Of Hearts and Heroes

Chapitre Quatorze

Ginny était assise sur le trottoir à l'extérieur du square Grimmauld en se rongeant les ongles, habitude qu'elle avait pourtant abandonnée lorsqu'elle avait neuf ans. Heureusement pour elle sa mère était trop occupé à faire les cents pas et à frapper du pieds pour le remarquer. En fait, tout le monde était trop préoccupé pour le remarquer.

Ils devaient former un étrange tableau, un peu moins d'une douzaine de sorcière et sorcier dans différents styles d'habit moldus. En fait, ils avaient beaucoup de chance qu'aucun moldus ne les ai vu réunit devant une maison qu'aucun étranger ne pouvait voir. Mais c'était pour ça qu'ils étaient à l'extérieur en premier lieu. Adrianna ne pouvait pas entrer ou même trouver l'endroit, sans que Dumbledore ne lui dise le secret, personnellement.

En ce qui la concernait, Ginny espérait que Dumbledore maudisse cette sorcière pour la renvoyer d'où elle venait. Ils n'avaient qu'à agripper Harry et courir. Pourquoi considérait t-il même le fait de dire à Adrianna où était le quartier général? Ça paraissait assez stupide pour Ginny, mais personne ne l'écoutait. Personne ne l'écoutait jamais. Bien sur Dumbledore ne s'était pas encore montré alors…peut-être qu'ils pourraient abandonner Adrianna en disparaissant dans la maison.

« Merde, » jura Ginny entre ses dents alors qu'elle mordit trop fort l'un de ses ongles, le faisant saigner. Elle suça son doigts, regardant autour d'elle pour voir si quelqu'un allait la réprimander pour son langage, mais, encore une fois personne ne lui prêtait attention. L'avait t-il fait une jour?

Quand allaient t-ils arriver? Ginny avait présumé qu'Adrianna et Harry arriveraient par portoloin, mais si ça avait été le cas, ils seraient déjà là. Les portoloin étaient très précis et la lettre qu'ils avaient reçut hier matin disait qu'ils seraient là à deux heures du matin. Il était deux heure et demi.

Elle le savait car sa mère avait conjuré une horloge sur la chaussée, récoltant ainsi les plainte d'un Fol Œil déjà énervé. Quand Harry ne c'était pas montré à deux heure pile, mme Weasley avait insisté pour qu'on rallume les lampadaires pour les nouveaux arrivants soient capable de voir. Maugrey n'était pas du tout d'accord mais après une dispute assez chaude, il abandonna et il ne cessait à présent de bougonner entre ses dents.

Ginny cherchait dans le ciel les signes d'un balais, jusqu'à ce que le bruit des crissement de pneus d'une voiture attira son regard sur la route. C'était une des ses petites voiture rouge bonbon, brillante et rapide. Le cœur de Ginny s'arrêta un instant quand elle vit Harry en sortir. Finalement. Était ce le côté du conducteur?

La porte la plus proche de Ginny s'ouvrit pour laisser sortir l'objet de sa haine estivale, paraissant heureuse et innocente dans un jean et portant un longue queue de cheval.

Adrianna se tourna vers Harry en s'appuyant contre la voiture. « Rappelle moi, plus jamais de conduite en ville. »

Harry lui dédia un magnifique sourire triomphant. « Hey, je m'en suis bien sortie. Admet le. » Son sourire étourdit un peu Ginny. Il était là, il était à la maison. Mais pourquoi conduisait t-il une voiture? Peut-être que ce n'était pas non plus Harry. Elle croisa fermement les bras et ce qu'il restait de ses ongles s'enfoncèrent dans sa peau.

Adrianna leva les yeux au ciel, souriant affectueusement. « Ouais pour quelqu'un qui conduit depuis quatre jours, tu as été fantastique. » Elle tendit la main et Harry lui lança les clés dans un mouvement qui semblait habituel.

« Vous l'avez laissé conduire! » s'exclama Molly d'une voix si aigu que Ginny grinça des dents.

Adrianna se retourna doucement, son sourire s'effaçant de son visage. Toute traces d'affection étaient caché par la dureté de ses traits. La sorcière croisa les bras sur sa poitrine.

« Il a seize ans, » la coupa t-elle, ses yeux fixés sur Mme Weasley. « Il a même un permis. Un faux permis, oui, mais un permis tout de même. De plus Harry devait conduire, sinon nous n'aurions jamais trouvé cet endroit. »

« Conduire et dangereux, » répliqua Molly.

Les coins de la bouche d'Adrianna se soulevèrent dans un sourire amer. « Beaucoup de choses sont dangereuse. » Elle observa la plus vieille femme avec précaution. « Alors, vous êtes Molly Weasley, » dit t-elle doucement, provoquant un froncement de sourcil de la part de Ginny.

Que voulait t-elle dire? C'était très étrange, cela aurait pu être pris comme un défi mais ça ne l'était pas. C'était…contemplatif, peut-être. Adrianna observa le groupe, s'attardant sur Mr Weasley et les jumeaux. Ginny se souvint de l'étrange réaction d'Adrianna à son nom la première fois qu'elle s'était rencontré. Était t-elle…

« Oh, c'est vrai. 'Adriana, je te présente mme Weasley… » Harry fit un pas en avant pour faire les présentations et soudainement Ginny ne pu plus entendre un mot de ce qu'il disait, lui ou n'importe qui d'autre d'ailleurs. Le fils de ses pensées était perdu. Poof. Juste comme ça.

Bon sang. Était ce réellement Harry Potter? Wow. Vraiment, Wow? Ginny se mit tant bien que mal sur ses jambes pour mieux le voir et quand elle le vit elle dut se mordre la joue pour s'empêcher d'exclamer à voix haute.

Harry était plus grand de cinq, six centimètres. Il n'était pas vraiment grand mais on ne pouvait plus dire de lui qui était un petit garçon léger. En fait, il n'était plus mince. Son visage s'était remplis perdant ainsi son apparence décharnée. Il avait l'air en bonne santé, ses vêtements accentuait ses nouveaux muscles, lui allant parfaitement. Trop parfaitement à en juger par les paumes moites de Ginny. Ce n'était pas juste qu'il soit plus attirant. Qu'était t-elle supposé faire à présent?

Mais plus important que l'aspect généralement plus viril et sain de l'amourette d'enfance de Ginny, la lumière et le feu qui étaient revenu dans les yeux d'Harry, cette lumière qu'elle avait vu sur le quai tant d'année auparavant. Mon dieu, Ginny espérait que ce soit le vrai Harry. Elle jurait que si c'était lui, elle pardonnait tout à Adrianna. Si elle pouvait faire ça à son Harry, alors elle devenait l'héroïne de Ginny.

Fol Œil toutefois était moins optimiste. Quand les présentations arrivèrent à lui, il recula. « Ce n'est pas Harry Potter. Personne ne change autant en six semaines. »

Le regard coupable qu' arborait déjà Harry s'intensifia encore lorsqu'il répondit faiblement, « Quatorze semaines en fait. »

Maugrey grogna, en s'approchant pour lui lancer un regard noir. « Pardon?»

Ginny retint son souffle, espérant qui aurait une bonne réponse à ça. Elle n'aurait pas pu le supporter si c'était un autre imposteur. Harry déglutit nerveusement et jeta un coup d'œil à sa cousine. « Pour Adrianna et moi, ça fait quatorze semaines. »

« Si on calcule approximativement les horaires dans les différentes réalités, » continua Adrianna, fixant Fol Œil d'un regard qui ne pouvait être qualifié que d'insolent. Cette femme ne semblait intimidé par personne.

Harry s'éclaircit la gorge. « Le temps passait différemment quand on s'entraînait au Japon… » Il s'arrêta légèrement effrayé. D'après l'expression qu'arborait le visage de l'auror, il devait être effrayé. Ginny l'était.

Fol œil s'approcha encore, en disant tranquillement mais avec intensité. « Prouve le. »

Harry haussa les sourcils, troublé, « Prouver que le temps… »

« Il veux dire que tu es toi, Harry, » l'interrompit Adrianna, elle avait l'air d'en avoir assez comme si tout cela n'était qu'un énième inconvénient. Elle était empathe. Ne pouvait t-elle pas comprendre ce que cela représentait pour Ginny et sa famille?

Dès qu'elle eut pensé ceci, le visage d'Adrianna se tourna vers elle, ses yeux plongeant dans ceux de Ginny qui se figea d'appréhension. Puis l'expression d'Adrianna s'adoucit juste un peu surtout autour des yeux et de la bouche. Sans quitter Ginny des yeux, elle dit à son cousin, « dit lui quelque chose que personne d'autre ne peux savoir. »

«Oh, Ok. » acquiesça Harry apparemment reconnaissant d'avoir des instructions et il commença à raconter des exploits passés qui firent soulever d'étonnement les sourcils de Ginny et s'exclamer sa mère. Il semblait que personne ne connaissait grand chose des aventures d'Harry.

Ce ne fut pas avant qu'il raconta chaque petit détail du jour où Maugrey et le reste de l'ordre avait sauvé Harry des Dursley l'été dernier que Fol Œil grogna son approbation. Enfin, peut-être pas son approbation, son acceptation à contre cœur peut-être.

Pourtant il aurait peut-être continué son interrogatoire si Hermione se s'était pas précipité vers eux. « Harry Potter, ne nous fait plus jamais une peur pareil. » cria t-elle en larme, tout en tapant du pied. Puis elle se jeta sur lui et il la rattrapa dans une chaleureuse étreinte fraternelle.

Ginny entendit à peine le 'pardon' chuchoté dans les boucles touffue d'Hermione. Elle essayait de repousser la jalousie qui l'envahit pendant leurs longues embrassades mais en fin de compte elle ne put s'empêcher de sourire. Un soulagement intense l'envahit. C'était son Harry, il était à la maison.

« Wow, j'ai l'impression que ça fait une éternité que je ne vous ai pas vu, » dit Harry en repoussant Hermione en se tournant vers Ron pour le saluer. « Désolé, mon grand, je… »

Ron l'entraîna dans une étreinte inhabituelle mais masculine. Le relâchant rapidement, il marmonna, « On est quitte pour l'année dernière. Mais ne recommence plus. » Ils se sourirent complice avant de regarder leur pieds. Les garçons. Ginny leva les yeux au ciel.

Et elle resta planté là, paralysée d'étonnement, lorsque Harry se tourna vers elle pour la saluer. Ginny était t-elle réellement la personne la plus importante après ses amis? Ou était t-elle juste la plus proche de lui?

« Hey, Gin, » Il la salua avec un petit sourire. « Désolé pour t'avoir déçu. » Il fit un pas en avant et ouvrit ses bras…Mon dieu, il allait l'enlacer. Depuis quand Harry était si à l'aise avec le fait de toucher les gens? De la toucher?

Merlin, les bras d'Harry était autour d'elle pour la première fois et Ginny était sure qu'elle allait mourir. Des larmes coulèrent librement de ses joues et elle les essuya rageusement tout en passant ses bras autour de ses épaules pour lui rendre son étreinte. Wow, était ce vraiment les épaule d'Harry?

Leur étreinte sembla durer une éternité. Ginny se demanda si Harry attendait qu'elle dise quelque chose. Si elle se taisait, continuerait t-il à l'enlacer? Elle pouvait faire ça. Mais bon, il y avait trois de ses frères présent donc ce n'était pas très réaliste. « Tu nous a manqué, » parvint à dire Ginny au creux de son épaule.

Harry s'éloigna et lui sourit, en disant doucement, « Tu m'as manqué aussi. »

Son cœur battait la chamade et son souffle se coupa. Ginny essaya de regagner ses esprits lorsque sa mère intervint et écrasa Harry dans une étreinte suffocante. Cela lui permit de se ressaisir, de ne pas trop analyser. C'était juste une étreinte amicale, Harry enlaçait tout le monde. Elle n'était pas spéciale.

Après qu'Harry eut saluer le reste de la famille, Tonks et Remus, il se tourna nerveusement vers sa cousine. Elle lui dédia un sourire rassurant alors qu'elle jouait avec les clés causant l'ouverture du coffre. Sortant un sac à dos en cuir, elle le lança à Harry avant de jeter son propre sac sur son épaule. Elle ferma le coffre, sortit sa baguette et tapa une fois la voiture. «Reducio. ».

« Vous ne pouvez pas faire de la magie au milieu de la rue! » cria Molly, outrée. « Les moldus! » Bien sur les cris n'allaient pas du tout les réveiller.

« Parce que vous être si discrète, vous, » dit Adrianna levant les yeux au ciel. « Personne ne regarde. Je suis capable de le voir. Empathie, vous vous souvenez? Vous ne pensez pas qu'un moldu témoin d'un événement magique laisserait une forte énergie émotionnelle? »

Mme Weasley bouillonnait alors qu'elle plongeait dans les yeux durs et arrogants d'Adrianna. Ginny ne put s'empêcher de voir que la dureté des traits de la sorcière allait et venait, comme des murs qu'elle pouvait ériger à volonté. « Je ne vois pas comment…Les objets moldu enchantés son illégaux dans ce pays, jeune fille, » réprimanda sa mère, comme si elle parlait à un jeune enfant.

« Molly, » la prévint Arthur, mettant son bras autour de la taille de sa femme.

Apparemment la mère de Ginny mourrait d'envie de se disputer et il semblait qu'Adrianna était prête à s'exécuter. « Et bien, c'est une bonne chose que cette voiture ne soit pas enchanté. C'est juste une voiture. » sourit t-elle sans joie. « Et maintenant c'est juste très petite voiture. »

Adrianna la ramassa et la plaça dans son sac pour appuyer ses dires.

Ginny esquissa un sourire devant tant d'impertinence et vit ses frères en faire de même.

L'impertinence était hautement estimé chez les Weasley. Enfin, par tous sauf leur matriarche qui continuait à se renfrogner, sa poitrine se levant de colère.

« Vraiment, Mme Weasley, » dit Harry rapidement, clairement inconfortable à cause de toute cette tension. « La voiture ne peux rien faire toute seule. »

La réponse de Molly fut interrompu par un fort, Crack , alors que Dumbledore apparaissait sur le trottoir . Il regarda les lampadaires allumés en soulevant ses sourcils, puis se tourna pour sourire plaisamment à élève fraîchement arrivé. « Harry, mon garçon. C'est si bon de vous voir en si grande forme. »

« Merci, professeur, » dit Harry anxieusement, regardant tour à tour le directeur et sa cousine dont Dumbledore s'approchait.

Le professeur tenait ses mains jointes devant lui dans une posture décontractée alors qu'il scrutait Adrianna au dessus de ses lunettes. Il la dominait largement malgré le fait qu'Adrianna se dressait de toute sa taille, les bras croisé, très raide. « Mademoiselle Potter, je me souviens précisément d'avoir eu une conversation où j'ai clairement dit que l'endroit le plus sure pour Harry était chez les Dursley. »

Ginny regarda anxieusement Harry. Que ferait t-il si Dumbledore refusait de dire à Adrianna le secret du square Grimmauld? Partirait t-il avec elle? Le perdraient t-ils pour toujours?

Adrianna leva son menton et plissa les yeux. « Alors vous devez aussi vous souvenir que je n'étais pas du tout d'accord. »

Ginny retint une exclamation effarée et elle n'était pas la seule. Pour qui se prenait Adrianna pour parler à Dumbledore de cette façon? Il y avait arrogance et arrogance. C'était presque inconcevable, le silence s'éternisa, Ginny se demandant à quoi ressemblait un Dumbledore en colère.

Mais ce fut le directeur qui parla enfin. « Vous êtes sans aucun doute une Potter. » Apparemment il n'était pas du tout en colère.

Adrianna haussa les épaules, « C'est ce qu'on dit. »

Dumbledore sourit d'une manière complètement sincère et Ginny sentit qu'elle pouvait se remettre à respirer. Il semblait qu'elle ne voulait plus que Dumbledore ne jette un sort à Adrianna. Elle voulait juste la paix et que ce nouvel Harry affectueux soit en sécurité derrière cette porte.

« Bien, Mademoiselle Potter, » dit le directeur, les yeux surprenamment étincelants, « Bienvenue au 12 square Grimmauld. »

Harry avait l'air d'aller bien. Il paraissait heureux et en bonne santé. Ron se sentit immédiatement rassuré que son instinct ne l'avait pas trompé sur Adrianna. Après tout Harry avait besoin d'une famille. Non, pensa Ron alors que le large groupe se repliait vers le manoir, Harry n'était pas celui qui l'inquiétait. Hermione par contre…

Elle lançait des regards noirs à Adrianna depuis que la sorcière était sortie de la voiture. À chaque nouvelle parole assuré que prononçait la cousine d'Harry, Ron pouvait sentir la température d'Hermione monter. Et quand Dumbledore lui révéla le secret du square Grimmauld…Ron avait sérieusement craint que sa meilleure amie ne lance un sort au directeur sans songer aux conséquences.

Ron attrapa le dos du t-shirt d'Hermione alors qu'elle essayait de se frayer un chemin jusqu'à Adrianna et Harry. Elle se retourna et lui lança un regard furieux, qu'il considéra comme un avertissement. Quand elle s'éloigna pour grimper les marches qui menaient à la maison, les jumeaux, Tonks et Lupin étaient entre elle et Harry, Ron était donc satisfait, il resta cependant assez proche d'elle.

Ce qu'il voulait s'était agripper sa main et forcer Hermione à rester à côté de lui. Il voulait entrelacé leur doigts, de la façon dont ils semblaient naturelle de le faire ces derniers temps et la distraire de toute cette colère qu'elle ressentait, la forcer à réfléchir clairement à nouveau. Ron voulait….Ron voulait penser à autre chose que Hermione pendant au moins cinq bonne minutes. Putain!

Alors qu'il posait le pied sur le seuil de la maison, Ron entendit d'abord le bruit familier de Tonks qui tombait, suivit par les cris regrettablement tout aussi commun de Mme Black

« Pléthore! Une pléthore de traîtres, de pourritures et de vagabonds! Oh, Vous entacher le noble nom de Black… »

« Harry, » dit Adrianna doucement, se penchant légèrement vers son cousin. « Pourquoi y a t-il une peinture qui nous insulte quand on entre? »

Son ton n'indiquait qu'une curiosité modérée, comme si Mme Black n'était qu'une amusante curiosité. Ron supposait que c'était vrai pour…oh, dix secondes ou plus. Après ça, on était prêt à s'arracher les cheveux. Et pourtant Ron avait une haute tolérance les femmes dominatrices, semblait t-il, puisque que c'était le seul genre qu'il connaissait.

« Comment osez vous? Saleté, » bouillonna mme Black. « Ceci est ma maison! »

« Vraiment? » les sourcils d'Adrianna se soulevèrent sceptiquement, avant de regarder à nouveau Harry. « Je croyais que c'était la maison de Sirius. »

« Mon fils ne méritait pas… »

« Ceci est mon infortunée grande tante, la mère décédée de Sirius, » Interrompit Tonks, regardant hargneusement le portrait qui continuait sa tirade, qui dirigeait maintenant tout son venin sur elle.

Les insultes de mme Black dirigée contre Tonks étaient particulièrement crue et ne méritaient pas qu'on les répète. La sorcière les encaissa toutes sans broncher, mais Ron ne put s'empêcher de penser qu'il serait forcer de tabasser une vrai personne qui dirait de telle chose à une amie. D'un autre côté il ne pouvait pas frapper une femme et Mme Black…comptait t-elle pour une femme?

« Pourquoi est t-elle toujours là? » demanda Adrianna, regardant tout à tour Tonks et Harry, plissant les lèvres de dégoût alors qu'elle grimaçait face aux hurlements. Hermione s'éclaircit la gorge de façon pompeuse et Ron ne pouvait vraiment pas comprendre ce qui n'allait pas avec elle. Adrianna avait complètement raison. Pourquoi ce sale portrait était t-il toujours là?

« On l'aime bien… » cria Fred du fond de la foule.

« ..elle effraie les sorcière qui font du porte à porte, » ajouta George, acquiescent solennellement.

« …et les intrus… »

« C'est un sort collant, 'Drana' » interrompit Harry, alors que Ron riait à la blague de ses frères ce qui lui valut un regard noir d'Hermione. « On a tout essayé pour l'enlever. »

Mais avaient t-ils réellement tout essayé? Ron devait croire que Dumbledore le pouvait , si personne d'autre pouvait se débarrasser de cette chose. Merde, si ils ne pouvaient pas décrocher un simple tableau comment allaient t-ils vaincre Voldemort?

« J'ai proposé de la brûler, » cria George à nouveau? « On a pas essayé ça. »

Adrianna acquiesça comme si elle considérait la chose. « J'imagine que vous avez essayé un sort silencieux… »

« Bien sur, » s'indigna Mme Weasley.

« Si tu essayes quoique ce soit, repoussante catin… »

« Cette idée de la brûler me paraît de plus en plus bonne, » répondit Adrianna. Ron commença à glousser, mais parvint à reprendre une expression approprié avant que le regard enflammé d'Hermione ne se fixe sur son visage. Cette sorcière était épuisante.

« Et si on détruisait le mur. Qu'est ce qu'il y a derrière? » Adrianna commença à taper sur le mur avec son poing.

« On peux faire ça? » demanda Harry intrigué. Ron voulait demander la même chose et il se rendit compte qu'il l'aurait fait si l n'y avait pas eu Hermione. En fait, il aurait été juste à côté d'Harry, si elle n'avait pas été là.

Adrianna haussa les épaules. « Je ne vois pas pourquoi on ne pourrais pas. »

« Il n'y a rien derrière, miss, » grogna Maugrey, fixant Adrianna d'un regard perçant.

Tonks s'éclaircit la gorge, suggérant gentiment,; « peut-être que c'est la prochaine maison. »

« Il n'y a qu'une seule pièce à cet étage? Dans une maison de cette taille? » demanda Adrianna incrédule en secouant la tête. « Non, il y a quelque chose derrière. Ça ne devrait pas être trop dur de détruire ce mur et d'enlever le portrait. »

Ron fixa le mur, essayant de s'intéresse à ce mystère mais une question le titillait. Pourquoi faisait t-il attention à ce que pensait Hermione? Il n'en avait jamais sentit le besoin auparavant. Pourquoi était ce si important maintenant qu'elle reste calme? Elle était toujours énervée, il n'y avait rien de nouveau à ça.

« Vous n'oseriez pas! Les vagabond et les rejetés ne dirigerons jamais la maison de mes… »

« Oh, la ferme, » Hurla finalement Adrianna en sortant sa baguette. L'expression sur son visage paraissait dangereuse. « Marsis Minimus. »

« Oh, oh! » essaya de crier Mme Black mais sa voix n'était qu'un minuscule gémissement haut perché. « Comment osez vous! Saleté! Clochard! » Cette fois ci Ron peut retenir son rire et profita du comique de la situation avec Harry et ses frères. Bien que le regard noir que lui lança Hermione gâcha un peu son amusement.

Harry sourit à pleine dent. « J'imagina qu'on a jamais essayé ça. »

« Brillant! » cria Fred. C'était exactement l'opinion de Ron bien qu'il préférait l'idée du feu ou de la destruction du mur.

« Plus si intimidante comme ça, » gloussa Ginny et son père se mit à rire et lui donnant une petite tape sur son épaule. Au moins sa sœur savait quand il fallait cesser ses désirs de vendetta et être raisonnable. Pourquoi Hermione ne voyait t-elle pas l'humour de la situation?

Les bavardages reprirent alors que le groupe célébrait sa victoire sur la redoutable mme Black. Il ne restait que deux mécontentes, Hermione et Mme Weasley, les deux personnes qui justement étaient les femmes ayant le plus d'importance dans sa vie. Il n'y avait rien qu'Adrianna pouvait faire pour détruire leur résistance passionnée à son entrée forcé dans leur vie.

Et pour quelques raisons idiotes, Ron se disait qu'il était de son devoir d'empêcher à Hermione de ruiner ça pour Harry. Quel était son problème de toute façon? Si une empathe puissante voulait rester dans les parages pour protéger Harry et par défaut le reste d'entre eux, et bien pourquoi pas.

Il n'y avait pas vraiment de mauvais côté à cette idée de ce qu'il pouvait voir. Peut-être qu'avec elle dans les parages, Ron n'aurait pas à vivre avec la peur constante de la mort d'Hermione… enfin de toutes leur mort. Il voulait que tout le monde soit en sécurité. Harry, sa famille et oui, Hermione aussi, il n'y avait rien de mal à ça. Putain, qu'est ce qui n'allait pas avec lui?

Maintenant, il fallait que Hermione soit de son avis plutôt que de rester là les poings serrés si fort que ses phalanges en étaient blanches. Ron eut un flash de leur troisième année quand Hermione s'était énervé contre Malefoy à cause de l'exécution de Buck. Ron devait faire quelque chose avant qu'elle n'explose et ne provoque un véritable grabuge.

Il scanna la pièce. Heureusement, tout le monde semblait distrait. Les jumeaux chuchotaient et faisaient des signes en direction d'une mme Black gazouillante, essayant certainement de trouver une façon de vendre le sort qu'ils venaient d'observer. Ginny était complètement absorbé par son reluquage d'Harry et son père paraissait engager dans une discrète dispute très tendu avec sa mère.

Adrianna et Harry avec Dumbledore, Maugrey, Lupin et Tonks discutaient de ce qui se trouvait derrière le mur. Ron les regarda avec envie, ce serait amusant de…

Mais c'était maintenant ou jamais. Ron tendit la main et l'enroula avec précaution autour du poing serré d'Hermione, le caressant avec sa paume. Détends toi, chérie. Sa tête se leva vers lui pour le regarder et son expression froide fondit, ses lèvres tremblèrent.

Il lui dédia un sourire encourageant et il senti sa main se reposer dans la sienne. Se sentant soudainement chaud et plaisamment étourdit. Ron envoya toute précaution aux oubliette et entrelaça leur doigts, cachant leur mains derrière son dos. Il s'approcha d'elle…pour mieux dissimuler leur main, se dit t-il. Ok, bon c'était peut-être mieux qu'une discussion sur les portraits et les murs.

Les conversations cessèrent lorsque Dumbledore s'éclaircit la gorge, attirant l'attention de Ron en même temps que tout les autres. « Et bien, ma chère, » s'adressa t-il à Adrianna, la faisant grimacer légèrement. Elle semblait ne pas pouvoir caché son dégoût pour se terme affectueux, mais peut-être n'essaya t-elle pas. « Si vous voulez bien vous rendre dans la salle à manger pendant un petit instant, nous aimerions parler avec vous. »

Adrianna se redressa, sa mâchoire serré, ses bras croisé. Ron pensait sérieusement qu'elle allait refusé. Que ferait Dumbledore? Que ferait Hermione? Il serra sa main plus fort.

Mais Adrianna se contenta d'un prudent, « Bien sur. »

Harry fit un pas en avant, une expression paniquée sur son visage. « 'Drana', non! »

Et c'était quoi ce nouveau surnom. Ce n'était même pas une version raccourcit de son prénom. Bizarre, Ron était sure que ça énervait encore plus Hermione. Harry devait pousser tout ses boutons?

Le visage d'Adrianna s'adoucit arborant une expression qu'elle ne semblait utiliser que pour Harry. Ron était content que son ami ai quelqu'un qui puisse faire ça pour lui. « Harry, » dit t-elle d'un ton doux mais alarmant. « ça ira… »

Elle fut interrompu par des sautillements maladroits sur les escaliers. « Harry Potter. Harry Potter. Dobby est très content de voir Harry Potter, monsieur. » L'imposteur au poly nectar descendait les escaliers, parlant assez bruyamment pour attirer l'attention de tous. « Dobby a préparé des chambres pour Harry Potter et sa cousine Adrianna Potter. »

Dobby se jeta sur Harry, l'étreignant avec enthousiasme. Harry fut pris par surprise avant de finalement lui rendre son étreinte. « Um…salut Dobby. Merci pour…tout. »

Ron grimaça en se souvenant le traitement un peu dur qu'il avait réservé à Dobby lors de son arrivée. Harry ignorait que Dobby avait maintenant quelques nouveaux bleus en souvenir.

Heureusement, l'elfe avait oublié la violence de Ron. Il essaya de repousser une vague de honte face à son comportement désespéré. Il ne pouvait plus rien n'y faire.

« Oh, monsieur est si bon. C'était un plaisir pour Dobby de vous servir. » s'exclama t-il.

Quand Harry parvint à s'extraire de l'emprise de l'elfe, Adrianna s'était figé et le regardait hargneusement. Ron ne comprenait pas du tout son changement d'attitude. Les femmes le rendait tellement confus. Il sentit la main d'Hermione dans la sienne. Pourquoi devait t-elles être si énervante et si douce?

« 'Drana? » questionna Harry.

« Un instant. Dobby, viens ici. » ordonna raidement Adrianna, prenant l'elfe par le bras pour le déplacer à côté d'harry. Que faisait t-elle…Oh.

Adrianan fit un pas en arrière laissant ainsi une vue claire sur les deux Harry, leur proximité mettant en évidence les différences entre eux. Ils ressemblaient plus à des frères qu'à des doubles. Pour la première fois Ron remarqua qu'Harry avait grandit, et alors que Dobby avait l'air malade et déprimé, Harry était l'image même de la santé. Il portait aussi de beaux vêtements, de nouveaux vêtements. Ron repoussa la sentiment familier d'envie.

Adrianna se tourna vers Dumbledore avec une rage à peine contenue et Ron réalisa finalement pourquoi. « ça. » elle montra Dobby, « est à quoi ressemblait Harry en juin. C'est ce qu'il serait maintenant si il était toujours chez les Dursley. Comment exactement ai je pu faire le mauvais choix? »

Ron vit Hermione ouvrir la bouche pour lui dire exactement comment. Ne voyait t-elle pas qu'Adrianna avait un argument? Et un bon. Merde, la preuve en était devant eux. Il serra sa main et chuchota un avertissement sévère dans son oreille, « Hermione, pas maintenant, »

Elle ne se détendit pas mais elle ne dit rien. Il devait se considérer chanceux d'avoir au moins eu ça.

Pas du tout perturbé par le défi d'Adrianna Dumbledore sourit, en disant,

« y allons nous ? » comme si ils se rendaient au festin le plus plaisant. Il fit un geste vers la salle à manger et les doubles portes s'ouvrirent d'elle même.

Adrianna acquiesça hautement mais fut stoppée lorsque Harry s'exclama, « Non! Tu n'iras pas là dedans sans moi. Tu ne leur doit aucune explication. »

D'une certaine façon, la colère et la passion dans la voix d'Harry réconforta Ron. Son meilleur ami était de retour. Et il était sacrément temps.

« Harry, c'est bon. » dit Adrianna calmement.

Harry secoua la tête en faisant jouer les muscles de sa mâchoires. « Pas sans moi. »

« Il n'y a aucune raison pour toi d'y aller. On va juste discuter des endroits où nous sommes allé. Tu y étais. Tu sais ce qui s'est passé. Tu devrais rattraper le temps perdu avec tes amis. »

« Je veux venir. » siffla t-il et bien que Ron comprenait parfaitement que Harry veuille être inclus, il ne put s'empêcher d'être légèrement blessé. Ils ne l'avaient pas vu de tout l'été. Harry ne voulait t-il pas passer du temps avec eux?

Adrianna soupira, « Harry rien de bon n'en sortira pour toi si tu nous entends nous disputer à ton sujet. Reste avec tes amis. »

« 'Drana, » se requit t-il dune toute petite voix. « Je ne veux pas qu'ils… » Harry paraissait inquiet. Il avait peur de ce que les adultes feraient à Adrianna. Égoïstement, réaliser cela permit à Ron de se sentir un peu mieux.

Dumbledore conduit les adultes dans la salle à manger, laissant Harry observer leur départ. Regarder les jumeaux entrer parut être la goutte de trop pour Hermione qui commença à s'éloigner, certainement pour demander son propre temps d'admonestation à Adrianna.

Avant qu'elle ne puisse parler, Ron tira sur sa main, durement, la coinçant dans un coin avant de la retourner pour qu'elle lui fasse face. « Tu as entendu Harry, » murmura t-il sèchement, ne comprenant pas pourquoi elle ne voyait pas à quel point il était en colère. Elle était supposé être la plus subtile. « Il ne veux pas que quelqu'un se dispute avec Adrianna. »

Hermione grogna. « Si elle pense que je vais m'asseoir et la regarder prendre contrôle de sa vie… »

Putain, Hermione avait vraiment un penchant pour le drame. « Si c'est ce qu'Harry veux, c'est exactement ce que tu vas faire. »

Elle lui lança ce regard furieux et trahit avant d'arracher sa main à la sienne. Hermione l'ignora complètement lorsqu'elle se dirige à l'endroit où Harry et Ginny se tenait.

Super, maintenant elle était aussi en colère contre lui. Fantastique. Ron du regarder avec appréhension la dernière personne entré dans la salle à manger et ferme la porte, les laissant tout les trois seuls avec Harry.

Harry appuya son dos sur la porte de la salle à manger maintenant fermé. Il sentit le sort se lever sur la pièce alors qu'il était repoussé de quelques centimètres. Remarquant à peine Dobby qui annonçait qu'il descendait pour préparer le petit déjeuner, il glissa le long de la porte sur la tapis poussiéreux.

Super. C'était fantastique. Et ils se demandaient pourquoi ils n'étaient pas pressés de revenir de ses surprenamment paisibles aventures pour affronter cette…inquisition. Harry regarda autour de lui pour rencontrer les trois paire d'yeux grave. Apparemment la fête pour son retour à la maison allait se faire un peu plus tard ou peut-être c'était t-elle déjà finie.

Une part de lui aurait voulu être dans la salle à manger pour qu'il n'ait pas à affronter la douleur et la déception de ses regards. Cela n'aidait pas que Harry se sente aussi coupable qu'un pêcher.

Hermione était celle dont il devait s'inquiéter. Elle avait cette lueur dans les yeux, celle qu'elle avait eu juste avant de gifler Malefoy. Voulait le frapper lui ou Adrianna?

Bien qu'il ne puisse accepter le dernier, le premier ne l'aurait pas dérangé. Peut-être que si Harry la laisser le frapper, ils pourrait avancer sans jamais avoir à en parler. Ce serait bien.

Bien qu'en ce moment, Hermione frappant Harry était bien peu probable vu la façon dont Ron la fixait, comme si il était prêt à la retenir physiquement d'un moment à l'autre. En fait, Ron ne l'avait pas quitté des yeux pour plus de quelques secondes et il avait tout le temps dans son regard cette lueur…une étrange lueur, presque comme si il voulait la toucher.

En fait, Harry avait remarqué qu'il avait touché Hermione plusieurs fois. Volontairement même. Ron ne touchait jamais Hermione. Il l'évitait comme un énorme chaudron brûlant, s'éloignant rapidement si cela arrivait accidentellement, en rougissant et en bégayant. Bien que Harry faisait son possible pour ne pas y penser, il savait que ce n'était pas parce que Ron ne voulait pas la toucher mais plutôt parce qu'il le voulait trop.

Et apparemment, le moment qu'il craignait depuis leur quatrième année était arrivé. Enfin, il devait être chanceux d'avoir eux une année entière de sursis. Merde. C'était ce qu'il récoltait pour avoir laissé ses amis seuls pendant la moitié de l'été.

Pourtant la jalousie et la peur qu'Harry ressentait habituellement devant de telle révélation s'étaient considérablement allégés. Il était différent maintenant, plus fort, plus sur de lui. D'une certaine façon, il était maintenant tolérable pour lui que se meilleurs amis aient une connexion qui ne l'incluait pas.

Comment pouvait t-il leur faire comprendre à tous qu'aller au Japon avait été nécessaire, pour tout le monde?

Harry leva la tête vers Ginny qui fut la première des trois à s'agenouiller à ses côtés. Elle n'avait jamais fait partie de leur petit groupe. Ils n'avaient jamais laissé entrer personne avant. C'était juste tout les trois contre le monde. Il aurait été étrange de l'avoir avec eux en ce moment. En fait par le passé, Harry manœuvrerait déjà pour s'isoler avec Ron et Hermione.

Mais tout changeait à présent. Ils changeaient. Ron et Hermione se transformaient en quelque chose…de plus. Et Harry…Harry avait tellement changé cette année, ces trois derniers mois. Il ne pouvait s'attendre à ce que les choses restent les mêmes.

En regardant le doux sourire accueillant de Ginny, Harry découvrit qu'il était reconnaissant de sa présence. Son calme joyeux l'attirait. Peut-être que leur relation changerait aussi. Il aurait certainement besoin d'un autre ami si Ron et Hermione devenaient ce qu'il était sur qu'ils deviendraient. Et Ginny était l'une des seules personnes qu'il connaissait qui pouvait être assez forte pour supporter sa vie.

Ron et Hermione s'assirent finalement eux aussi. Ce fut Hermione bien sur qui brisa le silence.

« Bien, tu vas nous dire où tu étais tout l'été ou non? » demanda t-elle, récoltant un regard noir de la part de Ron.

Elle était en colère mais bon il fallait s'y attendre, Harry prit une profonde inspiration. « Euh…nous… » Son esprit continuait à revenir sur ce qui devait se passer derrière cette porte, mais il devait dire quelque chose avant que Hermione n'explose. Pourquoi était ce si difficile? .

« On a commencé en France, » commença t-il avec précaution, « puis le Maroc et la Belgique brièvement. Um, puis on a passé douze semaines au Japon, enfin quatre pour vous et la semaine dernière on était aux états-Unis. » Il se doutait qu'elle voulait plus qu'un itinéraire, mais il semblait trop nerveux pour réunir ses pensées.

Mme Weasley, Maugrey et les autres…Que faisaient t-ils à Adrianna? Harry sentit son estomac se nouer. Ils ne pouvaient pas la lui enlever. Il ne les laisserait pas faire.

« Harry, » il ne s'était pas rendu compte qu'il s'était tu jusqu'à ce que Ginny parle; « Des détails s'il te plait. « Au moins elle était compréhensive et raisonnable.

« Oh, um. Qu'est ce que vous voulez… »

« Tu peux commencer avec pourquoi, » interrompit Hermione méchamment, ses bras croisé sur sa poitrine.

« Hermione, » siffla Ron dans son oreille, Harry n'avait jamais vu son visage aussi prêt du sien.

Oh ça c'était drôle.

Harry se mordit l'intérieur de sa joue pour combattre son anxiété. « Pourquoi j'y suis allé? »

Hermione fronça les sourcils et le regard comme si il était un idiot. « Pourquoi tu ne nous l'a pas dit? » Il y avait de la douleur dans sa voix. Merde, bien qu'il s'y attendait, Harry ne s'attendait pas à ce que ça le rendit aussi malade.

Harry remonta ses genoux sur son torse. Il ne pouvait supporte le regard d'Hermione. Posant ses coudes sur ses genoux, ses mains de chaque côtés de son visage, il gardait ses yeux collés au tapis; « Je ne pouvais pas rester chez les Dursley, » dit t-il ses mots plus durs et agressifs qu'il ne l'aurait voulu. « Je ne pouvais pas, »

« Tu penses qu'on ne le sais pas! » éclata Hermione.

« Hermione, » chuchota Ron, mais elle se dégagea de sa main qui l'emprisonnait et Harry la sentit se refermer sur son avant bras. Ça le surprit.

Plus doucement mais tout aussi passionnément, Hermione argumenta, « Tu croyais vraiment qu'on voulais que tu reste là bas? On aurait compris? Tu aurais pu nous le dire pour que nous… »

Elle s'arrêta avant de s'éloigner, la trahison flagrante sur son visage.

Harry déglutit nerveusement. Aussi mal qu'il se sentait d'avoir inquiété Hermione sans raison, il savait qu'elle n'aurait pas été d'accord avec sa décision de partir avec Adrianna. Elle se serrait battu et ça aurait tout gâché.

Ce n'était probablement le meilleur moment de lui dire ça, à la place, il évita la conversation, « bien, Dumbledore voulait de moi chez les Dursley. Il ne voulait pas écouter Adrianna… »

« et bien, il devait y avoir de bonnes raisons, » le coupa Hermione, « ne penses tu pas que si Dumbledore voulait…? »

« Ouais, il y avait une bonne raison, » répliqua Harry. C'était ce qu'Hermione aurait dit si il lui en avait parlé depuis le début. Elle n'aurait pas compris. « Dumbledore pense que sa solution est la seule solution. Il pense que la seule façon de me protéger, c'est de m'enterrer dans un trou et de m'enfermer. Je ne suis plus un enfant, ça ne marchera pas. »

Hermione tressaillit devant son ton et Ron et Ginny avait l'air choqué. Harry n'avait jamais rien montré d'autre que de la loyauté envers Dumbledore et même lui se sentait coupable de ses paroles aussi dures. Il se sentait même coupable de penser ça. Ses amis ne connaissait même pas l'existence du sort protecteur familial sur la maison des Dursley. Ça n'avait pas d'importance. Il n'allait jamais y retourner.

« Harry, » dit Hermione d'une voix plus douce, comme si il avait perdu l'esprit.

« Dumbledore t'a protégé ta vie entière. Tu ne connais Adrianna que depuis quelques jours… »

« Et à cause de qui Hermione? » grogna Harry. Puis plus calmement il dit, « Il n'est pas mon père. Il ne peux pas me dire ce que je dois faire, pas à l'extérieur de Poulard. » Ses amis étaient choqués mais Harry pouvait sentir la colère monter en lui. « Tout ses gens me disent quoi faire, me donnent des ordres, ont une opinion sur ce qui est le mieux pour moi, mais personne n'a jamais voulu de moi… »

Harry serra ses dents, ses yeux le piquaient. Il fit son possible pour continuer sans s'effondrer. « Je sais que Sirius m'aurait prit si il le pouvait mais il n'a pas pu. Il était…un peu cassé. Il n'aurait pas pu prendre soin de moi. Mais j'ai une famille maintenant. Adrianna prends soin de moi et personne ne me l'enlèvera. Personne. » finit t-il avec ferveur. Si ils ne pouvaient pas comprendre ça, alors qu'ils aillent au diable!

Le petit discourt d'Harry devait avoir retiré tout envie de se battre à Hermione car elle abandonna la chose et refusa de le regarder. Ginny le fixait avec des yeux humides et brillants. Super, de la pitié. Au moins plus personne ne lui criait dessus, l'obligeant à dire des choses qu'il aurait préféré garder pour lui.

Le silence s'éternisa incommodément. Ron brisa finalement la tension avec un large sourire un peu forcé. « Alors, mon vieux, dis nous tout, le Maroc, la Belgique, le Japon. Ça m'a l'air super cool. »

Que feraient t-ils sans Ron? Reconnaissant Harry se pencha en avant et sourit intérieurement. Ça avait été vraiment cool. Sacrément incroyable en fait. «On est resté au Maroc et en Belgique que quelques jours. Adrianna avait un travail pour le MIA à finir. Quelques dignitaires étrangers à rencontrer pour voir si ils mentaient. Ce genre de chose. Ginny s'assit plus droite, ses yeux étaient brillants et inquisiteurs. « Elle a lu leur secret? »

Harry haussa les épaules. « Pour la plupart. »

« Wow, je ne m'étais pas rendu compte que le gouvernement américain était si actif dans les affaires des ministères étrangers. » dit Ginny avec une curiosité sincère, renfrognant à nouveau

Hermione, probablement énervé par ce concept. Devait elle trouvé une faute dans tout?

« Je ne pense que se soit vraiment les américains…je veux dire… » En fait, Harry n'était pas sur du tout de ce qu'il voulait dire. Sa cousine était très secrète lorsqu'il s'agissait de son travail.

«J'ai l'impression qu'Adrianna travaille pour d'autre groupes internationaux pas juste la Mia. » Des expressions confuses apparurent sur le visage des amis de Harry mais il n'avait pas plus de réponse. Et il était sur le point d'avouer cela donnant ainsi plus de munitions à Hermione.

« Puis on est allé au Japon, » continua t-il rapidement. « Là on m'a apprit comment contrôler mes émotions, toutes ses techniques physiques et mentales. Il y avait ce truc, on pourrai traduire ça pas lire les rêves ou lire les esprits…ça avait plus de sens en japonais. »

« Alors tu parles japonais maintenant? »dit méchamment Hermione, ron lui lança un regard noir et agrippa son genoux, enfonçant ses doigts dans sa peau.

« Non, je… » bégaya Harry, déstabilisé pas seulement par Hermione…Ron touchait t-il réellement son genoux?

« Alors c'est comme ça que tu as appris l'occlumentie, non? » dit Ron avec un bon sourire naturel, jetant à Hermione un regard pleins d'espoir. Si quelque chose dans son voyage allait le racheter à ses yeux, c'était qu'il avait appris l'occlumentie. Mais son visage hargneux ne changea pas.

Harry repoussa sa déception et répondit, « Ouais, um…J'ai appris à manipuler mes pensées et mes souvenirs. Ça c'est fait dans une autre réalité de mon existance, ce qui explique ce problème avec le temps. » Il ferma les yeux essayant de se perde dans ses souvenirs. « C'est vraiment puissant. Tu affrontes les pires choses dans ta vie. Puis…c'est comme si les émotions retenaient notre magie et après tout ça la magie coule librement… » Il s'arrêta et ouvrit les yeux pour voir ses meilleurs mais le fixer bizarrement.

« Alors, oui l'occlumentie, » continua Harry en s'éclaircissant la gorge. Peut-être que si il essayait quelque chose de plus concret. « Pendant qu'on marche dans son esprit, quelqu'un essayait de me lire et je devais imaginer des murs se formant dans mon esprit. Puis ils apparaissaient vraiment, physiquement et bloquait la personne à l'extérieur. Maintenant les murs sont justes…là. »

« C'est super Harry, » dit Ron sans enthousiasme. Harry avait un mauvais pressentiment. Ça ne se passait pas bien. Il souhaitait presque que Hermione se remette à crier.

Peut-être que si il essayait avec un sujet moins controversé. « Puis on a quitté les Japon fin juillet et Adrianna m'a conduit chez sa mère au Etats-Unis. Tante Kathy était fantastique. Elle se sentait vraiment coupable de m'avoir laissé vivre avec les Dursley toute ses années. 'Drana lui a parlé des restes que j'avais de Dudley et elle m'a acheté une toute nouvelle garde-robe. Puis elle a insisté pour me conduire dans un parc d'attraction pour mon anniversaire… »

Harry savait qu'il divaguait. L'anxiété produite par les foncements de sourcils autour de lui n'aidait pas. Apparemment se n'était pas un sujet moins controversés.

« Qu'est ce que c'est qu'un parc d'attraction? » demanda Ron.

« C'est un endroit où les moldus vont en vacance, Ron, » L'informa froidement Hermione, sa voix augmentant petit à petit de volume. « c'est l'endroit où a été Harry pour s'amuser pendant qu'on était à moitié mort de peur parce qu'il ne voulait parler à personne le jour de son anniversaire, parce qu'il refusait de quitter les Dursley, parce qu'il n'avait même pas ouvert ses cadeaux. Il s'amusait. »

Harry avait l'impression qu'on venait de le gifler. Soudain, il souhaitait ne pas être revenu. Il aurait voulu toujours être aux Etats-Unis où personne n'attendait quoique se soit de lui. Où il ne blessait personne.

Hermione prit une profonde inspiration, elle ne semblait pas avoir finit. « Harry, je n'arrive pas à croire que tu ai pu faire ça? Pourquoi lui fait tu plus confiance à elle, qu'à nous? Elle aurait pu te tuer et personne ne l'aurait su. »

Quelque chose au plus profond d'Harry s'éveilla. Ça allait bien plus loin que ce qu'il méritait. Adrianna l'avait sauvé! Emplis de fureur il cria, « Quand vas tu me faire confiance? Je connais Adrianna. Tu devrais me croire quand je te dit qu'elle veux ce qu'il y a de mieux pour moi, elle veux vraiment ce qu'il y de mieux pour moi. Plus que toi apparemment. »

Merde, il avait été trop loin. Il n'avait pas voulu dire ça. « Hermione, je… »

Mais avant que Harry ne puisse s'excuser, Hermione devint écarlate et siffla. « Comment oses tu…? »

Ron se redressa précipitamment et agrippa son bras. « Hermione, il faut que je te parle. » Sans cérémonie, il la remit sur ses pieds et l'entraîna vers les escaliers.

« Ron! » protesta t-elle d'u ton outrée, en se débattant. Quand elle reposa son regard sur Harry, toute colère s'était évanouit, il n'y avait plus que de la douleur. Harry se sentit affreusement mal, il espérait qu'elle puisse voir ça.

Ron continuait à l'attirer et quand il se tourna pour la confronter, la colère était revenue sur le visage d'Hermione et cette fois dirigé contre Ron. Bon sang, ça allait être la pire de toutes leur disputes. Et c'était entièrement la faute d'Harry. Peut-être qu'ils auraient préféré qu'il reste en Amérique après tout.

Au pied des marches Ron et Hermione se fixèrent l'un l'autre. Il y eut un long moment de silence têtu, jusqu'à ce que finalement Hermione dit hargneusement.

« Très bien. » Puis dans un tourbillon, elle fit volte face et monta les escaliers d'un pas lourd.

« On reviens tout de suite, » dit Ron froidement.

Harry en doutait. « Apparemment Hermione est contente que je sois rentré, » marmonna t-il amèrement alors qu'il les regardait disparaître en haut des escaliers.

« Elle est ravie que tu sois à la maison, Harry. » dit fermement Ginny, faisant rougir Harry qui se tourna pour la regarder. « On l'est tous. Hermione a juste été vraiment effrayé quand on s'est rendu compte que la personne à qui on avait écrit tout l'été n'était pas toi. Même avant ça nous…elle était inquiète. Tu paraissais si distant. »

La voix de Ginny était douce, ses yeux tristes et en trente secondes elle fut capable de le remplir de plus de culpabilité que n'importe quelle tirade de Hermione. Il déglutit nerveusement. « Je sais, je suis vraiment désolé, Gin. Je ne sais pas quoi dire d'autre. » Il espérait vraiment le contraire. Harry ne voulait pas se battre avec ses amis. Pas quand cela faisait des mois qu'il ne les avait pas vu. Jamais vraiment, il détestait ça.

« Tu dois comprendre, » continua Ginny doucement. « Quand tu agissais bizarrement, quand tu as été distant tout l'été. Hermione a en quelque sorte blâmer Adrianna. On l'a tous un peu fait. On a passé beaucoup de temps à la détester. » Elle baissa timidement les yeux avant de le regarder à nouveau entre ses cils. Il y avait quelque chose dans ce regard qui le bouleversé. Il avait l'impression qu'il devrait faire…faire quoi exactement?

« Mais Ginny ce n'est pas sa faute. J'ai décidé d'y aller. Soit en colère contre moi. » Il voulait qu'elle comprenne. Il voulait qu'elle accepte sa cousine. Il ne savait pas trop pour quoi mais ça signifiait beaucoup pour lui.

Ginny soupira d'un air abattu. « Comment peut on être en colère contre toi? » Harry se mit presque à rire. Hermione n'avait certainement aucun mal à être en colère contre lui. Mais l'expression de Ginny était si sincère…

« écoute, je suis vraiment désolée d'avoir fait peur à tout le monde, mais je ne peux pas être désolé d'être partit. J'en avais besoin Ginny. Adrianna m'a aidé à supporter la mort de Sirius, à comprendre que ce n'était pas de ma faute. Et m'a fait apprendre l'occlumentie et maintenant…maintenant, je ne vous met plus en danger. Je peux vraiment être avec mes amis sans me dire que je vais causer votre mort à tous. » Il prit une profonde inspiration. « J'ai besoin que tu fasses confiance à Adrianna. »

C'était probablement ce qu'il aurait du dire à Ron et à Hermione. Bien sur maintenant il était capable de trouver ses mots. Peut être était ce Ginny qui faisait toute la différence. Elle avait cet incroyable regard doux et souple, inquiet et attentionné. Elle était vraiment jolie. Harry n'avait jamais remarqué à quel point elle était jolie, c'était étrange.

« ça va être difficile Harry, » dit t-elle candide. « Je veux dire, je le veux Harry mais tu dois…Harry, le terrier a été attaqué deux jours avant. »

Une pierre sembla atterrir dans son estomac. « Quoi! » Il se mit à genoux, ses poings se serrant automatiquement. Harry n'avait pas…merde! « Qu'est ce qui s'est passé! »

Ginny mâchouilla sa lèvre. « Il y avait des mange morts. J'ai été stupéfixé, si Fred n'était pas venu cette nuit là…peu importe, le truc c'est qu'Hermione et moi avions des notes, des recherches qu'on avait faite sur l'empathie et ils ont tout prit. Avec un livre à la maison d'Hermione. »

« La maison d'Hermione? » Harry secoua la tête incrédule, essayant de tout digérer. Il serra sa mâchoire alors que la colère l'envahissait. « Attends, tu as été stupéfié. Tu vas bien? »

« je vais bien… » Elle s'arrêta avec un sourire et regarda au loin. C'était une drôle de réaction.

« Quoi? » demanda t-il.

Ginny secoua la tête. « C'est juste bon d'avoir l'ancien Harry de retour. » Harry sentit son visage se réchauffer et il eut soudainement beaucoup de mal à la regarder. Elle s'éclaircit la gorge en disant, « Mais, oui, ils ont aussi attaqué la maison d'Hermione. Quand on s'est rendu compte de ce qu'il manqué, Hermione était sure que c'était l'œuvre d'Adrianna. »

Harry railla. « Adrianna était avec moi, elle n'aurait pas… »

« Mais on ne savait pas ça harry. Qu'était t-on supposer penser d'autre…? »

« pourquoi pas que Voldemort veuille des informations sur Adrianna? » argumenta Harry. « C'est aussi une cible à présent. » C'était aussi une cible. Par sa faute. Il repoussa cette pensée. Adrianna pouvait prendre soin d'elle. Elle pouvait prendre soin d'elle.

« Ouais, ça a du sens, » dit Ginny doucement, bien que Harry fut incapable de dire si elle le pensait vraiment.

Maintenant que Harry y réfléchissait, ça avait peut être un peu de sens que Hermione blâme Adrianna après la façon dont sa cousine avait quitté Poudlard. Et si Hermione avait été attaqué, alors…oh merlin.

Harry demanda paniqué, « Hermione ou ses parents étaient chez eux quand les mange morts…? »

« Non, non, » le rassura Ginny. Puis un sourire malicieux éclaira son visage. Cela paraissait étrangement inapproprié.

Harry la regarda curieusement. Que lui cachait t-elle? « Ginny? »

Ses yeux brillaient d'amusement. « Bien, » commença t-elle, en s'approchant de lui, et en chuchotant comme une conspiratrice, « après qu'ils m'aient trouvé, maman est allé dans la chambre de Ron et il n'était pas là. On a donc tous cru qu'il avait été prit. »

Ginny secoua la tête devant ce qui devait être l'expression horrifié d'Harry. « Non, c'est rien. Enfin, si tu veux le frapper encore pour nous avoir foutu la trouille, il a pas de problème mais… » Elle se mit à rire. « Il se trouve que nous l'avons trouvé le lendemain dans le cottage de vacance d 'Hermione. Essayant de rentrer à la maison. Il y avait passé la nuit, dans sa chambre. »

Harry en resta bouche bée. Dans sa chambre. Ron s'était faufilé chez Hermione et avait dormit dans sa foutue chambre. Qu'avait t-il manqué? Et merde, il pensait qu'il était prêt qu'ils se dirigent dans cette direction, mais putain, ils avaient partagés un lit. Enfin une chambre…mais quand même.

Prenant une profonde inspiration, Harry parvint à demander avec hésitation, « Alors…ils sont ensemble maintenant? »

Ginny leva les yeux au ciel et secoua la tête. « Je ne pense pas. Ils sont bien trop aveugle pour ça. En tout cas Ron l'est…oh, je suis désolé, harry. Ça t'ennuie? »

Il sourit, son inquiétude était agréable. « Non, je suis juste surpris. Pas qu'ils…tu sais. Non que ça se passe si vite. Je veux dire ils ont été si lent pendant si longtemps. J'avais déjà accepté ça comme inévitable pourtant. »

Ginny haussa les épaules, lui dédiant un sourire ironique. « Bien, je ne pense pas que Ron en soit arrivé aux mêmes conclusions alors je doute que ça aille beaucoup plus vite. » c'était une bonne nouvelle, Harry devait s'y habituer.

Il se rendit compte qu'il aimait la façon dont Ginny…parlait. C'était intéressant et intelligent et ça le faisait sourire, le mettait à l'aise. Sinon, il n'aurait pas dit,

« Ils sont différents pourtant, Ron et Hermione. »

Elle acquiesça. « Ils pensent qu'ils sont subtils, mais ils sont un peu… »

« …Très absorbé l'un par l'autre… »

« …et avant ils n'avaient pas l'habitude de … »

« …se toucher… »

« …ou de se regarder trop longtemps… »

« …ils devenaient tout gênés et commerçaient une dispute… »

« …et maintenant on dirait qu'ils ne peuvent pas s'en empêcher, » finit Ginny, laissant échapper des gloussements enchantés

Harry lui sourit. C'était incroyable a quel point il se sentait mieux. Peut-être que Ron et Hermione sortant ensemble ne serait pas si mal si il avait Ginny avec lui pour se moquer d'eux.

Pour la première fois, c'était vraiment bien d'être revenu à la maison. Ils se sourirent stupidement pendant un long moment avant que Ginny ne regarde timidement au loin.

Harry étendit ses jambes et les croisa au niveau des chevilles. « Alors, à part me détester moi et Adrianna et se faire attaquer par des mange morts, comment se sont passé tes vacances? »

Ginny se mit à rire, se déplaçant pour s'asseoir à côté de lui, appuyée elle aussi contre la porte. Elle commença à lui raconter ses histoires et Harry se détendit de plus en plus. Non, ça n'allait pas mal du tout.

Hermione monta les escaliers devant Ron, sa colère augmentant à chaque pas. Furieuse contre Adrianna qui s'immiscer dans leur vie pour en prendre les rênes. Furieuse contre Harry pour en être si parfaitement heureux. Et maintenant furieuse contre Ron pour prendre leur défense. Ne pouvait t-il pas être de son côté? Juste cette fois?

Leur meilleur ami leur mentait, les piégeait, les abandonnait pour parcourir le monde avec une femme qu'il connaît depuis moins d'une semaine, une femme qui pour ce qu'il en savait pouvait très bien comploter leur mort.

Et Harry revenait à la maison et se mettait en colère contre elle parce qu'elle ne faisait pas confiance automatiquement à cette affreuse Adrianna. Après qu'il les ai laissé seul pendant plus d'un mois, présumant le pire, mort de peur lorsqu'ils découvrirent un imposteur chez lui alors qu'il était dans un parc d'attraction! Un parc d'attraction! Passant le meilleur moment de toute sa vie. Et bien sur Ron était de leur côté. Naturellement.

Hermione s'arrêta au premier étage, prévoyant d'entrée dans le salon de dessin, mais elle sentit Ron la pousser dans le dos. « Continue à avancer, » dit-il près de son oreille. « je ne veux pas qu'on soit interrompu. »

Un frisson, suivit d'une vague de chaleur parcourut le corps d'Hermione qui devint immédiatement hypersensible à son environnement. Ses mots provoquèrent des pensées d'une nature bien différente, des pensées qu'il n'avait pas du vouloir provoqué.

Elle avait décidé la nuit dernière (était ce vraiment la nuit dernière? Les jours commençaient à devenir flou. Il était trois, quatre heure du matin à présent. Bizarre, elle n'était pas du tout fatigué.) de…bien, de séduire Ron en quelque sorte.

Son plan était d'encourager l'aspect physique de leur relation de tout les moyens possibles et avec l'aide de leur fort lien d'amitié, Ron ne serait pas capable de s'empêcher de tomber amoureux d'elle. Avec un peu de chance. Ça en valait la peine, se rappela t'elle, alors qu'elle commençait à être embarrassée et un peu excité.

Ils allaient quelque part où ils ne pouvaient pas être interrompu. Ce serait bien. Oui, l'intimité c'était bien. Ron conduisit Hermione au quatrième étage dans une petite chambre non utilisé. Personne n'allait les chercher ici. Son cœur se mit à battre dans ses oreilles, son dos la brûlait là où Ron la touchait. Comment allait t-elle faire pour le séduire, déjà?

Elle…euh, elle devait trouver un moyen pour qu'il l'embrasse à nouveau. Éveillé cette fois. Ça ne marcherait pas si c'était Hermione qui faisait le premier pas. Ça devait être Ron. Il était le stéréotype même du male et en plus il manquait de confiance en sa virilité. Il devait dirigé ça. Enfin, il devait pensé qu'il dirigeait. Donc, tout ce qu'elle avait à faire c'était lui donner la permission et son désir prendrait en charge la suite. Il avait seize ans après tout.

La permission de la toucher sans attente d'une relation. Mon dieu, c'était fou. Non, non, ça allait. Leur relation viendrait plus tard. Quand il serait plus…prêt. Hermione devait garder foi. Merlin.

Quand il ferma la porte de la chambre, Hermione ne pensait pas pouvoir respirer à nouveau, puis il se retourna et la fixa les bras croisé, la mâchoire serré, ses yeux bleu lui lançant des flammes. Oh c'est vrai , ils étaient là pour se disputer, pas s'embrasser.

Hermione essaya de se souvenir toutes les raisons de sa colère. Adrianna. La trahison d'Harry. Ron de leur côté. Elle aurait du être honteuse que ses pensées se soient égarés pendant un instant lorsqu'il il y avait des problème si important à résoudre. Ça ne lui ressemblait pas du tout.

Mais tout ça paraissait si lointain quand Ron était si prêt, debout dans une position qui marquait sa domination masculine, ses genoux étaient un peu faible. Quand il croisait les bras ainsi ses biceps se contractaient un peu, de cette façon si charmante que le faisaient les muscles fins d'un adolescent.

Quelques jours auparavant elle s'était endormie sur ce biceps. Et il était si doux sous sa joue et si fort sous sa main. Hier, Ron avait plaqué Dobby contre le mur….et ce n'était pas bien, mais ça avait surtout été très sexy. Elle n'était supposé penser à ça.

« Tu vas me dire ce qui te passe par la tête ou tu vas juste m'ignorer? » demanda Ron énervé.

Pendant une minute Hermione ne comprit pas. Tout ce qu'elle pouvait voir c'était ses lèvres pleines et pourtant masculine….elle n'aurait jamais cru qu'elles lui feraient autant de bien.

« Très bien, » lâcha Ron. « Si tu veux que se soit moi qui commence…à quoi tu pensais exactement en bas à hurler après Harry comme ça? »

Hermione sentit la colère monter en elle alors que Ron criait sur elle. Pourquoi l'attaquait t-il quand elle…? C'était sa faute si elle était distraite de toute façon, stupide crétin. Il en avait du toupet.

Tout d'abord il prenait la défense d'Harry contre elle, puis il jouait l'idiot dominateur en l'éloignait pour la réprimander en plus. Et maintenant il avait l'audace de la distraire avec son corps et sa foutue attirance. Ce n'était vraiment pas juste et ça la mettait hors d'elle. Vraiment.

Hermione se laissa aveuglé par la passion de sa fureur, heureuse de la confiance que ça lui apportait. « Ce qui me prend! Tu n'as pas remarqué que j'étais la seule à faire preuve de bon sens en bas. »

« Hermione, » raisonna Ron irrité, « Adrianna n'est pas ce que tu pensais. Elle a vraiment aidé Harry, tu ne le vois pas, »

Il était si naïf. « Non, je ne le vois pas parce qu'on ne sait pas si c'est vrai! Il n'y a aucune preuve! »

« Harry est la preuve, Hermione. On ne la pas vu aussi heureux et en bonne santé depuis des années, je me demande même si on l'a déjà vu aussi heureux. »

Hermione ne voulait pas entendre ça. Il y avait quelque chose de suspect à propos d'Adrianna, elle le savait. Elle leur avait volé Harry. « elle l'a ensorcelé. »

Ron se frotta le visage frustré. « Hermione, tu ne réfléchit pas… »

Ses yeux lancèrent des éclairs. « N'importe quoi. Je réfléchit parfaitement bien? C'est toi que cette femme à embobiné. »

« Tu es juste jalouse! »

C'était la pire chose qu'il aurait pu lui dire. Hermione se sentit rougir. Pourquoi avait t-il dit ça? Était t-il attiré par Adrianna? Pensait t-il qu'elle était plus excitante que Hermione? Était ce une menace? Son estomac se contracta. Adrianna allait t-elle aussi lui voler Ron?

Soudainement, des larmes envahirent les yeux d'Hermione qui eut le besoin irrépressible de blesser Ron autant qu'il l'avait blessé. « C'est donc ça le problème? Tu penses avec ton…tes partie masculines. »

Ron devint écarlate et se mit à bégayer, « Mes quoi? »

« C'est ça n'est ce pas? Tu prends sa défense parce que tu la trouve attirante! » Hermione savait qu'elle devenait hystérique. La déception lui enlevait toute raison.

« Hermione, je ne comprends rien à ce que tu dis. »

Il y avait un aspect désespéré dans sa voix qu'elle prit pour de la culpabilité. Ses yeux la brûlaient. « Tu la trouves plus attirante que moi! » lâcha t-elle regrettant immédiatement ses mots. Quand était t-elle devenu une telle fille? C'était pitoyable.

« C'est absurde! » cria Ron, sa voix cassé. « Je t'ai dit que je te trouvais belle. » Il fixait ses pieds.

Il mens, pensa Hermione. C'était pour ça qu'il ne pouvait pas la regarder dans les yeux. Alors que ses derniers espoirs s'effondraient, elle perdait ce qui lui restait de contrôle sur sa bouche.

« Si c'était vrai, tu serais capable de m'embrasser pendant qu'on est réveillé! »

Hermione n'eut pas le temps de réfléchir à ses paroles. La seule chose dont elle se rendit compte était que Ron l'avait poussé contre le mur et qu'elle pouvait sentir tout son corps pressé contre le sien. Elle s'exclama, levant la tête pour le regarder dans les yeux. Il avait encore se regard vitreux, sauf que cette fois-ci il y avait quelque chose de plus, quelque chose de prédateur….

Hermione eut moins de quelques secondes pour contempler ce regard. Il écrasa sa bouche contre la sienne et il n'y avait aucun moyen pour qu'elle parvienne à garder les yeux ouvert. Ron la dévorait. Ce qui lui manquait de finesse il le rattrapait par sa passion. Elle eut une dernière pensée cohérente avant de répondre à son baiser de tout son être….

Merci mon dieu.

Et voila le chapitre quatorze . comme la dernière fois la suite de se chapitre (Le quinze donc) est disponible sur notre site (voir notre profil) .Avis aux amateurs.