Of Hearts and Heroes

Chapitre Quinze

« Alors, il y a maman, debout dans la chambre des jumeaux, avec une culotte en dentelle violette dans sa main et Fred lui dit…mortellement sérieux; 'mais maman, on la garde juste pour Percy…il les collectionne, tu ne le savais pas? '»

Harry se mit à rire d'une façon presque incontrôlable, rendant difficile pour Ginny le fait de finir l'histoire sans glousser. Prenant de profondes inspirations, elle finit, « …ils étaient hors de la maison dans leur propre appartement deux jours après ça. Maman n'arrive toujours pas à regarder Angelina dans les yeux. »

L'hilarité d'Harry redoubla, alors qu'il se pliait en deux. Le sourire de Ginny s'effaça lorsqu'elle le regarda. Elle ne l'avait jamais vu aussi détendu…aussi heureux…tout du moins pas avec elle.
Il leva la tête vers elle avec un sourire qui fit vibrer son cœur. « Ginny, tu es un magnifique conteur. »

Elle lui sourit avec fierté et lui dédia un clin d'œil malicieux. « Meilleur que Ron? »

Il rit à nouveau. « Meilleur que Ron. Mais si tu lui répètes ça, je le nierai jusqu'au jour de ma mort. »

« C'est trop tard Mr Potter, je connais votre secret maintenant. Si je veux que ça se sache, tout le monde le saura. J'ai plus d'un tour dans mon sac. »

« J'en suis sur. » Il lui dédia un petit sourire en coin et un intense regard vert. Elle était excité et avait un peu la tête qui tournait.

Elle se demandait si elle pouvait vraiment survivre à une vrai amitié avec Harry Potter. Ginny sentit les portes doubles s'ouvrir derrière elle. Il était temps; ils étaient là dedans depuis des heures…le soleil se levait déjà.

Mais seul Adrianna se faufila hors de la pièce, fermant la porte derrière elle. Ginny sentit le sort de protection être levé à nouveau. « Je vois que vous n'avez pas été bien loin? » remarqua Adrianna.

Harry haussa les épaules et leva la tête vers sa cousine, le visage inquiet. « Comment ça s'est passé? »

Elle glissa sur le sol en face d'eux; s'asseyant les jambes croisé, les coudes sur le sol, ses mains soutenant sa tête. « L'inquisition est finie…maintenant ils discutent en privé. C'est un peu une perte de temps de leur part, vu que je peux toujours les entendre qu'il y ai un sort ou non. » Elle leva les yeux au ciel. « Bien que je sois contente d'être sortie de là. »

« C'était affreux? » demanda Harry inquiet. « Ils ne vont pas essayer de te faire partir? »

Elle secoua la tête. « Nan, j'ai au moins réussit à les convaincre sur ce point. »

« Tu as menacé de les ensorceler ou tu as juste utilisé le chantage? » demanda Harry avec ce même petit sourire en coin.

« Ni l'un, ni l'autre…j'ai utilisé ce petit truc qu'on appelle vérité. »

« Juste de la manipulation alors, » se moqua t-il.

« Harry, mon grand, » Elle s'étira, « Combien de fois devrais je te le dire…pouvoirs de persuasion. La manipulation est un mot si horrible. »

Ginny ressentit la solitude maintenant habituelle qui s'emparait d'elle lorsqu'elle était isolé d'un groupe. C'était effrayant à quel point Harry et sa cousine étaient devenu proche. Tant de chose avait changé pour lui, Ginny aurait t-elle une meilleure place dans sa vie à présent ou serait ce pire? Elle remarqua qu'Adrianna lui souriait gentiment et elle essaya de ravaler son inconfort. Cette femme pouvait t-elle partager ses pensée avec Harry? Si l'empathe allait rester avec eux pendant un moment comment pouvaient t-ils garder le moindre secret?

« Où sont Ron et Hermione? » demanda Adrianna.

Harry haussa les épaules, « Ils sont monté il y a un moment maintenant. »
Adrianna fronça les sourcils et ferma les yeux. Elle semblait se concentrer.

« Où sont t-ils? » demanda Harry.

« Toujours en haut. » dit sa cousine avec une expression malicieuse. « Pas de problème. »

Remarquant la lueur dans ses yeux, la curiosité gagna Ginny. « Qu'est ce qu'ils font? »

Adrianna secoua la tête. « ça ne sert à rien, » dit Harry. « Elle ne le dira pas. Vie privé…bla…bla…bla… »

« Tu ne voudrais pas que je dise tes secrets, non? » La réponse était pour Harry mais ses yeux se posaient sur Ginny.

« Je suppose que non. Alors, on s'assoit ici, tu écoutes leur conversation et tu nous répète… » demanda Harry avidement.

« Mon dieu, non, j'en ai plus qu'assez de leur pensé, merci beaucoup. Ils sont épuisant. »

Pour la première fois Ginny se sentit elle aussi fatigué. « On devrait probablement se coucher. »

Harry secoua la tête. « Je suis trop agité pour dormir. » Il regarda sa cousine. « En plus, j'aimerai faire ce truc. »

Elle acquiesça sombrement. « Et on doit envoyer ses lettres au ministère et je vais retransformer Dobby…il me fout les jetons comme ça. »

Ginny se demandait si elle allait encore une fois être exclue. L'excitation qui était monté en elle par l'attention exclusive d'Harry commençait à disparaître.

« On peux commencer en bas, alors. » dit Harry. « Dobby est là et il y a des perchoirs pour les hiboux. »

« Okay, » Adrianna se tourna vers Ginny et la fixa sombrement.

C'était le moment du 'éloigne toi et va jouer, Ginny', pensa t-elle amèrement. Elle en était vraiment malade. Que se passerait t-il si elle refusait de s'en aller?

« Ginny tu te sens prête à parler de Sirius? » demanda la cousine d'Harry.

Ginny avait l'impression que du plomb avait remplacé son estomac, elle ne s'attendait as à ça. La peur, l'anxiété et la tristesse l'envahit. Ils avaient évité ce sujet tout l'été. S'inquiéter pour Harry lui avait permis d'éviter de réfléchir sur ce que lui faisait ressentir la mort de Sirius.

« Je pense que tu devrais, » dit Adrianna pleine de confiance en soi. Elle tendit la main vers Ginny en se levant. « Viens avec nous. »

Confuse mais reconnaissante de ne pas avoir été ignoré, Ginny permit à l'empathe de la relever. Elle s'attendait à moitié à ressentir à nouveau cet étrange sentiment de calme qu'elle avait ressentit la première fois qu'elle avait rencontré Adrianna…mais rien ne se passa.

Ginny suivit Harry en descendant les escaliers. Il se précipita pour accueillir son animal, en la caressant et en la nourrissant des encas que Dobby lui procura rapidement. Adrianna félicita Hedwige pour le travail qu'elle avait fait avec les fausses lettres et Ginny se sentit brièvement amère en se souvenant de leur déception.

Dobby insista pour leur servir l'énorme petit-déjeuner qu'il avait fait. Ginny s'assit à côté de Harry, qui s'occupait toujours de Hedwige. « Tu m'as vraiment manqué, ma belle. Hedwige, on a de très importante lettres pour le ministère. Je ne fais confiance à personne d'autre pour les envoyer. » Hedwige hulula fièrement alors que Harry attachait à sa patte le paquet de lettre que lui tendit Adrianna.

Après que Hedwige se soit envolé, Adrianna sortit son coffre miniature de potion de son sac. Elle le posa sur le sol de la cuisine et l'agrandit. Alors qu'elle cherchait après l'antidote pour Dobby, Ginny eut finalement le courage de demander, « Harry, que va t-on faire exactement? »
« Oh…on va…euh…on va en quelque sorte décontaminer chaque pièce des souvenirs douloureux. » Devant son expression confuse, il se mordit l'intérieur de la joue et continua timidement. « Cet été on a beaucoup parlé de Sirius. Au début, je n'étais pas vraiment enchanté…c'était trop douloureux et puis ça a fait du bien, tu sais. C'est comme si on l'honorait, mais en même temps ça enlève tout pouvoir aux souvenirs douloureux. Tout ces trucs irrationnels…la culpabilité…le blâme, on se rend compte que c'est infondé. » finit Harry et il se tourna vers Adrianna. Ginny ne s'était pas rendu compte qu'elle était assise en face d'eux à la table de la cuisine. Elle sourit avec approbation et Harry laissa échapper un soupir de soulagement. « Très bien dit, Harry. »

Ginny restait figé. Elle ne pouvait pas croire que Harry venait de tout dire…à elle en plus.
Un Dobby nouvellement reformé sautillait dans toute la pièce en plaçant les assiettes du petit déjeuner devant eux. Ginny observa Harry du coin de l'œil alors qu'il mangeait…mangeait comme elle ne l'avait pas vu faire depuis des mois. Elle était honteuse de dire qu'elle avait surveillé son alimentation. De nouveau, elle observa son profil séduisant…le maladif et déprimé Harry s'effaçait déjà de son esprit.

Ginny picora dans son assiette, avant de s'en rendre compte les deux autres avaient nettoyer leur assiette et Adrianna demandait. « Prêt? »

Ginny se sentit paniquer…prête pour quoi?

« Oh, on a oublié de finir d'expliquer…désolé, le décalage horaire et tout, » s'excusa Adrianna, troublant encore plus Ginny. « Ginny tu sais parfois quand tu entres dans une pièce, et un souvenir te frappe si fort que c'est comme un coup de poing dans le ventre? »

Ginny acquiesça, essayant de se rappeler de tout les endroits qui provoquait de tels souvenirs en elle. Elle ne pouvait toujours pas passer devant le toilette de Mimi geignarde, parfois elle faisait un détour de vingt minute juste pour l'éviter.

« On va enlever le pouvoir qu'à la pièce de faire ça, » finit Adrianna.
Ginny s'en décrocha la mâchoire. « Tu peux faire ça? Avec un sort? »

Adrianna gloussa contrite, « Non…ne jamais mélanger la magie avec les émotions…jamais. C'est désastreux, fais moi confiance. On va utiliser la psychologie. »

« C'est simple Gin, on va juste dans chaque pièce et on raconte chaque souvenir qui nous vient à l'esprit…bon ou mauvais…comme ça la pièce ne peux plus rien de lancer au visage. »

« Tu n'as pas à parler Ginny, » dit sa cousine doucement, « Mais tu devrais vraiment au moins écouter. »

Ginny ne se sentait pas très à l'aise, comme si elle s'imposait, ce qui était étrange, car généralement elle aimait vraiment ça. « Tu es sur que tu veux que j'écoute, » demanda t-elle à Harry.

Il acquiesça.

Ginny déglutit bruyamment alors que les chroniques commencèrent. C'était étrange de connaître le monde de Harry Potter, après tout ce temps. L'histoire la plus banale semblait intime. Elle se sentait voyeuse…et fascinée, avant de se perdre dans la narration.

Tout était si triste.

Harry commença assez doucement, avec la première fois qu'il avait passé du temps dans la cuisine avec Sirius. Ils sourirent tous quand il parla de la façon dont les jumeaux avait fait voler le ragoût dans toute la pièce. Harry parla avec gratitude de la fois où Sirius s'était dressé contre Mme Weasley et où il avait insisté qu'on lui parle de Voldemort.

Ginny s'en souvenait…elle avait été la seule bannit ce soir là. Puis une douzaines d'anecdotes suivirent. Sirius se moquant de Mundungus, Sirius taquinant Rémus, Sirius grognant après Rogue, et Sirius se plaignant de ne pas pouvoir quitter la maison et se joindre vraiment à la bataille…

Il avait vraiment rejoint la bataille en fin de compte. À cette pensée Ginny combattit avec succès ses larmes.

Le plat favoris de Sirius le gigot d'agneau et son désert préféré le chausson au mure. Ginny ne savait pas ça mais elle connaissait son faible pour le lourd vin rouge.

La dernière histoire de Harry n'incluait pas du tout Sirius, mais cela lui brisa encore plus le cœur.

Il parla de la fois où il avait utilisé la poudre de cheminette pour parler à Sirius et où il avait trouvé Kreatur à la place, ses mensonges trompeur les envoyant tout droit au département des mystères et les conduisant à la mort de Sirius.

Ça avait été l'idée de Ginny de contacter Sirius. Quel conseil génial c'était, pas étonnant que personne ne voulait d'elle.

Alors que Harry finissait son récit sa mâchoire se contractait et ses yeux se remplissaient de larmes. Ginny avait encore l'impression de s'imposer. Le silence s'imposa dans la pièce quand Harry se tut et Ginny se rendit compte qu'il y avait toujours de la nourriture en face d'elle. Cela lui retourna l'estomac. Elle repoussa son assiette.

« Tu veux dire quelque chose Ginny? » demanda Adrianna.
Ginny secoua la tête un peu trop vigoureusement.

L'empathe l'accepta facilement et se tourna pour demander à Harry si il était près à continuer. Il hocha la tête distraitement et pendant un instant il redevint le Harry d'avant, le Harry d'après le département des mystères. Adrianan s'approcha de lui et posa sa main sur son bras. Ensemble ils montèrent les escaliers, Ginny les suivant de loin.

Ils passèrent le rez-de-chaussée et les yeux de Ginny s'attardèrent sur les portes fermés de la salle à manger alors qu'elle grimpait les marches. Ils passèrent quelques minutes dans la chambre de Hermione et de Ginny mais bien que Harry avait passé beaucoup de temps là, c'était sans Sirius alors ils continuèrent rapidement.

De l'autre côté du couloir, ils entrèrent dans le grand salon et Ginny ressentit l'assaut des souvenirs décrit plus tôt. Elle sentit un énorme poids l'étouffer et elle du se concentrer pour respirer correctement.

Elle n'était pas sure de vouloir jouer plus longtemps à ce jeu.

Pour une raison quelconque, Harry commença avec noël et à quel point Sirius avait été heureux, joyeux. Noël rappelait à Ginny l'attaque de son père, à quel point elle avait été effrayé et à quel point il avait été dur de le cacher.

Une nuit, elle s'était faufilé hors de sa chambre pour venir dans un coin de cette pièce et pleurer. Sirius l'avait trouvé là. Il s'était juste assit à côté d'elle jusqu'à ce qu'elle n'ait plus de larmes…puis ils n'en avaient jamais plus reparler. C'était exactement la chose à faire, vraiment. Elle…

Un instant auparavant elle maintenait un contrôle délicat sur elle même, mais maintenant elle sanglotait si fort qu'elle ne pouvait le supporter. Elle sentit un bras s'enrouler autour d'elle, la supportant, la guidant jusqu'à ce qu'elle soit assise sur le canapé. Il lui fallut un moment pour se rendre compte que c'était Adrianna et elle n'avait pas la force de la repousser. Elle s'assit près de Ginny, son bras autour d'elle, lui murmurant des paroles consolantes.

Ginny voulait être en colère…envahit de colère…Qui pensait t-elle être cette femme?

Elle releva la tête pour voir Harry face à elle et elle essuya ses larmes, furieuses contre elle même pour s'être donné en spectacle. « Je suis désolée, » grogna t-elle, amèrement.

Harry tomba à ses genoux et prit ses mains entre les siennes, « Ne le soit pas… » Sa gorge semblait trop serrée pour qu'il continue. Ginny vit des larmes couler le long de ses joues.

« C'est important de pleurer. Il faut de la force pour pleurer, pour ressentir toutes ses émotions, » chuchota Adrianna comme si elle le disait au monde et non pas à Ginny.

Néanmoins ses mots détruisirent les dernières résistance qui persistait dans le corps de Ginny. Tout air quitta ses poumons en un instant et les larmes suivirent comme un véritable déluge. Elle pleurait à chaudes larmes. Le temps n'eut plus d'importance…au bout d'un moment Ginny laissa tomber sa tête sur l'épaule d'Adrianna.

Puis Harry enfouit son visage dans leur main jointe et les baigna de ses propres larmes.
Ron se noyait.

De son plein gré, totalement heureux de couler et il n'y avait rien qu'il pouvait faire pour stopper ça. Il avait trouvé assez de force pour embrasser Hermione, mais il ne pourrait jamais trouver la force d'arrêter.

Il ne pouvait même pas contrôler ce qu'il faisait. Il avait peur de la blesser; il l'embrasser si durement. Sa bouche suçait, mordait, la dévorait comme si elle était la seule nourriture qu'il avait eu depuis des mois. Il savait qu'il n'y avait aucun talent dans son baiser, mais il ne pouvait se retenir. Son esprit était engourdit par toutes ses sensations, son corps était en feu. Les derniers lambeau de volonté qu'il restait à Ron lui servait à maintenir une de ses mains plaqué fermement contre le mur derrière eux pour les aider à garder un certain équilibre, mais surtout ça empêchait ainsi sa main de devenir…irrespectueuse. Il ne voulait pas qu'elle ne se sente pas précieuse….elle était trop importante. Elle méritait mieux que ça…mieux que lui. Ce paquet d'hormone adolescent qui ne pouvait pas se contrôler en sa présence.

Mais ses lèvres bougeaient sous les siennes d'une ferveur égale et cela l'étourdissait. Ses mains serraient ses épaules. Il savait qu'elle était sur la pointe des pieds pour l'atteindre même si son cou et son dos étaient plié en deux pour la rejoindre. Il commençait à avoir mal.
Plus que tout il voulait utiliser ses mains pour agripper son derrière délicieux et la soulever contre lui, mais il se força à ne pas le faire. Sa main enfouit dans ses cheveux se contracta face à l'effort qu'il du déployer pour se retenir.

Il pencha sa tête sur le côté, améliorant son angle d'attaque. Il avait l'envie indéniable de la goûter…vraiment la goûter. Pendant un long moment il combattit cette impulsion mais le besoin était trop grand et il était bien trop faible.

Il avait envisagé de faire ça avec précaution pour être sure qu'elle le voulait bien elle aussi, mais ne sachant pas trop comment il aligna juste ses lèvres aux siennes et les força à s'ouvrir. Il fut émerveillé par la facilité à laquelle elles s'étaient entrouvertes.

Puis elle gémit et il se sentit faible sur ses jambes. Ce petit bruit l'encouragea à agir. Il étouffa ses soupirs et glissa sa langue dans sa bouche…c'était la chose la plus incroyable…son goût était unique….entièrement Hermione. Ce fut instantanément son goût préféré au monde.

Il était accro. À partir de cet instant elle pouvait faire ce qu'elle voulait de lui…l'utiliser aussi longtemps que ça lui plairait pour le laisser tomber quand elle en aurait finit…ça n'avait pas d'importance. Il ferait n'importe quoi pour continuer à l'embrasser.

Elle s'écroula contre lui et il grogna lorsque ses lèvres se détacha des siennes. Sa tête reposa sur son torse, il pouvait l'entendre reprendre son souffle…ou peut-être était-ce lui. Il serra tendrement sa tête contre lui, la suppliant de ne pas le haïr alors que son propre front se posa sur le mur derrière eux. Il ferma hermétiquement ses yeux, attendant que son corps reprenne un fonctionnement normal.

Ce fut à ce moment qu'il réalisa que la totalité de son corps était pressé contre elle. Plus particulièrement, la partie de lui qui trahissait le plus ce que son pathétique corps pervers voulait vraiment d'elle. Il était si dur et vibrant de sensation qu'il parvenait à sentir la douceur de son ventre malgré le jeans qui le compressait.

Il imagina son expression horrifié lorsqu'elle réaliserait ce qui se passait. Elle l'appellerait un porc et….il trouva la force de faire un pas en arrière et de briser leur étreinte.

Son mouvement la fit lever la tête pour rencontrer ses yeux. Le croisement de leur regard était électrisant et il sentait son estomac se serrait d'une manière pas si déplaisante.

Ses lèvres étaient rouge et gonflés et il se maudit silencieusement. Il avait été trop dur. Ses joues prenaient la plus fantastiques nuance de rose qu'il avait jamais vu….ses chaleureux yeux chocolat…et il se noyait à nouveau…il se sentit irrésistiblement attiré par elle…tiré par une force invisible.

« Ron, » chuchota t-elle, c'étaient les premiers mots prononcés depuis une éternité. Ils le ramenèrent froidement à la réalité.

Sa main abandonna ses cheveux et il déglutit nerveusement, faisant un autre pas en arrière. Elle serra sa chemise, l'empêchant d'aller trop loin. Il la dévisagea. « Je suis désolé. » les mots sortirent sans crier gare de sa bouche.

Elle s'assombrit mais sa voix restait roque quand elle demanda, « Pour m'avoir embrasser? »
Merde, comment pouvait t-il être désolé de ça? Ça avait était le meilleur moment de…Il parvint à secouer la tête en bégayant, « …pour avoir été rude….de t'avoir fait mal… »Sa voix se brisa.

Elle tendit sa main et caressa sa joue. « Ne sois pas désolé…je… » puis d'une voix minuscule, elle admit, « J'ai aimé ça. »

Il venait de mourir. Il était mort et montait au paradis parce qu'il était impossible que tout ça se passe réellement.

Les mots lui manquait alors qu'elle observait son visage avec son expression habituelle de patience. Puis elle prit sa main « Viens ici » lui ordonna t-elle gentiment avec un sourire encourageant. Elle le conduit vers le vieux lit rongé par les mites et s'assit à ses côtés.
Il fixa son regard droit devant, suppliant son corps de se calmer. Il était reconnaissant envers son jean qui le confinait en le serrant douloureusement…l'inconfort n'était rien si ça l'empêchait de s'humilier devant Hermione.

Ne comprenait t-elle pas à quel point il était dangereux d'être sur un lit avec lui en ce moment.

« Ron? »

Oh merde, elle voulait parler.

« Mmmm, » répondit t-il avec une anxiété grandissante.

Elle prit un moment pour réunir tout son courage.« Tu te souviens de l'autre nuit…je sais que c'était une situation inhabituelle…mais c'était mon premier baiser, tu sais. »

Sa mains se contracta involontairement dans la sienne. Il se détestait. Il acquiesça en déglutissant nerveusement pour apaiser sa gorge serrée. Il dit la seule chose qu'il pensait un peu réconfortante.

« Pour moi aussi. »

Il pouvait sentir son regard sur son visage, mais il savait que si il la regardait il était foutu. Il aurait voulu avoir la force de lâcher sa main.

« Um…tu as aimé ça? » demanda t-elle avec hésitation.

Son rire involontaire avait des nuances d'hystérie. « Ouais…ouais, j'ai aimé ça. » C'était le moins qu'on puisse dire.

« Alors je me demandais si tu…euh…peut-être que tu aimerais…continuer? »

Ron se sentit s'étouffer alors que son regard se posa précipitamment sur elle. Elle ne venait pas juste de dire ce qu'il pensait? Les yeux écarquillés, il bégaya pendant plusieurs secondes avant de parvenir à laisser échapper quelques mots, enfin, un seul mot en fait. « Quoi? »

Sa confiance en soi sembla s'amenuiser et elle se mordit les lèvres, ce qui était réellement une stratégie brillante.

Elle garda bravement ses yeux plongés dans les siens. « Je me demandais si tu aimerais t'entraîner avec moi? »

« M'entraîner? » Ce n'était pas très masculin de défaillir, non?

« Mmmhmm, vu qu'aucun de nous deux n'a vraiment d'expérience….on aurait besoin d'un peu d'entraînement. Um…la plupart des gens à l'école en ont déjà bien plus que moi et je…je euh.. On se fait confiance et on est à l'aise ensemble…alors je me disais que c'était le seul choix logique…je veux dire c'est important de s'entraîner. »

Était t-elle devenue folle? Était ce vraiment Hermione Granger?
Mais enfin qui d'autre aurait pu dire ' c'est le seul choix logique' Putain, suggérait t-elle vraiment qu'ils étudient le baiser.

Elle était foutument fantastique.

Comme il ne répondit pas immédiatement Hermione continua. « Enfin, si tu n'es pas attiré par moi, je comprends… » Elle prit son rire incrédule comme un encouragement. « Mais on a l'air de…travailler bien ensemble. »

Depuis quand.

Pourquoi faisait t-elle ça? Ne voulait t-elle pas plus? Ne voulait t-elle pas s'entraîner avec quelqu'un avec qui elle sortirait? C'était ce qu'elle méritait.

Peut-être comprenait t-elle l'horrible vérité, il n'était pas assez bien pour sortir avec elle…mais il n'y avait personne d'autre de disponible cet été.

Repoussant au loin cette pensée des plus douloureuses, Ron se réprimanda. 'Dit oui idiot' C'était la chance de sa vie…il avait la permission d'embrasser la fille qu'il adorait, sans attache. Sans toutes ces histoires de petit ami qu'il finirait par foutre en l'air, tôt ou tard.

« Um, d'accord, » parvint t-il à dire.

Ses yeux se mirent à briller. « D'accord? » répéta t-elle pleine d'espoir.

Il acquiesça en lui souriant. « Ouais, je…j'aimerais vraiment m'entraîner avec toi. »

Elle lui souriait étincelante et il savait qu'il devait avoir une tête ridicule en lui rendant son sourire. Après de longues minutes Hermione dit nerveusement, « Bien alors je suppose qu'on devrait retourner voir Harry… »

Harry…Harry qui? Harry! Putain de merde, il avait complètement oublié Harry. Quel ami il était.
Elle commença à se lever mais il accentua sa prise sur sa main. Bien que Ron ne veuille pas briser l'enchantement qui leur avait été jeté…ils ne pouvaient pas redescendre sans avoir régler certaines choses. La regardant prudemment il dit, « Um Hermione…à propos d'Harry et de….Adrianna. »

« Oh…c'est vrai. » Elle retomba sur le matelas et regarda droit devant elle. « Bien um…j'imagine qu'on peux faire un compromis. »

« Compromis? » demanda t-il de façon idiote. Il se demandait si il n'était pas devenu attardé car il ne semblait capable que de répéter ses paroles.

Elle hocha la tête. « Bien et si je promet d'essayer de garder l'esprit ouvert sur mon jugement envers Adrianna, si tu accepte le fait qu'il y a certainement plus chez elle que ce que l'on voit au premier abord… » Elle lui jeta un coup d'œil nerveux.

Elle l'époustouflait. Il ne méritait pas d'être dans la même salle qu'elle. Quand il retrouva sa voix, il lui dit, « Tu es la personne la plus incroyable que je connaisse tu le sais n'est ce pas? »
Elle rougit et lui dédia un sourire tremblant. « Oh Ron. » Elle était dans ses bras à nouveau et il la serra fermement contre lui, savourant l'instant.

L'étreinte dura bien trop longtemps pour être qualifié d'amical…mais malheureusement elle s'éloigna avant qu'ils puissent commencer l'entraînement.

Elle se leva. « Je pense qu'on devrait…tu sais, rejoindre les autres. »

Ron sentit son érection protester contre le tissus épais de son jean. « Um, va en avant. Donne moi quelques minutes, je te rejoindrais. »

Elle acquiesça anxieusement. Alors qu'elle se dirigeait vers la porte ses yeux parcoururent sa silhouette, ses courbes devenaient plus délicieuses de jour en jour. Il adorait la façon sauvage qu'avait ses cheveux de boucler après leurs baisers.

« Hermione, » l'appela t-il d'une voix étouffée, alors qu'elle ouvrait la porte. Elle se retourna pour le regarder assez mal à l'aise. « Tu penses qu'on pourrait…um…commencer à s'entraîner bientôt? »

Son sourire l'aveugla. D'une voix timide mais séduisante elle dit, « Je pense que ça peux s'arranger. » Elle se glissa hors de la pièce.

Ron se laissa tomber sur le lit.

Sacré, putain de merde! Rêvait t-il?

Il se repassa tout les événements dans sa tête, souriant largement, jusqu'à ce que la douleur dans son pantalon devint insupportable, lui rappelant pourquoi il était resté en arrière en premier lieu.
Prenant une profonde inspiration, Ron essaya de créer les images les plus horrifiantes qu'il pouvait imaginer mais ça ne servait à rien. Aucune image ne parvenait à rester dans son esprit plus d'une seconde. La seule chose à laquelle il pouvait penser c'était elle…des cours de potions au araignées; rien ne l'aida dans sa situation actuelle.

Il soupira, alla verrouiller la porte avant de se rallonger dans le lit. Il déboutonna son jean, et laissa les images d'Hermione envahir son esprit. Cette fois-ci il n'eut pas besoin de fantasmes élaborés, cette fois-ci seul le souvenir de sa voix timide disant, ' je me demandais si tu voudrais t'entraîner avec moi?' suffit.

Harry posa sa joue contre le genoux de Ginny, se sentant bercé par le ton chantant de sa voix. Une fois que Ginny avait commencé à parler, c'était comme si elle en pouvait plus s'arrêter. Elle était une conteuse née. Même le récit le plus triste était délivré avec une pointe d'humour noir qui le faisait rire à travers ses larmes.

Il leva la tête pour la regarder assise sa tête contre l'épaule d'Adrianna et il sentit son cœur s'agrandir. Ginny ne pouvait pas comprendre ce que cela représentait pour lui de la voir baisser sa garde devant sa cousine. Quelque chose en lui trouva sa place.

« Au nom de tout ce qu'il y a de magique que se passe t-il ici? » la demande vint de l'entrée où se tenait Mme Weasley, les mains sur les hanches, ses yeux lançant des éclairs glacé à l'appuis de sa fille. La vie de sa fille unique, en pleur et faible, sympathisant avec l'envahisseur, était plus qu'elle pouvait en supporter.

Harry sentit une vague de peur, mélangé à un fort sentiment protecteur l'envahir. Il ne lui permettrait pas de ruiner ça. « On parlait juste de Sirius, » dit t-il calmement, fier du ton régulier de sa voix. Il avait apprit à se contrôler au Japon.

Mme Weasley plissa les yeux alors qu'elle regardait accusatrice sa cousine.

« Bien, » la plus vieille femme semblait en proie à une intense bataille intérieure. « Je pense que ça suffit. Je ne voudrais pas que ses enfants se chagrinent plus? »

Adrianna secoua la tête doucement. « Ils sont déjà triste. L'ignorer ce n'est pas les protéger. Ils ont besoin de parler. »

Mme Weasley lâcha, « Quand vous êtes sous mon toit… »

« J'obéirais à vos règles, mais nous ne sommes pas sous votre toit. » Harry savait que la sérénité avec laquelle s'exprimer sa cousine était du à des années d'entraînement…c'était juste un bouclier. La rage qui se trouvait en dessous devait être quelque chose d'effrayant. Il regarda la confrontation entre Adrianna et Mme Weasley de plus en plus mal à l'aise.

Ginny leva la tête avec défiance, un geste gâché par les reniflements qu'elle ne pouvait arrêter. « Je veux en parler. On le veux tout les deux. » Elle fit un geste en direction de Harry. « ça fait du bien. »
« Alors il me semble qu'on devrait en parler…n'est ce pas , Molly? » Mr Weasley entra dans la pièce derrière sa femme. Il lui prit gentiment le bras et la conduit jusqu'au fauteuil en face d'eux.
Mme Weasley s'assit très raide, mais resta silencieuse, probablement déterminé à contrôler un processus qu'elle ne pouvait pas arrêter.

Harry releva la tête vers le visage aux traits parfaitement contrôlés de sa cousine. Elle demanda poliment à Mr Weasley , « Avez vous une histoire à partager sur Sirius, Mr Weasley? »
Il lui rendit son sourire gentiment. « En effet, j'en ai. »

Alors que Hermione ferma la porte de la chambre du quatrième étage elle s'arrêta sa main figée sur la poignée. Tout air quitta son corps et ses jambes n'étaient plus que de la bouillie. Elle s'appuya contre la porte fermée.

Elle n'était pas sure de savoir pourquoi Ron avait choisit de rester en arrière, mais elle lui en était reconnaissante, elle…avait besoin d'une minute.

Mon dieu! D'où s'était sortit? S'entraîner? Vraiment! C'était soit un coup de génie ou de folie…probablement les deux.

Ça avait marché parfaitement…juste ce qu'elle cherchait. Bien sur, ça la faisait un peu passer pour une salope.

Et si elle avait ruiné toutes ses chances d'avoir une relation avec lui parce qu'il ne la respectait plus?

Stop. C'était ridicule. Elle paniquait. Ralentit, ils étaient juste en train de parler de quelque baisers d'entraînement. Il n'y avait rien de sale ou de cochon dans des baisers.

Pourtant cela y ressemblait…les baisers qu'ils avaient partagés. Cela avait été bien plus que ce à quoi elle s'était attendu. Elle avait cru que embrasser serait doux, tendre…un peu maladroit…affectueux peut-être. Elle ne s'attendait pas à la chaleur, la passion, ses sensations liquides bizarre qui avait envahit son corps.

C'était donc pour ça que tout le monde en faisait tout un plat. Elle avait toujours pensait qu'ils étaient un peu stupide. Peut-être qu'il y avait plus à savoir qu'elle ne l'avait cru…
Dans quoi s'était t-elle fourrée?

Hermione avait cru qu'elle savait largement assez sur la sexualité humaine…enfin pas beaucoup…mais assez. Elle avait lu des livres de biologie à ce sujet. Trou A, Prise B et tout ça….ça paraissait assez inconfortable en fait. Pourtant ça avait parut assez agréable pour l'homme…et elle avait entendu de vague référence à un plaisir féminin. Hermione n'arrivait tout simplement pas à imaginer comment.

Oui, elle avait fait ses recherche et elle avait été assez satisfaite. Quand sa mère lui avait demandé si elle avait des questions elle avait pu honnêtement répondre « non, ». Elle n'avait jamais vraiment eu de conversation sur le sexe, les garçons ou les baisers…

Bien sur elle et Ginny avaient parlé de garçon et de baisers…mais rien qui n'ait pu la préparer à ça. Et à qui d'autre pouvait t-elle parler, Harry? Ron? S'il vous plait. Et honnêtement pourquoi s'ennuyer à en parler? Il y avait tellement de chose plus importante qu'on pouvait parler, lire ou apprendre.

Et ce n'était pas comme si un garçon allait vouloir faire ça avec elle dans un futur proche. Bien, peut-être Viktor…mais beurk…vraiment. Ce n'était même pas un problème. Elle soupirait d'une façon ou d'une autre après Ron depuis si longtemps…et les choses avançaient si lentement, elle n'avait pas besoin de…elle allait très bien avec ce qu'elle savait.

Tout ce dont elle avait rêvé était de mains qui se tiennent…de tendres baisers…un déclarations devant toute l'école de son amour éternel pour elle…peut-être un mignon petit cottage, avec une multitude de bébés roux…dans le futur bien sur, un futur très très lointain…de toute façon il y avait très peu de contact physique dans ses rêverie sur Ron.

Bien que ses derniers temps, les choses avaient changés, comme si son corps savait quelque chose que son esprit ignorait. Il réagissait instinctivement à Ron, même dans ses rêves et c'était tout simplement terrifiant.

Elle était pleine de désillusion! Rien de plus à savoir! Ce n'était pas important! Il y avait tellement plus…et maintenant elle y allait à l'aveugle. Elle avait naïvement encouragé une relation physique avec Ron, sans savoir ce que cela impliqué. Pensait t-elle réellement qu'elle pourrait tout contrôler? Savait-elle seulement ce que cela voulait dire? Elle n'avait aucune idée de ce qu'embrasser…

Bien, c'est à ça que sert l'entraînement idiote!

Elle gloussa presque hystériquement, recouvrant sa bouche de ses deux mains. Elle se força à commencer à marcher vers le rez-de-chaussée pour ne pas alerter Ron sur le fait qu'elle était resté coincer derrière sa porte.

Alors qu'elle glissait en bas des marches, Hermione tendit nerveusement sa main pour lisser ses cheveux et se figea. Nom de dieu c'était un vrai nid de rat.

Elle se dépêcha de descendre les dernières marches et elle s'enferma dans les toilettes du troisième étage. Elle s'exclama d'horreur en voyant son image dans le miroir. Elle avait l'air d'une vrai salope. Tout le monde allait savoir juste en la voyant qu'elle et Ron s'étaient entraîné.
Ses cheveux déjà incontrôlable étaient deux fois plus volumineux que d'habitude, pointant de partout à cause des doigts de Ron qui les avaient parcouru rudement….Hermione essaya de les discipliner avec ses doigts et fut horrifié d'y trouver un énorme nœud…mais au moins ses cheveux pouvaient être brossé. Elle n'avait aucune idée de ce qu'elle pourrait faire à ses lèvres qui avaient doublé de volume. Elle plaça doucement le bout de ses doigts sur elles, et elle découvrit qu'elles étaient aussi plus sensible au toucher.

Fixant les preuves physiques évidentes de son indiscrétion, Hermione se sentit trembler. Toute cette histoire de séduction était bien plus que ce qu'elle avait anticipé; Elle ferma les yeux se souvenant du goût intoxiquant de ses baisers. Oh oui, bien plus. Mon dieu…elle avait été si naïve…pouvait t-elle reculer maintenant? Ça ruinerait tout…au moment même où tout marchait si bien. Ron était tombé dans le piège avec tant…bien, tant d'enthousiasme.

Elle gloussa à nouveau et se dit qu'elle était vraiment devenu aussi folle que Ron l'accusait d'être depuis toute ses années.

C'était affreusement plaisant pourtant, mais intense…vraiment, vraiment intense. Elle avait eu l'impression de perdre le contrôle. C'était terrifiant mais la chose étrange était à quel point ce sentiment de perte était incroyable, sachant que Ron perdait lui aussi le contrôle, qu'il n'y avait que eux deux dans la tempête. Il était tout ce qui se tenait entre elle et l'abîme.

Hermione récolta de l'eau froide dans ses mains et la porta à ses lèvres, priant le gonflement de diminuer, puis elle but avidement, surprise de voir à quel point elle était déshydraté. Elle maudit son incapacité à utiliser la magie. Elle connaissait un très bon sort anti-gonflement.

Avec ses mains mouillées elle brossa difficilement et douloureusement ses boucles. Ça lui prit une éternité et ne donna comme résultat que des cheveux plus crépus et volumineux qu'avant. Elle utilisa une quantité d'eau considérable pour les lisser.

Super, maintenant elle ressemblait à un chat qu'on aurait voulu noyer!

Frustrée, Hermione tira ses cheveux en arrière et les noua en un chignon serré au sommet de sa tête. Immédiatement des mèches s'en échappèrent. Elle était toute décoiffée. Elle détestait vraiment ses cheveux. Elle ne s'était jamais vraiment soucié de son apparence jusqu'à maintenant…au moins ce n'était pas l'un de ses miroir qui répondait.

Bien, il n'y avait rien de plus qu'elle puisse faire. Elle ne pouvait pas se cacher là haut pour toujours…ils avaient déjà laissé Harry assez…

Mon dieu…combien de temps cela faisait…il devait être furieux contre eux…et il avait raison…Hermione avait été si affreusement égoïste.

Elle se dépêcha à sortir de la pièce et à descendre les escaliers. Hermione se dirigeait vers le vestibule quand elle entendit des voix venant du salon…..elle ne pouvait pas croire ce qu'elle y vit. Bien, elle n'avait pas eu besoin de s'inquiéter d'avoir laissé Harry tout seul.

La pièce était emplie de gens….presque tout le monde était là sauf Ron et Dumbledore. Harry était assis sur le sol s'appuyant contre les genoux d'Adrianna et Ginny était assise à côté…sa tête sur l'épaule de la cousine de Harry…traîtresse! Que faisaient t-ils tous assis si confortablement?
Puis elle écouta la conversation et réalisa que confortable n'était pas le mot pour décrire ce qui se passait entre eux.

Remus parlait d'une voix calme et sérieuse et tout le monde écouté attentivement….au mon dieu, il parlait de Sirius…racontant une histoire de leur enfance.

Hermione se sentit soudainement faible et froide. Elle fit le tour de la pièce à nouveau et cette fois-ci elle remarqua que Tonks et Mme Weasley sanglotaient ouvertement. Le visage de Harry était mouillé mais serein. Ginny continuait à tourner sa tête pour frotter ses larmes contre l'épaule offerte comme pour cacher les preuves de son chagrin.

Par Merlin, ils étaient en train de donner des funérailles impromptues pour Sirius. Elle écouta pendant un long moment. Ce ne fut pas avant de sentir l'humidité sur ses propres joues qu'elle se rendit compte qu'elle pleurait elle aussi. Harry leva la tête et rencontra son regard. Il lui dédia un chaud sourire et lui fit signe d'entrer dans la pièce. Elle essaya de lui rendre son sourire, tout en faisant à contre cœur un pas en avant dans la pièce. Trouvant l'espace lire sur le mur le plus proche, elle se laissa glisser jusqu'au sol.

Remus finit son histoire et Tonks commença avec l'une des siennes.
Hermione sut l'exacte moment où Ron arriva sur le pas de la porte. Ses yeux furent instantanément attiré par son visage confus. Il parcouru des yeux la pièce et leur regards se rencontrèrent. Elle lui tendit la main et il vient s'asseoir à côté d'elle.

« Que… » chuchota t-il.

« Chut, écoute. »

Et ils s'assirent comme ça pendant des heures, à écouter histoire après histoire et Hermione se retrouva à essuyer ses larmes sur l'épaule de Ron.

Harry se réveilla de sa sieste par une cognement à sa porte. Il s'étira et se força à sortir du lit en se traînant jusqu'à la porte. « J'arrive, j'arrive, » marmonna t-il. Il entrouvrit la porte et jeta un coup d'œil à l'extérieur, en voyant George il le regarda en clignant bêtement des yeux.

« Hey, grand aventurier, maman exige ta présence et celle du petit Ronnie au dîner…et bouge ton cul, on est affamé. »

Harry se frotta les yeux. « Dîner? Il est quel heure? »

George se mit à rire. « Presque sept heure…tu as dormis toute la journée…tu dois toujours être à l'heure américaine, ou japonaise…ou marocaine… »

« Je crois que le Maroc est sur le même fuseau horaire… »

« Peu importe, ramène ton cul dans la cuisine ou on lui foutra le feu. »Harry leva les yeux au ciel et ferma la porte derrière lui. Qu'il plaisante ou non, George avait raison, le décalage horaire l'avait achevé. Il alluma difficilement quelques bougies, brûlant ses doigts en le faisant…maudissant les lois contre l'usage de la magie pour les mineurs. Il aurait souhaité au moins avoir l'électricité…

Il se dirigea vers le lit de Ron; où il était allongé pas dérangé par les tambourinement de son frère à leur porte. Au moins certaines choses ne changeaient pas. « Hey, Ron réveille toi mon vieux. »
Ron se contenta de gémir en réponse. Harry fronça les sourcils et s'approcha de lui. Son ami transpirait et s'agitait sans cesse, Harry pensa l'avoir entendu murmurer « Hermione. »
Ses yeux s'écarquillèrent. Nom de dieu. « Ron, réveilles toi. » Puis il essaya le mot magique, « Dîner! »

Rien, ce qui était inquiétant.

Ron secoua juste sa tête. « Non, non, non, non…Hermione. »

Quoique Hermione lui faisait ça avait l'air intense. Harry ne put retenir un gloussement. Apparemment il ferait bien d'être ok avec Ron et Hermione assez vite parce qu'ils ne l'attendraient pas.

Harry s'approcha encore et le secoua. « Ron. Réveilles toi! » Il le secoua plus fort.
Ron sursauta et cligna des yeux, le souffle court. Il parut confus pendant un moment.

« Harry? » Il avait aussi l'air déçu.

« Tu espérais que se soit quelqu'un d'autre? » demanda Harry avec un petit rictus.

« Hmm? » marmonna Ron, il avait vraiment l'air à côté de la plaque.

« Tu vas bien? » demanda Harry, inquiet.

« Mmmhmm. » son ami se frotta le visage en s'asseyant.

Probablement juste malade d'amour, pensa Harry. « Tu appelais après Hermione tu sais. »

Ron se contenta de froncer des sourcils sombrement, il ne rougit à la surprise de Harry. « Ouais et bien. Tu ferais mieux de t'y habituer. »

« M'y habituer, hein? » Harry ricana. Allait t-il finalement avoir droit à une confession? Oh mon dieu, y allait t-il finalement avoir une confession?

« Ouais comme je fais des cauchemars sur elle toutes les nuits….d'habitudes les siestes ça va, mais apparemment non. »

« Des cauchemars? Qu'est ce qu'elle fait, elle te poursuit avec son emplois du temps pour tes devoirs? » le taquina Harry.

Les yeux de Ron se fermèrent, son visage froid comme du marbre. « Non, » répondit t-il avec passion. « Elle meurs. Toutes les foutues nuits, elle meurs. »

Harry sentit son estomac se contracter douloureusement, il prit une profonde inspiration. « Merde…Ron….désolé…je… »

« Ne t'en fait pas pour ça, » l'interrompit Ron, refusant de rencontrer son regard.
Harry sentit à nouveau le poids du remords. Il n'avait jamais été là pour aider ses amis à surmonter l'après département des mystères, même avant qu'il s'enfuit avec Adrianna. Il chercha quelque chose à dire. En fin de compte il se contenta de dire avec hésitation. « Qu'est ce que je peux faire…? »

« Faire… »

« Tu sais pour t'aider avec les cauchemars? » C'était vraiment une chose stupide à demander. Étant quelqu'un hanté par les cauchemars, il savait que rien ne pouvait les diminuer.

Ron secouait sa tête. « Il n'y a rien qui aide. J'ai juste besoin de… » Il s'arrêta en fermant les yeux.

….Hermione. Harry finit la phrase de Ron dans sa tête. Les tripes de Harry étaient retournées par la jalousie et la perte…Ron n'avait pas besoin de lui…Il avait besoin de Hermione. Était ce parce que Harry n'avait pas été disponible ou était ce juste quelque chose qui faisait inévitablement partie du fait qu'ils grandissent? La copine d'un garçon était juste plus importante que son meilleur ami…et Hermione était les deux pour Ron.

Comment Harry pouvait t-il se battre contre ça?

« C'est pour ça que tu étais à la maison de Hermione le soir de l'attaque? »
Ron le regarda sans comprendre et Harry réalisa qu'il essayait de suivre la logique de la conversation. Harry avait prit l'habitude que ses pensées soient entendu ses derniers mois.

Mais Ron compris bien vite. « Ouais, c'est pour ça que j'étais là. »

« Alors ce n'était pas pour de gros roulage de pelle alors? » plaisanta Harry en espérant de ramener la covenantaire sur un terrain plus familier.

Mais quand Ron tourna rouge tomate Harry ressentit un étonnement naïf.

« Il y a eu roulage de pelle? »

Ron s'étrangla avant de répondre finalement. « Bien, je n'appellerai pas ça vraiment comme ça… » confessa t-il avec précaution.

Harry se laissa tombé assis sur son lit, faisant face à Ron. Il était honteux de dire qu'il ressemblait à une petite fille de six ans quand il demanda, « Tu l'as embrassé? » Sa voix était emplis d'un émerveillement tout féminin.

« Pas exactement…elle…ça n'a pas d'importance. Hier je l'ai embrassé…enfin plutôt ce matin. » Ron paraissait anxieux mais avide de continuer, comme si il avait besoin d'une bonne confession depuis un long moment.

Harry n'était pas sur de savoir ce qu'il ressentait en tant que confident. Pas sur ce sujet particulier en tout cas. « Wow, c'est…wow…vous êtes ensemble maintenant alors? »

Il n'aurait pas cru que Ron puisse rougir plus mais il le fit. « Non…on…um…on ne fait que s'entraîner…. »

Quoi? Harry était stupéfait…et outragé. Hermione était aussi sa meilleure amie. Il ne pouvait pas laisser quelqu'un tirer avantage d'elle, même si c'était Ron.

« Quoi! »

« C'était son idée mon vieux, je te jure…Elle a pas parlé d'une relation. Elle réalise probablement que je suis pas assez bien pour elle… »

Harry le fixa alarmé. « Ron, tu n'es pas… »

« On sait tout les deux que je ne le suis pas…c'est juste…je ne veux pas en parler. Promet que tu ne diras rien à personne, en particulier à Hermione? » Ron paraissant triste et stressé.

Harry eut pitié de Ron… et de lui même…c'était bien en dehors de l'expertise de Harry.
« Euh…bien sur mon vieux…alors, le dîner est servit. »

Ron avait l'air soulagé. « Oh bien, super! »

Les garçons rampèrent hors de leur lit et sortirent de la pièce. Harry remarqua que la porte de sa cousine était entrouverte à l'autre bout du couloir et il partit dans cette direction. Debout sur le pas de la porte, il la découvrit fixant distraitement le miroir de son armoire. Il remarqua qu'elle n'avait pas perdu du temps à transfigurer sa chambre comme elle l'aurait voulu.
« Hey, tu es prête pour le dîner? » demanda t-il.

Elle se tourna vers lui et lui offrit un sourire préoccupé. « Va y, je descendrai bientôt. » Elle jouait avec un des anneau qu'elle portait à ses doigts.

Harry fronça les sourcils. Elle avait l'air chagrinée, elle s'était douché et changé. Elle portait une jupe maintenant… ce qui était un peu étrange. « Tout va bien? »

« mmmHmm. » Elle retira l'anneau et le laissa tombé dans un des tiroirs. Elle prit sa brosse et commença à brosser ses longs cheveux. « Bien. »

Ron arriva derrière lui. « Alors, on y va? » demanda t-il.

Harry acquiesça, fronçant toujours les sourcils en direction d'Adrianna, qui brosser maintenant ses cheveux au ralentit. « Ils t-ont dit quelque chose dans la salle à manger? » peut-être qu'elle ne voulait pas faire face à Mme Weasley à nouveau, pensa Harry.

Elle secoua la tête. « Je vais bien, honnêtement. J'arriva dans une minute. » Elle lui dédia un sourire un peu plus convainquant.

Harry acquiesça à contre cœur et descendit le couloir avec Ron. Une fois qu'ils étaient à distance raisonnable, son ami demanda, « Adrianna est toujours si… »

Distraite? Ailleurs? Bizarre?

« Non, non pas d'habitude. »

Ginny se sentait reposée et étrangement contente après les événements de la matinée et une longue sieste. Elle se mentirait à elle même si elle se disait qu'une grande partie de cette toute nouvelle paix intérieure n'avait aucun rapport avec le fait que Harry soit sain et sauf sous le même toit qu'elle.

Mais elle n'allait pas trop tergiversé sur ce sujet.

De plus sa bonne humeur lui donnait la parfaite opportunité pour s'amuser complètement de Hermione, qui arrangeait et réarrangeait nerveusement les couverts sur la table tout en prenant grand soin d'éviter le regard de Mme Weasley.

La raison de ce comportement était évident pour n'importe qui qui s'était déjà fait embrasser vigoureusement. Ginny réprima ses gloussements.

Elle attrapa le bras d'Hermione alors qu'elle passait devant elle et poussa la jeune fille embarrassée sur une chaise. Elle tendit à Hermione un verre d'eau avec des glaçon. « Tient, » chuchota t-elle sans cacher son excitation.« Suce un peu de glace. Ça va diminuer un peu le gonflement. »

Hermione s'étrangla et porta sa main à ses lèvres endolories. Cette fois ci Ginny ne put s'empêcher de rire. « Vous avez trouver autre chose à faire que vous disputer, non? » demanda t-
elle avec malice.

« Chut! » dit Hermione en colère. « Baisse la voix…ta mère. » Les yeux de Ginny se portèrent un instant à l'endroit où sa mère s'agitait inutilement dans la cuisine. Elle cogna un saladier que Dobby avait enchanté pour qu'il se mélange seul, renversant ainsi tout le contenu. « Tu as de la chance ce soir. Maman est trop occupé à haïr Adrianna pour remarquez tes indiscrétions. »

« Tu crois? » demanda Hermione avec espoir, en buvant de l'eau et en prenant l'un des glaçon dans sa bouche.

« Oh oui, » dit Ginny avec un petit sourire en coin. « Je focaliserais toutes mes inquiétudes sur les jumeaux. » Le regard d'Hermione vola en direction de la porte où Fred et George traînaient, plaisantant entre eux. Elle baissa rapidement la tête, aspirant ses lèvres dans sa bouche.
Ginny éclata de rire, provoquant des regards interrogateurs des jumeaux qui s'asseyaient en bout de table.

Oh, que faire? Continuer de torturer Hermione et plus tard son frère…permettre au jumeaux de participer à la plaisanterie…? Ou se retenir et garder toutes ses informations pour elle?
Les deux solutions ouvraient tant de possibilités.

Crack.

Ginny fut distraite par l'apparition de son frère préféré dans la cuisine. Bon d'accord, elle avait beaucoup de favoris…à part Percy. « Charlie! » s'écria t-elle en se levant et en l'enlaçant avec joie. « Qu'est ce que tu fais ici? »

Mais Charlie était tendu et distrait, il cria même lorsqu'il lui rendit son étreinte. « Maman, C'est quoi ce bordel? Qu'est ce qui se passe? »

« Surveille tes parole, mon cher, » le réprimanda Molly en souriant, alors qu'elle s'essuyait les mains sur son tablier en s'approchant de lui.

Charlie ignora la remontrance. « Je reviens de mission pour trouver une pile de lettre…Ron kidnappé, Ginny stupefixée….retrouvé Ron…Harry kidnappé…mange mort au terrier…déménagement au quartier général…. »

Molly lui prit sa tête entre ses deux mains et embrassa ses joues, ignorant sa tirade comme si il ne parlait pas.

« Qu'est ce…oh, bien, voilà Ron et Harry…en pleine forme je dois dire…pas du tout kidnappés. » Il lança un regard noir à sa mère.

« Bien le kidnappeur, l'a ramené ce matin, » répondit t-elle légèrement.

« Je n'ai pas été kidnappé! » répliqua Harry énervé. « J'ai choisit de partir avec elle cet été… »

« Assis toi mon grand…tout va bien, » le cajola Molly.

« partir avec qui, Harry? » demanda Charlie en secouant la tête.

« Avec moi… » Adrianna apparut dans l'entrée. « Bonjour Charlie. Ça fais longtemps qu'on ne s'est pas vu. »

Et voila le chapitre quinze . comme la dernière fois la suite de se chapitre (Le seize donc) est disponible sur notre site (voir notre profil) .Avis aux amateurs.