Et voila le chapitre 10 comme je l'avais dit ,ce chapitre est deja disponible depuis 1 semaine sur notre site (dont l'adresse se trouve sur notre profil) il se pourrai même que la suite de celui ci s'y trouve demain matin ;-) avis aux amateur

Of Hearts and Heroes

Chapitre Dix

Ginevra Weasley était perché sur le dos du canapé au terrier, ne regardant rien de particulier à travers la fenêtre. C'était une magnifique matinée d'été, pas trop chaude, pas trop humide, sans un nuage dans le ciel. Ginny était assise là son front contre la vitre depuis le petit-déjeuner.

« Ma chérie, pourquoi ne vas tu pas voir si ton frère veux aller voler? » cria sa mère de la cuisine, d'une voix inquiète.

Ginny savait qu'il faudrait peu de temps pour que cela se transforme en ordre. Cela avait été ainsi tout l'été, Mme Weasley gardant enfermé au terrier ses plus jeunes enfants avant de leur demander gentiment d'aller jouer. Sa fille ne le permettait pas, tant qu'elle serrait coincé dans sa petite prion confortable elle faisait grève. Quand à son frère…

Son regard se posa sur Ron qui était debout devant le marais jetant des pierres, il devait certainement passer ses nerfs sur les pauvres grenouilles qui y vivaient. Il avait été maussade et taciturne tout l'été, ne faisant que grogner en réponse aux questions qu'on lui posait et s'énervant bien trop facilement. Leur mère pensait qu'il la punissait de sa surprotection, elle s'en plaignait assez.

Ginny se demandait si sa mère connaissait un tant soit peu son fils. Ron ne boudait pas quand il était en colère. Non, il criait, hurlait, argumentait. Même ses silences irradiaient de fureur. Quand Ron était échauffé tout le monde le savait, il n'était pas du tout subtil.

Non, le Ron près du marais n'était pas en colère. Il était confus, inquiet, effrayé…peut-être, se languissant d'un fille…définitivement, en manque de ses meilleurs amis…complètement. Mais il était surtout un garçon qui n'avait pas passé une bonne nuit de sommeil depuis plus d'un mois. Alors, pourquoi Ginny était t-elle la seule à le remarquer?

"Ginevra Weasley," l'appela sa mère de la porte. « Vas tu arrêter ses enfantillages et faire quelque chose? » Elle claqua sur la table son torchon pour donner plus de poids à sa phrase et posa ses mains sur ses hanches.

« Et que suggères tu, très chère mère? » demanda Ginny sans détourner son regard de l'extérieur.

« Si tu écoutais, je viens de te dire d'aller voler avec ton frère. » Il y avait de la colère dans la voix de Molly maintenant.

« Ron ne veux pas voler avec moi, » dit la plus jeune Weasley doucement. Il voulait Harry et Hermione.

« Comment peux tu le savoir si tu ne lui demandes pas? » interrogea madame Weasley d'une voix de plus en plus forte.

« Je le sais. »

« Et bien fais autre chose. Lève ton postérieur de ce maudit fauteuil. »

Quand Molly Weasley utilisait ce ton, ses enfants s'exécutaient. Habituellement. Ginny roula sa tête contre la vitre pour regarder dans les yeux flamboyant de sa mère. Elle combattit l'habitude engrainé en elle à obéir et réunit sa propre rage.

Commencer une dispute était facile. Elle n'avait qu'à choisir un sujet et il y en avait des tas. Être retenu prisonnier laissait de nombreuses opportunités pour nourrir sa rancune. Ginny choisit de commencer par le plus facile ou tout du moins le plus justifié et celui qui la laisserait facilement en larmes.

« Très bien, » répliqua l'adolescente avec défiance. « Je vais envoyer un hiboux à mes amis et leur dire que je les rejoins au chemin de traverse. »

Sa mère s'exclama. « Tes amis! Dean Thomas plutôt! »

« Et alors? » demanda Ginny. C'était devenue une dispute maintenant familière dans la maisonnée. Elle l'utilisait à chaque fois qu'elle voulait éviter les vrais problèmes.

Pas que ce ne soit pas un vrai problème. Ginny avait le droit à un peu de bonheur et d'amusement dans sa vie parfois pour la distraire de toutes les horreurs qui se passaient autour d'elle. En ce moment Dean était la seule chose normale de sa vie d'adolescente et elle lui retirait.

« Ginevra, tu as quatorze ans. Tu n'iras pas à un rendez-vous au chemin de traverse! »

« Je vais avoir quinze ans dans neuf jours. » argumenta Ginny.

Molly secoua la tête, se détournant de sa fille et de leur désaccord. « Quinze ans, c'est toujours trop jeune pour rendre visite à un garçon au chemin de traverse. » Elle s'éloigna en direction de la cuisine.

Ginny leva les yeux au ciel se maudissant pour avoir mis au courant Ron pour Dean. Elle ne l'aurait jamais fait si ce n'était pour sa stupide fierté. Cette même fierté qui l'avait fait mentir sur qui avait rompu avec qui dans son histoire avec Michael. Elle s'était venté de Dean Thomas, simplement pour paraître plus désirable devant son frère et cet idiot d'Harry Potter.
Si elle ne l'avait pas dit à Ron, Dean serait son petit ami à présent. Toutes ses lettres laissaient entendre ce qu'il allait lui demander la prochaine fois qu'ils seraient face à face. C'était très clair, Dean n'était pas très subtil. En fait ses lettres étaient réconfortantes et adorables, le seul point positif de cet horrible été. Bien différente des lettres qu'elle recevait d'un certain autre jeune homme.
Foutu Ron et ses stupides autres frères. Non seulement Ron avait annoncé joyeusement que Dean était plus qu'un ami à ses parents mais en plus il avait fait ça devant les jumeaux. Les jumeaux qui bien sur avaient volé une des lettres de Dean pour la lire à haute voix à table ce qui avait causé la bannissement de Ginny du chemin de traverse.

Ron avait été très satisfait de lui même. Marmonnant à quel point Dean n'était pas assez bien pour elle, l'imbécile. Pour qui se prenait t-il? Comment Hermione pouvait t-elle le supporter? Ginny ne le saurait jamais. Avec sa sœur, Ron était juste protecteur, avec Hermione il était franchement possessif. La pauvre fille.
Ginny allait vraiment lui faire payer, le problème était qu'il paraissait déjà si misérable qu'elle n'avait pas le cœur à ça. Elle s'était vengé de Fred pourtant et très bien. Elle s'était assuré de dire à sa mère ce qu'il faisait avec Angelina, seul dans sa chambre, pendant qu'elle partait en mission pour l'ordre.
…nervé par sa rêverie, elle se leva et suivit sa mère. Se disputer était l'une des seules choses à faire ses derniers temps. Molly nettoyait la cuisine mais elle faisait plus de bruit que de récurage.

« Très bien, » dit Ginny reprenant la conversation là où elle s'était arrêté alors qu'elle croisait obstinément les bras à l'entrée de la cuisine. « Je veux voir Harry. Je suis assez vieille pour le voir, lui. »

Elle retint son souffle en attendant la réponse, démarrer le sujet de dispute préféré des Weasley numéros deux était toujours un risque. Les larmes et l'humiliation n'étaient jamais très loin.

Mme Weasley se tourna et rencontra le regard de sa fille. Elle paraissait fatiguée.
« Ginny, on en a déjà parlé. »

Sans rire. Elles s'étaient déjà disputée à ce sujet et elles continueraient tant qu'Harry ne serait pas en sécurité au terrier. « Maman, il y a quelque chose qui ne vas pas. Je le sais. Il y a vraiment quelque chose. » Sa voix se brisa. Foutue voix.

Molly s'approcha et guida sa fille jusqu'à une chaise, parlant d'une voix douce faite pour calmer. « Tout va bien. Quelqu'un lui rends visite presque tout les jours. Ton père l'a vu il y a deux jours à peine. » Ginny souffla en colère, sa voix s'élevant à chaque phrase. « Ouais et Harry n'a même pas laissé entré papa. Il n'a même pas voulu lui parler. C'était son seizième anniversaire, maman, et rien ne l'intéressait, pas les visites, pas les cadeaux. Je te parie qu'il ne les a même pas encore ouvert. Il n'a même pas envoyé une lettre pour nous remercier. Ça ne lui ressemble pas, maman. »

Molly paraissait déprimée alors qu'elle prit une chaise près de sa fille. « Ton père a dit qu'il allait bien, les Dursley s'en occupent bien cette année. »

Ginny secoua la tête. « Il est furieux. Il nous punit de l'avoir abandonné. » Elle fut déçue d'entendre la supplication dans sa voix. Elle n'avait pas besoin que sa mère sache à quel point elle se souciait d'Harry, mais c'était ce qu'elle risquait en amenant ce sujet. Un jour elle serait capable d'en parler sans pleurer.

Molly l'entoura de ses bras et la serra contre elle, lui prodiguant sa chaleur maternelle. Même si Ginny se sentit mieux, elle s'en voulait d'en avoir eu besoin. « Il n'est pas en colère contre nous. »

« Comment le sais tu? » demanda Ginny. « Tu as vu ses lettres. Une, deux lignes tout au plus. 'Je vais bien, on se revoit à l'école'. Même quand tu lui a écrit pour lui dire qu'il pouvait venir au terrier ' Non, ce n'est pas une bonne idée. Je suis plus en sécurité ici. À bientôt.' ce n'est pas Harry, maman. Quelque chose ne va pas. » à la fin elle criait réellement.

Molly lui lissa les cheveux et embrassa son front. « Il est en deuil ma chérie. Tout le monde à une façon différente de dire au revoir à un être cher. Il a juste besoin de temps. »

« Il se perd dans le temps. Il a besoin de ses amis. »

« Je vais te dire, ma chérie? J'irai le voir avec ton père demain. » Ginny secoua la tête, essayant de ne pas cligner des yeux pour éviter aux larmes de couler. « Il a besoin de… » Il a besoin de moi. « Ron et Hermione. Les autres ne suffisent pas. »

« Foutaise Ginny, » dit sa mère, étonnée, « Ne te rabaisse jamais comme ça! » Elle en avait trop dit. Elle avait été trop transparente. Avec précaution, Ginny revêtit le masque de la confiance en soi et fixa intensément sa mère. « Laisse moi venir avec toi demain, peut-être que je peux… »

Mme Weasley secouait la tête mettant une distance entre elle. « Je ne recommencerais pas à me disputer, Ginevra, » dit t-elle sobrement en retournant à ses corvées.

« Mais, maman.. »

« Je suis aussi inquiète pour lui. On trouvera un moyen pour le faire venir ici, d'accord? »

Non, elle n'était pas d'accord. Rien n'allait bien mais Ginny n'avait pas vraiment d'autre choix. Elle acquiesça en s'enfonçant dans sa chaise.

« Oh, regarde, Hedwige est là, » dit Molly, obligeant Ginny à relever la tête. « Des lettres d'Harry. » Elle détacha les parchemins de la patte du hiboux. « Et d'Hermione aussi. Hedwige a du aller la voir avant de venir ici. C'est pour ça que tu n'as pas eu de remerciement hier, ma puce. » Molly caressa Hedwige et lui donna un biscuit, avant de tendre à sa fille deux lettres.

Ginny cacha la façon dont sa main tremblait en ouvrant la lettre d'Harry aussi vite qu'elle le pouvait.

Chère Ginny,
Merci beaucoup pour ton gentil cadeau. J'espère que tu passes de bonne vacance.
Harry.

Ginny jeta la lettre avec dégoût. «Foutu conneries! » lâcha t-elle car les mots qu'elle voulait vraiment utiliser lui aurait valu une semaine de Silencio.
Molly ramassa anxieusement la lettre et la lu. Elle fronça les sourcils et dit, « Tu vois, il aimé ton cadeau. Il va bien. »

Sa fille lui jeta un regard septique. « Maman, il n'a même pas ouvert ses cadeaux. »

« Bien sur que si. Regarde ce qui est écrit, » elle pointa la lettre.

« ça ne veux rien dire. Rien dire du tout. »

Molly soupira et regarda au loin. « Il va bien. » dit t-elle. Ginny suspectait qu'elle essayait plus de se convaincre elle même qu'autre chose.

Elle agrippa la lettre bien plus substantielle d'Hermione et la parcourut rapidement. Hermione avait finalement obtenue sa propre copie de contes et légendes des empathes grâce à Dean. Malheureusement la seule copie qu'il avait réussit à se procurer était en allemand, il lui fallait une éternité pour le traduire. Ça valait le coup pourtant, d'être capable de lire une version qui n'avait pas était corrompu par cette garce.

Six foutue semaines qu'Harry était coincé dans cette prison sans une nouvelle d'Adrianna. C'était sa faute si il se comportait comme un zombie. Elle l'avait remit sur pied avant de l'abandonner, le précipitant dans un gouffre de désespoir. Merlin, Ginny la haïssait.

Elle allait découvrir ce qu'Adrianna attendait d'eux même si c'était la dernière chose au monde qu'elle ferait.

Ron se tenait devant le marais, essayant de faire des ricochets et échouant misérablement. Ses pierres coulaient dans l'eau, effrayant les grenouilles. Sans aucun doute, si Ginny était là, elle l'accuserait d'essayer de tuer ses pauvres créatures.
Sentant que l'effort qui fallait fournir pour rester debout ne valait plus le coup, il se laissa tomber sur le sol après avoir jeter ses dernières pierres dans un mouvement frustré. Ron se sentait comme un animal mis en cage.

Le terrier avait était calme et serein tout l'été, alors que Ron savait que le monde extérieur était au bord de l'explosion. Tout comme lui. Sur une brèche. Il se sentait changer, se préparer pour quelque chose, et ce n'était pas juste…il poussa un profond soupir. Hermione.

Hermione. Pour être honnête, c'était une grosse partie du changement, le cœur d'un changement qui consistait à passer d'une obsession pour le Quidditch et les cartes à collectionner de grenouille en chocolat à une obsession pour les filles. Pas les filles. Une fille.

Ron aurait voulu avoir quelqu'un à qui en parler. Rien que ça s'était nouveau, Ron Weasley, voulant parler. De ses sentiments. Bizarre. Mais ça ne pouvait pas être normal, penser à sa meilleure amie tout au long de la journée.
Ce qu'il voulait vraiment c'était parler à Harry, vraiment parler à Harry. Pas dans une ses saloperies de lettres impersonnelles qui étaient franchement une insulte à leur amitié.
Ron savait qu'il était égoïste, il savait qu'Harry essayait de se sortir d'une merde phénoménale en ce moment, il savait qu'il aurait du être inquiet pour son meilleur ami, merlin savait que le reste de sa famille s'inquiétait. Ginny s'en plaignait jour et nuit. 'Pauvre Harry bla bla bla'

La chose était que parfois Ron s'en foutait complètement. Si Harry voulait bouder et les ignorer, faisant pleurer, Ginny, sa mère et Hermione alors il pouvait aller se faire foutre.

Harry n'était pas le seul à porter un fardeau, il n'était pas le seul dans le département des mystères cette nuit là. Hermione était presque morte pour l'amour de dieu. Hermione était presque morte et chaque nuit elle mourrait dans les cauchemars de Ron. Chaque foutue nuit.

C'était devenu tellement grave que Ron avait faillit demander à sa mère son thé spécial, mais elle aurait voulu savoir pourquoi il le voulait et c'était la dernière chose dont il avait besoin.

Ron s'allongea dans l'herbe et ferma les yeux. Peut-être qu'il essayerait de faire la sieste. Le sommeil qu'il parvenait à avoir pendant la journée était toujours plus reposant que celui de la nuit. Peut-être était ce parce que ses rêves d'Hermione en plein jour étaient d'un nature très différente, bien plus agréables.
D'une nature perverse, c'était vrai, mais agréable quand même. Il sourit, s'abandonnant à son passe temps favoris. Ron imagina Hermione marchant vers lui ne portant qu'une petite robe d'été…

Non, il se souvenait que son dernier hiboux venait de la plage où elle était en vacance. Mmmm, Hermione en bikini. Il l'imagina étendue sur le sable, allongée sur le ventre. Elle lirait bien sur, si attentivement qu'elle ne l'entendrait pas arriver. Elle aurait ses cheveux relevé dans un chignon, mais il ne serait pas stricte, des boucles luisantes s'en échapperaient.

Hermione ne le remarquerait pas jusqu'à ce qu'il se penche en avant et qu'il presse ses lèvres sur son dos moite et bronzé. Elle pousserait un petit cri et se retournerait. Elle respirerait si fort que ses seins se soulèveraient, sortant de son maillot de bain. Ron ne serait pas capable de le supporter, il devrait les toucher. Il ferait courir ses doigts sur sa peau lisse et douce et elle le laisserait faire. Encouragé, il prendrait ses seins dans ses mains, elle gémirait et…

Merde. Quel idée de faire ça ici? Maintenant, il était douloureusement excité et il ne pouvait rien y faire. Ron ouvrit les yeux, clignant des paupières sous les forts rayons du soleil. Il fit son possible pour se calmer assez pour regagner sa chambre et finir son fantasme proprement.

Alors qu'il s'asseyait, il entrevit Hedwige, volant en direction de la cuisine. Il grogna, se demandant si il voulait une autre lettre déprimante d'Harry. Il se força à se lever, il ne servait à rien de retarder ça. Peut-être que si la lettre était assez mauvaise il aurait une bonne excuse pour aller dans sa chambre sans que sa mère ne l'ennuie.
Il traversa le jardin et entra dans la maison, Ginny était assise à la table de la cuisine, lisant une longue lettre. Elle ne pouvait pas être d'Harry?

Ginny secoua la tête en réponse à sa question informulée. « Celle ci viens d'Hermione. Ça c'est d'Harry. » Elle lui lança une lettre.

Ron ramassa le simple morceau de parchemin et lu les quelques lignes. Il la rejeta à terre dégoûté et ramassa les deux lettres fermés qui reposaient sur la table. Il ouvrit en la déchirant celle d'Harry en premier. C'était presque exactement la même que celle de Ginny, son poing se serra autour du parchemin avant d'en faire une boule et de le lancer à l'autre bout de la pièce.
Sa mère lui lança un regard noir et elle ouvrit la bouche pour le réprimander, mais lorsqu'elle l'observa plus attentivement, elle soupira et reprit son travail. Ron se laissa tomber sur une chaise et ouvrit la lettre d'Hermione.

Cher Ron,
Je viens de recevoir un lettre d'Harry aujourd'hui. Il ne mentionne même pas les cadeau et autres confiseries que je lui ai envoyé pour son anniversaire. C'est très discourtois de sa part et ça ne lui ressemble pas du tout. Nous devons trouver un moyen de le sortir de là. Il est clairement horriblement déprimé ….

Ron se demandait bien comme elle pouvait voir si il était déprimé. Personne n'arriverait à une conclusion avec ses satanées lettres.

Dès que je reviendrais de vacances, j'essayerais de convaincre mes parents de me laisser venir au terrier.

Le cœur de Ron s'accéléra. Il était temps.

Une fois que nous serons ensemble, je suis sure qu'on trouvera quelque chose. Mes parents sont inquiet pourtant, ils commencent à se plaindre que je ne sois jamais à la maison, ce qui est s'en doute vrai, je pense.

Il grogna.

Torquay est magnifique et le temps est parfais, bien que je trouve la plage assez ennuyeuse…

Les images d'Hermione en bikini lui revinrent à l'esprit, ainsi que plusieurs façons de vaincre son ennui.

Le cottage dans lequel nous vivons appartenait il y deux cent ans à une sorcière du nom de Bess Butterflower. J'adore étudier l'histoire de cet endroit. Mes parents ne m'ont pas laissé prendre avec moi Contes et légendes des empathes. Ils disent que je ne devrait pas traduire en vacance, mais je ne trouve vraiment rien d'autre à faire. Ce serait tellement plus drôle si tu étais là, ainsi qu'Harry et Ginny, bien sur.

Ron ne voulait rien de plus. Bien qu'il aurait pu se passer d'Harry et Ginny. Ça gâcherait un peu son fantasme…

Si on pouvais juste se retrouver tous ensemble. Je sais que tout s'arrangerait.

Tu me manques.
Avec tout mon amour,
Hermione.

Tu me manques, avec tout mon amour, Hermione.

Ses mots se répétaient encore et encore dans la tête de Ron, son cœur battant frénétiquement. Ça ne voulait rien dire, si? Elle avait probablement écrit ça à tout le monde. Il se tourna vers Ginny pour jeter un coup d'œil à sa lettre et voir comment Hermione l'avait signé. Les yeux ne Ron se froncèrent alors qu'il la regardait lire page après page sa lettre

« heu, pourquoi ta lettre est plus longue que la mienne? » demanda Ron d'un ton accusateur, essayant de repousser la déception et la douleur qu'il ressentait.

Ginny leva les yeux au ciel. « Probablement parce qu'Hermione savait que tu ne supporterais pas quatre pages détaillant la fascinante cabane où elle vit et la vie d'une certaine Bess Butterflower. Je ne sais pas pourquoi elle pense que ça m'intéresse moi? » Ginny scanna les pages. « Oh, écoute, on peut y venir avec la poudre de cheminette. »

« Quoi! » rugit Ron, lui retirant la lettre des mains. « Elle vit dans une maison avec une cheminée magique depuis une semaine et elle ne me l'a pas dit! » Il cherchait frénétiquement sur la page, ne voyant réellement rien. « Hermione pourrait être là demain, même si c'est juste pour l'après midi. Pas vrai maman? »

« Mmm? Oh, oui. Bien sur mon chéri. Bien sur. »

« Hedwige est toujours là? » demanda Ron, qui agrippa une plume et un parchemin. Ginny le regardait comme si il était devenu fou. Ron commença à gribouiller.

Hermione,
Je n'en reviens pas que tu ne m'aies pas dit qu'on pouvait te joindre avec la poudre de cheminette. Il faut que tu viennes demain. Dit à tes parents que j'ai…qu'on a besoin de toi. Tu pourrais être de retour avant le dîner, si ils insistent.

Ron s'arrêta, se demandant comment signer sa lettre. 'Avec tout mon amour' était pas vraiment son style mais quoi alors…Il perdait du temps. Il gribouilla un simple Ron et plia la lettre pour écrire l'adresse. Mais il réfléchit et réouvrit la lettre, écrivant en bas du parchemin.

Ps: tu me manques aussi.

Il fourra la lettre dans l'enveloppe. « Hedwige, viens ici. » Il fit tenir tranquille l'oiseau en lui donnant un biscuit pendant qu'il attachait le papier. « Apporte ça directement à Hermione. »

« Ron! » le réprimanda Ginny. « Tu as ton propre hiboux. Tu ne peux pas renvoyer Hedwige sans une lettre pour Harry. »

Ouais, comme si Ron allait faire confiance à Coq pour ça. Il avait besoin que sa lettre arrive aujourd'hui. « Très bien, » il prit un autre morceau de parchemin.

Harry,
Tu ne vas pas bien! Arrête d'être un foutu crétin et ramène ton cul au terrier.
Ron

« Heureuse? » demanda t-il à sa sœur.

Ginny jeta un coup d'œil à la lettre avant de s'exclamer, « Ron. » Elle lui frappa le bras. « Tu es impossible. » Mais elle riait et Ron savait qu'une partie d'elle voulait faire la même chose.

Il attacha la seconde lettre à la patte d'Hedwige. « Maintenant rappelle toi, d'abord Hermione. »

Hermione s'assit sur une chaise de plage, près de ses parents, sur les côtes sablonneuses de Torquay. Elle étendit ses jambes pour que le bas de son corps sorte de l'ombre de leur parasol immense et qu'il soit réchauffé par le soleil.
Elle pencha sa tête en arrière les yeux fermés, mais entrouvrit l'œil gauche pour regarder sa mère qui comme prévu jetait un regard noir à ses jambes nues. Hermione attendit pour voir si elle allait faire un commentaire, mais sa mère se contenta de claquer la langue avec désapprobation et secoua la tête alors qu'elle revint à son livre.

Hermione se mordit la lèvre pour s'empêcher de sourire. Elle avait entendu les longues tirades sur les dangers du soleil bien avant qu'elle ne sache parler. Elle avait endurer des quantités de crèmes solaires et de chapeaux affreux. Alors la raison pour laquelle ses parents l'avaient entraîner deux semaines à la plage lui échappait.

Les choix parentaux des docteurs Granger avaient été assez curieux cet été. Ils avaient décidé d'oublier leur habituelle vacance en famille sur un site culturel historique en famille pour l'ensoleillé Torquay pour qu'Hermione 'se détende' et 'fasse comme une vrai adolescente'.

Après une vie entière à l'encourager à éviter toutes activités frivoles en faveur de l'enrichissement ses parents attendaient d'elle qu'elle s'allonge sur la plage et flirte avec d'étrange garçon? Tout en restant complètement à l'écart du soleil bien entendu. Peut-être était t-elle supposer flirter avec les garçons d'une façons enrichissant et pas du tout frivole.

Enfin, Hermione mourrait d'ennui. Merci mon dieu pour le CD de langue allemand qui se trouvait dans son walkman, ce n'était pas parce que ses parents ne la laissait pas traduire qu'elle ne pouvait pas s'y préparer.
Pourtant Hermione se sentait un peu coupable d'écouter le CD, elle savait que ses parents pensait que c'était de la musique classique. Elle était peut-être un peu trop dure envers sa mère et son père, rien de tout ça n'était leur faute, ils essayaient juste de se rapprocher d'elle du mieux qu'ils pouvaient.
Les Granger étaient des personnes très calmes et timides. Ils appréciaient les livres, la culture et la solitude. Ils avaient quelques amis qui leur ressemblait mais à part ça ils restaient très retiré et en était pleinement heureux. Ils n'étaient pas très doués quand il fallait se rapprocher des gens en générale, sans parler de leur fille qui possédait des pouvoirs magique et qui grandissait rapidement dans un endroit qu'ils ne pourraient jamais visiter.

Ses parents ignoraient à quel point Hermione avait été proche de la mort six semaines auparavant. Ils pensaient qu'elle se détendait après ses examens et non pas qu'elle soit embarquée dans une bataille aux côtés des personnes qui comptait le plus pour elle. Ils ne savaient pas qu'un de leur allié avait été assassiné cette nuit là. Ils ne savaient pas que son meilleur ami s'imposait un exil forcé, se repliant sur lui même, punissant probablement ses amis pour l'été dernier où il s'était sentit si abandonné.
Ses parents ne pouvait pas comprendre qu'il ne servait à rien qu'elle flirte avec les garçons sur la plage, alors qu'Hermione était déjà folle amoureuse de son autre meilleur ami.

Comment pouvaient t-il ne pas savoir? Elle avait passé un temps absurdement long à essayer de les protéger de tout ça. Ce n'était pas étonnant qu'Hermione se sentait isolé avec ses parents, sa maison n'en était plus vraiment une. Elle aurait voulu être à Poudlard, ou au square Grimmault ou au terrier…
Hermione prit une profonde inspiration et sortit un monceau de lettre de son sac de plage. En feuilletant les lettres froides d'Harry, elle ressentit une rage familière. Elle avait depuis longtemps dirigé toute sa frustration et sa colère envers les agissement d'Harry sur sa traîtresse de cousine. Ça lui permettait ainsi d'avoir un objet contre lequel rager mais aussi un moyen de focaliser son énergie.
Elle relit les lettres de Ginny, détaillant tout ce dont elles se souvenaient sur Adrianna et les livres d'empathes et leur théories sur pourquoi cette femme était t-elle entré dans la vie d'Harry en premier lieu et quel sorte de danger pouvait t-elle apporter dans le futur.
Pour l'instant elles n'avaient pas grand chose. Pourtant Hermione avait l'espoir qu'elle découvrirait tout en fin de compte.

« Chérie, » chuchota Mme Granger. Hermione surprise, releva la tête en enlevant ses écouteurs. Elle venait de réaliser qu'elle n'écoutait pas le disque, elle appuya sur le bouton stop.

« Chérie, ce n'est pas ton hiboux? » demanda sa mère avec un embarras évident. Aussi encourageant qu'essayait d'être ses parents, les démonstrations de la différence d'Hermione les gênaient. Les Granger n'aimaient pas attirer l'attention et la différence l'avait toujours attiré.

Hermione observa Hedwige se poser sur le bras de sa chaise. Elle fronça les sourcils en caressa le magnifique oiseau. Mal à l'aise elle retira les lettres de la patte qu'Hedwige lui tendait. C'était étrange, elle avait déjà reçu une lettre d'Harry ce matin.

Elle reconnut l'écriture brouillée de Ron et son cœur s'accéléra. Remarquant qu'une des lettres était pour Harry elle la rendit à Hedwige qui s'envola avant qu'Hermione ait une chance de la remercier, apparemment anxieuse de retourner à son maître. Au moins Hedwige avait accès à Harry.

Hermione tourna et retourna la lettre de Ron entre ses mains, en regardant anxieusement ses parents. « Je vais me promener. » dit t-elle distraitement en se levant.

« Oh,….um, d'accord, » bégaya sa mère alors qu'Hermione se dirigeait vers l'eau. « Hermione chérie! »

La jeune fille leva la tête pour voir sa mère portant le large chapeau d'Hermione et le paréo qui devait recouvrir son maillot de bain. Elle réprima l'envie de résister avant de revenir sur ses pas, d'enfoncer sur sa tête l'horrible chapeau et enrouler autour de sa taille son paréo. Visiblement son modeste une pièce n'était pas assez modeste.
Hermione marcha un peu le long de l'eau avant qu'elle ne trouve une formation de rocher vide et calme où elle pourrait lire sa lettre sans faire attention à ses réactions.
Elle ouvrit la lettre avec précaution et lit rapidement le gribouillage que formait ses mots. Un rire presque hystérique s'échappa d'elle, la lettre était presque aussi courte qu'une d'Harry mais elle était tout sauf froide.

Merlin, Ron la déstabilisait tellement. Elle avait essayait de comprendre où ils en étaient depuis qu'il lui avait dit qu'elle était belle à la gare. Ce n'était pas facile quand elle n'avait que des lettres, ce n'était pas comme si il était du genre à confier ses sentiments.

Mais il y avait des lettres comme celle-ci, des lettres réclamant sa présence, lui montrant à quel point elle lui manquait un millier de fois mieux que de simple mot. Mais tout ceci pouvait menait à de dangereuse espérance, après tout Hermione ne pouvait y voir que ce qu'elle voulait, Ron n'était jamais parfaitement explicite sur quoi que se soit. Elle pouvait tout aussi sûrement se préparer à avoir le cœur brisé.
Mais ça n'avait pas d'importance, pas vraiment. La décision qu'elle avait prise la dernière nuit à l'infirmerie tenait toujours. Quoique Ron ai besoin d'elle, elle le lui donnerait et tout ce qu'il était prêt à lui donner, elle le prendrait. Elle l'aimait. Hermione aurait très bien plus ne plus jamais ressentir ce genre de chose pour quelqu'un d'autre alors elle n'allait certainement pas gâcher cette opportunité. Elle devait juste commencer à emmagasiner des souvenirs.
Hermione baissa la tête vers la lettre de Ron. Elle voulait allait au terrier si fort que s'en était douloureux mais il n'y avait pas que ses parents à convaincre. Elle était dans un village moldu côtier, cheminée ou pas. Elle n'avait pas de poudre de cheminette et sans ça la connexion aux autres cheminées sorcières était inutile. Elle n'avait aucune idée de comment s'en procurer, elle ne savait même pas où trouver un hiboux pour envoyer une lettre à Ron.

Elle était totalement coupé du monde sorcier; Hermione ne pouvait que attendre que quelqu'un d'autre lui écrive à nouveau. En imaginant la réaction de Ron quand elle ne se montrerait pas le lendemain sans réponse à sa lettre, elle se sentait inutile et agitée.
Merde, elle détestait être dans le monde moldu. Elle détestait ça. Elle détestait ça. Hermione ne faisait pas partie de ce monde. Peut-être que comme elle ne se montrait pas, Ron viendrait ici juste pour l'engueuler. Ron avec elle, sur la plage…
Hermione se dirigea vers l'eau, ses pieds baignant dans l'océan qui se retirait par vague. Elle enroula ses bras autour d'elle, imaginant que ce soit ses bras à lui, la tenant fermement contre lui, son souffle contre sa joue, comme à la gare. Ses lèvres sur sa joue, son cou, sa…

Peut-être qu'alors la plage ne serait pas si mal que ça.

La baguette de Dolohov était pointé sur Hermione. Ron cria après elle, mais elle ne bougea pas, elle ne leva pas sa baguette. Il entendit le mange mort prononcer les mots clairement, doucement, distinctement. « Avada Kedavra. »

Ron ne pouvait plus bouger. Il cria « Hermione, non! » Il se débattit pour courir vers elle, mais des douzaines de mains le retenait, l'empêchant de la rejoindre. Il criait et criait mais sans résultat. Ron la regarda tomber sur le sol comme au ralentit. Pendant tout ce temps Dolohov riait.

Il se tourna vers ses ravisseurs, en sanglotant, les suppliant de le laisser la rejoindre. Ron découvrit ses cinq frères le retenant, avec une expression vide sur le visage. Il se retourna vers Hermione mais la scène avait changé. Ils étaient à un enterrement et un
cercueil se trouvait là où Hermione était tombé.

« Non! Non, elle n'est pas morte! Lâchez moi! » il repoussa ses frères mais les bras restreignant ne bougèrent pas.

Harry et Ginny étaient près du cercueil et il les appela à l'aide mais ils ne répondirent pas. Ils regardaient le cercueil comme ennuyé. Harry bailla et chuchota quelque chose à l'oreille de Ginny. Elle haussa les épaules et lui prit le bras. Elle se mit sur la pointe des pieds et lui embrassa la joue. Harry se tourna et la plaqua contre le cercueil, écrasant ses lèvres sur les siennes dans un dégoûtant roulage de pelle que la sœur de Ron lui rendit avec enthousiasme.
Il tira aussi fort qu'il le pouvait sur les bras de ses frères, jetant toutes les obscénités qu'il connaissait à Harry, hurlant le nom d'Hermione. Finalement Ron se libéra et commença à courir, courir, courir…
Puis il courrait à travers un cimetière, un brillant jour d'été. Il vit plusieurs têtes rousses au loin là où le cercueil était mis en terre. Ron était à bout de souffle, ses poumons le brûlait, mais il ne s'arrêta pas de courir, de crier. « Ce n'est pas vrai. Elle n'est pas morte. Ne faite pas ça.. »

Quand il arriva finalement, sa famille s'éloignait et la tombe était recouverte de terre. Harry se tourna vers lui et haussa les épaules avec insouciance. « Trop tard, mon vieux. Elle est partie pour de bon. » Il vit volte face et s'éloigna.

Ron tomba à genoux sanglotant, creusant le sol à main nue. Il savait qu'Hermione était là dessous, piégée….

Quand il réussit finalement à se libérer de son cauchemar il sauta hors de son lit, ayant besoin de s'éloigner le plus possible de son rêve. Essuyant son visage de sa main, il le découvrit recouvert de larmes. Merde! Il détestait pleurer. Faible, voilà ce qu'il était.
Ron fit les cent pas dans sa chambre se sentant piégé et désespéré. Il pouvait entendre son propre cœur battre dans ses oreilles et il se tirait les cheveux à s'en faire mal. Il avait besoin de voir Hermione. Il avait besoin de la voir maintenant.

Il voulait même utiliser la magie, tant pis pour les conséquences mais comment? Ron ne savait pas transplaner, il se démembrerait à coup sur…et il se souvint. Hermione avait une cheminée en connexion au réseau, il pouvait utiliser la poudre de cheminette pour aller au cottage, s'assurer qu'elle aille bien et être de retour avant que quiconque s'en rende compte.

Ron agrippa un t-shirt et se dirigea vers la porte.

Ginny n'était pas sure de savoir exactement ce qui l'avait réveillé, mais à en juger par les rayons lunaires qui pénétraient par sa fenêtre ce n'était pas à cause des bruits matinaux habituels de la maison qui s'éveillait. Elle se tourna et s'enfonça dans ses coussins, déterminée à se rendormir.

Elle entendit un léger bruit au dessus d'elle puis des pas. Son cœur s'accéléra et elle s'assit pour écouter attentivement. Les jumeaux avaient la chambre juste au dessus de la sienne, mais ils avaient déménagé dans leur propre appartement un mois auparavant après toute cette histoire sur la culotte d'Angelina. Ron était deux étages au dessus et ses parents deux étages en dessous et ils étaient les seules personnes supposées présentes dans la maison.

Le bois craqua dans les escaliers et Ginny sortit de son lit, cherchant après sa baguette. Si c'était l'idée que se faisait Ron d'une plaisanterie elle allait le détruire. Elle plaça son oreille contre la porte. N'entendant rien, elle l'ouvrit doucement.
Elle allait se faufiler au rez-de-chaussée et réveiller ses parents. Si c'était juste Ron, il méritait la rage de sa mère pour l'avoir effrayé comme ça.
Alors que Ginny glissait à l'extérieure de sa chambre, un bruit attira son regard sur les escaliers menant au quatrième étage. Une silhouette vêtu d'une cape noire leva sa baguette et la pointa vers elle. Ce fut la dernière chose dont elle se souvint.