Of Hearts and Heroes

Chapitre Treize

« C'est si bon de te voir, Harry. Comment vas tu? » Hermione fit son possible pour garder une voix légère tout en enlaçant son ami qui ne lui répondit pas. Elle voulait crier…ou pleurer. Mais aucune de se choses n'aurait aidé Harry.

Il paraissait en plus mauvaise état que la dernière fois où elle l'avait vu et il n'agissait pas comme…bien. C'était encore pire que ce qu'Hermione avait craint. Son cœur battait fort dans ses oreilles alors qu'elle entendit fol œil mentionner Dumbledore au loin.

Cela ne fit qu'augmenter son anxiété. Si Dumbledore sentait le besoin de venir au square Grimmault alors il devait s'être passé quelque chose d'horrible. « Pourquoi Dumbledore devrait être ici? » demanda Hermione, craignant profondément la réponse.

« Apparemment, nous avons une lettre qu'il est le seul à pouvoir ouvrir. Je garderai mes distances si j'étais vous jeune lady . » Ses yeux furent attirés par la lettre que Fol œil faisait virevolter dans les airs, à tel point qu'elle ne remarqua pas qu'il éloignait Harry jusqu'à ce qu'il soit arraché de ses bras.

Hermione secoua la tête en plein déni. Rien de tout cela n'avait un sens. Une lettre de qui? Pourquoi Fol œil éloignerait t-il Harry d'elle? Ginny chuchota le nom d'Harry. Hermione le fixa, cherchant son regard à la recherche d'un indice sur ce qui se passait, un signe du Harry qu'elle connaissait.

Puis Lupin prononça quelques mots qui stoppèrent son cœur…Et tout eut enfin un sens.

« Ce n'est pas Harry, Ginny. » Hermione sentit son sang se glacer dans ses veines. Elle regarda dans les yeux du garçon devant elle et sut qu'Harry Potter n'était pas derrière ses prunelles émeraudes. Elle trébucha en reculant.

« Ces mademoiselles, » dit l'imposteur. « Je ne suis pas Harry Potter. » La glace devint du feu alors que la rage montait en elle. Plutôt que de reculer encore, elle fit un pas en avant. « Où est Harry? Qui êtes vous? » demanda Hermione.

Le fraudeur trembla mais se contenta de secouer la tête. « Je ne peux pas le dire, mademoiselle. La lettre pour le professeur Dumbledore… »

Hermione agrippa ses épaules sévèrement, ses ongles transperçant sa peau. Elle le poussa, surprenant Maugrey par sa force, à tel point qu'il lâcha sa prise sur Harr…peu importe qui. « Où est t-il? Qui le détient? Qui a Harry? » hurla t-elle.

L'imposteur secouait la tête, paraissant terrifié. Quel sorte d'homme osait personnifier Harry tout en étant un tel…un tel lâche? Hermione allait le…

Elle se sentit poussé fermement loin de lui et Hermione regarda, choquée, Ron plaquer l'imposteur sur le mur, son avant bras sous le menton du captif, le coinçant à plusieurs centimètres au dessus du sol. Apparemment la colère de Ron décuplait admirablement sa force.

« Répond lui! » demanda Ron les dents serrées. « Qui es tu? » Quand il n'obtint pas de réponse il poussa plus fort, faisant tousser le manipulateur.

Hermione toucha le dos de Ron, serrant dans son poing une partie de sa chemise. Elle murmura, « Ron, » essayant de lui dire d'un simple intonation qu'il devait se calmer…mais qu'elle approuvait ses actions. Les temps étaient désespérés. Avec un calme étonnant, elle répéta sa question pour la troisième fois. « Qui es tu? »

« C'est…Dobby, » dit le garçon d'une petit voix.

Hermione vit autant qu'elle sentit Ron devenir raide sous l'effet de la rage. Sa mâchoire se contractait et se décontractait mais il ne bougea pas, il attendait un signe de sa part. « Ce n'est pas possible. » déclara t-elle avec conviction. L'imposteur acquiesça en la contre disant, incitant Ron à pousser encore plus fort contre sa gorge.

« Je pense que ça suffit, Ron, » dit Lupin, d'un ton très calme mais directif.

« Oh laisse les faire, Remus. J'ai l'impression qu'ils s'en tirent très bien. »

Prenant les mot de Fol œil pour une permission, Ron agrippa à deux main le dissimulateur et le souleva encore plus haut. « Avec qui est le vrai Harry? »

Hermione était subjugué, pas par sa violence et sa passion, mais par sa force et sa précision. En surface on aurait pu croire qu'il agissait aveuglément mais…il se contrôlait trop. Elle savait qu'il aurait pu utiliser bien plus de force que cela.

Le prisonnier déglutit nerveusement mais ne répondit pas. Ça devenait ridicule. Qui voudrait leur faire croire que c'était Dobby? Pensaient t-ils qu'ils étaient stupide? Ron était à deux doigt d'étouffer l'imposteur qui racontait une histoire bizarre très vague.

Elle en avait assez. Il n'y avait qu'une seule question dont elle voulait la réponse. « C'est Voldemort ou Adrianna? » demanda Hermione.

Les yeux de Ron se posèrent sur elle avant de revenir sur l'imposteur. Apparemment il ne s'attendait pas à ce qu'elle accuse Adrianna aussi clairement mais elle était plus que vindicative .

Le garçon dit d'une voix brisée. « Adrianna Potter, mademoiselle. »

La prise de Ron se relâcha, et l'imposteur glissa à terre. « Comment? » demanda le rouquin le souffle coupé.

« Polynectar, Mr Weasey, » gémit t-il.

S'en était trop. « Le poly nectar ne fonctionne pas sur les elfes! » ragea Hermione. Adrianna les prenait pour des amateurs? Des idiots? Elle savait comment fonctionnait le poly nectar. Qu'est ce que cette femme essayait de faire?

« Adrianna Potter a de grands pouvoirs magiques. Tout est écrit dans la lettre. » bégaya le dissimulateur lâchement. Hermione devait admettre que ses attitudes lui rappelait Dobby. Si c'était vraiment l'elfe, ça allait plus loin que de l'exploitation de le manipuler ainsi.

Avec un regard de dégoût, Ron empoigna sa chemise et Hermione su qu'il allait le plaquer à nouveau contre le mur. Mais et si… « Ron, » murmura t-elle, sa main retenant son bras. « Et si c'était Dobby ? »

Il se figea, tournant sa tête pour la regarder dans les yeux et elle vit une multitudes d'émotions se succéder sur son visage. La colère, la confusion, la culpabilité puis finalement la frustration et le désespoir alors qu'il lâchait l'imposteur lui permettant de tomber sur le sol. Il se détourna da la créature à ses pieds et passa nerveusement sa main dans ses cheveux. Et maintenant quoi? Ils devaient savoir ce qu'il y avait dans cette lettre. Hermione suivit Ron des yeux et vit Ginny pour la première fois depuis la révélation.

Elle était agenouillé sur le sol, mortellement pâle. Ron échangea des regards avec Hermione, faisant signe vers les quelques marches qui menaient à la cuisine. Elle comprit, ils devaient descendre avant que Dumbledore n'arrive. C'était le seul chemin vers la lettre, ils devaient s'y rendre avant qu'ils ne jettent un sort sur la pièce et qu'on les ignore. Ils n'allaient pas laisser ça arriver. C'était d'Harry dont on parlait, ils ne devaient pas rester dans l'ombre

Ron releva gentiment sa sœur en lui entourant la taille de son bras, elle l'accompagna en bas des marches un peu sonnée et Hermione les suivit gardant un œil sur les adultes. Ils devaient bouger rapidement.

Fol œil avança, secouant la lettre avec colère. « Où croyez vous aller? »

Hermione se tourna, les mains sur chaque mur qui entourait les escaliers, bloquant ainsi le chemin et permettant à Ron et Ginny de descendre sans problème. Elle fixait la lettre avidement, il y avait leur réponse là dedans. « Nous allons parler au professeur Dumbledore. »

« Il faudra me passer sur le corps miss. »

Il fit un pas en avant. Voyant sa chance Hermione lui jeta son regard le plus défiant et arracha la lettre de sa main. En faisant volte face, elle couru jusqu'au pied de l'escalier dans la cuisine et derrière la large silhouette de Ron. Ginny était assise près d'eux et Ron croisa les bras insolemment, les protégeant Ginny et elle de la colère des adultes.

Un sentiment de triomphe l'envahit malgré les horribles circonstances. Ils avaient la lettre, ils auraient leur réponse maintenant. Hermione et Ron formait assez bonne équipe en fait.

« Qu'est ce que vous faite tout les trois? » demanda Molly Weasley d'un ton choqué. Ron haussa les épaules en réponse sans bouger. Son entêtement qui la rendait folle habituellement, la sécurisa. Ils allaient retrouver Harry d'une façon ou d'une autre.

« Hey, si il… » un des jumeau commença.

« Nous sommes là, on ne part pas, » grogna Ron entre ses dents.

« Dans ce cas c'est nous qui allons bouger, » dit Molly furieusement à son fils.

La rage s'embrasant en Hermione. Les prenaient t-ils pour des enfants?

« Pas sans ça. » Elle leva la lettre, regardant les yeux de ses opposant briller.

Lupin entra dans la pièce derrière Fol œil, conduisant l'imposteur par le bras. « ça ne sert à rien Molly, laisse les rester, » dit t-il fatigué, comme si il n'avait plus aucune force pour se battre. Le professeur Lupin n'avait plus personne si Harry…

Stop. Hermione n'allait pas imaginer le pire. Harry allait revenir. Il n'était pas mort, ils allaient le retrouver. Merlin.

Une dispute plus approfondie fut éviter par l'apparition de Dumbledore au centre de la pièce tenant une boîte de Dragée surprise de Bertie vide qu'il avait sûrement utilisé comme portoloin. Avec précaution il observa la pièce, s'attardant sur les étudiants avant que son regard ne se pose longuement sur l'imposteur.

« Il y a une lettre? » demanda t-il sans émotion et Hermione se demanda si quoique se soit pouvait briser sa sérénité. Si cette situation n'y parvenait alors qu'est ce qui y parviendrait?

Brièvement, elle considéra le marchandage avant de tendre la lettre, mais Dumbledore n'était pas quelqu'un avec qui elle se sentait prête à jouer. Elle avait juste à espérer qu'il comprendrait ce que ça signifiait pour eux et qu'il les laisserait écouter le contenu de cette enveloppe. Elle devait lui faire confiance pour il fasse ce qu'il y de mieux.

Alors qu'elle fit anxieusement un pas en avant et qu'elle plaça la lettre dans sa paume tendue, elle souhaita avoir un fragment de l'assurance du directeur. Hermione retint le parchemin un peu plus longtemps que nécessaire avant de reculer et de trébucher sur Ron. Elle s'appuya légèrement contre lui, ayant besoin de son soutient. Elle priait pour que la lettre contienne les information dont ils avaient besoin parce que, mon dieu, que feraient t-ils sans Harry?

Dumbleodre ouvrit doucement la lettre. Comme si il avait tout le temps du monde, comme si la vie de leur meilleur ami n'était pas en danger.

« Albus, ne pensez vous pas que les enfants… » Molly entortillait nerveusement son tablier. Dumbledore leva la main pour la faire taire, ses yeux se posant sur les mots de la lettre à travers ses lunettes en forme de demi-lune.

« Non, Molly. La lette dit clairement que je dois lire à haute voix et que Miss Granger, Mr Weasley et miss Weasley doivent être présents. »

Hermione laissa échapper un long soupir. Au moins il ne paraissait pas contrarié par le fait qu'ils restent. Mais de qui se moquait t-elle? Peu importe qui était contrarie. Harry avait disparu.

Elle sentit Ron agripper sa main avant de la placer derrière son dos pour que personne ne vois leur doigts entrelacés. Hermione déglutit nerveusement et essaya de calmer les battements de son cœur. Pourquoi Adrianna avait t-elle insisté sur leur présence? Que leur voulait t-elle?

Dumbledore s'éclaircit la gorge. « Voyons voir, lisez cette partie…oui, oui…voilà…Mademoiselle Potter écrit…, »

Le directeur se mit à lire la lettre d'un ton léger et insouciant comme si c'était une agréable correspondance et non une situation de vie ou de mort.

« Harry est avec moi et je vous assure qu'il est en sécurité. Je comprends pourquoi vous souhaitez laisser Harry chez les Dursley cet été et pourquoi vous pensez qu'il s'agit de l'endroit le plus sur pour lui. Toute fois, je ne suis pas du tout d'accord? Étant sa dernière famille magique, il est maintenant de mon devoir de le protéger. »

Dumbledore s'arrêta à la forte exclamation de Mme Weasley. Hermione se sentait prête à exploser d'inquiétude et d'outrage. Foutu Adrianna, qu'elle brûle en enfer.

Le directeur continua. « J'accompagne cette lettre d'un petit sac… » à l'instant où il le dit, le sac en question apparut dans sa main. « Vous pouvait y placer un message à notre attention et nous reviendrons le plus vite possible. »

« J'y inclus aussi une lettre pour Ron et Hermione d'Harry, lui même… » les lettres apparurent également, « expliquant les raisons pour lesquels il a préféré venir avec moi et ne pas rester chez les Dursley. À cause de cela… »

Lundi 24 juin 1996

Harry était allongé sur son lit très dur au 4 Privet Drive à regarder le plafond. Il n'avait pas beaucoup changé depuis les quinze dernières heures, depuis qu'il était revenu de King's Cross. La musique horrifiante de Dudley lui battait dans les oreilles et il commençait à appréciait la douleur lancinante à ses temps.

Plus que soixante-sept jours et dix heures avant de retourner à Poudlard. Il devait bien en profiter, après tout il devait penser à beaucoup de chose. Réfléchir à ses pêcher, au moyen de se repentir, après c'était à ça que servait la prison, non?

Et c'était exactement où il était, la prison. Punit dans un confinement solitaire. Les Dursley l'ignoraient studieusement, ce qui était bien, leur seul contact était la nourriture qu'il glisser à travers l'entrebâillement de la porte.

Pas que Harry allez manger. Il n'arrivait même pas à trouver l'énergie pour se lever et repousser à l'extérieur la plateau intact. Sa simple vu le rendait malade, de toute façon.

À quoi lui servait la nourriture? Il était un bon à rien que personne ne voulait. Même pas une personne de toute façon. Il était une arme, pas humain. Si ils voulaient de lui, il ne serait pas coincé ici. Harry devait pourtant l'admettre, ses amis s'en sortirait mieux sans lui. Tout ce qu'il faisait c'était blessé ou tué les gens auquel il tenait. Merde, son esprit était une porte ouverte pour Voldemort.

Alors que le ciel devenait gris, Harry s'attela à la seconde chose sur laquelle il devait réfléchir. Comment allait t-il se détacher de ses amis quand il retournerait à Poudlard?

Ce serait difficile. Horriblement difficile. À cause de la peine que ça lui causerait et du fait que ses amis soient…têtus. Mais c'était nécessaire, il était temps de laisser Ron et Hermione avoir une vie normale. Ensuite Harry pourrait se concentrer sur ce qu'il devait apprendre pour la bataille finale et espérait qu'elle le tuerait.

« Merde, Harry. »

Harry se figea. C'était une voix? Ou juste un autre bruit de Dudley? Pourquoi quelqu'un serait t -il dans sa chambre?

« S'il te plait, dis moi que tu es sortit de ce lit au moins un moment aujourd'hui. Et qu'est ce que c'est que ce vacarme? »

Harry ne tourna pas la tête vers la voix, mais son cœur s'accéléra. Il ferma les yeux, se n'était pas réel, c'était un hallucination. Les gens ne commençait t-il pas à halluciner quand…?

« Imperturbis. » Le silence se fit dans la pièce alors qu'Harry tourna enfin la tête en retenant son souffle.

Adrianna se tenait au centre de la pièce, ses mains sur ses hanches, la colère et la désapprobation assombrissant ses traits. « Bon dieu, Harry. Ça fait quatre jours. Je te laisse seul quatre jours et c'est ça que tu deviens. Tu as presque seize ans. Tu devrais être capable de t'occuper de toi pendant quatre jours. Tu n'as même pas mangé, » l'accusa t-elle en donnant un coup de pied dans le plateau encore pleins qui traînait sur le sol. « Et ça, c'est dégueulasse. »

Harry cligna des yeux. C'était dur de croire qu'elle était là, rien que son existence était dure à croire. Ses derniers jours il avait réussi à se convaincre qu'Adrianna était le résultat de son imagination post deuil. Ou alors de son esprit qui se détériorait lentement.

Mais Adrianna paraissait bien réelle maintenant au milieu de sa chambre. Était t-elle venu pour l'emmener avec elle? Une boule se forma dans sa gorge en même temps que l'espoir lui revenait mais Harry repoussa ce sentiment bien vite. Il ne voulait pas qu'on vienne le sauver, il appartenait à cet enfer.

« Qu'est ce que tu fais ici? » demanda Harry, essayant de paraître en colère. Il n'allait pas jouer le rôle du petit garçon en manque qui la suppliait de le prendre avec elle , de le sauver. Il en avait finit avec toutes ses jolies histoires.

Adrianna semblait juste amusé par ses efforts ce qui était plus qu'irritant. Mais essayer de la convaincre qu'il n'avait pas besoin d'elle ou de toute autre chose était vain. Il avait oublié l'empathie. Merde. Comment pouvait t-il se défendre?

« J'ai dit que je viendrais, non? » dit tranquillement Adrianna comme si elle ne faisait que relater un fait. Mais les gens disaient beaucoup de choses et ils étaient tous des foutus menteurs. Pour Harry plus rien n'était évident.

Adrianna soupira, l'amusement s'effaçant de son visage en regardant autour d'elle. Elle s'approcha de son lit et lui poussa l'épaule en lui disant. « Assit toi. » Il y avait de l'affection dans sa voix, mais refusa d'en être affecté même si il fit ce qu'elle lui demanda.

Elle s'assit à côté de lui, fronçant les sourcils en rebondissant sur le dur matelas. Adrianna était un peu trop près à son goût. Au moins elle ne le touchait pas, c'était bien. Harry ne voulait pas être touché, réconforté. Il ne le voulait pas.

En soupirant Adrianna dit, « Alors, voilà les Dursley. »

Oui, c'était les Dursley. L'amertume lui laissait un goût sure dans la bouche. Harry agrippa le bord de son lit et garda ses yeux fixé sur le sol. Le silence qui suivit fut douloureux, que lui voulait t-elle?

« Harry, je…merde, je ne me doutais pas que c'était si grave. Je suis désolé. » Ses yeux se posèrent sur son visage, elle paraissait assez sincère, un peu coupable même. « Ma mère va complètement paniqué quand elle va en entendre parler, » continua Adrianna doucement. « Elle aurait pu prendre soin de toi bien mieux que ça. »

Des larmes menaçaient encore de tomber et Harry déglutit compulsivement alors qu'il l'étudiait. Il en avait plus que marre de pleurer. Il ne voulait pas entendre toute les choses qu'il ne pourrait jamais avoir, ça ne lui faisait rien de bon. Il serra la mâchoire. « Pourquoi ta mère voudrait de moi? On est même pas du même sang. » dit t-il méchamment? Pourquoi quelqu'un voudrait t-il de lui?

Adrianna le regarda gravement. « Beaucoup de personne veulent de toi Harry et si tu regardait tout ça avec un peu de logique, sans pessimisme et apitoiement, tu t'en rendrait compte. »

Harry lui dédia son expression la plus affreuse qu'il puisse trouver. Comment osait t-elle? Hypocrite, Adrianna n'était pas vraiment Miss optimisme. Et en plus il aimait son pessimisme et son apitoiement, ils ne l'avaient jamais laissé tomber et elle en pouvait pas lui prendre ça.

Sa cousine leva les yeux au ciel. « Très bien, boude autant que tu veux. Mais la vérité c'est qui y a de nombreuses personnes qui se soucient de toi et qui travaillent dur pour que tu sois en sécurité. »

Bien sur qu'ils le protégeaient, pensa Harry amèrement. Il était leur arme secrète, le seul qui pouvait vaincre Voldemort. Bien sur qu'ils voulaient qu'ils restent vivant.

« Ouais, et combien de personnes sont au courant pour la prophétie? » le défia Adrianna.

Ça le fit s'arrêter, c'était vrai. Harry savait que Dumbledore était le seul au courant. Il voulait la croire mais… « J'imagine, » dit t-il avec raideur. Peut-être qu'il pouvait lui donner une chance de s'expliquer.

« Oh, merci beaucoup, » dit Adrianna avec un petit sourire ironique, avant d'éclater de rire. Harry essaya de garder son expression sérieuse mais en fin de compte un sourire se dessina aussi sur son visage. Il ignorait pourquoi il s'amusait, sa vie était toujours un vrai bordel.

Après un moment le sourire d'Adrianna disparut et elle dit, « Tu sais Dumbledore est persuadé que c'est le seul endroit où tu seras en sécurité. »

Putain de merde, il s'en doutait. Il ne devait s'attendre à rien. Harry soupira et regarda au loin, il n'allait jamais sortir d'ici. Comment avait t-il pu croire autre chose?

« Moi, d'un autre côté, je ne suis pas du tout d'accord, » dit Adrianna doucement. Les yeux d'Harry se reposèrent sur sa cousine qui sourit malicieusement, serrant son cœur d'espoir. « Bien sur, » continua t-elle. « Je suis sure que c'est l'endroit le plus sure de Grande Bretagne. Les sort de protection familiaux sont très puissant mais il y a d'autres endroits dans le monde. »

Le cœur d'Harry battait follement. De quoi parlait t-elle?Il ne le supporterait pas si elle l'emplissait d'espoir pour encore être déçu. Mais si il y avait ne serait ce qu'une chance infime pour qu'il… »Où par exemple? » demanda t-il avec précaution.

« Bien, je pensais au japon. Il y a une petite école, à défaut d'un autre mot, où j'ai appris à contrôler mes pouvoirs. Je n'arrive pas à imaginer un endroit plus sur. On doit être invité pour savoir où elle se trouve. »

« Comme Poudlard? » demanda Harry dans un souffle.

« Pas vraiment. Ce n'est pas une école officielle. C'est plus petit et bien plus sur. Ils ne travaillent que…sur des cas spéciaux. » Adrianna sourit joueuse, comme il l le défiait de la suivre. Harry mâchouillait l'intérieur de sa joue, n'importe quel endroit devait être mieux qu'ici. « J'ai parlé à mon sensei. Il est d'accord pour t'apprendre l'occlumentie, » ajouta t-elle négligemment.

Harry fronça les sourcils, ça avait l'air passionnant.

« Pas besoin du faire du sarcasme. Écouté, je te promet que se sera bien plus intéressant que tes contacts précédents avec l'occlumentie. Tu te sentiras…plus fort. »

Si il maîtrisait l'occlumentie, ses amis ne seraient plus en si grand danger. Peut-être que si il maîtrisait cette compétence, il n'aurait pas besoin de les abandonner et si… « Tu seras là? » demanda Harry sans réfléchir. Merde, il était trop vulnérable, il devrait…

« Bien sur que je serai là. Je vais t'aider à t'entraîner, » répondit Adrianna, comme si c'était évident. Son regard paraissant pleins de certitudes.

Harry essaya de ne pas sourire mais il échoua. Le japon. C'était exotique, excitant et…si loin d'ici. « Quand partons nous? » demanda t-il avidement.

Adrianna soupira et mordit sa lèvre inférieur, la faisant paraître étrangement jeune et vulnérable.

« Harry, comme je l'ai dit, Dumbledore est très insistant sur le fait que tu doives rester ici... »

« Alors, convins le, » s'exclama Harry. Il n'aimait pas là où elle voulait en venir, elle tournait autour du pot. Adrianna ne pouvait pas venir ici, lui parler du Japon et repartir sans lui. Ce n'était pas juste.

Elle secoua la tête, « J'ai essayé, »

Putain! Pourquoi était t-elle donc venue? C'était tout si amplement cruel. « D'accord, » Harry n'allait pas pleurer, il allait peut être se remettre à casser quelque chose par contre. Oui, c'était….

« Alors, si tu veux venir, il va falloir que tu mettes en colère un grand nombre de gens. »

Harry eut le souffle coupé alors que se pensées destructrices s'évanouirent. Il n'allait pas être piégé à nouveau. « Qu'est ce que tu veux dire? » lâcha t-il.

« Si nous allons au Japon, il faut que tu sois prêt à mentir à tout le monde. Ron, Hermione, tout le monde. Ils doivent tous croire que tu es ici, cher les Dursley, pendant tout l'été, »

Harry fronça les sourcils, au moins il n'avait plus envie de casser quelque chose. Il aurait voulu qu'elle arrête de ne lui donner que des brides d'informations et qu'elle se décide à lui dire ce qui se passait. « Tu veux dire qu'on peux y aller? »

Adrianna sourit. « Pourquoi serai je ici sinon? J'ai passé les quatre derniers jours à arranger les choses pour que notre départ ne sois pas remarqué. »

S'enfuir, il pouvait vraiment partir, mais… « Mais, pourquoi cela doit être un secret? » Harry n'aimait pas mentir à Ron et Hermione. Ils ne méritaient pas ça. Il savait qu'ils allaient s'inquiéter pour lui, encore plus si ils ne comprenaient pas.

« je ne peux pas me permettre d'avoir quelqu'un qui me suis quelque soit son camps. Les gens ici ne me font pas nécessairement confiance et tu as cette connection avec Voldemort… »

Adrianna s'arrêta, ses yeux noisette le transperçant intensément. « Jusqu'à ce que tu maîtrises parfaitement l'occlumentie, je ne veux prendre aucun risque. »

C'est vrai, il ne fallait pas oublier, qu'un mage noir cinglé voulait le tuer. Harry ne pouvait plus supporter l'intensité de son regard, il regarda au loin. Merde, ça craignait d'être lui. Mais il pouvait partir si il le voulait, une part de lui ne pouvait pas croire que ça arrivait réellement. « On va vraiment désobéir à Dumbledore? » dit t-il presque pour lui même.

Adrianna renifla. « Mais qu'est ce que vous avez tous avec lui? Ce n'est pas comme si il était dieu! Comment fait t-il pour vous dicter votre conduite? Ce n'est pas sa décision. »

Harry fut surpris par sa colère. Personne ne remettait en cause Dumbledore, jamais. Il prenait soin de lui, d'eux, de tout le monde.

« écoute Harry, » dit Adrianna surchauffée. « Je suis ta famille, pas lui. Et sans le paternalisme à deux balles de Dumbledore, on se serait peut-être connu bien avant. »

Harry cessa de respirer, n'était ce pas exactement ce qu'il avait pensé?

« Tu crois vraiment ça? » demanda t-il doucement. Un monde où ils ne pouvaient pas avoir confiance en Dumbledore était vraiment effrayant.

Adrianna regarda au loin, parlant doucement, toute férocité l'ayant quitté, « Oui, non, Je pense que le destin a beaucoup à y faire aussi. Mais comme mes colères contre le destin ne m'ont jamais amené bien loin… »

Elle reposa son regard sur lui, apparaissant soudainement très fatiguée. « Dumbledore veux ce qu'il y a de mieux pour toi, je n'en doute pas. C'est juste… »

« …pas sa décision, » finit Harry, se sentant surprenamment libéré par cette idée.

Il n'avait pas à faire ce que Dumbledore disait. Mais était t-il vraiment au commende de sa propre vie ou était ce Adrianna qui prenait les rênes?

« Tu penses que nous devrions partir? »

« Bien sur. Mais c'est ton choix. »

Harry acquiesça s'était donc lui qui avait le contrôle, il pensa à Hermione et Ron même Ginny et Mme Weasley s'inquiétant pour lui, pensant qu'il pourrissait seul ici. Bien sur si il n'allait pas au Japon c'était exactement ce qu'il ferait.

Pourtant, ils seraient furieux si il ne leur disait pas et ils avaient tout les droits de l'être. Soudainement, Harry aurait souhaité que se ne soit pas sa décision enfin de compte, ce serait plus facile si il pouvait partir et blâmer quelqu'un d'autre.

« ça craint les responsabilités, hein? » dit Adrianna d'un ton à la fois amer et joueur.

« Il n'y a pas une solution où tout le monde est content? » demanda Harry pleins d'espoir. Peut-être qu'il y avait autre chose….

« Non. »

Super. C'était juste super. Bien, Harry n'allait pas choisir de rester chez les Dursley juste pour que ses amis ne soient pas en colère contre lui. N'avaient t-ils pas fait la même chose l'été dernier? Garder des secret pour sa sécurité. Harry ne ferait rien de bien différent. « Alors, c'est quoi ton plan? »

Le sourire d'Adrianna devint malicieux. Elle se leva et se plaça devant la fenêtre. Levant sa baguette le sort se brisa et le bruit qui passait pour de la musique battit à nouveau dans ses oreilles, mais cela permit efficacement de masquer le bruit de la fenêtre qui s'ouvrait.

« Harry, Pourquoi y a t-il des barreaux sur ta fenêtre? » Cria Adrianna par dessus le boucan. Harry haussa les épaules. La réponse n'était t-elle pas évidente? C'était une prison. « Longue histoire, » hurla t-il en réponse.

D'un autre coup de baguette, les barreaux disparurent. D'une certaines façon l'usage si habituel de la magie calma Harry tout le stimulant aussi efficacement qu'un injection d'adrénaline. Adrianna se pencha à la fenêtre et appela, « Dobby! »

Les yeux d'Harry s'écarquillèrent et il quitta enfin son lit pour se pencher par la fenêtre et voir son ami agenouillé dans les buissons. Cette vision était loin d'être réconfortante, la dernière fois que Dobby avait été ici, il avait eu un avertissement pour utilisation de magie illégale.

« Quelqu'un va le voir. » chuchota t-il à Adrianna, inquiet.

Elle leva les yeux au ciel et secoua sa baguette négligemment. « Tout va bien. » Adrianna fit signe à Dobby de monter et l'elfe sourit largement. Pop. Harry fit demi-tour et trouva l'elfe de maison au milieu de sa chambre.

« Harry Potter! » s'exclama Dobby, se jetant sur Harry et s'attachant à ses genoux. « Dobby est venu pour Harry Potter, monsieur. »

« Um, merci. » Harry regarda sa cousine refermer la fenêtre et relancer son sort, se demandant quand elle allait s'expliquer. Quand il s'imaginait être sauvé, Dobby n'y participait jamais.

« Harry Potter vit dans un endroit sordide. Dobby nettoiera pour lui. » L'elfe s'occupa, en chantonnant gaiement alors qu'il commençait à ranger la nourriture vieille d'un jour qui traînait sur le sol. Harry ne put que le fixer alors qu'il travaillait à une vitesse vertigineuse; Une vague d'affection l'envahit quand la nourriture rancie disparut, elle était assez dégoûtante.

Se sentant submergé par les événements, Harry se tourna vers sa cousine et lui demanda, « Mais comment Dobby…? »

« Il fait partit de mon plan de génie pour s'enfuit d'ici, » dit Adrianna avec un sourire satisfait.

Harry continua à la fixer, c'était ça son explication?

« Je ne comprends pas. »

Adrianna sortit de son sac une fiole qu'elle secoua devant lui joueuse. « Ceci est une version spécial de poly nectar, cadeau d'un de mes amis du MIA. C'est pour ça qu'on m'appelé à Poudlard, tu te souviens. Ça a été spécialement modifié pour les elfes, très rare, avec quelques ingrédients supplémentaire pour changer la voix, les manière, l'écriture…et comme chaque potion du MIA, elle durent indéfiniment, jusqu'à ce qu'on donne l'antidote bien sur. »

Elle devait plaisanter, Dobby ne pouvait pas personnifier Harry. Il était…il était Dobby. « Tu es sérieuse? »

Adrianna sourit en continuant, « Alors Dobby devient Harry. Il reste en sécurité chez les Dursley. Voldemort ne commence pas à chercher ailleurs. Tout le monde est content, tout le monde est en sécurité. »

À part Ron et Hermione, qui voulait qu'Harry soit avec eux. C'est drôle comment il n'arrivait pas à réaliser ça une heure auparavant alors que cela paraissait si clair maintenant. Il ne voulait pas leur faire de mal mais…putain, il voulait quitter cet endroit.

« Si j'écris des lettres à Ron, Hermione, au Weasley maintenant que je date pour tout l'été et que je leur envoie au fur et à mesure, leur disant que je vais bien…se sera la vérité, » suggéra Harry avidement. S'il te plait, dit que ça marcherait

Adrianna acquiesça mais elle avait l'air septique. « Ils le prendrons toujours mal. » Les épaules d'Harry s'affaissèrent, peut-être qu'il ne devait pas y aller.

« Mais, » continua Adrianna, « Alors tu manquerais cette aventure, ce voyage, cette découverte, l'usage illégal de la magie, » le cajola t-elle, en se plaçant à ses cotés et en le poussant avec son épaule. Harry se mordit la joue pour s'empêchait de sourire mais il s'appuya contre elle, appréciant le simple contact de son épaule.

Bien, Harry avait toujours été un bâtard égoïste. Pourquoi s'arrêter maintenant? Il tendit la main et arracha un cheveux d'une des mèches qui pendaient sur son visage. « Tu auras besoin de ça pour la potion. »

Adrianna sourit fièrement, prenant le cheveux. « ça c'est mon cousin. Potter jusqu'aux bout. » Harry savait qu'il venait de prendre une décision extrêmement égoïste, mais en regardant le large sourire de sa cousine il se sentit ridiculement fier. « Allez, commence à écrire ses lettres. » lui ordonna légèrement Adrianna.

Harry se sentit libéré d'un poids énorme lorsqu'il écrivit lettre après lettre sur une vérité artistiquement approximative. Beaucoup pour Hermione et Ron, quelque unes pour les Weasley, un peu plus pour Ginny. Bizarrement, il se sentait particulièrement coupable de lui mentir.

Regarder Dobby se transformer à son image fut l'une des expériences les plus étranges de sa jeune vie. Mais pas aussi bizarre que la liste d'instruction qu'Adrianna lui laissa sur sa façon de s'habiller, de se comporter, prenant bien son temps pour s'assurer qu'il porterait toujours des chaussettes assorties.

Faire ses valises fut rapide, Harry ne prit pas grand chose, juste l'essentiel. Son éclair de feu rétrécit, sa baguette, quelques photos et d'autres accessoires essentiels. Adrianna ricana devant ses vêtements d'occasions, lui expliquant qu'elle lui en achèterait de nouveau, qui lui irait pour une fois.

Malheureusement, Hedwige devrait rester pour maintenir les apparences et Adrianna passa un temps drôlement long à lui expliquer la situation.

Quand il furent prête à partir, Harry se sentait surexcité. Il ne pouvait s'arrêter de sourire, malgré l'anxiété qui l'envahissait. « Comment on va voyager? » demanda t-il avec impatience.

« Et bien on va en voiture jusqu'au ferry et on se rends en France, » expliqua Adrianna en vérifiant une dernière fois ses affaires. Elle paraissait étrangement maternelle en faisant ça malgré le fait que 'maternelle' n'était pas vraiment un terme qui s'appliquait à la cousine d'Harry. Il avala la boule qui se formait dans sa gorge.

« Une fois qu'on sera là bas, tu ne pourras plus être suivit par le ministère anglais…oh, j'ai presque oublié. » Adrianna sortit une autre fiole. « Bois ça. Ça va atténuer énormément ta magie, mais ça aura l'avantage d'empêcher toute légimentie pendant au moins quarante-huit heures. À ce moment là on sera trop loin pour que Voldemort te localise et il ne fera qu'assumer que tu toujours là, mais que le bloques d'une autre façon. »

Alors, ça y était. Ils partaient vraiment. Harry prit la potion boueuse, retenant son souffle en la buvant. Ce n'était pas si mauvais, un peu épicé.

« de France, on pourra transplaner où on veux. »

Harry s'étrangla avec les dernières gouttes de la potions. « Adrianna je ne sais pas transplaner. »

« Je sais. Tu es bien trop jeune pour ça. » dit Adrianna avec malice, tapant légèrement son dos alors que sa toux se calmait.

« On transplane ensemble? » parvint à dire Harry, sa respiration reprenant un rythme normal.

« Deux adultes? À l'autre bout du monde? Mon dieu non. Tu sais à quel point ça peut être dangereux? Peut -être avec un jeune enfant mais… » Elle tendit son poigné et désigna un de ses médaillons. « Aussi longtemps que l'on touche ça tout les deux, tu apparaîtra au même endroit que moi et tu seras couvert par mon permis de transplanage international. Les appariations intercontinentales sont très illégales pour les sorciers en général. »

D'accord, bien sur. On ne pouvait pas laisser les gens transplaner selon leur bon vouloir à l'autre bout du monde. Oh mon dieu, il allait transplaner à l'autre bout du monde. Rien ne lui avait parut aussi excitant.

Adrianna rétrécit son sac à dos et lui lança. Souriant largement, elle demanda, « prêt? »

Oh, oui. Il était prêt

Dimanche 4 août, 1996

Il était passé minuit et Ron avait les yeux grands ouverts. Cette fois-ci il ne s'était pas réveillé d'un cauchemar. Cette fois-ci, il n'avait même pas pu aller aussi loin. Ses yeux étaient scotchés au plafond craqué de sa chambre du square Grimmault depuis qu'il s'était réveillé. À côté de lui, son ami était évidemment absent.

Pas que Ron soit inquiet pour Harry. Pas comme Hermione et Ginny l'étaient. Elles devaient complètement folle ,la 'diabolique' Adrianna avait entre ses 'griffes' le pauvres Harry. Elle savaient vraiment utilisé ses mots.

De son côté Ron était soulagé. Harry n'avait pas été kidnappé, il avait clairement choisit d'aller au Japon et qui ne l'aurait pas fait si on lui en donnait l'opportunité? Ron était encore plus soulagé que le fils d'ogre qui lui avait écrit tout l'été n'était pas son meilleur ami. C'était agréable d'avoir une vrai lettre de lui.

Alors Harry était embarqué dans une aventure quelque part et il les rejoindrait bientôt. Avec un peu de chance beaucoup moins maussade. Ron avait l'espoir qu'Harry reviendrait les distraire avec l'histoire de ses exploits. Chanceux crétin.

Ron savait qu'il devrait en vouloir à son ami, malgré ses excuses sincères dans sa lettre. C'était ce qu'Hermione disait en tout cas, mais il n'arrivait pas à réunir assez d'énergie pour être en colère. Il allait en avoir bien assez avec les pleurs et la colère d'Hermione et de Ginny. Sans parler de sa mère.

Mais si les escapades d'Harry ne l'ennuyait pas que faisait t-il toujours éveillé? Ce n'était pas comme si les dernière vingt quatre heures n'avaient pas été épuisante. Bien que ne pas être capable de dormir n'était pas vraiment quelque chose de nouveau pour lui. Le corps de Ron avait appris à combattre le sommeil le plus longtemps possible pour éviter le tourment ses rêves

On pourrait penser que le fait d'avoir Hermione qui dormait tranquillement dans la pièce d'en dessous pourrait le calmer assez pour qu'il s'endorme. Ou peut-être que c'était le problème. Cette énergie constante que la présence d'Hermione distillait en lui, ne lui permettait pas de se reposer. Ou peut-être était ce qui s'était passé la nuit dernière.

Ils devaient encore l'admettre. Le baiser. Peut-être qu'il ne s'était pas…Non, ça c'était passé. Ron pouvait toujours la goûter, il voulait déguster cette saveur à nouveau. Il en avait besoin. C'était comme une drogue. Sauf qu'il en avait plus besoin que du chocolat, ou que de bierraubeurre, plus qu'une vie entière des petits plats de sa mère. C'était à ça que devait ressembler une addiction au Whisky pur feu. Ou alors, il devenait fou. Ouais, il prêtait définitivement les plombs.

Pourtant lui et Hermione étaient parvenu à laisser passer vingt-quatre heure, ensemble, sans laisser transparaître que quoique ce soit se soit passé. Bien, cela avait été une journée chargée.

Une partie de lui savait que ça valait mieux. Qu'est ce qu'en parler apporterait de bon de toute façon? Ron n'aimait même pas parler. Parler de baiser….c'était le pire des cauchemars. Ça l'inquiétait juste qu'Hermione ne l'ai pas mentionné, elle adorait parler. Peut-être voulait t-elle prétendre que ça ne s'était jamais passé.

Cette simple idée oppressa la poitrine de Ron et le rendit malade. Et il ne savait pas pourquoi. Il était content qu'elle n'en ai pas parlé. Content, putain. Ron voulait t-il vraiment l'entendre le rejeter? Le tourmenter?

Bien sur, il y avait un autre scénario…ils pourraient encore s'embrasser. Merde, Ron voulait vraiment embrasser Hermione à nouveau. Mais la seule chose que ça apporterait serait une addiction plus forte, une obsession plus sombre, une raison de plus pour que son futur soit déprimant et solitaire. Il devrait garder ses distances avant qu'il ne soit trop tard.

Pourtant un part de lui savait qu'il était déjà trop tard. Il ne pourrait pas s'éloigner de son pleins gré à présent. Son, corps ne l'écoutait plus. Si il avait une chance de toucher Hermione à nouveau, il ne pourrait pas s'en empêcher.

Et si c'était inévitable, pourquoi Ron se torturait t-il à attendre. Elle était juste en bas des escaliers, il pouvait se faufiler dans sa chambre et…Quoi? La peloter dans son sommeil? Quel genre de mec était t-il? Pourtant, il pourrait juste descendre et la regarder. Pour s'assurer qu'elle aille bien. Peut-être que son cerveau lui permettrait de dormir après.

Alors qu'il grimpait hors de son lit et se dirigeait vers sa chambre, il se demandait si ce soir il pourrait avoir assez de self-contrôle pour s'arrêter à regarder. Que pouvait t-il bien arriver avec Ginny dans la pièce de toute façon? Merde, Ginny. Peut-être…Le cœur de Ron s'arrêta quand il ouvrit la porte de leur chambre et qu'il trouva le lit d'Hermione vide.

Puis Ron remarqua une douce lumière sous la porte de l'autre côté du couloir. Avec précaution il se dirigea vers la salle de dessin où il trouva l'objet de ses recherches assises dans un coin du canapé, ses pieds cachés sous elle. La lettre d'Harry et le petit sac en forme de bourse qui fermait par un cordon étaient serré dans sa main. Un simple bougie brûlait à ses côtés, faisant briller sa peau. Hermione leva la tête et lui sourit timidement.

« Hey, » chuchota Ron, sentant une chaleur se répandre dans on corps, lui donnant l'impression qu'il avait bu bien trop d'alcool. Il lui rendit son doux sourire et s'assit à côté d'elle.

« Cauchemar? » demanda Hermione.

« Nan, j'ai pas été aussi loin. Quel est ton excuse? »

Hermione haussa les épaules et leva la bourse. « Ils n'ont pas répondu. Ça fait des heures. J'ai juste…quelqu'un doit attendre jusqu'à ce qu'ils répondent. » elle paraissait calme mais Ron pouvait entendre son intensité derrière ses mots.

« Harry a dit qu'il allait bien, Hermione. Mieux que bien en fait, » la rassura t-il doucement en touchant la lettre et caressa sa main au passage. Son cœur s'accéléra et il sentit cette part de lui se crisper, montrant les premières réactions à sa proximité. Putain, il était pathétique. Ce n'était qu'une main pour l'amour de dieu.

« Il est avec elle, Ron. Comment veux tu qu'il aille bien? » le coupa Hermione amèrement.

Et pourtant son excitation de se calma, au contraire elle semblait s'aggraver. Vraiment pathétique. Hermione était clairement bouleversée et il était un pervers. Sous une impulsion, Ron agrippa sa main, leur doigts s'entremêlant involontairement. « Hermione, tu étais en colère contre Adrianna parce qu'elle avait abandonné Harry, mais il est clair maintenant qu'elle ne l'a pas du tout abandonnée. C'est une bonne chose chérie. »

Merde. Ron se figea quand il réalisa ce qu'il venait de dire. Qu'est ce qui n'allait pas chez lui? Il pouvait sentir le regard d'Hermione sur son visage et il se força à le rencontrer, déterminé à prétendre qu'il ne venait pas de l'appeler 'chérie' Peut-être qui pouvait clamer une insomnie temporaire causé par la folie.

Hermione le regardait intensément. Que voulait t-elle de lui? Comment était t-il censé le savoir si elle ne lui disait pas? Peut-être qu'il devrait essayer de l'embrasser à nouveau, juste au cas où ce serait ce qu'elle veuille. Bien sur, Pourquoi voudrait t-elle cela?

« Ron, la nuit dernière… »

Oh merde. Les yeux de Ron remontèrent, il venait de réaliser qu'il fixait ses lèvres. Hermione voulait parler de la nuit dernière après tout. Que pouvait -il dire? Que devait t-il faire? Il n'était pas prêt pour ça.

« Ouais, » coassa Ron, sachant qu'il devait avoir l'air paniqué.

Hermione détourna le regard en chuchotant, « Peu importe, »

Elle paraissait déconfite, faisant de Ron le plus crétin du monde sorcier. Il ne pouvait pas laissé ça tombé maintenant, pas quand elle était si abattue. Il ne la rejetait pas. Il se força à dire, « Non, qu'est ce que tu allais dire? » Sa gorge ressemblait étrangement au Sahara.

Hermione lui jeta un coup d'œil, heureusement le regard malheureux avait disparut, ne laissant que l'anxiété. Elle prit une profonde inspiration et ses yeux se fixèrent sur ses genoux, ses dents meurtrissant sa lèvre inférieure. La lumière des chandelles rendait sa peau…

« Qu'est ce qui s'est passé la nuit dernière? » demanda Hermione et tout air quitta les poumons de Ron. Oh mon dieu.

Ron éloigna sa main de la sienne, incapable de maintenir un contact quelconque tout en ayant cette conversation. Il passa une main sur son visage. Devait t-il faire l'imbécile? Prétendre ne pas comprendre? Ça avait plutôt bien marché par le passé.

« Um, » commença t-il. Mais faire l'imbécile ne fonctionnait pas très bien avec Hermione. Ça ne faisait que le mettre en colère habituellement. Puis elle l'insulterait en lui disant qu'il était stupide, et il se sentirait un vrai merde alors ils commenceraient à se disputer…

Parle, idiot. Hermione voulait qu'il dise quelque chose. « Je um…suis rentré dans ta chambre pour voir si tu allais bien. Tu…parlais dans ton sommeil. Alors, je me suis approché pour entendre ce que tu disais…et uh… »

Voir, pensa Ron, si elle faisait un rêve érotique sur lui. Merde elle allait le tuer. Il se força à continuer à parler, son visage enfouit dans ses mains. Il ne pouvait pas la regarder. « Et j'étais en quelque sorte assis au bord du lit et…um, je me suis penché…puis tu m'a embrassé… »

Ça paraissait affreux, Ron paniqua. « je suis désolé Hermione. Je suis désolé, j'ai juste été surpris. Je n'aurai pas du te rendre ton baiser. Je savais que tu 'étais pas réveillé. Je te jure… »

Jure quoi, crétin? De ne plus jamais le faire. Ron savait qu'il était incapable de tenir cette promesse.

« Non. Je suis désolée, Ron. » dit Hermione raidement, regardant toujours son giron. Elle se recroquevillait sur elle même. « Tu n'aurai pas du être obligé à supporter…. »

Ron éclata de rire. « Supporter? Merde Hermione, c'était sacrément bon! »

Putain! Putain! Ne lui restait t-il aucun self contrôle?

Ses yeux se posèrent précipitamment sur lui, elle le regardait, choquée, la bouche ouverte. Il se mit à gigoter, sentant un besoin intense de s'enfuir. À quoi pensait t-elle?Ugh! Il n'arrivait pas à croire qu'il venait juste de se demander à quoi penser une fille. Que lui arrivait t-il?

Sans la regarder, Ron dit, « On devrait essayer d'aller dormir. » Il avait besoin de sortit avant de s'humilier encore plus.

Mais avant qu'il puisse se lever il sentit sa main recouvrir à nouveau la sienne. « Tu peux dormir ici, » dit Hermione si doucement qu'il crut un instant l'avoir imaginé.

Ron la dévisagea à la recherche d'une peur quelconque envers lui. Tout ce qu'il découvrit fut un accueil chaleureux. « Vraiment? » demanda t-il en écho à la nuit précédente.

Hermione sourit comme si elle s'en souvenait aussi. « Oui, » sa voix était pareil à du velours. « Je vais juste attendre encore un peu. » sa main se serra autour du sac. « Se serait bien si tu… »

Il ne la laissa pas finir, il serra juste sa main et se déplaça pour s'allonger à capoté d'elle sur le canapé. Ron n'était pas assez stupide pour risque qu'elle retire l'invitation.

De plus si elle voulait de la compagnie, il n'allait pas la laisser attendre seule. C'était inconfortable, vu que le mobilier n'était pas assez long pour lui mais il parvint à se faire une petite place.

« Viens. » Hermione prit sa tête entre ses mains et la guida sur ses genoux.

Maintenant il était bien installé. Blottit dans le fauteuil, sa tête sur ses cuisses, ses mains caressant doucement ses cheveux, Ron s'endormit facilement, toutes pensées indésirables s'évanouissant.

Hermione put dire le moment exacte où Ron s'endormit. Sa respiration s'apaisa, toute tension quitta ses muscles. Il lui semblait incroyable qu'il ai des problèmes pour dormir. Il tombait endormit si facilement quand il était avec elle.
Il ne pouvait rien y avoir de mieux que lui blottit contre elle, ses cheveux lisse caressant ses doigts. Hermione prit une profonde inspiration. Elle l'aimait tellement.

Ils étaient sur une corde raide; Prêt à tomber à chaque instant. Ron pouvait tomber d'un côté ou de l'autre. Près ou loin d'elle. Hermione sentait toutes les possibilités qui flottaient dans l'air de la pièce. Elle n'avait jamais été si proche d'avoir ce qu'elle voulait. Peut-être qu'il n'était pas amoureux d'elle. Peut-être même qu'il n'avait aucun faible pour elle. Mais il n'en était pas loin.

Ron s'inquiétait pour elle. Profondément. C'était clair. Ils avaient la plus forte des amitiés, basé sur la confiance, le respect mutuel et une sincère affection. Hermione pourrait aller plus loin et dire qu'il l'aimait. Comme une amie tout du moins. Et maintenant…maintenant il devenait clair qu'il la désirait, aussi.

Cette simple pensée coupait le souffle à Hermione. Comment quelqu'un tel que Ron pouvait être attiré, physiquement , par sa petite personne si ordinaire? Mais il l'était, la preuve était là. Il l'avait embrassé et lui avait dit que c'était bien. Il avait dit qu'elle était belle. Plus que belle, magnifique. Et elle avait vu le désir dans ses yeux.

Le désir. Wow. L'amitié et le désir, c'était plutôt un bon début, vraiment. Les bases essentiels à une relation longue et durable, pour tomber amoureux. Hermione ne s'était jamais sentie aussi pleine d'espoir et terrifiée dans sa vie. Elle pouvait voir tout ce qu'elle avait toujours voulu, juste là, elle n'avait qu'à tendre la main et à s'agripper. Sans l'envoyer au fond de l'abîme.

Elle baissa les yeux et sourit en voyant Ron enfouir sa tête sur ses genoux, comme un enfant le ferait avec un ours en peluche.

Ron n'était pas prête. Malgré l'envie qu'Hermione avait qu'il le soit, il n'était pas prêt pour une relation. Non, ce n'était pas vrai. C'était la conversation qui la précédait pour laquelle il n'était pas prêt.

Celle où ils s'asseyaient et discutaient de leur sentiment et de leur engagement l'un envers l'autre. Si elle poussait, avant qu'il soit proprement préparé, elle le perdrait. Mais si elle en le faisait pas, elle risquait de perdre cette…cette opportunité. Et qui pouvait savoir si elle en aurait à nouveau une.

Hermione savait ce qu'elle avait à faire, et ça l'excitait, l'horrifiait, et l'emplissait d'un millions d'autres émotions qu'elle ne pouvait nommée. Elle avait juste besoin d'utiliser ce qu'elle avait déjà avec lui. Les deux ingrédients essentiels. La tendresse de leur amitié et la chaleur de son désir.

Il la désirait non? Tout ce qu'Hermione avait besoin de faire c'était corser un peu les choses. Rien de fou. Elle n'était pas une pute ou autre chose. Juste quelques baisers entre amis pour qu'il en veuille plus. Pour qu'elle se rende indispensable à ses yeux. C'était ce qu'elle avait besoin d'être, indispensable. Alors Ron ne serait pas capable de d'empêcher de tomber amoureux d'elle. Il ne serait pas capable de la quitter. Jamais.

Bien, en théorie. Hermione se pencha en avant et déposa un baiser sur son front. C'était son plan, son plan incroyablement idiot et follement hasardeux. Elle pouvait tout perdre, sa fierté, sa réputation, son meilleur ami…mais si ça marchait…

Hermione devait risquer sa chance. Et si elle ne le faisait pas et que Ron était l'amour de sa vie et qu'il trouve quelqu'un d'autre? Alors ils seraient tout les deux misérables, et ça serait de sa faute pour ne pas avoir fait ce qu'il fallait. Il était temps de prouver que le choixpeau ne s'était pas trompé. Hermione était une Griffondor.

Elle se pencha et souffla sa chandelle, gigotant un peu dans son siége pour parvenir à s'allonger un peu. Encouragée quand Ron ne se réveilla pas, Hermione remonta ses pieds sur le fauteuil à côté de lui et il se contenta d'enlacer sa taille et d'enfouir sa tête contre son ventre, provoquant chez elle un sentiment dérangeant.

Et , s'appuyant contre l'accoudoir du canapé, elle ferma les yeux. Hermione doutait qu'elle parvienne à s'endormir…

« Hermione. Ron. Réveillez vous idiot! Si vous ne voulez pas que les jumeaux vous voient, vous feriez bien de bouger! »

La voix de Ginny traversa le brouillard et Hermione cligna des yeux pour découvrir la lumière du jour. Elle sentit un poids sur sa poitrine, elle baissa les yeux et découvrit une touffe de cheveux roux installée sur elle.

« Vous deux, vous êtes foutu, plus jamais les jumeaux n'arrêteront de se moquer! » chuchota durement Ginny, les mains sur les hanches. Elle faisait une excellente imitation de sa mère.

Hermione sentit son visage se réchauffer quand elle commença à se réveiller réellement et prendre conscience de la nature de la situation. « Ron! » dit t-elle sèchement en levant sa tête assez violemment de sa poitrine.

Les magnifiques yeux bleu de Ron s'ouvrirent et se posèrent sur elle. Quand il lui sourit elle oublia qu'ils n'étaient pas seul, un sourire stupide se dessina sur son visage alors qu'elle lui rendit son salut.

« Vous essayez de me faire vomir? »

Au mots de sa sœur Ron devint écarlate et se redressa précipitamment pour s'asseoir. Paraissant gêné, il ne cessait de regarder autour de lui. Déçue, Hermione baissa les yeux vers ses mains.

« Oh mon dieu…Ron. »

Il rencontra son regard, alors qu'elle levait sa main. Elle l'ouvrit pour révéler le sac d'Adrianna, il y avait un rouleau de parchemin à l'intérieur.

Et voila le chapitre treize . comme la dernière fois la suite de se chapitre (Le quatorze donc) est disponible sur notre site (voir notre profil) .Avis aux amateur.