Of Hearts and Heroes
Chapitre Neuf
Ginny fut réveillée de son agréable sommeil par une voix aigu qui criait son nom. Elle grogna et recouvrit sa tête de son oreiller. Elle sentit des mains secouer ses épaules, elle fit tout son possible pour les ignorer. « Laisse moi tranquille, maman. » marmonna t-elle.
« Ginevra Weasley, Réveille toi tout de suite. » les mots étaient ceux de sa mère mais la voix…Hermione? Merde.
La jeune fille roula sur elle même et leva les yeux pour voir son amie en pyjama. « Hermione? Qu'est ce qui se passe? » Il ne faisait même pas encore vraiment clair. Si c'était encore à propos de son idiot de frère, elle allait le tuer.
« Le journal est parti, » chuchota Hermione avec urgence.
« Le journal? » Ginny clignait des yeux à
moitié endormie. De quoi parlait t-elle?
« Le
journal de l'empathe. Tu sais celui qui appartient à ce
dictateur fou qu'Harry appelle sa cousine. Celui auquel elle tient.
Celui pour lequel elle me tuerait facilement. » Hermione
paraissait au bord de la panique. Elle avait des poches sous les yeux
et ses cheveux allaient dans toutes les directions.
Ginny se redressa, faisant son possible pour s'éclaircir les idées. « Tu es sure? » murmura t-elle.
« Oui! Je me suis endormie dessus pour l'amour de dieu. Et il n'était plus là quand je me suis réveillé. J'ai regardé partout. Contes et légende des empathes a aussi disparut. Tu as toujours l'art perdu de l'empathie? »Hermione parlait rapidement et à voix basse.
Il était dure de croire qu'elle n'exagérait pas. Qui aurait pu vouloir voler les livres d'Adrianna? « Ouais, il est dans mon coffre. » Contrairement à Hermione, Ginny ne dormait pas avec ses livres.
Hermione s'était déjà éloigné du lit et fouillé dans le coffre de la jeune fille, chacun de ses mouvements paraissaient paniqués. Alors que Ginny glissait hors de son lit, elle essaya de se souvenir si il y avait quelque chose dans ses affaires qu'elle ne voulait pas que son amie découvre, il y avait en tout cas certaines chose qu'elle devait cacher à Ron…
« Il n'est pas là. » Hermione fixa le coffre horrifié. Ginny sentit l'anxiété monter en elle. Elle était sure qu'elle l'avait…Elle sauta hors du lit, les vestiges de son sommeil oublié à présent et s'agenouilla près de son coffre pour en fouiller le contenu. « Il doit être là. Je sais que je l'ai mis juste là. » Harry allait la détester si elle avait perdu le livre d'Adrianna. Il avait une histoire commune avec Hermione, il lui pardonnerait à elle.
Elle fixa ses affaires éparpillées dans son coffre, interdite. Pourquoi n'était t-il pas là? Ginny se leva et commença à ouvrit ses tiroirs, même si elle savait, elle savait vraiment, qu'elle ne l'avait pas mit là. Hermione fouilla la pièce, sous le lit, sur l'appui de fenêtre, sur les bureaux. Après plusieurs minutes interminables de recherches inutiles, Ginny secoua la tête. « ça ne sert à rien, il n'est pas ici. » Maintenant elle commençait à paniquer.
Les yeux d'Hermione se promenait autour de la pièce. « Il reste encore un livre. » Elle courut hors de la chambre sans prévenir, laissant Ginny figé par le choc.
Attrapant son peignoir et ses pantoufles, Ginny se s'arrêta pas pour les mettre et courut après la touffe de cheveux sauvage devant elle. Elle sauta les dernières marches tout en enfilant ses pantoufles pour se protéger des pierres froides du sol. « Hermione! Attends! » Ginny grimaça. Pourquoi était t-elle toujours en train de pourchasser quelqu'un?
Hermione était déjà loin de l'escalier des filles et commençait à grimper les marches qui menait au dortoir des garçons. Merde? Pensa Ginny en réalisant où elles allaient: la chambre d'Harry et de Dean. Probablement le dernier endroit au monde où elle devrait être. Bon sang.
Ginny atteint le dortoir des cinquième année après Hermione ce demandant pourquoi elle n'avait pas le bon sens de retourner dans sa chambre. Elle se battit avec son peignoir, infiniment heureuse d'avoir eu la présence d'esprit de le prendre. Elle ne voulait surtout pas être dans cette pièce particulière sans lui. Ginny entra dans la chambre avec précaution, son estomac dans les talons, Une vague d'excitation l'envahit.
Hermione avait déjà repoussé les draps qui entourait le lit de son frère. Le lit était trop haut pour qu'elle puisse atteindre Ron en restant sur le sol alors elle grimpa sur le matelas et s'agenouilla sur le bord. Elle le secoua gentiment en appelant son nom.
Alors qu'Hermione se penchait vers lui, Ron tendit le bras et l'approcha de lui dans son sommeil. La prenant par surprise, elle finit affalée sur lui. Il marmonna pâteusement, « Hermione. »
Ginny dut presser sa main contre sa bouche pour empêcher son rire de s'échapper. Il ne croyait certainement pas qu'elle était leur mère.
« Humm, Ron, » chuchota Hermione pour essayer de le réveiller.
Ron ne parut pas remarquer le ton d'Hermione. Il enroula ses deux bras autour d'elle, et la pressa encore plus fort contre lui. « Mmm, Hermione, » gémit t-il.
Ginny mordit si fort sa main qu'elle se fit mal. Ouais, il trouvait Hermione repoussante. Sa pauvre amie était écarlate et se débattait pour se libérer, en regardant autour d'elle nerveusement. « Ron! Réveille toi! » dit-elle avec plus d'insistance.
« Veux pas, » murmura t-il, frottant son nez contre le cou de sa captive. « Mione, »
Mione, hein? Ginny avait maintenant assez de matériel pour torturer son frère pendant les longs jours d'été ennuyeux qui s'étendait devant eux.
« Ginny! » appela Hermione désespérée. « Un peu d'aide ne serait pas superflu. »
Mais la rouquine se contenta de secouer la tête, ses yeux brillant de malice. « D'où je suis, on dirait que tu t'en sort parfaitement. » En plus, Ginny appréciait grandement le spectacle.
Hermione grogna et essaya de pousser Ron plus fort. Apparemment il avait gagner de la force au cour de cette année, il ne bougeait pas d'un pouce. Mais Hermione voulait t-il vraiment qu'il bouge?
« Bon sang, Qu'est ce qui se passe ici? » cria une voix au lourd accent irlandais.
Ginny se figea, son rire s'apaisa en voyant trois tête apparaître derrière les rideaux de trois lit, seuls ceux d'Harry restèrent clos.
« Ow! » cria Ron, relâchent Hermione immédiatement en frottant son épaule. Ginny se demandait ce qu'elle avait fait exactement pour se débarrasser de lui. Apparemment le chaton avait des griffes…ou des dents. Ginny étouffa un autre gloussement alors qu'Hermione s'éloignait rapidement de son frère.
« Apparemment, nous avons des visiteurs, » déclara Dean, d'une voix grave. Le cœur de Ginny se mit à s'accélérer immédiatement et son attention se détourna de la scène amusante pour une plus…Oh, mon dieu, il la fixait avec des yeux si noir et chaleureux. Elle rougit en détournant le regard.
Ginny resserra son peignoir autour d'elle, en priant que Ron ne remarquerait pas leur échange. Et que Harry reste bien sagement derrière ses rideaux. Mon dieu, que ferait t-elle si Harry apparaissait maintenant?
Ron regardait Hermione paniqué. Une panique qui n'avait rien à voir avec un livre perdu. Peut-être que la lueur dans les yeux d'un certains irlandais qui observait la scène avec intérêt en était la cause. Que les taquineries commencent! Seamus se pencha hors de son lit, en parlant bien fort. « Et bien, qu'est ce que c'est que ça? On m'a l'air bien installé là bas. »
Normalement, Ginny se serait attendu à ce que Seamus face un commentaire sur La pudibonderie d'Hermione ou son amour pour les livres….ou sur son comportement actuel assez bizarre pour elle.
Toute fois le discours d'Adrianna avait apparemment eut son effet sur le blond, il observait Hermione avec ce qui ne pouvait être décrit que comme de l'admiration, peut-être même de l'émerveillement. Comme si la trouver dans le lit d'un garçon était la preuve de son côté caché plus sauvage. Si Ginny ne se trompait pas, il y avait même une touche d'envie sur son visage lorsqu'il regardait Ron.
« Rien!Il ne se passe rien! » La voix d'Hermione était aiguë et inhabituellement hésitante alors qu'elle rampait hors du lit de Ron, lançant un regard qui aurait pu avoir le pouvoir de tuer à Seamus.
Seamus sourit encore plus largement, ses yeux pesant sur Hermione. « ça ne m'a pas l'air être rien. Dean, ça à l'air d'être rien pour toi? » Dean sourit joueur à Ginny et se tourna vers leur victime rousse. « Non, Seamus, ça n'y ressemble pas. Qu'est ce que tu en penses Neville? »
Neville rougit aussi vivement que Ron. Il bégaya. « je n'ai rien vu, je le jure. »
Bon vieux Neville. Ginny soupira, apparemment il était temps qu'elle redevienne une bonne amie et une bonne sœur. Ron et Hermione semblait complètement incapable de se sortir de ce genre de situation. Comment Ron avait t-il survécu aux jumeaux? Ah oui, c'est vrai, il l'avait.
Ginny leva les yeux au ciel et grogna presque d'incrédulité. « Oh, allez. Que pouvait t-il bien faire alors que je suis juste là? »
Hermione lui envoya un regard plein de reconnaissance alors qu'elle regagnait l'usage de la parole. « On cherchait juste un livre. » Elle se tourna et regarda Ron.
« Tu te souviens le livre que tu m'as emprunté. Celui que tu lisais hier. »
Ron paraissait confus mais il comprit que c'était important et grimpa hors du lit. Il ouvrit le tiroir de sa table de chevet, « Il est juste… » Une expression choqué apparut sur son visage. Il se tourna abruptement vers Hermione et plongea son regard dans le sien, une conversation silencieuse paraissait se dérouler entre eux. Ginny trouva cela tout aussi amusant qu'ennuyant.
« Il y a t-il un autre endroit où tu aurais pu le mettre? »
« je sais que je l'ai mis là, » insista Ron, mais il commençait déjà à fouiller le reste de ses affaires.
« Alors de quels types de bouquins parlons nous? » Demanda Seamus en riant, soulevant ses sourcils de façons suggestive.
« Seamus Finnigan! » La frustration d'Hermione se transforma en colère envers son compagnon de classe. Elle le réprimanda, « Retourne dans ton lit et mêle toi de tes affaires. »
L'irlandais se contenta de sourire encore plus et échangea un regard avec Dean. Il était évident qu'il prenait ceci pour un autre exemple du feu d'Hermione. Si jamais elle découvrait ce qu'Adrianna avait dit sur elle, il y allait avoir du sport.
Ron inconscient de ce qui se passait autour de lui, fit courir une main dans ses cheveux et regarda autour de lui. « Il doit être ici. » Il se dirigea vers le lit d'Harry et ouvrit les rideaux. « Eh, mon vieux, tu as vu… »
Harry n'était pas là. Ginny ressentit une peur atroce avant de se souvenir qu'Harry était rarement là où il était supposé être ses derniers temps. Ron partagea un regard angoissé avec Hermione qui poussa Ginny pour courir à nouveau en bas des escaliers. Apparemment elle était légèrement inquiète.
Ginny la suivit, la poursuivant encore une fois. C'était se qu'elle faisait, suivre. Elle avait fait ça toute sa vie, il semblait qu'importe où ils allaient, elle refusait d'être laissé en arrière. C'était si triste.
Elle entendit les pieds nus de son frère sur la pierre derrière elle et Ginny cria.
« Attends! Harry est probablement près du lac. Tu ne peux pas sortir comme ça. »
Hermione fit comme si elle n'avait rien entendu. Ron dépassa Ginny, ses longs pas la rattrapant facilement. Il réussit à atteindre son amie dans la salle commune et il agrippa son bras pour la tourner vers lui. Quand elle leva les yeux vers lui, il y avait de la peur sur son visage. Ron ne cilla pas. Il dit calmement.
« Il faut que tu t'habilles. On cherchera Harry ensemble. »
Elle semblait réfléchir à sa proposition quand ils entendirent une voix douce s'élever du côté des canapés. « Je suis là. »
Ils trouvèrent Harry assit sur le sol, les gerçure serrés contre sa poitrine. Son dos était soutenu par un fauteuil et il fixait aveuglément les flammes qui crépitaient dans la cheminée.
« Harry. » Hermione se précipita vers lui. Elle ne l'avait jamais vu comme ça, il s'était toujours efforcé de se ressaisir avant de leur rendre visite à l'infirmerie. Malheureusement Ginny avait déjà bien trop vu cet Harry là ces derniers jours.
Hermione commença à s'agenouiller, mais s'arrêta et regarda Ron. Il se tenait derrière elle en hochant la tête pour la rassurer. Avec précaution, comme pour s'excuser, Hermione confessa; « Harry, on ne trouve plus les livres d'Adrianna. Ils ont disparu. »
Sa seule réaction fit un mouvement de tête. C'était étrange, Ginny s'était attendu à obtenir une réaction pour ça. Elle voulait dire quelque chose mais elle ne se sentait pas à sa place. Hermione et Ron était de retour, ils étaient redevenu un trio, on avait plus besoin d'elle.
Hermione se mit à bouger, tombant définitivement à genoux devant lui, scrutant son visage à la recherche d'un explication. « Tu sais ce qu'ils sont devenu? » demanda t-elle avec précaution.
Harry haussa les épaules, son regard toujours vide. « J'imagine qu'Adrianna les a pris avec elle. »
« Oh. » C'était tout ce qu'Hermione trouvait à dire. Un silence suivit alors qu'elle partageait un long regard avec Ron puis avec Ginny. Finalement elle plaça une main sur le genoux d'Harry, en demandant, « Il s'est passé quelque chose? »
Il haussa à nouveau des épaules.
Ron commença à poser une question. « Mais pourquoi… »
« Elle est partie, » Interrompit Harry d'une voix plus forte.
« Partie? » chuchota Ginny, elle s'approcha en contournant le fauteuil pour rejoindre les autres.
« Adrianna est partie. J'imagine qu'elle a pris les livres avec elle, » répéta Harry comme si de rien n'était.
L'esprit de Ginny marchait à cent à l'heure, essayant de se souvenir de toute les conversations qu'elle avait eu avec Adrianna. Ginny secoua la tête incrédule. « Elle a dit qu'elle ne partirait pas. Que personne ne pouvait… »
« Et bien, elle est partie, » dit Harry sans trace d'une émotion quelconque.
« Q'est ce que c'était que ces conneries à propos de son aide, du destin qui l'avait envoyé ici? »
La voix de Ginny tremblait de colère, elle avait envie d'étrangler cette garce.
Harry aussi pour la énième fois les épaules. Après un long moment, il répondit enfin, « Elle a dit que je la reverrais bientôt. »
« Bientôt? » s'étrangla Ginny. Bientôt, main bien sur. Ses poings se serrèrent de rage. Elle sentit la main de son frère se poser sur son épaule pour l'immobiliser.
« A t-elle dit quand? » demanda doucement Hermione. Harry ne répondit pas.
« A t-elle dit pourquoi? » demanda Ron d'un ton encourageant.
« Elle a juste dit que c'était très important. »
Ginny se souvint du médaillon qui tourbillonnait la veille. Que pouvait t-il y avoir de plus important qu'Harry? Elle ne marchait pas. Pas une seconde.
« Oh, Harry. » murmura Hermione, jetant ses bras autour de ses épaules, sa joue contre la sienne.
Il ne bougea pas pour lui rendre son étreinte.
Pour Harry les deux derniers jours d'école passèrent doucement, tranquillement. Il avait l'impression de se réveiller d'un rêve étrange dont il avait du mal à se défaire. Le fait que la réalité ne lui offrait que des opportunités à souffrir n'aidait pas vraiment.
Quand Adrianna lui avait dit au revoir, Harry espérait qu'elle lui reviendrait mais ce sentiment avait disparu avec elle, le laissant avec l'impression d'être libéré d'un enchantement. Il avait du mal à croire qu'elle ait un jour été là.
Il n'y avait aucune preuve physique de son existence. Ses livres s'étaient évaporés, sa chambre était redevenu identique à ce qu'elle était avant son arrivée, même l'album photos avait disparu. Les amis d'Harry refusait même de prononcer son nom et il n'allait certainement pas lancer la conversation sur ce sujet. Le matin de son dernier jour à Poudlard, Dean Thomas lui demanda des nouvelles de sa cousine, il lui avait presque demandé de quoi il parlait.
Harry remplissait ses journée par de longues marches et des parties d'échecs. Il passait du temps avec ses amis- avec eux et pourtant détaché. C'était comme si il y avait un mur invisible à travers lequel Harry pouvait garder ses distances.
Ron avait développé le besoin obsessif d'être avec Hermione à chaque instant, tout en évitent tout contact physique comme si cela pouvait provoquer sa propre mort. La tension qui en résultait était palpable, ses amis était nerveux et frustré, rien de tout cela n'était nouveau pour Harry.
Pourtant cette fois ci il y avait quelque chose de différent, et ça le rendait perdu et anxieux.
Il se serrait certainement résigné à éviter complètement ses deux meilleurs amis sans la présence de Ginny. Elle était toujours là, calmant Ron et Hermione, permettant à Harry de ne pas répondre aux questions indiscrètes, faisant des commentaires sarcastiques avec juste ce qu'il fallait d'humour et d'amertume pour qu'il puisse supporter la situation.
Harry se demandait pourquoi elle s'était désigné comme leur nourrice. Il n'était pas assez crédule pour y voir autre chose, c'était clairement un travail pour Ginny. Elle paraissait toujours au bord de l'épuisement ce qui venait sans aucun doute de tout les efforts qu'elle faisait pour maintenir la paix. Il espérait qu'elle savait à quel point il en était reconnaissant.
La nuit du festin de fin d'année avait été la pire, ses amis semblait croire qu'il n'éviterait pas la grande salle ce soir là. Bien sur ils avaient tord. Alors il les avait abandonné et à la place c'était laissé emporté par l'espoir fou qu'il pouvait faire revenir Sirius. Pas juste une seule fois, mais deux, d'abord avec le miroir, puis sous la forme d'un fantôme. En fin de compte, il avait passé le reste du festin à la fenêtre de son dortoir. Il était toujours assit là, craignant le matin qui le ramènerait chez les Dursley.
Bien sur au court de la matinée, Harry eut l'horrible réalisation qu'il aurait suffit d'utiliser le miroir de Sirius et toutes les catastrophes du département des mystères n'auraient pas eu lieu. Il avait encore une fois laissé tombé Sirius. Pas étonnant qu'il ne veuille pas rester sur terre sous forme de fantôme. Pas étonnant qu'il préfère avancer plutôt que de rester avec son inutile filleul.
« Allez, Harry. On doit partir, »
Il força ses yeux à se poser sur Ron, son ami était debout devant la porte avec leur deux coffres. Le reste du dortoir avait été vidé depuis bien longtemps.
« Ils ne vont pas te permettre de rester juste parce que tu refuses de bouger mon vieux, » dit Ron d'une voix douce et inquiète.
Depuis quand Ron était devenu sensible? Il devait avoir raison, alors Harry descendit du rebord de la fenêtre, attrapa sa baguette et la pointa sur son coffre. « Mobiliarbus. » dit Harry fatigué. C'était le premier mot qu'il prononçait de la journée.
Lui et son coffre descendirent les escaliers en spirale derrière Ron, Harry se rappela que trois jours auparavant il rêvait de ne pas retourner chez les Dursley. Il s'était vraiment permis de croire qu'Adrianna allait le sauver.
C'était exactement comme ses quelques heures magiques après avoir rencontré Sirius, quand il avait cru pouvoir vivre avec lui. C'était exactement comme ça…trop beau pour être vrai.
Ginny traînait près de l'entrée du château, regardant ses amis et camarades de classe déposer leur coffre les uns sur les autres pour qu'ils soient conduit jusqu'au train alors qu'ils se dirigeaient vers les calèches. De qui ce moquait t-elle? Traîner? Elle se cacher dans les buissons, attendant Harry.
Ses deux derniers jours, Ginny était complètement retombé dans ses mauvaises habitudes, son obsession pour Harry Potter, devenant son garde du corps attitré. Après la disparition mystérieuse d'Adrianna, elle et Hermione s'était mise d'accord pour garder constamment un œil sur Harry et éviter ainsi qu'il craque à cause de cette femme ou qu'il face quelque chose de stupide.
Pourtant Hermione n'avait pas été d'une grande aide et ça, comme toujours c'était la faute de son stupide frère. Ginny devait non seulement distraire Harry elle même mais aussi jouer la médiatrice dans le fiasco que devenait Ron et Hermione. Elle essayait principalement de protéger Harry de la folie qui menaçait d'emporter tout ceux qui avait le malheur d'être sur le passage du non-couple.
Après l'accident sur le lit de Ron, il avait apparemment décidé qu'il ne pouvait se permettre un autre faux pas, il avait donc décidé de ne jamais se retrouver seul avec Hermione. Mais il n'y avait pas seulement ça, il insistait pour maintenir une distance minimum de sécurité entre eux, pour être qu'il n'y ai plus aucun contact. Ce qui rendait la pauvre Hermione distraite et misérable.
Ce qui était parfaitement évident pour Ginny c'était qu'ils avaient juste besoin d'un long moment en tête à tête dans un placard à balais, mais comme apparemment elle était la seule à trouver ça évident…Elle s'était retrouvé à la demande de son frère bouclier contre Hermione et ses charmes.
Maintenant l'imbécile voulait bien qu'elle reste avec eux.
Mais ce n'était pas son plus gros problème. Ginny aurait certainement pu se débrouiller si
seulement son cinglé de frère qui ne supportait pas d'être seul avec Hermione, pouvait supporter de ne pas la voir. Ginny devait les suivre à tout moment.
Hier, Ron avait complètement pété les plombs quand Hermione s'était éclipsé au toilette sans lui dire. On aurait dit qu'ils s'étaient fait attaqué par une horde de mange mort en l'écoutant…peut-être même une araignée géante.
Ginny se mit à rire. Au moins elle arrivait toujours à se distraire. Elle passa au crible le parc. Où étaient t-ils? Elle n'aurait jamais du faire confiance à Ron pour quelque chose d'aussi important que d'amener Harry jusqu'aux voitures. Elle ferma hermétiquement les yeux. Super, maintenant elle était sa gardienne. Génial pour la fierté, bon boulot.
L'ironie de toute cette situation c'était que Ginny avait maintenant la position qu'elle convoitait depuis sa première année, le quatrième membre du fabuleux trio. De qui se moquait t-elle? Première année? Elle rêvait d'être accepté dans ce groupe très intime avant même d'arriver à Poudlard, depuis que son frère, qui avait jusque à présent était son meilleur ami, l'avait laissé seule avec seulement quelques hiboux qui racontait ces escapades extraordinaire avec ses amis fantastiques.
Ginny avait bêtement cru que dès qu'elle arriverait à Poudlard, elle se joindrait à eux et à leur aventures. Bien, elle avait prit part à l'aventure, de pire façon qu'il soit. Tout ce qui avait suffit à Ron pour se souvenir qu'elle existait été un homme fou.
Et elle était là maintenant, une étrangère, une partie rajoutée. Pas parce qu'ils voulaient d'elle mais parce qu'ils étaient désespérés, ils s'effondraient et ils avaient besoin d'elle pour recoller les morceaux.
C'était très triste et elle avait dépassé le stade du pathétique, mais elle était quand même là caché dans les buissons, attendant Harry Potter et son frère, l'aventurier. Et Ginny ne parvenait pas à faire bouger ses pieds et aller ailleurs.
Alors qu'elle continuait à fixer la foule, Ginny remarqua soudain une silhouette qui s'approchait d'elle. Oh merde. Dean Thomas.
Ginny avait réussit à éviter de se retrouver seule avec Dean depuis leur baiser. Pas nécessairement parce qu'elle ne voulait pas être seule avec lui mais parce que ne pas laisser Ron, Hermione et Harry seul, ne lui laissait pas beaucoup de moment solitaire .
Elle arbora un sourire charmant alors que Dean s'approchait d'elle, se souvenant que flirter avec lui avait été la seule chose saine qu'elle avait fait de toute la semaine.
« Hey, Ginny. » Il avait un adorable sourire en coin, la regardant d'un façon qui la faisait se sentir belle, désirée. « Qu'est ce que tu fais là? »
Ouais. Comment répondre à ça? Quand on doute, se taire. « Pas grand chose, » dit t-elle d'un sourire charmeur. Elle avait peut être battu juste un peu des cils.
« Vraiment, parce qu'on dirait que tu te caches dans les buissons? » dit Dean joyeusement, s'approchant un peu plus d'elle.
« Pourquoi ferais je ça? » Elle fit un pas en arrière pour le taquiner.
« Qui sais? Qui sais ce que Ginevra Weasley fait de ses journée? Tu es un complet mystère. »
« Mmm, un mystère. J'aime plutôt ça. » Ginny commençait à ressentir ce petit étourdissement que provoquait toujours les attentions d'un male attirant.
« Une vrai énigme. »
« Énigme, hein? »
« Ouais, » Il mordait ses lèvres, la regardant presque timidement. Il avait cette façon incroyable d'être audacieux et timide tout à la fois. C'était comme si elle le rendait nerveux mais qu'il trouvait qu'elle valait assez le coup pour continuer. C'était très valorisant.
« Comment un garçon est t-il sensé comprendre ce qui se passe? Une fille se faufile dans sa chambre au milieu de la nuit, l'embrasse, un sacré baiser en plus, puis l'évite le reste de la semaine. As tu la moindre idée de comment ce mec devrait interpréter ça? »
Ginny rougit violemment. Ça avait été un sacré baiser. Avec beaucoup d'effort elle lui dédia un regard innocent. « Peut-être que cette fille ne cherchait pas après ce garçon. Peut-être qu'elle ne faisait que chercher quelque chose pour son frère. »
« Et le baiser? »
« Un accident? » lui offrit t-elle, provoquant un petit rire de sa part. Dean tendit la main et caressa son visage du bout des doigts. Ginny frissonna et s'approcha de lui, luttant pour garder les yeux ouvert. « Tu m'as embrassé, » lâcha t-elle dans un souffle, perdant toute envie de jouer.
« Tu m'as rendu mon baiser. » Sa voix était devenue roque. Les yeux de Dean étaient intenses et vulnérables.
« J'étais juste polie. » Tout en disant cela elle s'approcha encore plus, posant une main sur son torse. Ginny reçut un sourire éblouissant pour ses effort, une vague de chaleur la parcourut.
« Polie, hein? Tu n'as pas l'air d'être le genre de file à faire quelque chose qu'elle n'a pas envie de faire. » Dean pencha la tête. Allait t-il se mettre à l'embrasser? Ils n'avaient pas toute la journée.
Ginny haussa les épaules. Elle adorait ça. Flirter. Être avec Dean était si simple. Une conversation agréable, quelques baisers. Pas de motivations cachées, de questions de vie ou de mort.
« D'accord, alors si c'est vrai pourquoi tu m'as évité? » souffla Dean près de ses lèvres.
« éviter? » chuchota Ginny, pour s'empêcher avec succès de se lécher les lèvres d'anticipation. Elle posa une main sur son épaule. « Je te vois toute la journée. »
Il sourit. « Avec ton frère qui est toujours là. Jamais seule. »
« Seule? » Dit t-elle faussement indignée. « ça ne m'a pas l'air très approprié. » Ginny adorait la façon qu'il avait de fixer ses lèvres comme si elles étaient faite du chocolat le plus délicieux au monde. « Mon frère n'est pas là maintenant. »
Dean sourit, de son énorme sourire si sexy. « Non, il n'est pas là. »
Avec une montée de courage, elle entraîna Dean deux pas en arrière de telle manière à ce qu'ils soient complètement hors de vue. Dean rit doucement en réponse et prit ses actions pour une permission. Il saisit son menton et posa ses lèvres sur les siennes.
Ginny soupira lorsque leur bouches se rencontrèrent, s'abandonnant complètement. Elle aimait ça, la douceur, la normalité, elle se sentait enfin féminine. Une fille ordinaire, une fille désirée par un garçon.
Leur lèvres glissèrent l'uns contre l'autre. Ginny adorait cette lèvres inférieurs si pleines et cette mains qui reposait au creux de ses reins. Elle se laissa allait sous cette bouche expérimenté, oubliant le stress et les rejets qu'elle subissait dans la vie quotidienne. Il sépara audacieusement ses lèvres et elle sentit sa langue glisser timidement à l'intérieur pour la goûter.
Un éclair de plaisir la parcouru. Malheureusement il fut suivit par une impatience nerveuse, soudainement la réalité refaisait surface, et elle se souvint où elle était et pourquoi elle était là. Harry, bon sang, il ne pouvait pas la laisser seule même quand elle embrassait un autre garçon?
Ginny s'arracha à Dean en le repoussant gentiment. « Les calèches sont en train de partir. »
Il sourit et acquiesça, ses yeux enflammés. « Est ce que je peux t'écrire cet été? »
Ginny rougit, des papillons s'ébattant dans son ventre. Cela devenait plus qu'un simple flirt. « Je ne vois pas comment je pourrais t'en empêcher. »
« Est ce que tu me répondra? » demanda Dean montrant sa vulnérabilité.
« Mmm, probablement. Tu sais, juste pour être polie. » Elle lui dédia un dernier sourire charmeur avant de sortir des buissons. Elle devait vraiment trouver Harry…et Ron et Hermione, bien sur.
« Tu viendrais avec moi au chemin de traverse? » cria t-il après elle.
Le cœur de Ginny s'arrêta un instant. Elle fit demi-tour, c'était incroyablement attirant un garçon qui n'avait pas peur de demander. « Tu veux dire comme un rendez-vous? »
« Ouais comme un rendez-vous. »
« Tu es au courant que j'ai six grands frères dont deux qui travaillent au chemin de traverse. » le taquina t-elle.
« Je peux gérer. »
Oui, elle était sure qu'il le pouvait. Elle se mordit les lèvres, fit un rapide signe de tête affirmatif et cri. « Passe de bonne vacance Dean. »
Ginny fit demi-tour et se dirigea vers les calèches, son cœur battait follement. Elle regarda autour d'elle anxieuse. Quelle garde du corps elle faisait certaines voitures commençait déjà à partir. Merde.
« Ginny! » Elle fit volte face pour découvrir Hermione qui se penchait hors d'une des calèches, lui faisant de grands signes. « Viens, tu es en retard. »
Elle laissa échapper un petit rire amère à l'ironie des mots d'Hermione et se dépêcha de monter dans la voiture. Ginny se laissa tomber rapidement dans le siège libre à côté d'Hermione, trouvant Ron et Harry en face d'elle.
Harry la regarda curieusement et demanda, « Tu as couru jusqu'ici ? »
Oh, mon dieu, il savait.
« Non, pourquoi? »
« Tu es toutes rouges. » Harry fronça les sourcils.
Ginny lui dédia son regard le plus innocent, pas très sure de ce qu'elle devait dire. Elle aurait pu admettre qu'elle avait couru.
« Où étais tu? » demanda Ron en colère.
Elle lui répondit avec tout le sarcasme dont une sœur était capable. « Je disais au revoir à des amis. » Comme si 'était ses affaires de toutes façons.
Ron commença aussi à se chamailler, mais Harry l'interrompit avec un petit sourire. « Bien, on est content que tu sois là maintenant. »
Ginny ne put s'empêcher de sourire alors que son cœur se mit à battre la chamade…simplement à cause d'un regard. Comment se sentirait t-elle si c'était Harry qui venait de l'embrasser? Mon dieu, elle était vraiment une sale garce.
« Celui ci est vide, » cria Ron par dessus son épaule en entrant dans l'un des compartiment du Poudlard express, portant la cage de Coqcigrue et son plateau d'échec. Harry et Hermione le suivirent avec leur animal respectif.
Ginny jeta son sac à dos sur son siège. « Il faut que je parle à Luna. J'en ai pour un instant, je reviens tout de suite, » dit t-elle. L'anxiété de Ron grimpa d'un cran alors qu'elle se faufilait hors du compartiment. Tout allait bien, Harry était toujours là…
« Eh, où vas tu? » Ron hurla presque en attrapant Harry qui était à mis chemin de la sortie.
Harry le regarda comme si il venait de gagner une tête supplémentaire. « Au toilette mon vieux. C'est un problème? »
Oui, évidemment que c'était un problème. Ron ne put que grogner alors que son meilleur ami quittait la pièce. Parfois ça pourrait aider qu'Harry soit juste un peu clairvoyant. Ron était en train de mourir là.
Et il fut seul avec Hermione. Il commença à ressentir toutes ses sensations devenue habituelle chaque fois qu'il était seul avec elle. Il commença à transpirer.
Ron trébucha même sur ses propre pied lorsqu'il se tourna pour prendre un siège. Il trébucha et frôla le dos d'Hermione qui était sur la pointe des pieds pour ajuster la cage de Pattenrond. C'est un minuscule contact mais il avait l'impression de s'être brûlé. Ron se recula violemment et se jeta dans le siège le plus éloigné du sien.
Il leva la tête pour la voir le fixer avec un regard si pleins de douleurs et d'accusation qu'il en attrapa mal à la tête…et peut-être à son cœur aussi. Merde, putain. Ses lèvres étaient boudeuses et on aurait dit qu'elle allait se mettre à pleurer. Non, non, il ne fallait pas qu'elle pleure.
Une nausée s'empara de Ron, il l'avait encore fait. Quand allait t-il apprendre quelque chose? Il ouvrit la bouche et la refermait comme un poisson hors de l'eau alors qu'il cherchait en vain des paroles réconfortantes. Mais la seule chose qui traversait son esprit était qu'il était le plus gros crétin de l'univers.
Elle ferma les yeux et prit une profonde inspiration. Il allait en prendre pour son grade. Ron accueillait presque avec soulagement sa colère, il la méritait. Hermione croisa les bras et s'immobilisa aussi raide que de la pierre. Putain de merde.
« Ron, » commença t-elle. Le ton hésitant qu'elle utilisait montrait à Ron à quel point la situation était grâce. « Je sais… »Elle s'arrêta et lécha ses lèvres. Il regarda le bout de sa langue comme transfiguré, pendant un moment il oublia qu'il était dans le pétrin.
Hermione se remit à parler précipitamment. « Je comprends que tu ne veuilles pas rester seul avec moi, mais je ne vais pas…Je sais que je ne suis pas jolie ou attirante. En fait je suis même carrément banale, c'est pas grave. Mais tu devrais savoir que je n'attends rien de toi. Je veux je ne… » Elle essuya une des larmes qui coulaient sur sa joue.
Oh merlin. Ron ne pouvait que cligner des yeux alors que la panique envahissait son esprit. Il essaya de comprendre ce qu'elle venait de dire. Hermione ne pouvait pas vraiment penser ça?
Pourquoi penserait t-elle ça. Ses larmes le désespérait.
Ron secoua la tête rapidement et tendit le bras vers elle. Il devait dire quelque chose, nier. Merde. « Hermione, je… »
Elle s'éloigna abruptement de lui l'interrompant rudement. « Ne t'oblige pas à me toucher. Je peux voir à quel point ça te dégoûte quand tu le fait. Je vais garder mes distance et peut-être que tout redeviendra comme avant. » Hermione prit ses vêtements moldus alors que Ron restait figé par son incompétence et sa peur aveuglante. Sa voix se brisa un peu lorsqu'elle murmura, « Je vais me changer. » Elle se précipita hors de la pièce.
« Hermione, attends! » cria Ron, retrouvant soudainement sa voix. Il courut après elle dans le couloir, mais elle se perdait déjà dans la foule. Merde. Merde. Merde. Maintenant c'était lui qui allait se mettre à pleurer. Il devait réparer tout ça. Mais comment?
Un énorme bruit éclata à l'autre bout du couloir, puis une ensemble de voix familière jetèrent un sort. Cela attira l'attention de Ron qui poussa les gens sur son passage pour atteindre l'origine de toute cette agitation. Quoique se soit se serait plus facile à gérer qu'Hermione.
Quand il arriva il découvrit ses compagnons de l'AD qui avaient transformer Malfoy, Grabbe et Goyle en un trio de limasses géantes. Harry se tenait au centre la pièce, il était évident que les Serpentars avaient voulu lui tendre un piège. Il sentit une vague de fureur l'envahir contre ses trois là. Limasses ou non, Quand allaient t-ils arrêter?
« Je dois dire, » déclara Ernie Macmillion, « Que j'attends avec impatience de voir le visage de la mère de Malfoy quand il descendra du train. »
Ron essaya de sourire face au comique de la situation. « La mère de Goyle sera contente par contre. Il est bien plus séduisant maintenant. » Il fit un signe en direction d'Harry, dont l'expression fière laissait place à un regard fatigué et peiné. « Viens Harry, le chariot de bonbon viens de s'arrêter alors si tu veux quelque chose. »
Harry acquiesça et remercia les autres. Il s'arrêta devant le chariot à bonbon alors que Ron entrait dans leur compartiment. Voyant qu'Hermione était déjà de retour, il prit une profonde inspiration silencieuse pour se calmer. Elle paraissait très sure d'elle même alors qu'elle lisait la gazette du sorcier. Ron s'assit délibérément à côté d'elle, remarquant que le corps d'Hermione se figea comme de la pierre.
Elle regarda vers l'entrée, où Harry payait pour leur friandises. « Tu n'as pas à faire ça, » chuchota t-elle. Elle se déplaça rapidement sur le siège opposé au sien et le plus éloigné près de la fenêtre. Elle continua à lire comme si rien ne s'était passé.
Ron sentit l'effroi monter en lui, il devait réparer tout ça. Il n'avait plus beaucoup de temps. Il glissa le long de la banquette jusqu'à ce qu'il se retrouve face à elle, il se pencha en avant, et chuchota en suppliant, « Hermione, tu ne comprends pas. »
Elle releva la tête et hocha la tête affirmativement. « Je comprends, Ron. Tout va bien. » Hermione lui dédia un faux sourire serein et retourna à son journal. Ron voulait la secouer, l'obliger à écouter. Écouter quoi? Il n'en avait aucune idée.
Harry entra dans le compartiment, s'assit près de lui et lui tendit Chaudrons au chocolat et des pastilles au potirons. Neville et Ginny arrivèrent quelques instant plus tard. Avant même que Ron s'en rendit compte, ils parlaient tout tranquillement de chose et d'autre, il essaya de cacher le fait qu'il fixait Hermione.
Maintenant que pouvait t-il bien faire? Ron ne serait pas capable d'arranger les choses alors que tout le monde était là. Il imaginait d'ici la conversation. 'Hey, Hermione pense qu'elle est repoussant parce que je ne supporte pas d'être seul avec elle ou de la toucher. Ce qu'elle ne comprends pas c'est que si je fais une de ces choses là, je risque de lui arracher ses vêtements.'
Merde, il était foutu maintenant. Ron s'enfonça dans son siège et ferma les yeux. Bien, il avait cinq heures de trains pour trouver ce qu'il allait lui dire à la gare. Il devait juste trouver un moyen de lui dire sans la perdre pour toujours.
Hermione regarda Harry s'éloigner du quai avec les Dursley. Ça n'allait pas être un été agréable pour lui, malgré les remontrance de l'ordre. Même si les Durley ne le maltraitait pas, ils n'allaient certainement pas le réconforter.
Trop de chose s'était passé cette année, Harry était condamné à passer l'été à se convaincre que la mort de Sirius était entièrement de sa faute et qu'il ne les méritait pas comme ami. C'était inévitable, vraiment. Si seulement cette horrible Adrianna n'était pas venu rendant les choses encore plus dure. Elle n'était qu'une perte supplémentaire que devait supporté Harry. Seul. Ça lui brisait le cœur.
Hermione avait juste à trouver un moyen de surveiller Harry cet été. Elle prit une profonde inspiration avant de se retourner. Il était temps de dire au revoir à Ron et elle ne savait pas comment elle allait faire.
Il était devenu évident ses derniers jours que son contact le dégoûtait. Hermione avait du laisser percevoir trop de chose, Ron avait du deviner ses sentiments et maintenant il avait peur d'être seul avec elle.
Hermione s'approcha pour dire ses au revoir. Elle croisa ses mains derrière son dos pour se rappeler de ne pas le toucher. Ron était penché sur son coffre. Elle se faufila derrière lui et dit. « Au revoir. » Elle parvint à sourire légèrement.
Ron fit demi-tour et se figea, elle vit la panique dans ses yeux. Pensait -il vraiment qu'elle allait se jeter sur lui? Elle se demandait comment elle était parvenu à ruiner leur relation si rapidement. Et si ils ne pouvaient plus jamais être amis?
« Hermione, » grogna t-il d'une voix peinée, ses yeux se posant nerveusement sur sa famille et ses amis. Il devait avoir peur qu'elle fasse une scène. Il n'avait pas besoin, il lui restait quand même un peu de dignité.
Hermione se prépara pour de froid et distant adieux, mais soudainement Ron lui agrippa le bras, la forçant à décroiser les bras. Il chercha sa main et la serre fermement. Il l'entraînait loin du quai avant même qu'elle se rende compte de ce qui se passait.
Hermione avait son cœur au bord des lèvres alors qu'elle courrait pour suivre ses longs pas. Elle devait se concentrer pour ne pas tomber. « Ron, qu'est ce que…?Où vas tu? »
Il ignora ses questions, s'arrêtant seulement lorsque leur famille fit hors de vue. Quand il se tourna vers elle, il était d'un rouge brillant et respirait très fort. Il tremblait presque, Ron emmêla ses cheveux déjà désordonné en y passant sa main nerveusement. « Hermione, » bégaya t-il. « écoute, tu m'as mal compris. »
Pas encore ça. L'avait t-il amené jusque ici pour la rejeter en privé? Hermione ne le supporterait pas, elle ne pourrait supporter de fausses excuses. « Je comprends.. »
« Non! » cria Ron, la faisant sursauté face à sa férocité. « Tu n'as jamais eu autant tord. Pourrait tu arrêter de m'interrompre et m'écouter, »
Hermione était si abasourdie qu'elle en resta muette. Ron ouvrit la bouche, elle attendit mais aucun son n'en sortit. Puis brutalement il agrippa ses épaules, elle se figea. Ses magnifiques yeux bleu cobalt fixait son visage. Quand Ron se mit enfin à parler, ses paroles n'eurent pas beaucoup de sens. « Tu penses que je ne veux pas te toucher…Tu penses…bon sang. »
Ron la lâcha et se détourna d'elle, il baissa la tête et l'enfouit entre ses mains. Il se comportait vraiment comme un fou, c'était assez déconcertant. Il fit volte face à nouveau, il paraissait vouloir encore parler.
À la place, Ron fondit sur elle, ses bras encerclant sa taille, l'écrasant contre lui. Hermione fut forcé d'enrouler ses bras autour de son cou pour ne pas tomber alors qu'il la soulevait du sol pour qu'elle soit à son niveau. C'était si bon d'être de nouveau dans ses bras que des larmes obscurcirent sa vision.
Les lèvres de Ron étaient contre son épaule, elle pouvait sentir le frôlement de ses cils dans son cou. Quand il parla, les mots vibrèrent sur sa peau, envoyant des frissons dans tout son corps.
« Hermione, il faut que tu comprennes….que tu comprennes à quel point tu es belle. » Sa voix se brisa.
« Ron… » l'implora t-elle, essayant de l'arrêter, ses paroles provoquant des sentiments qu'elle ne pouvait pas contrôler.
« Non, tu ne comprends pas. Je sais que j'agit comme un malade ses temps si, mais ce n'est pas… Je pouvais pas te laisser partir sans que tu saches à quel point tu es magnifique…trop magnifique. »
Hermione était sans voix. Elle voulait le regarder dans les yeux et voir si il le pensait vraiment mais sa tête refusait de bouger.
Après de longs moments, il chuchota, sa voix lourde d'émotion, « Tu vas me manquer. » Il pressa rudement ses lèvres sur sa joue. Elles s'attardèrent. C'était la première fois qu'il l'embrassait, elle resta aussi immobile qu'elle le pu, craignant de briser le sort qu'on leur avait jeté.
« Au revoir, » coassa Ron. Il la reposa et couru rapidement rejoindre sa famille.
Hermione le regarda s'éloigner, sa main touchant doucement la joue qu'il venait d'embrasser, sachant qu'il n'y avait pas plus cliché et s'en fichant complètement. Elle goûta le sel de ses larmes, un millions d'émotions bouillonnant en elle. Elle essayait d'ignorer celle qui menaçait de la submerger.
Un sourire se dessina sur son visage. C'était l'espoir.
