Of Hearts and Heroes

Chapitre Huit

La plupart des Griffondor se rendirent à la fête surprise de Ron et Hermione pour célébrer leur retour dans leur maison. Dobby fournit une montagne de petit déjeuner, des bonbons, des sucreries et des douzaines de bierraubeurre. C'était exactement le genre d'attention dont Ron raffolait. Habituellement.

Aujourd'hui il n'était pas vraiment d'humeur à faire la fête. Harry était introuvable et Hermione…Ron semblait avoir de la difficulté à former une simple phrase en sa présence. En fait il avait du mal à parler tout court ce qui ne faisait pas de lui le cœur de la fête.

Ron se cacha parmi un groupe de garçons qui riaient, essayant de ne pas montrer de façon trop évidente qu'il fixait Hermione. Depuis qu'il s'était éveillé ce matin avec elle blottit contre lui, il n'avait pas été capable de penser à autre chose. Et maintenant alors qu'elle était assise de l'autre côté de la pièce, il était incapable de regarder autre chose.

Ce n'était pas juste Hermione qu'il n'arrivait pas à oublier. Ça Ron pouvait se débrouiller avec. Le problème était qu'il était devenu totalement obsédé par son corps. Son esprit le tourmentait à l'aide de ses souvenirs. La sensation de ses boucles duveteuses contre son menton et son cou, sa cuisse coincé entre les siennes, ses seins incroyablement doux pressés contre son bras.

Ses seins. Ron pouvait honnêtement dire, que par le passé il était parvenu à passer très peu de temps à penser au seins d'Hermione. D'accord ça lui avait peu être demandé un effort monumental mais là n'était pas le problème. Le problème était que maintenant il était obsédé par eux, il essayait constamment de détacher son regard d'eux. Sa main rêvait de les toucher.

Ce qui était génial. Hermione allait le tuer et Ron l'aurait mérité. Il se comportait avec sa meilleure amie comme un animal en rut.

Mais ce qui le touchait le plus, c'était qu'elle ne le traitait pas comme cela…comme un animal. La nuit dernière, elle avait été chaude, accueillante, merveilleuse et incroyablement clémente. Il ne la méritait pas, Hermione devrait être folle de rage contre lui, pas gentiment inquiète.

Pourtant il avait l'impression que quelque chose n'allait pas. Elle paraissait plus…timide peut-être, embarrassée, un peu triste même. Harry avait t-il raison? Pensait t-elle que la toucher le rendait malade? Qu'il la trouvait repoussante? Ron avait du mal à croire qu'une fille aussi intelligente qu'Hermione puisse penser ça. L'idée était risible, peut-être était ce toute cette folie qui s'était abattu sur eux ses derniers jours mais il ne pouvait imaginer une personne plus belle qu'elle.

Ses yeux parcoururent sa silhouette. Hermione était assise avec Ginny, parlant en privé près de la fenêtre. Elle portait un simple t-shirt moldu avec un jean qui montrait la moindre de ses courbes fabuleuses, la courbure de son épaules, la rondeur de ses seins, la bas de son ventre qui apparaissait sous…

« Ron, mon vieux, tu te réveilles? »

« Heu? » Il rougit et détourna la tête pour regarder Seamus qui lui adressait la parole. Dean, Neville et plusieurs quatrième et sixième années l'observaient tous avec attention. Merde. Avaient t-ils remarqué qu'il matait Hermione? Ron se rendit compte qu'il avait une bierraubeure en main et en pris une longue gorgée pour se clamer.

« Je me demandait juste si tu allais nous raconter comme tu t'es fait toutes ses super cicatrices, » Répéta Seamus avidement.

Putain, est ce qu'aucun d'entre eux n'avait une once de sensibilité. Pourquoi aurait t-il voulu parler de ça? « Je ne me souviens pas de grand chose, j'étais ensorcelé alors… Neville connaît mieux toute l'histoire. »

Neville rougit. « Raconte leur toi Ron, tu racontes des histoires géniales. »

C'était vrai, Ron adorait raconter une bonne aventure, il aimait la sensation d'avoir tout les yeux posés sur lui, attendant impatiemment son prochain mot. Il avait appris à être un excellent narrateur avec le temps, sachant retarder les moments les plus excitants.

« Nan, » il secoua la tête. « Va y. Tu raconteras ça mieux. » L'encouragea t-il.

Il fut infiniment reconnaissant à Neville qui commença à raconter avec hésitation leur histoire, détournant ainsi tout les regards de Ron. Il espérait juste que son ami aurait le bon sens de laisser de côté la plupart des détails.

Maintenant où en était t-il? Ah oui, il allait se plonger dans fantasme incroyablement inapproprié sur sa meilleure amie. Ron allait imaginer ce que ça aurait été d'avoir embrasser Hermione la veille en repoussant la sensation embêtante qui lui répétait sans cesse que ça aurait été mal, à la place…

Ron se serait penché juste un peu plus en avant. Ils avaient été si proche, il pouvait toujours sentir ses seins merveilleux contre lui. Il aurait eu juste besoin de baisser la tête de quelques centimètres. Au début, il aurait juste effleuré ses lèvres des siennes, puis il se serait reculé pour rencontrer on regard et être sur que tout allait bien. Et à la place de la répulsion qu'il craignait y voir, ses grand yeux marrons aurait été chaud, accueillent et pleins de désirs. Pour lui.

Ensuite Hermione aurait glisser ses petites mains dans ses cheveux pour l'approcher d'elle. Cette fois ci elle lui aurait rendu son baiser, ses douces lèvres suçant, mordant…Aurait t-elle ouvert les lèvres pour lui? Lui aurait t-elle laissé goûter sa bouche? Aurait t-elle laissé Ron la toucher? Caresser ses seins qu'il ne parvenait pas à chasser de son esprit.

La réponse à toutes ses questions était évidente. Non, non, elle l'aurait pas laissé la toucher et l'embrasser de cette façon. Et si elle le faisait, alors elle n'aurait pas du, parce qu'elle ne méritait pas un rapide pelotage et si il y avait plus…comme une relation…

Merde, avoir une relation avec Hermione. Cette simple pensée lui coupait le souffle. Était-ce ce qu'il voulait? C'était terrifiant, trop intense. Il ne pensait pas être assez mur pour ce genre de relation. Surtout pas avec Hermione.

Il finirait juste par la décevoir. Comment pourrait t-il en être autrement? Et après ça, il la perdrait et la seule chose dont Ron était certain était qu'il ne pouvait pas vivre sans elle. Il s'enfonça profondément dans son fauteuil, maintenant il était déprimé.

Et où donc était Harry? Il aurait pu au moins apparaître à une fête donnée en l'honneur de ses deux meilleurs amis.

L'histoire de Neville lui parvint enfin, heureusement il laissait de côté les détails mais cela restait toujours une aventure foutument maussade. Au plus Ron écoutait au plus il était convaincu que cette histoire allait le rendre fou, il combattait déjà pour rester sensé.

Deux silhouette traversant l'entrée de la salle commune attira son regard. Ron soupira de soulagement. « Eh, Neville, je crois que ça suffit maintenant. » Ron fit un geste en direction d'Harry et de sa cousine. Neville rougit comprenant la situation, il n'y aurait plus d'histoire.

Ron observa Harry, il paraissait contrarié et un peu ailleurs, sa cousine désigna Ron et l'agrippa pour le traîner jusqu'à lui. Elle le poussa dans le fauteuil face à lui. Enlevant ses chaussures, elle grimpa aussi dans le fauteuil en s'installant derrière lui, Harry paraissait reconnaissant qu'elle prenne les choses en mains.

« Désole, nous sommes en retard, » dit Adrianna. Elle tapota l'épaule d'Harry pour qu'il s'excuse lui aussi. Il n'en fit rien.

À la place Harry demanda. « Qu'est ce que font Hermione et Ginny? » Ron haussa les épaules, elles partageait certainement la plus grande humiliation de sa vie en essayant de déterminer à quel point il était idiot. « Des trucs de fille? »

Harry lui dédia un regard compatissant et Ron fut heureux qu'il se soit enfin montré. Surtout depuis…oh merde, les filles venaient par ici. Maintenant qu'était t-il sensé faire?

Ginny prit place à côté d'Harry sur le fauteuil et…Hermione se pressa contre Ron. Merde, oh putain.

Elle se penchait en avant pour demander à Harry comment il allait…ou autre chose. Ron avait perdu toute forme de langage et apparemment il ne les comprenait plus non plus. La jambe d'Hermione était collé à la sienne, comme elle l'avait été des centaines de fois, mais maintenant…maintenant la seule chose sur laquelle il pouvait se concentrer c'était la sensation merveilleuse qui irradiait à l'endroit même où ils se touchaient.

Elle le touchait. Hermione le touchait. Ron aurait du savoir que quelque chose comme ça allait se produire, il aurait du écouter son instinct qui lui disait d'éviter tout contact. Maintenant le barrage était ouvert et elle le rendait fou.

Un bruyant: « Whoa! » ramena Ron à la réalité. Il essaya de s'éloigner d'Hermione pour s'éclaircir les idées. Il n'y avait pas vraiment beaucoup de place pour bouger, quand il jeta un coup d'œil à son visage, il regretta instantanément son mouvement. Il l'avait blessé, il l'avait insulté. Comme pouvait t-il lui faire comprendre qui mourait d'envie de la toucher tout en détestant ça? Lui même ne comprenait pas, c'était vraiment stupide.

« Euh… » hésita Ron, ne sachant pas trop quoi faire pour arranger les choses. Il regarda les griffondors autour de lui. Quelque chose venait t-il de se passer? « Euh, qu'est ce qui se passe? »

Le visage d'Hermione passa de la tristesse à l'inquiétude. « Adrianna vient juste…Tout va bien Ron? On dirait que tu es ailleurs? »

Ailleurs? Il était juste dans ses pensées. Pourquoi s'approchait t-elle? Il commença à respirer plus vite. Oh, mon dieu, Hermione touchait son front vérifiant qu'il n'ai pas de fièvre. Il n'avait jamais ressentit ça quand c'était ça mère qui faisait le même geste. Ça n'avait jamais brûlé. Peut-être qu'il délirait, ça expliquerait beaucoup de chose.

« Je vais bien. » dit Ron en s'étranglant, il essayait de ne pas s'éloigner d'elle tout y étant parfaitement incapable.

Heureusement, Hermione fut distraite détournant la douloureuse intensité de son regard de lui. Ron essaya de suivre les actions qui se déroulait autour de lui. À travers le brouillard, il réalisa que Seamus avait une bouteille de Whisky pur feu. Devant Hermione? Mais était t-il stupide? Même Ron n'était pas aussi stupide. Ou courageux.

« Seamus Finnigan qu'est ce que tu crois faire avec ça? » demanda Hermione. La colère irradiait d'elle. Merde, elle était bonne quand elle était furieuse.

Seamus fronça les sourcils, serrant la bouteille contre lui. Maintenant il réalisait son erreur. Un peu tard, Hermione allait l'écorcher vif. « Boire. M'amuser. » répliqua l'irlandais sur la défensive. Ron aurait secoué la tête s'il en avait eu l'énergie. Si stupide.

« Plus maintenant. Donne moi ça! » Hermione tendit la main et tapant du pied, elle ressemblait à Mcgonagall. Elle était adorable. Ron, avait t-il des goûts étranges? Il grimaça.

« Pourquoi? » discuta Seamus, s'enfonçant de plus en plus profondément. Peut-être était t-il juste saoul, Ron n'avait jamais vu son ami se comporter de façon si imprudente. L'irlandais leva la bouteille assez haut pour qu'Hermione du haut de son mêtre cinquante ne pouvait pas atteindre. Ne réalisait t-il pas qu'elle pouvait toujours lui lancer un sort?

« Tu vas me la donner parce que si tu ne le fais pas, je te rappelle que je suis une préfète et que tu passeras tes trois dernières nuit à l'école en retenu. »

Ah, c'était l'angle d'attaque qu'Hermione avait choisit, Ron aurait préféré qu'elle le frappe ou l'ensorcèle, c'était bien plus sexy. Mon dieu, il était un pervers.

Seamus grommela et lui claqua la bouteille dans la main. « Tu es juste une foutu prude, Hermione. »

Ouch! Maintenant il allait sérieusement être ensorcelé…ou tapé. Mais Hermione ne fit rien, elle garda son calme avant de disparaître dans les escaliers.

« Hey, où est ce que tu emmènes ça? » demanda Seamus. Apparemment il n'apprendrait jamais rien.

Ron espérait qu'il l'exaspérerait. Il avait envie d'une confrontation mais il n'avait pas la force de la provoquer lui même. En plus la simple idée qu'Hermione soit en colère contre lui en ce moment le rendait malade.

« Pour la vider dans les toilettes des filles, » répondit Hermione avec distinction avant de s'éloigner, comme si elle acceptait son image de prude et l'affichait fièrement. Ron remarqua la façon dont ses hanches se balançaient alors qu'elle montait les escaliers. Il était fou de désir pour une prude…strict, polie, parfaite. Ça ne l'excitait que plus.

« Je n'arrive pas à y croire. » protesta Seamus en colère.

Ginny leva les yeux au ciel. « Bien, ce n'était pas vraiment très intelligent de sortir ça devant. »

Dean s'en mêla. « Tu sais comment elle est mon vieux. »

« Ouais, une vieille prude, un glaçon frigide, une coincée. Elle ne serait pas ce que c'est que passer du bon temps même si ça lui rentrait dans le cul. »

Ron ressentit une étrange combinaison de colère, d'indignation et d'embarrassement. Hermione était très stricte mais Seamus allait trop loin elle était tout sauf froide. Merde, si il la défendait devineraient t-ils tous ce qu'il ressentait pour elle? Mais que ressentait t-il pour elle?

Mais Seamus était partit dans sa tirade, « Vous imaginez quelqu'un voulant l'embrasser? Se serrer comme coller ses lèvre à un glaçon! »

Ça suffisait pour Ron maintenant il allait pouvoir casser la gueule de cet imbécile. De la glace mon cul…

Adrianna se mit à rire. « Tu plaisantes, oui? Hermione? » La confusion et la curiosité obligea Ron à regarder l'empathe.

« Elle est assez collet monté, » dit Harry à sa cousine. Défendait t-il Hermione ou Seamus? Adrianna le regarda comme si il avait perdu l'esprit.

« C'est juste, » intervint Neville pour essayer d'expliquer. « Elle n'est pas comme les autres filles. Elle n'est pas passionné… »

Le fou rire d'Adrianna résonna dans la salle. « Pas passionnée? De quoi parles tu? Depuis combien de temps tu la connais? Tu l'a rencontré au moins? » Elle jeta un coup d'œil à Ginny, s'attendant à ce que la sœur de Ron soit d'accord avec elle.

Ginny haussa les épaules. « Ils ne comprennent pas. Ce ne sont que des garçons. » Comme si ça expliquait tout. Ron aurait t-il du se sentir insulté.

Adrianna glissa de son perchoir sur le fauteuil et s'assit entre Harry et Ginny. Elle se frotta le front, secouant la tête de frustration. « Ok, je vais vous donner les garçons un minuscule, mais indispensable conseil sur les femmes et la passion. »

Tout les garçons à portée de voix s'approchèrent pour mieux entendre. Ginny grogna de dégoût et s'enfonça plus profondément dans son siège pour s'éloigner d'eux.

« La passion est la capacité à ressentir des émotions intenses, » commença Adrianna comme si elle allait dévoiler le secret de l'existence. « Quand quelqu'un est passionné par quelque chose ou quelqu'un d'autre, par exemple un garçon, elle focalise toute son énergie sur lui. Cette petite scène avec Hermione, ça c'était de la passion. »

Les garçons Griffondors paraissait septique, mais Ron eut l'image soudaine d'Hermione le plaquant contre un mur, écrasant ses lèvres contre les siennes, sa langue explorant sa bouche…

« Seamus, tu as vu cette étincelle, ce feu dans ses yeux quand elle t'a demandé ton Whisky pur feu? Ce feu est dans son âme juste sous la surface. »

Ron reprit le dessus sur la Hermione de son fantasme et la souleva contre le mur alors qu'il déchirait sa chemise. Sa peau le brûlait.

« Cette intensité qu'elle utilise pour être préfète ou avoir de bonne note, ça c'est de la passion. »

Il l'imagina l'étudiant comme l'un de ses livres. Elle retirerait chaque vêtement doucement, l'examinant, parcourant son corps avec révérence.

« C'est aussi le genre de fille qui sais penser par elle même. Elle ne respecte scrupuleusement que les règles qu'elle croit juste, envoyant aux pâquerettes tout le reste. »

La scène changea, Ron et Hermione était dans la classe de métamorphose, elle portait seulement une petite culotte, assise sur un bureau, l'embrassant, s'agrippant à lui vigoureusement. Oh mon dieu.

« Vous avez vraiment besoin d'apprendre à voir plus loin que les apparences. »

Dans son fantasme, Ron s'imaginait retirer la culotte d'Hermione avec ses dents mais fut interrompu par un mouvement précipité de la foule autour de lui. Il leva la tête pour voir Hermione descendre les escaliers assez suspicieuse. Six garçons la détaillèrent d'un œil nouveau, seul Harry avait la délicatesse de ne pas baver. La main de Ron vola jusqu'à son visage. Bavait t-il?

« C'est ton sac Ron, non? »

Il se tournant doucement, réalisant qu'Adrianna s'adressait à lui. Ron la fixa confus alors qu'elle plaçait la sac qu'il avait ramener de l'infirmerie sur ses genoux. Elle détourna ensuite son attention de lui comme si de rien n'était.

Il rougit encore plus quand il comprit enfin. Elle savait, elle avait lu ses pensées…Ron serra le sac contre lui pour cacher la preuve de son excitation au reste de la pièce. C'était juste à temps car Hermione était accroupie devant lui en le regardant dans les yeux. Oh mon dieu.

« Ron, tu es sur que tout va bien? Tes yeux sont brillant et fiévreux. Tu es malade? » Elle entoura sa tête de ses deux mains, c'était si bon. « Tu es chaud…et mouillé. »

Moite? Une Hermione moite…Il était malade. Un malade et un pervers.

« Ron tu devrais monter et te reposer. Tu as trop d'excitation pour une matinée, » lui dit Adrianna d'un voix autoritaire, détournant son attention d'Hermione.

Il acquiesça soulagé et se remit sur ses pied. Ron n'arrivait plus à aligner deux mots, alors il se contenta de grogner à Hermione en passant devant elle pour arriver jusqu'au escalier. Il fit attention de laisser le sac devant lui.

À mis chemin, il regarda en arrière et vit Hermione qu l'observait inquiète. Il eut un flash-back du fantasme de la classe et il se remit à gravir les marches encore plus vite. Ce dont Ron avait besoin c'était un douche…une douche très très froide

Hermione s'appuya contre le fenêtre de la salle commune. Elle était là depuis le début de la fête, fête qui était censé être donné en son honneur. Mais plutôt que de s'amuser elle écoutait Ginny lui transmettre les informations qu'elle avait recueillit sur Adrianna la veille.

Les yeux d'Hermione se posèrent sans son consentement sur la silhouette de Ron au bout de la pièce, affalé dans un fauteuil confortable, entouré de Griffondors dynamique.

« Il te regarde tu sais. »

Elle se tourna à nouveau vers Ginny, sourit coupable et fit non de la tête. « Non, il ne fait que regarder dans le vide. » Elle le regarda à nouveau a peu près sure qu'il ne la voyait pas vraiment. « En fait il a l'air un peu sonné, j'espère qu'il va bien. Il a eut les yeux vitreux toute la journée. »

« Sonné de désir pour toi, » déclara Ginny mélodramatiquement, avant de glousser devant l'inconfort d'Hermione. « Non mais sérieusement, il te mate depuis tout à l'heure. »

Hermione avait vraiment besoin que Ginny arrête de lui donner de faux espoir. Son cœur se brisait à chaque fois, Ron avait été distant et distrait depuis qu'ils s'étaient réveillé ensemble ce matin. Il avait vivement rougit et bégayé lorsqu'elle s'était réveillé en murmurant des excuses et en se précipitant dans son propre lit avant que Madame Pomfrech n'arrive. Il n'en n'avait plus parler depuis, en fait il n'avait plus dit grand chose depuis. En tout cas pas à elle.

Ce n'était pas bon signe. En le regardant à présent, Hermione s'inquiétait qu'il soit vraiment perturbé par le fait qu'ils avaient dormis ensemble…enfin, dormis dans le même lit en tout cas.

Peut-être qu'il pensait qu'elle avait profité de lui ou peut-être que l'idée d'être si intime avec elle l'avait horrifié. C'était ça ou son état de santé empirait. Hermione ignorait qu'elle possibilité la perturbait le plus, en fait elle le savait et elle n'aimait pas le genre de personne que cela faisait d'elle.

Désespérée de trouver une distraction, Hermione demanda, « Alors, qu'est ce que c'est que cette histoire avec Rogue? »

« Susceptible? » Ginny leva les yeux au ciel, Hermione se demandait si elle serait si nonchalante si elle se rendait compte à quel point cette situation était déprimante. « Je n'ai pas eu l'occasion de le demander à Adrianna, elle est partie pour chercher Harry. Tu pourras lui demander toi même. Elle est parti courir ce matin et elle a promis de ramener Harry avec elle à la fête, en fait elle a dit qu'elle le ramènerais par «la peau du cul » si il le fallait. » Ginny finit sa phrase par une excellente imitation de l'accent américain d'Adrianna et éclata de rire.

Hermione esquissa un sourire distrait en observant les alentours. Pour une fois elle parvint à ne pas s'attarder sur l'objet de son affection. La fête durait maintenant depuis un bon bout de temps, Adrianna n'avait pas vraiment fait du bon travail pour l'amener Elle pensa à quel point Ron devait être déçu de l'absence de son meilleur ami. « était t-elle la mieux placé pour faire ça? »

« Hermione, » dit Ginny le visage triste mais résolu, « Elle est la seule qui peux le trouver ses derniers temps. Sans parler de lui faire faire quoique se soit. »

La plus vieille fille fronça les sourcils. C'était la dernière chose qu'elle voulait entendre. « Ses derniers temps? Elle n'est là que depuis trois jours. »

Toute cette histoire Adrianna devenait incontrôlable, Harry était bien trop vulnérable. D'une façon ou d'une autre, Hermione allait devoir oublié un instant le garçon avec qui elle avait partagé son lit la nuit dernière…Oh, mais il sentait si bon ce matin…bon, il fallait revenir à des problèmes plus important. Si elle ne faisait rien très bientôt…Elle ne voulait pas penser à ce que cette empathe pouvait faire à Harry.

« Ouais je sais. Elle a intérêt à être honnête ou alors je la maudirai personnellement. » Ginny sourit insolemment mais Hermione savait que la peur n'était pas bien loin de la surface.

« Oh, merci mon dieu. » Hermione posa sa main sur le genoux de Ginny. « Ils arrivent. » Elle regarda Adrianna guider Harry à travers la pièce jusqu'au canapé où était assis Ron. Harry avait l'air déprimé et pale…mince. « Tu l'as pas du tout vu dans la grande salle? »

Ginny haussa les épaules. « Je l'y ai traîné hier matin, pas qu'il ai mangé beaucoup. Sinon, non. Je ne l'ai vu parlé avec personne à part nous…et Adrianna. »

Adrianna s'était perché juste derrière Harry sur le dos du canapé. Cela semblait très détendu et cool, mais Hermione savait que de cette place elle pouvait voir toute la pièce. Elle portait ce qui semblait être un pyjama blanc et ses cheveux étaient remonté en une longue queue de cheval. Elle paraissait revenir d'un court de yoga, mais au yeux d'Hermione elle ressemblait plus à un garde du corps samouraï.

« Allez, on y va. » Hermione et son ami se faufilèrent parmi la foule pour atteindre l'endroit où les autres étaient assis. Ginny prit place près d'Harry comme pour le protéger de son garde du corps, si Hermione la connaissait un tant soit peu.

Il y avait pleins de place dans l'énorme fauteuil de Ron. Repoussant au loin ses hésitation, Hermione se glissa à ses côtés. Elle était déterminé à agir normalement. Elle ne devait pas être de mauvaise humeur envers Ron, il n'en serait que plus suspicieux. La dernière chose dont elle avait besoin, c'était qu'il réalise à quel point il lui plaisait et à quel point ça la blessé que ses sentiments n'étaient pas réciproque.

Elle s'assit collé à lui, comme elle l'avait déjà fait une centaine de fois avant. Pourquoi cela paraissait t-il si différent? Hermione avala difficilement sa salive et se força à se concentrer sur Harry.

« Tout va bien, Harry? » demanda t'elle sincèrement.

Harry sembla paniqué et murmura, « Euh…ça va. »

Hermione reconnu immédiatement son erreur. Heureusement, Ginny aussi et elle offrit aussitôt une distraction en demandant. « Tu veux une bierraubeurre? »

Elle se penchait déjà vers la table pour essayer de trouver une bouteille pleine. Hermione était reconnaissante de la capacité qu'avait les Weasley pour la subtilité et la diplomatie car c'était quelque chose dont elle manquait souvent. Que ferait t-elle sans Ron qui l'empêchait de foncer la tête la première dans n'importe quoi?

« Pas de chance mon vieux. » Seamus prit une des bouteilles sur la table. « C'est la dernière. »

Ginny fronça les sourcils, arrachant la bouteille de sa main et disant avec une gentillesse exagérée, « C'est si gentil de l'avoir gardé pour nous. »

« Hey, rends moi ça. » Seamus plongea pour la récupérer alors que Ginny l'éloignait de lui.

« Pas de problème. » Adrianna prit la bouteille de la main de Ginny. « Entire Bachetta. » Elle claqua des doigts et dans son autres mains apparut sa baguette. Le cœur d'Hermione s'accéléra. Venait t-elle juste de faire apparaître une baguette? Sans baguette?

« Qui êtes vous? » demanda Dean, émerveillée.

C'était la question du jour. Harry fit les présentations alors qu'Hermione observait avec attention Adrianna. La sorcière plaça la bouteille sur la table et fit un signe avec sa baguette, « Duplisis, » Son estomac se serra alors qu'elle regardait la bouteille se dédoubler et se dédoubler encore, jusqu'à ce qu'il y ai seize bouteilles sur la table.

« Whoa! » s'exclama Seamus, prenant une bouteille pour la goûter. « C'est bon. »

« Pareil que l'original, » dit Adrianna comme si ils devaient tous le savoir. Comme si c'était la magie la plus facile au monde.

Hermione sentit Ron sursauter et s'éloigner d'elle. Elle avait l'impression qu'on l'avait poignardé. Était t-elle si repoussante?

« Um, qu'est ce qui se passe? » demanda t-il en regardant autour de lui. Elle fronça les sourcils. Ron était rouge, il ne devait pas se sentir bien.

« Adrianna vient juste…tout va bien, Ron? Tu as l'air ailleurs? » L'inquiétude surmonta l'auto-préservation et elle plaça une main sur son front. Il avait chaud.

Ron s'éloigna brusquement, faisant regretter à Hermione son impulsion. « Je vais bien, » la coupa t-il.

Il n'allait pas bien. Il n'avait pas intérêt à laisser son malaise que provoquait son attirance pour lui affecter sa santé. Hermione s'apprêta à lui dire quand son attention fut attiré par Seamus qui sortit une bouteille de…

Whisky pur feu. Whisky pur feu. Que croyait t-il faire? Et juste devant elle et Ron. À leur fête. Personne n'avait t-il donc de respect pour leur poste de préfets?

« Hey, tu peux pas dédoubler ça pour moi? » demanda Seamus à Adrianna.

« Et quel age as tu? » ria l'empathe.

Hermione n'allait pas laisser cette femme arranger ce problème. C'était son boulot. « Seamus Finnigan, qu'est ce que tu crois faire avec ça? » demanda t-elle.

L'arrogant abrutis reprit la bouteille. « Boire. M'amuser. »

Comme si il était le seul à savoir s'amuser, Hermione savait comment s'amuser. Parfois. À sa façon. « Plus maintenant. Donne moi ça! » Elle tendit la main.

« Pourquoi? » Seamus la leva bien haut pour qu'elle ne puisse pas l'atteindre.

C'était une ruse mesquine utiliser sa taille contre elle. Pensait t-il qu'elle allait sauter comme une idiote pour l'atteindre? Hermione allait lui botter le cul assez fort pour le renvoyer en Ireland si il n'arrêtait pas. Aussi peu amusant que se soit, elle prenait son rôle de préfet très au sérieux. « Tu vas ma la donner, parce que je suis une préfète et que si tu ne le fais pas, tu passeras tes trois dernières nuits à l'école en retenue. »

Seamus claqua rageusement la bouteille dans sa main. « Tu n'es qu'une foutue prude Hermione. »

Prude!Prude! Elle n'était pas…Elle…Hermione se détourna la tête haute et partit en direction des escalier avant de perdre son sang froid et de lui jeter un sort. Ça ou avant qu'elle se mette à pleurer. Elle espérait que Ron n'écoutait pas tout ça, de toute façon, il devait probablement être d'accord avec lui. En tout cas, il ne la défendait pas.

« Hey, où tu emmènes ça? » cria Seamus après elle.

Hermione leva les yeux au ciel. Elle montait pour se saouler, que pensait t-il qu'elle allait faire? Il ne pouvait pas être idiot à ce point? « La vider dans les toilettes des fille. »

Elle bouillonnait alors qu'elle pénétra dans le dortoir des fille. Mais même en essayant de se concentrer sur sa colère, la douleur revenait toujours. C'était ce qu'ils pensaient d'elle, ils pensaient qu'elle était prude, pas très différente d'un professeur, à peine une fille. Incapable de profiter de la vie.

Pourquoi quelqu'un voudrait faire d'elle sa petite amie? Ils pensaient tous qu'elle ne ferrait rien d'autre que les embêter et les contrôler. Hermione voulait un baiser autant que n'importe qui d'autre, bien qu'à la vitesse où ça allait elle n'allait jamais en avoir un.

Hermione s'arrêta à l'entrée da la salle de bain des fille et regarda la bouteille dans sa main. Ses doigts se serrèrent autour d'elle involontairement. Elle avait l'envie subite et effrayante de boire, c'était absurde. Ce la voudrait dire oublier tout ce qu'être préfet signifiait pour elle juste à cause de quelque chose qu'avait dit Seamus Finnigan. Pensait t-elle réellement que Ron l'aimerait plus si elle faisait ça?

D'un autre côté, se n'était pas parce qu'elle était préfète et qu'il n'était pas permis de boire dans le dortoir que ça voulait dire…que ça n'était jamais permis. Hermione n'était pas une préfère pendant l'été par exemple, elle était aussi curieuse que n'importe qui. Elle voulait s'amuser, elle pouvait même être aventureuse quand elle le voulait. Parfois.

Se sentant libérée et assez fière d'elle même, Hermione retourna dans son dortoir, ensorcela la bouteille pour qu'elle ressemble à un carnet de note et la cacha au fond de son coffre. Juste à côté de son planificateur de tâche. Prends ça Seamus Finnigan! Pas qu'il saurait un jour qu'elle était là, peu importe, elle se sentait mieux.

Sa confiance en soi s'ébranla quand elle descendit les marches qui menait à la salle commune et sentit tout les regards se poser sur elle. Enfin pas tous…seulement le groupe réunit autour de Ron et d'Harry. Ils avaient clairement parlé d'elle. Hermione grinça des dents en imaginant les choses qu'ils avaient pu raconter.

Elle prit une profonde inspiration déterminée à ne laisser voir à personne son émotion. Le menton levé, Hermione continua son chemin jusqu'au pieds de l'escalier, prude ou non, au moins elle avait sa dignité. Les garçons se dispersèrent essayant futilement de faire croire qu'ils n'étaient pas en train de papoter comme de vieilles commères en train de se moquer d'elle.

Hermione put mieux voir Ron, il était absolument affreux. Maintenant, elle était vraiment inquiète. C'était certainement une réaction aux cerveaux, Madame Pomfresh n'aurait pas du lui permettre de sortir de l'infirmerie.

Ron ne paraissait même pas la voir quand elle s'approcha de lui. C'était plus qu'un peu d'embarras, elle s'accroupit face à lui, pour le regarder dans les yeux. Ses prunelles habituellement d'un bleu brillant paraissaient assombries. « Ron, tu es sur que tout va bien? Tes yeux sont brillant et fiévreux. Tu es malade? »

Hermione entoura son visage de ses mains, ça n'allait pas. « Tu es chaud…et moite. » Elle devait le ramener à l'infirmerie, les cerveaux pouvaient avoir déréglé son métabolisme ou ils…

Adrianna se mit à parler avant qu'elle ne puisse placer un mot. « Ron, tu devrais monter et te reposer. Tu as eu trop d'excitation pour une matinée. »

Hermione se tendit de fureur. Comment osait t-elle! Cette…cette…enquiquineuse! Contrôler Harry était une chose, mais Ron. Ron était à elle. Avant qu'Hermione puisse dire à Adrianna exactement ce qu'elle pouvait faire avec son inquiétude inappropriée, Ron acquiesçait et la repoussaient en marmonnant quelque chose d'incompréhensible.

Elle le regarda la bouche ouverte monter les escaliers. Mon dieu, Hermione détestait l'empathe. C'était ses affaires, Ron pouvait être sérieusement, mortellement malade. « Je devrais monter pour voir si il va bien. » dit t-elle en se levant.

Et elle eut l'audace de dire. « Il a juste besoin de se reposer, » Adrianna n'était pas du tout inquiète.

Et bien, Hermione elle l'était. « Il faut… »

« Ce n'est pas une bonne idée, » dit la sorcière qui ne savait pas garder son nez hors des affaires de autres. Mais Hermione se rendit compte qu'elle avait du lire les émotions de Ron, elle savait qu'il était dégoûté par elle et qu'il avait besoin de s'éloigner.

« Ce n'est pas ça du tout, » déclara Adrianna calmement.

Maintenant elle répondait aux pensées d'Hermione ce qui acheva de l'énerver. Un feu nouveau brillait dans les yeux de l'adolescente qu'elle fixa sur Adrianna. « Qui pensez vous… »

« Mince alors, » l'interrompit Harry, surpris. « Tu as raison. »

Adrianna eut l'impertinence de sourire. « Bien sur que j'ai raison. »

Hermione entendit Ginny qui essayait de couvrir un gloussement, elle se tourna vers elle,

« Quoi? » demanda t-elle.

Ginny ne cilla pas. « Oh, rien. Ce n'est rien. » elle mentait, Hermione en était certaine. Elle n'essayait même pas de le cacher avec ce petit sourire en coin narquois.

« Vous parliez de moi. » la coupa Hermione. Elle ne faisait que citer un fait. Elle posa son regard brûlant sur Harry qui gigota et secoua la tête rapidement. Adrianna se contente d'hausser les épaules. Tout ceux qui restait dans leur voisinage s'éloignèrent.

Hermione prit une profonde inspiration. Avec précaution elle réunit la douleur, l'inquiétude et le désespoir pour les transformer en une magnifique colère. Elle regarda tout à tour ses deux amis essayant de décider comment elle allait commencé sa tirade.

Un bruit strident détourna l'attention de tous vers le poigné d'Adrianna. La jeune femme remonta sa manche pour révéler un bracelet décorée de lourds médaillons. L'un de ses médaillons tourbillonnait follement, cognant les autres talismans. L'empathe était très sérieuse quand elle attrapa ce médaillon pour l'examiner de plus près, finalement elle le frotta pour qu'il arrête de bouger.

Adrianna leva la tête vers Harry. « C'est le MIA. Il faut que je m'occupe de ça. » Elle plaça une main sur son épaule en passant devant lui. Harry paraissait paniqué à l'idée de son départ alors elle s'arrêta. « Vous devriez prendre l'air tout les trois. C'est affreusement…bondé ici. » Elle posa son regard sur Hermione. « Je suis sure que Ron apprécierait une visite après qu'il se soit reposé. »

Cette femme ne connaissait aucune limite, si elle pensait qu'elle pouvait ordonner à Hermione de…

Mais remarquant l'expression soulagée d'Harry, Ginny avait déjà accepté. « Bien sur, c'est super, n'est ce pas Harry? » Il hocha la tête pleins de gratitude.

« Bien. » acquiesça sa cousine, en se dirigeant vers le portrait de la grosse dame.
Hermione la regarda partir, une nausée montant en elle. Elle n'aimait vraiment, vraiment pas cette femme. Peu importe, le nombre de livres qu'elle possédait.

Ron était assis sur le sol froid et dur, serrant contre lui le corps sans vie d'Hermione. Il se força à ouvrir la bouche pour hurler, à la place il prit une profonde inspiration. Ses yeux s'ouvrirent, à la place des couloirs ténébreux du département des mystères, Ron vit le velours pourpre des draps qui entourait son lit. Cela aurait du le réconforter.

Mais même si ce n'était pas la première fois que Ron se réveille avec l'image du cadavre d'Hermione en tête, c'était la première qu'il ne pouvait pas se retourner et la toucher. Cette fois-ci, il n'y avait que ses draps froids, la lumière argentée de la lune et les silhouettes immobile de ses camarades de chambre juste derrière les rideaux.

Ron s'assit, ayant besoin de mettre de la distance entre lui et le sommeil qui lui avait amener le cauchemar. Il se frotta le visage de ses mains, il avait besoin d'elle, il avait besoin de la toucher, il devait savoir si elle allait bien. Il en avait besoin maintenant. Putain!

Pourtant quand Hermione était avec lui, Ron ne pouvait pas le supporter, il ne pouvait se concentrer, penser. En moins de deux jours il était passé de moyennement préoccupé à complètement obsédé. Elle remplissait la moindre de ses pensées la journée…enfin, pas juste la journée.

Il n'était même plus raisonnable à présent. On pourrait l'enfermer à la fin de l'été, il serait devenu fou à force de ne plus la voir.

Ron se demanda si il y avait un moyen de la faire venir jusqu'à son dortoir. Peut-être qu'il pourrait courir jusqu'à la volière et envoyer un message qui lui dirait de le rejoindre dans la salle commune…

Urg! Il perdait la tête. La rencontrer en bas? Il ne pouvait même plus être seul avec elle. Si il rencontrait en bas alors elle portrait une fine chemise de nuit et ses cheveux seraient tout décoiffés parce qu'elle serait juste sortie du lit…Et Ron ferait quelque chose de stupide. Il serait obligé de la toucher et il ne serait pas capable de s'arrêter et puis…Et puis, il ruinerait tout.

Tout comme il avait presque tout ruiné aujourd'hui…hier. Quelle heure était t-il exactement?

Après qu'il ai quitté la salle commune, Ron avait prit une douche froide, mais le froid n'avait pas suffit à le détendre. En fin de compte, il avait abandonné et il s'était offert un petit plaisir solitaire.

Enfin pas juste une petit plaisir. Imaginer sa meilleure amie nue et mouillée, appuyée contre le mur de la douche, Ron n'avait jamais eu un orgasme aussi fort. Il était officiellement un pervers.

Pourtant quant il retourna dans on dortoir et qu'il s'allongea sur son lit, Ron se sentait à nouveau cohérent. Ces pensées étaient claires, Il s'était jeté sur son lit et avait sortit cet excellent livre sur les massacres. Il avait été si soulagé de sortir de sa tête toute pensée concernant Hermione grâce aux histoires sanglantes.

Cela marchait parfaitement jusqu'à ce qu'elle monte pour être sure qu'il aille bien. Pourquoi fallait t-il qu'elle s'inquiète autant? Ne savait t-elle pas qu'elle le rendait fou?

Hermione s'était assise sur le bord de son lit, son foutu lit. Foyer de tout ses fantasmes, ses fantasmes cochons…Elle paraissait si innocente, si inquiète et si foutument belle que Ron n'avait pas pu le supporter. Il savait qu'il devait la toucher. Il savait qu'il allait l'attirer dans son lit, la plaqué contre le matelas comme un animal et écraser ses lèvres avec les siennes et…

Il avait sauté du lit comme si il était en feu. Ron vit qu'elle était confuse et blessée, il essaya de se couvrir en prétendant qu'il avait besoin d'un peu d'air frais, il lui avait même demandé de venir avec lui à l'extérieur. Tout cela n'avait aucune importance, la douleur dans ses yeux chocolatées n'avait pas diminué.

Mais qu'aurait t-il pu faire d'autre? Ron n'avait pas le choix. Il devait la faire sortir d'ici, l'amener loin de l'endroit où il dormait, rêvait, se branlait! Ils avaient besoin de compagnie pour l'amour de dieu. Si elle ne voulait pas être ravagée, ils avaient besoin d'une barrière.

Si elle ne voulait pas…c'était là le problème. Cette souffrance sur son visage. Ça voudrait dire qu'elle voulait de lui. Peut être pas qu'il la ravage, mais peut-être qu'il l'embrasse. Bon sang. Et si elle voulait qu'il l'embrasse? Est ce que ça voulait dire qu'il le devrait? Et même si elle voulait de lui maintenant, combien de temps cela durerait t-il? Où cela mènerait t-il?

Sans arrêt les questions flottaient dans sa tête, une pensée en entraînant une autre. La confusion était la seule chose qu'il ressentait et qui avait le moindre sens. En fin de compte, tout ce qu'il sentait était la peur, la peur d'être seul et misérable, séparé d'Hermione pour toujours.

Alors il était impossible d'essayer de voir Hermione, Ron était coincé dans son lit oppressant, ses pensées courrant dans son esprit, sachant qu'une fois qu'il retomberait endormi, les cauchemars reviendraient. Il ne pensait pas pouvoir le supporter, Ron suffoquait dans sa prison de velours.

Avec plus d'énergie que quiconque puisse avoir si tôt le matin, il grimpa hors de son lit, prévoyant de reprendre une douche. Cela l'avait calmé dans l'après-midi. Ron se demandait ce que croirait sa mère quant il rentrerait à la maison et commencerait à prendre une douche toutes les heures. Elle exploserait avant la fin de l 'été.

Il émergea de derrière ses rideaux, s'attendant à trouver une pièce vide et calme, ses compagnons de chambres endormis tranquillement, n'était pas témoin de la honte de Ron. Il se figea et ses yeux se posèrent sur Harry assit au bord de la fenêtre, ses genoux replié sous lui, son front contre la vitre.

Harry se raidit à sa vue et pendant un moment ils se contentèrent de se fixer, chacun se sentant vulnérable au cœur de la nuit. Il n'y avait aucune honte à avoir pourtant ils l'étaient tout les deux.

Finalement Harry soupira, brisant leur contact visuel. Il reposa son regard sur le parc à l'extérieur. Quand il parla se fut de la voix calme de quelqu'un trop fatigué pour être longtemps embarrassé. « Pourquoi tu es debout, »

Oh, Ron allait au toilette pour se branler en pensant à son amie. Mais pas d'inquiétude, ce n'était pas Harry. Non, c'était son autre ami. Ça ne l'ennuierait pas, si?

Ron déglutit bruyamment. « Je n'arrivais pas à dormir. Toi? »

Harry sourit amèrement. « Pareil. »

Ron se sentit attiré par la fenêtre et il s'assit le dos contre la vitre, observant le calme de la pièce. L'humiliation s'évanouissait alors qu'il commençait à se sentir réconforté par la présence d'Harry. Cela faisait longtemps qu'ils n'étaient pas resté uniquement à deux.

Après un long silence, Ron demanda, « des cauchemars? »

Harry rit doucement. « Je n'ai même pas pu aller aussi loin. »

Ron fit écho à son rire vide de vie, il baissa les yeux. « Tu as de la chance. »

Un moment de silence suivit. « Tu rêves de quoi? »

Ron prit une profonde inspiration. Voulait t-il vraiment le dire? « Hermione. »

« Cette histoire de vomis? » demanda Harry, d'un ton bien plus léger.

Il releva la tête et vit un petit sourire sur le visage d'Harry. Ron rougit et sourit en retour mais cela ne dura qu'un instant. « Non, cette histoire d'Avada Kedavra. »

Un court sifflement s'échappa de la gorge d'Harry suivit par le plus long de leur silence. Ron tourna la tête et étudia son ami. La tristesse peignait chaque traits du visages d'Harry. Son meilleurs ami le vit regarder, il rencontra son regard avec une intensité étrange. « Je peux toujours le voir, » dit Harry. Sa voix ayant une dureté surprenante. « Ses lèvres bougeant sans laisser échapper aucun son, puis cet éclair bleu et elle s'est effondrée. Elle est juste tombée sur le sol. J'étais sure qu'elle était morte, l'un des pires moments de ma vie, » Harry chuchota à la fin de sa confession avant de reposer ses yeux sur le parc. « Et je n'ai pas eu une vie géniale pourtant. »

Ron dut fermer les yeux contre l'image qu'Harry venait de créer. Ils se remplirent de larmes, il les refoula se réfugiant plutôt dans la colère. « Pourquoi a t-elle utilisé un foutu silencio? »

« Elle… » Harry soupira doucement en secouant la tête. « Il essayait d'appeler les autres mange mort. C'est pour ça qu'elle l'a rendu muet, elle n'essayait pas de bloquer le sort, c'était juste une coïncidence. »

Ron grinça des dents, digérant cette nouvelle information. Il secoua la tête violemment. « Elle aurait du le stupéfixer? »

Harry se remit à rire, l'amertume était encore plus forte. « Elle aurait du le stupéfixer. J'aurai du le stupéfixer. On aurait même pas du être là. » Il s'arrêta essayant de regagner un certain contrôle, il ferma hermétiquement les yeux. Quand il les ouvrit il rencontra le regard de Ron. « Si ça doit être la faute de quelqu'un alors c'est la mienne. »

Ron secoua rapidement la tête, la culpabilité le dévorant. Ils ne devraient pas parler de ça. Bien sur qu'Harry se blâmait pour ce qui était arrivé, Ron n'avait pas voulu empirer les choses.

« Ce n'est pas ta… »

Harry le coupa durement, « Alors c'est la faute de qui? »

« Les mange morts, celui qui a lancé le sort, » dit Ron rapidement, réalisant à quel point s'était vrai uniquement après avoir prononcé ses mots.

Le regard d'Harry se baissa à nouveau. Ron vit sa mâchoire se serrer, vit la honte et la culpabilité devenir rage. Harry acquiesça. « Dolohov. »

Ron en eut le souffle coupé. « C'était lui? »

« Je peux toujours voir son horrible visage déformé. »

La colère consuma Ron, sa présence l'apaisant presque. « Si jamais je mets mes mains sur… » Il s'arrêta alors que la tête d'Harry se tourna vers lui et que leur regard se croisèrent avec une colère intense. En cet instant, leur amitié n'avait jamais été aussi forte.

Harry acquiesça d'un mouvement bref de la tête. Si Ron ne les connaissait pas mieux, il aurait pu juré que les deux amis venaient de faire la promesse de tuer le mangemort à la première occasion.

Après deux heures à regarder le plafond, Hermione s'était déplacée pour s'asseoir près de la fenêtre et regarder le parc de Poudlard. Elle était sidérée de constater qu'après seulement une semaine elle ne pouvait pas dormir sans Ron à ses côtés.

La scène à ses pieds était immobile et ennuyante, laissant son esprit libre de s'attarder sur certaines choses qui feraient mieux d'être laissé de côté. Mais le corps d'Hermione ne la laissait pas oublier, il était inépuisable, il paraissait réclamer le contact de Ron, juste sa main entourant légèrement son poignée pour sentir les battements de son cœur.

Mais la chose qui empêchait réellement Hermione de dormir était la pensé qu'à cet instant même Ron pouvait l'appeler et elle n'était pas là. Elle grimaça en se rappelant l'horreur contenue dans sa voix la nuit dernière. Puis elle rougit en se souvenant de la façon dont il l'avait serré contre lui pour le reste de la nuit. Il était horrible qu'Hermione retire autant de plaisir de cette étreinte alors qu'elle s'avait qu'elle était provoqué par la douleur de Ron.

Pourtant Hermione ne pouvait s'empêcher de vouloir ses instant de réconfort mutuel. C'était les seuls instants où Ron la laissait s'approcher de lui, pendant la journée, il ne supportait pas d'être seul avec elle, il fuyait son contact. Mais la nuit, la nuit Ron était à elle.

Hermione envisageait sérieusement de se faufiler dans on dortoir et puis quoi? Grimper dans son lit? Passer la nuit là? Ça semblait merveilleux.

Bien sur ils ne seraient pas vraiment seul dans la pièce, Hermione imaginait l'expression sur le visage de Seamus. Oh, oui, ses colocataires adoreraient ça. Ron ne serait pas capable de supporter leur taquinerie, et il arrêterait de lui parler. Ou il se ferait renvoyer pour s'être battu. Ou les deux. Probablement les deux.

Non, se faufiler dans son dortoir, aussi tentant que ça puisse paraître, n'était pas une option. En plus, ils seraient chez eux dans moins de trois jours. Pourquoi continuer à nourrir une addiction quand il faudrait apprendre à vivre sans.

Ils seraient séparés pendant des semaines, des mois mêmes. Il n'y aura plus de rendez-vous de minuit…non, pas des rendez-vous, c'était bien trop suggestifs. Pas d'opportunité de réconfort nocturne. Ouais, c'était bien mieux, songea t-elle sarcastique.

L'été. Hermione savait que se serait l'un des plus dur de sa vie. Ils n'avaient même pas parlé de se rendre visite avec tout ce qui s'était passé. Peut-être que Ron voulait du temps loin d'elle, elle pourrait passer plus de deux mois sans le voir.

Elle laissa échapper un profond soupir. Même si une part d'elle même était pressé d'être libéré de l'impulsion constante qu'elle avait de s'approcher de Ron, l'idée d'être séparée de lui lui brisait le cœur. Elle était si pathétique.

Hermione soupira, regardant le vide du parc de Poudlard une dernière fois. Il ne servait à rien de s'attarder là dessus plus longtemps. Il n'y avait rien qu'Hermione puisse faire cette nuit. Autant qu'elle fasse quelque chose d'utile.

Elle descendit du bord de la fenêtre et s'approcha de son lit. Hermione ferma les plus lourd rideaux, ceux qui empêchait toutes lumières de passer. Elle sortit sa baguette et le journal de l'empathe de sa cachette et grimpa dans son lit. Hermione plaça sa baguette allumée au dessus du livre, au pied du lit et se mit sur son ventre pour lire jusqu'à ce qu'elle s'endorme.

La dernière chose dont elle se souvenait avant de s'endormir s'était de lire la naissance du premier enfant d'Adrianna Brookfield. Quand elle se réveilla, les rayons du soleil se faufilaient rentre les rideaux. Sa baguette était toujours allumée.

Et le journal avait disparu.