata de rire. « Quoi? Ne soit pas stupide, la dernière chose que tu fais c'est dégoûter Ron. Le rendre fou peut-être. »
Le rire n'était pas rassurant, mais il donna à Hermione l'envie de faire comprendre la gravité de la situation à Ginny. « Tu ne comprends pas, je le dégoûte vraiment, je l'ai rendu malade. »
« Hermione. » soupira Ginny, secouant sa tête septique.
« Non Ginny. » dit t-elle avec urgence. « Il… » Hermione hésita, incapable de prononcer ses mots à voix haute. « Il allait…je veux dire, on aurait dit…Je pensais qu'il allait m'embrasser… »
Ginny poussa un cri de joie. « Oh mon dieu, c'est tellement… »
« Et puis il a vomi dans le lavabo. » Hermione se surprenait elle même de son calme.
« Quoi? » Ginny laissa échapper un gloussement, puis se mordit les lèvres pour empêcher les autres de sortir.
Hermione fronça les sourcils. C'est ça rit. C'était vraiment hilarant. Elle ne se souciait plus des larmes qui baignaient ses joues. Elle méritait une bonne crise de larmes, tout était finit, tout ses espoirs. Comment avait t-elle pu penser avoir une chance avec Ron? Pourquoi serait t-il attiré par elle? Pourquoi quelqu'un serait t-il attiré par elle?
Ginny chercha à rencontrer le regard d'Hermione, l'humour quittant peu à peu le visage de la jeune fille. « D'accord, recommence tout. Il doit y avoir autre chose dans toute cette histoire que ça. »
Ouais pensa Hermione, Ron trouvait aussi qu'elle était la personne la plus égoïste au monde et il la détestait. Oh et elle était peut-être amoureuse de lui, alors elle allait probablement finir sa vie comme une pauvre vieille entouré de chats et de livres poussiéreux. Oui, ça résumait assez la situation.
Ginny rapprocha une chaise et s'assit, plaçant sa main au dessus de la sienne et la serrant doucement. Sa voix était innocente et raisonnable. « écoute, je connais mon frère. Ça n'a aucun sens. Recommence tout depuis le début et ne me cache rien. »
Puisqu'elle n'avait plus aucune fierté et personne d'autre à qui en parler, Hermione raconta tout à Ginny. Elle ne put s'empêcher de frissonner en se rappelant des choses horribles que Ron et elle s'était dite. Quelques heures auparavant, elle aurait juré que Ron s'était énervé parce qu'il avait eu peur pour elle, parce qu'elle avait faillit mourir. Maintenant…
Et si il ne se souciait pas tant d'elle? Et si il pensait vraiment toute ses choses horrible qu'il lui avait dite?
« …alors il était, à moitié allongé sur moi en quelque sorte, ses lèvres pratiquement… »Hermione prit une profonde inspiration. « Et puis il était partit, à l'autre bout de la pièce, penché sur l'évier. Il vomissait. Une minute plus tard il demandait à Madame Pomfresh un bain, il ne pouvait plus me voir. »
« Oh, Hermione… »
Super, de la pitié.
« …je suis sure… »
« Sure de quoi Ginny? Qu'est ce que ça pourrait être d'autre? Ron s'est retrouvé dans une position intime avec moi et ça la rendu malade. » Hermione était fière de paraître presque logique. Elle se sentait plus elle même, même si c'était une Hermione misérable.
« Non. » dit fermement Ginny, secouant la tête. « Je n'y crois pas. »
Hermione leva les yeux au ciel. « C'est arrivé. »
« écoute, il est malade. Vous êtes à l'infirmerie après tout. Il ne se sentait pas bien, c'est pour ça qu'il n'a pas mangé au déjeuner. Il était bouleversé à cause de cette histoire d'Avada Kedavra, il s'inquiétait pour toi. Vous avez lutté… » Ginny lui dédia un clin d'œil coquin. « Il a sentit qu'il allait vomir, alors dans un de ses rares moments de considération, il s'est éloigné de toi, » Ginny ne put résister d'ajouter pour accentuer son argumentation. « Comme ça, il n'a pas été malade sur toi. Puis il s'est sentit si humilié qu'il s'est tiré d'ici. Ça ressemble plus au Ron qu'on connaît et qu'on aime. »
Hermione secoua la tête d'un air abattu. « Merci Ginny, mais je ne crois pas. » Elle refusa de reconnaître que le vide paniqué en elle s'était un peu emplis. Il était trop tentant de la croire, trop dangereux.
« J'en suis sure, » répondit Ginny avec confidence.
En parlait aidé. Sa tristesse désespérée avait disparut et Hermione se sentait plus calme. Maintenant elle avait un besoin irrésistible de changer de sujet, de s'éloigner un moment de tout ça.
Hermione s'essuya les yeux et demanda, « Alors de quoi voulais tu me parler? »
Les yeux de Ginny s'écarquillèrent, elle semblait prise de cour par la question. « Oh,je…je, euh, je suis venue t'aider pour les recherches et te dire ce que j'ai découvert en espionnant… »
« Non, avant, tu as dit que tu voulais me parler sans Ron. » Hermione la dévisagea avec curiosité, Ginny agissait bizarrement tout d'un coup.
« Oh, ça. » Ginny essaya de paraître nonchalante mais elle ne convainquait personne.
« Ouais…euh, peut-être que ce n'est pas le meilleur moment. »
« Qu'est ce que c'est? » insista Hermione, Ginny se fana sous son regard insistant. « écoute, après ce que je viens de te dire… »
Elle était piégé. Coupable, Ginny se défendit, « Je pensais juste que ce n'était pas le meilleur moment pour te demander un conseil sur les garçons. »
Hermione soupira et fut vraiment capable de rire d'elle même. « Ginny, ce n'est jamais très intelligent de me demander des conseils sur les garçons. »
Ginny la railla. « Tu viens juste d'avoir une mauvaise journée. »
Hermione grommela, son expérience avec les garçons consistait à suivre ses deux meilleurs amis et à les voir tomber amoureux d'autres filles. Même Victor ne pouvait pas être considéré comme une expérience. Elle avait laissé Ron croire qu'il y avait plus à toute cette histoire qu'il n'y en avait réellement. Vraiment, ce n'était rien d'autre qu'une amitié insouciante. « Alors, il s'agit de Michael? » proposa t-elle.
« Non, c'est finit. » Ginny fronça son nez et baissa sa voix embarrassée. « Il s'agit de Dean Thomas. »
« Dean Thomas? » s'exclama Hermione, vraiment choquée.
« Chut! Je ne veux pas que Ron le sache. »
Hermione baissa sa voix. « Tu craques pour Dean? »
« Je ne sais pas peut être. Il m'aime bien. »
Bien sur qu'il l'aimait bien. Qu'est ce qu'on ne pouvait pas aimé chez Ginny Weasley?
« Vraiment? Comment tu sais ça? »
« Eh bien, il m'a en quelque sorte embrasser. » Ginny ne savait plus où se mettre, elle mordilla ses lèvres attendant la réaction d'Hermione.
Elle cligna des yeux. La vérité était qu'Hermione ne savait pas comment réagir. Elle était toujours bloqué sur le fait que Dean avait embrassé Ginny. Il ne l'avait pas presque embrassé. Il ne s'était éloigner d'elle précipitamment pour vomir, il l'avait embrassé comme un garçon normal. Il l'avait embrassé, c'était ce que les garçons faisait quand une fille jolie, drôle et gentille était dans les environs. Quand elle valait la peine d'être embrassée. Quand elles étaient comme Ginny.
« Quand? » réussit à demander Hermione.
Si c'était possible, Ginny avait l'air encore plus coupable. « La nuit dernière dans son dortoir. »
« Ginny! » s'écria Hermione abasourdit et peut être un tout petit peu envieuse. Elle demanda rapidement d'une voix sourde. « Qu'est ce que tu faisais dans son dortoir? »
« Rien de ce genre là. Je cherchais Harry…juste pour lui parler, pour lui demander ce qui s'était passé avec Adrianna, tu sais et Dean m'a trouvé. » Ginny s'arrêta et Hermione l'encouragea à continuer d'un regard. « J'étais en train d'ouvrir le rideau de son lit…comment étais je censé savoir que c'était le sien? Peu importe, Dean a supposé que je le cherchais et il m'a coincé et…il m'a embrassé. »
« Wow. » C'était presque romantique, d'une façon un peu bizarre. Hermione ne pouvait pas croire qu'elle était jalouse d'une fille qui s'était piégé et embrassé dans le dortoir des garçons. C'était presque drôle. Tout le monde ne serait t-il pas choqué qu'Hermione Granger veuille ce genre de chose? « Tu l'aimes bien? »
Ginny regarda au loin, soudainement sérieuse. Hermione se demandait pourquoi elle hésitait. « Je ne sais pas la nuit dernière était excitante et sexy… »
« Ginny! » s'exclama Hermione en riant.
Elle lui dédia un sourire diabolique qu'Hermione ne put s'empêcher de lui rendre, partageant le frisson de plaisir de son amie. Ça serait les seuls frissons qu'elle ressentirait pendant un bout de temps.
« Alors, » demanda Ginny, relançant la conversation. « Qu'est ce que tu penses de Dean Thomas? »
Hermione se redressa, se relaxant. Que pensait t-elle de Dean Thomas? C'était une question difficile parce qu'elle n'avait jamais passer un temps fou à penser à lui. « Il est gentil. » offrit t-elle.
Ginny esquissa une grimace. « Gentil, hein. c'est le mieux que tu puisses faire? »
Hermione haussa les épaules et dit en s'excusant. « Au moins je n'ai rien de négatif à dire. »
Ginny lui dédia un petit sourire en coin et dit enjoué. « Alors, c'est comme ça quand on vit avec des œillères? Incapable de voir autre chose que mon frère? »
« je vois Harry aussi, » répondit Hermione d'une voix minuscule. Bien que ce ne soit pas de la même façon. Elle était trop pathétique.
« Hey, Hermione. Parle lui. Il t'adores, je le sais. Il euh… » Ginny tapa doucement ses doigts et releva la tête en disant doucement, « Il est là. »
Hermione se tourna pour regarder Ron entrer avec ses cheveux mouillées et un air abattu. Il était occupé à se sécher les cheveux vigoureusement avec une petite serviette. Quand il vit Ginny, il s'arrêta en plein mouvement. Il la dévisagea inquiet.
Il s'inquiétait de leur sujet de conversation. Oh mon dieu, Hermione l'avait vendu à sa seule sœur. Il serait humilié si il le savait. Quel genre de personne était t-elle? Elle n'avait jamais pensé à ça? Est ce que ça faisait d'elle une horrible personne?
Puis le regard de Ron rencontra le sien pendant un bref instant. La rage qui emplissait ses yeux bleu auparavant s'était évanouit, maintenant ses prunelles brillantes étaient pleine de désespoir et…peut-être de honte. Hermione savait qu'elle était une horrible personne. Elle espérait que c'était de la honte, car la honte voulait dire que Ginny avait raison et qu'elle avait toujours une chance.
Ron se balançait d'un pied à l'autre, ses yeux rivées au sol. Quand il brisa le silence se fut pour demander, « Ginny, euh…est ce que tu peux nous laisser seul Hermione et moi? S'il te plait? »
Hermione déglutit bruyamment alors que son anxiété augmentait. Voulait t-il que Ginny sorte pour la remettre à sa place gentiment? Elle entendait sa voix dans sa tête « Désolé Hermione, je ne savais pas que tu ressentais ça. Je suis désolé mais je ne peux pas… »
Ginny inventa une excuse pour partir, Hermione l'entendit à peine. Quand elle passa près de son frère elle murmura « Il est embarrassé » en direction d'Hermione, et lui sourit pour l'encourager. Ginny se glissa vers la sortie.
Hermione n'était pas si facile à convaincre. Il était peut-être embarrassé mais de quoi? Qu'il l'ai touché?
Un fois qu'il fut certain que Ginny soit parti, Ron s'approcha d'elle et s'assit maladroitement au bord de son lit. Il lui tournait le dos, son regard fixé à l'autre bout de la pièce. Super, maintenant il ne supportait même plus de la regarder.
Ron ouvrit la bouche deux fois avant d'être capable de s'exprimer. « Je..euh, Hermione, tout va bien? »
Un court gloussement hystérique s'échappa de sa gorge. « Je vais bien et toi? »
Il lui sourit amèrement.
Hermione se dépêcha de continuer, « Je veux dire, comment va ton ventre? » Sa gorge se serrait à nouveau.
Ron ferma les yeux comme si il souffrait. « Toujours barbouillé. » Il serra les poings. « Hermione, je…est ce que je t'ai fait mal? Je veux dire quand je t'ai attaqué… » Sa voix se brisa.
« Ron! Non! Tu n'as pas… »Comment pouvait t-il penser…? « Tu ne m'as pas attaqué! »
« Je suis vraiment désolé, » dit Ron d'une voix rauque. Il semblait si sincère.
Hermione s'entendit dire, « Ne soit pas désolé, s'il te plait, pas pour ça…je… » Elle ne savait pas quoi dire d'autre. Elle voulait qu'il aille mieux. Elle avait besoin qu'il puisse la regarder à nouveau. Les mots ne venant pas, elle tendit la main pour toucher avec précaution la sienne.
Ron retira précipitamment sa main, détruisant le cœur d'Hermione mais à peine l'avait t-il retiré qu'il s'emparait à nouveau de sa main la serrant à lui en faire mal. Hermione poussa un long soupir et retint ses larmes. Oh mon dieu, Elle l'aimait, elle l'aimait vraiment. Elle était foutu.
Hermione entrelaça leur doigts, après de longues minutes il sembla se détendre imperceptiblement. Enfin, Ron se tourna vers elle et dit, « Alors, je peux t'aider pour certaines de tes recherches? »
Elle sourit. Elle n'avait jamais entendu une offre de paix plus mignonne.
Harry avait promit à Adrianna de se rendre dans la grande salle pour le dîner. Elle avait été rappelé pour un autre entretient avec Dumbledore. Apparemment les rumeurs courraient et chaque professeur voulait la rencontrer, sans mentionner tout les employé du ministère. Tout ces bizarre Potter célèbre.
Une fois qu'il fut rentré au château, Harry n'arriva pas à pénétrer dans la grande salle. Il imaginait les rangées d'élèves, l'épiant discrètement, les questions directe de Seamus, les regards malicieux des Serpentard…et tout à coup Harry se retrouva à errer sans but dans le château.
Il se demandait de quoi parlait Adrianna et Dumbledore pendant leur rendez-vous secret, la simple évocation de ses rencontre lui laissait un goût amer dans la bouche, apparemment le directeur n'avait pas encore compris la leçon concernant les secrets.
Harry était sur d'avoir marcher assez longtemps pour que le dîner soit finit quand il réalisa qu'il était dans le couloir de l'infirmerie. Il s'arrêta avant d'entrer. Il avait envie de partager ses nouvelles expériences familiales avec ses amis mais en même temps il ne penser pas pouvoir tolérer les réprimandes et les suspicions d'Hermione. Sans parler des disputes constantes.
En fin de compte Harry entre dans l'infirmerie sans vraiment prendre de décision. Quand il déboulla dans la pièce Ron était assis, un livre sur ses genoux, le lit d'Hermione était entouré de rideau et protégé d'un bouclier. Ron lisait attentivement, ce qui était étrange. Son meilleur ami passait bien trop de temps seul avec Hermione.
Ron sourit quand il vit Harry. « Eh, salut. »
Harry fit son possible pour lui rendre son sourire, il s'assit au bord du lit et fit un signe en direction des rideaux d'Hermione. « Qu'est ce qui se passe? »
Le sourire de Ron s'affadit. « Madame Pomfrech examine Hermione, elle veux être sure qu'elle est prête à retourner dans son dortoir demain. » Ron se contenta d'observer Harry pendant un long moment, il semblait considérer quelque chose. Il avait une expression coupable sur le visage, il commençait à rendre Harry nerveux quand il se décida à parler, « Elle s'est un peu surmener aujourd'hui. »
Harry sentit la peur l'envahir. Rien de plus, s'il vous plait. Il ne pourrait le supporter si quelque chose de plus était arrivé à Hermione. Il ravala sa salive. « Que s'est t-il passé? »
Harry n'avait jamais vu Ron aussi honteux, il confessa doucement, « On a eut la plus grosse dispute de notre vie. »
Harry laissa échapper un soupir de soulagement. Rien de nouveau alors. Il ferma les yeux et secoua la tête, ils devaient se disputer dans des moments pareils.
Malheureusement la confession ne faisait que commencer. « J'en sais rien, Harry, elle me rend tellement furieux, comment quelqu'un de si brillant peut être aussi idiot? Un Silencio? Un putain de Silencio? Toi et moi on sait que c'est une expertes pour jeter des sorts, mais elle devait être créative, elle devait se lancer dans l'humanitaire. »
Ron était misérable. Seul lui pouvait se disputer avec Hermione parce qu'il se souciait trop d'elle . Ron avait un regard lointain quand il parvint à dire, « Elle a faillit mourir Harry. »
Elle avait faillit mourir. Harry le savais et ça le tuait. C'était de sa faute, tout ça était de sa faute. En regardant Ron, il se rendit compte à quel point il avait faillit entraîner dans sa chute les deux personnes qui comptaient le plus au monde pour lui. Il était clair que Ron n'aurait pas survécu a la mort d'Hermione, pas intacte en tout cas.
Il repoussa tout sentiment d'apitoiement et de culpabilité, il lui fallut tout son énergie pour se concentrer sur Ron. Son meilleur ami méritait une oreille attentive aussi difficile que se soit pour lui. « C'est pour ça que vous vous êtes disputer? » demanda t'il « L'Avada… »
« Non, » L'interrompit Ron durement comme si il ne pouvait supporter d'entendre ses mots à voix haute. Il passa sa main sur son visage. « C'est pour ça que j'étais en colère. On s'est disputé sur tout le reste. J'étais si furieux. C'est …euh, c'est devenu un peu physique. »
Physique? Qu'est ce que ça voulait dire physique? « Tu ne l'as pas frapper! » demanda Harry incrédule.
« Non, non, » Protesta Ron avec véhémence, mais doucement comme pour contrebalancer le volume de l'exclamation d'Harry. « Elle essayait de se lever et j'ai pensé…Qu'elle allait se blesser. Pour quelqu'un de si intelligent, parfois elle ne réfléchit pas. » Ron s'enflamma rapidement mais il se calma tout aussi brusquement. Il rougit et détourna son regard. « Alors, je..je l'ai en quelque sorte plaqué sur le lit. » Il refusait de regarder Harry.
« Plaqué? » répéta Harry stupidement, choqué. Plaqué donnait un sous entendu affreusement…sexuel. Est ce que c'était de ça dont Ron parlait? Harry ne s'attendait pas à ça. Pas maintenant en tout cas. Oh mon dieu, il ne pourrait pas continuer si cette conversation allait là où il pensait qu'elle allait. Il ne pouvait pas perdre ses meilleurs amis maintenant même si ce n'était que de cette façon là.
« Ce n'était pas tu sais…comme ça, » bégaya Ron. « D'accord, on aurait dit que c'était comme ça pendant une minute. » Harry grogna tout haut, Ron se dépêcha de finir. « On a rien fait. Je n'ai rien fait. Il ne s'et rien passé vraiment, à part que je me suis tapé la honte et que je lui ai fait mal au passage. » Il se frotta les yeux. « Et puis j'ai vomi. »
« Tu as fais quoi? » La voix d'Harry s'éleva à nouveau, à l'instant même où il pensait ne plus pouvoir être choqué.
« Ouais. » Ron fixa le plafond. « Je ne suis qu'un gros con. »
Harry cligna des yeux essayant de comprendre le sens de tout ça. Le fait qu'il n'avait pas dormit depuis des jours n'aidait pas vraiment, peut-être qu'il avait tout compris de travers. Ce que Ron disait n'avait aucun sens, pourquoi ferait t-il…? Il ne pouvait pas…
Observant les traits abattu de Ron, Harry savait qu'il allait devoir entrer dans un territoire qu'il avait soigneusement évité depuis deux ans. Il prit une profonde inspiration et baissa le volume de sa voix, « Tu ne trouves pas Hermione attirante? » Il n'y avait aucune bonne réponse à cette question.
Ron devint encore plus rouge, chose qu'il croyait humainement impossible. Il se redressa vivement, bégayant pendant plusieurs minutes, avant de murmurer crûment, « Oui, je la trouve sacrément attirante. Putain trop même… »
« Alors pourquoi? »
« Pourquoi quoi? » Paraissait honnêtement surpris.
Il était si gourde parfois. « Qu'est ce qui t'a rendu malade? »
« Je ne sais pas. J'étais juste malade. Je ne me sentais pas bien depuis qu'Adrianna avait mentionné ses stupides potions… » Ses yeux s'écarquillèrent quand il rencontra le regard d'Harry. « Tu ne penses pas qu'elle pense…? Elle ne croirait pas que je… »
« Que la toucher te rends malade au point de vomir? Désolé mon grand. » Harry hochait la tête une grimace sur le visage. « C'est la conclusion logique et étant une fille et étant Hermione de sur croix… »
« Putain de merde, foutu saloperie! » Ron se laissa tomber sur son lit, les yeux fermés.
Malgré tout, Harry se mit presque à rire. Ron s'était vraiment mis dans la merde cette fois-ci, il y avait quelque chose de délicieusement familier à toute cette histoire.
Ils se figèrent tout les deux à la voix de Madame Pomfresh, indiquant que le bouclier autour du mur d'Hermione avait été levé. Ron était nerveux, il n'arrêtait pas de regarder autour de lui comme un animal apeuré. Que cherchait t-il?
La guérisseuse ouvrit les rideaux, Ron se dépêcha de se relever et de paraître normal. Harry sentit une vague de sympathie l'envahir pour son ami, il n'y avait aucune chance pour qu'il paraisse normal.
Quand Hermione réapparut derrière les rideaux, elle regarda Harry avec surprise, elle sourit et mordit sa lèvre inférieure. « Harry comment tu vas? » demanda t-elle prudemment d'une voix nerveuse.
« Très bien. » mentit Harry.
« Oh, bien. » Elle semblait mal à l'aise et son regard ne cessait de se poser sur Ron et lui.
« Alors…Tout se passe bien avec ta cousine? » Avec un peu d'impatience, Harry répondit. « Très bien. » où voulait t-elle en venir?
« Bien, c'est génial. » Hermione baissa les yeux vers ses mains qu'elle n'arrêtait pas de torde.
« Harry, je veux que tu saches que je pense que c'est super que tu ai de la famille ici. Je veux dire, elle a l'air…gentille. C'est juste…je suis désolée si j'ai été un peu dure. Je m'inquiétais juste pour toi. »
Wow, d'où tout cela venait t-il? Harry la fixa la bouche ouverte. C'était la dernière chose dont il s'attendait de la part d'Hermione. Il jeta un coup d'œil à Ron. Que lui avait t-il fait? D'une certaine façon, Harry était convaincu que le comportement étrange d'Hermione était lié au…comportement de Ron.
« Merci, Hermione, » dit Harry, quand il retrouva l'usage de sa voix. Malgré tout ce qui s'était passé, il ressentait toujours pour elle cette profonde affection. Ils partagèrent un doux sourire.
Un sujet de conversation encore plus embarrassant fut éviter par l'arrivée de Ginny qui semblait perdue portant un énorme sac en papier. Elle avait un timing parfait. Ginny lâcha entre Harry et Ron sur le lit et s'installa dans la chaise situé entre les deux lits.
« Adrianna a dit que tu n'avais pas encore mangé et que j'avais pour mission de te ramener ça et te forcer à te nourrir, » expliqua la rouquine, paraissant épuisée. « C'est vraiment ennuyant. Je dois te le dire Harry, elle est extrêmement autoritaire et elle ne sais pas se mêler de ses affaires. »
Harry se contenta d'hausser les épaules en réponse. Il ouvrit le sac empli de pain et de poulet rôti.
« Super! » dit Ron en attrapant une cuisse de poulet.
« Ron, » le réprimanda Hermione. « Tu viens juste de manger. »
« Tu n'as plus mal au ventre alors? » demanda Ginny, une lueur malicieuse dans les yeux. Ron rougit et lui lança un regard noir mais il ne répondit pas.
Harry s'empara d'un morceau de pain. « Elle sait que ne suis jamais allé au dîner, alors? »
Ginny leva les yeux au ciel. « Elle est comme maman, si maman savait lire dans les pensées. »
Ron eut un regard horrifié et nerveux. « Ne dit jamais ça à voix haute. »
Ginny redevint sérieuse. « Elle est sacrément puissante, Harry. Si ses pouvoirs tournent mal… »
« Mmm, » marmonna Ron avec excitation, sa bouche pleine de nourriture. Il sautillait pratiquement sur son lit alors qu'il avalait avec impatience. « C'est ce dont parle ce livre. Tout ces empathes tournant mal, très, très mal, du style diabolique. Puis avec d'autres mages noirs ils ont ravagés la moitié de l'Europe, rendant esclave le monde sorcier. »
Harry fronça les sourcils et souleva le livre pour regarder sa couverture. Le Grand massacre des empathes.
Ron continua son histoire, semblant avoir oublié le dilemme que lui posait Hermione dans son enthousiasme. « Puis ils ont tué la femme et les enfants de cet australien, et cet homme a levé une armée et détruit tout le gang des empathes. »
« Laisse moi voir ça. » demanda Ginny septique, en agrippant le livre.
« Attends, j'arrive au meilleur moment, » dit Ron les yeux brillants. « Son armée parcourut l'Europe, tuant tout ce ayant un lien quelconque avec l'empathie. Les femmes, les enfants, les bébés… »
« Oh Ron! Le meilleur moment, » s'exclama Hermione, clairement horrifiée.
« …ils se rendirent en Asie et en Afrique, détruisant tout les livres, les sorts, les héritages des empathes. » finit Ron avec un sourire fier.
« ça à l'air d'un roman à deux mornilles, » Critiqua Ginny, alors qu'elle feuilletait le livre.
« Quoi? Juste parce que c'est amusant à lire, » Ron essaya de lui reprendre le livre. Ginny le serra contre elle, pas prête à abandonner si facilement. Ils commencèrent à tirer tout les deux chacun de leur côtés.
Hermione leva les yeux au ciel, disant sérieusement, « Tout les livres sont comme ça. Je pense que c'est le sort de traduction qu'a utilisé Adrianna, je pense que celui ci est le pire pourtant, c'est Adrianna qui a lancé le sort. C'est un peu Américain. »
Harry sourit, se sentant agréablement distrait. Il se rendit compte qu'il n'avait pas eu une pensée déprimante pendant tout l'échange, il avait soudain l'envie irrépressible de lire l'un de ses énormes livres. « Est ce que je peux voir ça? » demanda t-il aux deux Weasley qui se disputaient toujours.
Il s'arrêtèrent tout les deux, déçu mais il le rendirent à Harry sans discution. Harry se doutait qu'il ne devait cette attitude qu'à leur pitié, il repoussa ses noires pensées en feuilletant le livre. L'histoire avait l'air d'être une aventure avec des images mouvantes et sanglantes.
« Tiens, Ron, tu peux lire celui là. » Hermione lui tendit Mythes et légendes des Empathes. « Il y a pleins d'empathes devenant fou, se jetant de falaises et pleins de trucs du même genre. Tu devrais aimer. »
Ron bouda. « Je veux le journal. Je parie qu'il y a pleins d'histoire bien juteuse. »
« Le journal est à moi, » dit Hermione possessivement, en le serrant contre elle.
Harry souleva ses sourcils à cette déclaration. « Tu as trouvé quelque chose d'intéressant? » il était surpris de craindre la réponse.
« C'est une lecture fascinante. Le père et la mère de cette fille se sont cachés dans des grottes pendant des années pour éviter le massacre. La pauvre petite était complètement enfermé jusqu'à ses douze ans où on l'a marié et envoyé en Angleterre. Elle n'avait fait que lire les émotions des gens de sa famille jusqu'à présent et là il y avait des douzaines d'autres personnes. »
« Ce sont tous des romans de bas étages, » commenta Ginny, s'enfonçant dans sa chaise.
« Dans ce cas, ça ne te dérangeras pas de lire le dernier. » Hermione lui tendit L'art perdu de l'empathie. Ginny fronça les sourcils mais s'installa plus confortablement dans sa chaise et commença à lire.
Harry sourit tout seul alors qu'il s'adossa au pied du lit, le livre ouvert devant lui. Après plusieurs minutes il releva la tête pour observer ses amis qui étaient chacun plongés dans leur histoire respective. Ron mangeait occasionnellement un bout de poulet du sac qu'il partageait avec Harry qui se servit lui même.
Une soirée bien plus agréable que ce à quoi il s'attendait était en perspective.
Hermione fut réveillé de son sommeil troublé par une voix terrifié qui appelait son nom. Elle se redressa précipitamment, son cœur battant à cent à l'heure , se préparant à une attaque.
Elle réalisa rapidement qu'elle était dans l'infirmerie, c'était juste Ron qui avait un autre cauchemar. Hermione attendit que ses yeux s'adapte à l'obscurité. Il était emprisonné par ses draps, couvert de sueur. Il paraissait souffrir encore plus que les nuits précédente. Était ce juste un autre cauchemar ou était t-il malade? Il pouvait avoir de la fièvre, il pouvait délirer.
« Non, s'il vous plait…Hermione, » gémit Ron en se débattant.
Définitivement un cauchemar, Hermione balança ses jambes sur le côté du lit et s'assit en le regardant, réfléchissant à sa prochaine action. La nuit dernière, Hermione l'aurait rejoint en un instant. Elle aurait caresser doucement son visage en murmurant des paroles réconfortantes.
La nuit dernière, elle avait la fausse impression que voulait de son contact, que ça ne le ferait pas frémir de dégoût. La nuit dernière, elle était assez naïve pour croire qu'il tenait à elle.
« Hermione, » La tête de Ron roula sur son oreiller et des larmes montèrent ses yeux. Elle dut détourner le regard.
Arrête ça, se morigéna t-elle. Elle était une sorcière rationnelle. Elle devait arrêter de se sentir désolé pour elle même et commencer à examiner les faits de manière logique
Il était clair que Ron tenait à elle. Il l'appelait dans son sommeil pour l'amour de dieu. Ce n'était pas une illusion. Et elle savait pourquoi. Il rêvait de sa mort, de son cadavre, il réécrivait la fin de leur aventures au département des mystères. Oui, il tenait à elle, mais comme une amie, peut-être même comme à une sœur. Hermione grimaça à cette pensée.
Ron sanglota dans son sommeil, « Mon dieu, non. »
Et alors, cela avait t-il vraiment de l'importance? Même si il ne l'aimait jamais…tenait à elle comme elle…merde….l'aimait de la façon dont elle l'aimait. Elle l'aimait et elle n'aillait pas rester là à le regarder souffrir, certainement pas à cause de sa foutu fierté.
Hermione se leva avec précaution. Elle se dit qu'elle aurait eu besoin de marcher auparavant. Elle aurait déjà marché si Ron n'avait pas été si sur-protecteur. Comment pouvait t-elle sortir d'ici si elle ne parvenait pas à bouger.
« S'il te plait, s'il te plait. Ne soit pas morte, » gémit Ron, la forçant à bouger plus vite.
Elle ne fit que trois petit pas hésitant avant de s'effondrer sur son lit. Sans réfléchir, elle tendit la main et dégagea son front de ses cheveux. Ils étaient humide à cause de la sueur qui faisait ressortir les mèches rouges de ses cheveux. Elle pressa sa main contre son front soupirant de soulagement lorsqu'elle ne perçut pas de fièvre. Hermione faillit embrasser l'endroit où sa main reposait, mon dieu, elle était masochiste.
« Tu ne peux pas me quitter. » implora Ron.
La voix d'Hermione se brisa alors qu'elle le rassurait. « Non, je suis juste là. Je ne pars pas. »
« Hermione, j'ai besoin de toi, » pleura t-il.
Elle sut à cet instant que ce qu'il ressentait pour elle n'avait aucune importance, elle resterait à ses côtés jusqu'à la fin des temps. Tout ce qui importait était qu'elle l'aimait et qu'il tenait à elle.
Hermione se pencha vers son oreille pour dire d'une voix douce et convaincante. « Ron, je suis là. C'est Hermione. Je ne suis pas morte. » elle se permit de caresser son visage et ses cheveux, s'était merveilleux.
« Hermione? » appela t-il doucement. Ses yeux toujours fermés, bien qu'il se détendit immédiatement.
« Je suis là. »
En sanglotant, Ron s'accrocha à elle. Hermione mordit ses lèvres pour s'efforcer de ne pas pleurer elle même. Elle se sentit tomber dans ses bras, il l'approcha de lui et elle ferma les yeux se laissant submerger par cette sensation. Elle enfouit sa tête contre son torse, se permettant de rester une minute.
Puis prenant une profonde inspiration, elle se concentra sur sa voix et redressa la tête pour chuchoter des mots rassurants dans on oreille. Elle enroula ses bras autour de son cou et de ses épaules.
Elle le sentit la repousser et ses mains se figèrent. Sa tête se redressa de son épaule et elle rencontra le regard azur perçant de Ron. Elle se prépara à un rejet.
« Hermione? » Cette fois ci il prononça son nom avec confusion et étonnement. Bien sur il était normal de trouver bizarre de se réveiller avec une fille blottit contre soi, il était naturel d'être pris de cour.
« Euh… » Soupira t-elle. « Tu rêvais… » Hermione cherchait désespérément dans son esprit pour lui démontrer qu'elle n'était la que pour le réconforter. Elle n'était pas en train de se jeter sur lui. Pas vraiment.
Cette idée devint obsolète lorsque ses bras se resserrèrent autour d'elle, l'écrasant contre sa poitrine. Il pressa son visage mouillé dans l'espace entre son cou et son épaule. Hermione parvenait à peine à comprendre ses paroles étouffées. Il paraissait répéter.
« Merci, mon dieu. Merci, mon dieu. »
Hermione sentit toute sa tension quitter son corps et elle se permit de le réconforter complètement. Elle l'entoura encore plus fermement de ses bras. Sa chemise trempée, collait à son dos, elle s'y agrippa.
Après de long moments, elle sentit ses muscles se détendre sous ses doigts. Il soupira contre son épaule et elle sentit son souffle chaud à travers son pyjama. Finalement, elle put comprendre ce qu'il disait. « Hermione, c'était horrible. »
Il allait lui briser le cœur, vraiment. « ce n'était pas réel. Tout va bien. C'était juste un rêve. Voilà maintenant, rallonges toi bien. »Hermione parvint à le réinstaller. Il se laissa aller facilement mais il ne la lâcha pas. Elle atterrit sur son torse.
Hermione se tendit, s'attendant à ce qu'il la lâche mais sa seule réponse fut de l'enlacer plus fort. C'était une bonne chose que Madame Pomfresh avait finit aujourd'hui de soigner ses côtes. Ron était plus fort qu'il n'y paraissait.
« Ne part pas, » la supplia t-il. La gorge d'Hermione se serra. Elle savait qu'il n'était pas totalement éveillé sinon il n'aurait jamais dit ça. Ça ne lui ressemblait pas de montrer sa vulnérabilité. Elle était définitivement perdue.
« Chut, chéri, » murmura t-elle en se détendant. « Je suis là. Je reste ici. Je ne partirai jamais; Rendors toi, rendors toi. » Au moment même où elle prononça ses mots elle se rendit compte à quel point ils étaient vrai. Elle n'allait pas le quitter, jamais.
Hermione venait de prendre une décision. Elle allait profiter de tout ce que voudrait bien lui donner Ron sans laisser sa fierté l'en empêcher. Elle n'allait gâcher aucune opportunité, parce qu'elle pourrait bien être la dernière.
Et cette nuit pourrait bien être la seule nuit où elle pourrait dans dormir dans ses bras.
Harry était debout au bord du lac fixant la surface de l'eau bien avant que le soleil ne se lève. Quand le soleil se leva, il se demanda comment il trouvait la force de faire ça tout les jours.
Il avait découvert que les matins étaient les plus difficiles. Peu importe ce qui s'était passé la veille pour le réconforter ou plus précisément pour le distraire, plus rien de résistait à la lumière rude du matin ou dans son cas à la chaleur diffuse qui précédait l'aube. Plus depuis que Sirius était mort.
Sirius était mort, il n'était plus qu'un cadavre. Au moins avait t-il trouvé un endroit où il pouvait réfléchir sans péter les plombs. Regardant le soleil se lever doucement dans le ciel, Harry essaya d'imaginer Sirius là haut, le regardant, le surveillant.
C'était un adorable conte de fée qu'avait raconté Adrainna, il parvenait presque à y croire quand elle était assise à côté de lui. Il se demandait ce qui allait se passer quand il retournerait chez les Dursley. Sans personne pour le distraire, pour lui faire avaler de joli mensonge, pour le convaincre qu'il n'était pas responsable de la mort de son parrain., serait t-il capable de sortir du lit? Était ce qu'il le méritait?
Pourtant Harry n'avait pas le choix. Il devait être protégé. Il était l'arme de l'ordre contre Voldemort. Le seul qui pouvait le tuer et le seul prix était…son âme. Ce n'était pas cher payé.
« Eh monsieur le boudeur. » Harry se retourna pour voir sa cousine courir vers lui tout en continuant à parler. « Ginny m'a dit que tu étais ici depuis l'aube. »
Au lieu de répondre à sa question, il prit sa présence comme une façon de se distraire plus que bienvenu et laissa échapper un soupir de soulagement. « Qu'est ce que tu portes? » demanda t-il incrédule. Son jogging blanc faisait tâche à Poudlard.
« Ma tenue de sport japonaise. » Adrianna s'immobilisa devant lui et observa son apparence peu soigné. « Fort de corps et d'esprit…bien que le premier pas est de manger, ce que tu n'as pas fait. »
Harry se tourna à nouveau vers le lac. « Pourquoi cette fixation avec la nourriture? »
« Pourquoi persistes tu à vouloir mourir de faim? » demanda t-elle en souriant, tout en protégeant ses yeux du brillant soleil matinal. « Alors Pourquoi boudons nous devant une si jolie matinée? »
Harry sourit sombrement. « Oh, juste ma destinée de futur tueur. »
« Ah, je vois. Toute cette histoire de 'je dois tuer Voldemort?' » Harry acquiesça, lançant une pierre dans le lac. « et tuer et assassiner, c'est la même chose pour toi? » Un autre hochement de tête suivit. Adrianna prit une profonde inspiration et se mit elle aussi à regarder par dessus le lac.
« Combien d'homme as tu tué Harry? »
Harry rit amèrement. « à part Sirius tu veux dire?
« Oui, à part Sirius. Je suis à presque certaine qu'il ne compte pas.
« Et bien, aucun. Combien en as tu tué? » demanda t-il sarcastique.
« Cinq. » Harry n'était pas prêt à recevoir cette réponse. Elle l'observa assez sérieusement. « Tu crois que je suis maléfique, Harry? » Il la fixa la bouche ouverte, se sentant tout à coup mal à l'aise.
« Ne réponds pas à ça. » Elle sourit ironiquement. « J'ai combattu des créatures des ténèbres…et des hommes tout aussi mauvais. Tu ne peux pas faire ça sans tuer. »
« Mais comment arrives tu à vivre avec toi même? » Harry n'avait pas voulu l'accuser mais il n'avait pu s'en empêcher.
« Il n'y a pas d'absolue Harry. Parfois tuer est la chose juste à faire. »
C'était bizarre de se tenir ici à parler des hommes qu'elle avait tué. Adrianna se tenait droite, habillée d'un blanc immaculé, paraissant innocente et sereine. Il l'imagina avec du sang sur les mains et il frissonna.
« Il y a plusieurs années, quand je venais juste d'être faite auror… »
Harry grogna. « C'est le moment où j'ai l'histoire avec une petite morale? »
« Oui et maintenant tais toi à moins que tu ne veuilles vraiment l'entendre? » Harry resta silencieux. « On pourchassait un mage noir à travers l'Europe de l'ouest. Il laissait une flopée de victimes derrière lui, torturée, assassinée. On l'a rattrapé dans l'est de la Hongrie. Je suis celle qui l'a finalement capturée. Il aurait été plus facile de le tuer. J'ai presque perdu un bras et un ami tout ça pour le capturer vivant. Ça paraît si stupide maintenant. »
Adrianna cligna des yeux à cause du soleil. « j'avais l'habitude de penser qu'il était important d'essayer de ne pas tuer. J'étais très stricte avec cette règle. C'est la plus grosse erreur que j'ai jamais faite. » Adrianna s'arrêta perdu dans ses pensée pendant un instant.
L'estomac d'Harry se contracta en la regardant. Il ne voulait pas vraiment entendre la fin de l'histoire.
« Alors, nous euh… » Elle paraissait se fortifier elle même pour pouvoir finir l'histoire. « On l'a confié au autorité locale. Ils étaient censé le transporter jusqu'à la prison sorcière la plus proche. »
Adrianna regarda le sol en se frottant les tempes. « Il s'est libéré deux semaines plus tard, tuant trois personne au passage. Ça nous a pris des mois pour le retrouver à nouveau. Quand y réussit, il était dans un village près de Prague. Il a été… » sa voix se brisa. « décimé, c'est le seul mot auquel je peux penser. Incendies, viols, tortures, le corps des enfants … » Sa voix s'évanouit.
« Tes histoires ne sont pas très drôle, » chuchota Harry doucement.
« Je n'ai jamais rien regretter de plus que de ne pas avoir tué cet homme. Je me sens toujours responsable de toutes ses morts qu'il a causé après son évasion. Quand on l'a rattrapé, il a rit disant qu'il s'échappera à nouveaux en quelques instants. Je l'ai tué instantanément. Un sort coupant à sa gorge. Ça je ne l'ai jamais regretté. »
Harry ravala la boulle qui s'était formé dans sa gorge.
Adrianna se tourna en vers lui, ses bras fermement croisés contre elle.
« Les gens comme nous Harry ne peuvent avoir le luxe de voir le monde en noir et blanc. »
Harry détourna son visage. « Et si je ne veux pas être des gens comme nous? »
« Ignorer sa destinée, ne finit jamais très bien. Harry, je connais beaucoup de héros. La plupart d'entre eux ont du tuer à un moment ou un autre de leur vie. Mais j'ai vu leur âme et elles sont magnifiques. »
Harry rit et renifla, il n'aurait pas du être ému par une histoire si horrible. « Adrianna? »
« mmm? »
« Quand je serais chez les Dursley est ce que tu viendras pour me raconter tes horribles histoires? » Harry aurait souhaité ne pas paraître si vulnérable.
Elle fixa le lac à nouveau, serrant la mâchoire. « Les Dursley, » dit t-elle amèrement. « Je ne suis pas sure que ça sera nécessaire. On verra. »
Harry sentit l'espoir montait en lui mais il le repoussa. Elle devait certainement pas vouloir dire qu'elle pouvait l'empêcher d'aller là-bas?
Adrianna stoppa la contemplation de son reflet et lui sourit. « Allez viens. Tes amis ont organisé une fête pour Ron et Hermione et j'ai promis à Ginny que tu serais là. »
