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Chapitre 15 (épilogue) :
C'était une belle journée. Ensoleillée et aucun nuage à l'horizon. L'humeur était à la fête et à l'insouciance. Alan avait organisé un barbecue et avait invité toute l'équipe de Don, Billy Cooper, Amita et Larry pour les remercier d'avoir fait tout ce qui était en leur pouvoir pour retrouver ses enfants et pour leur soutien et réconfort pendant toute cette épreuve
Tout en faisant cuire la viande sur le grill, Alan observait ses garçons. Charlie parlait avec Amita, un bras enrouler autour de ses épaules, près de l'étang de koïs. Aucun doute, ces deux là étaient faits pour être ensemble. Son cadet l'avait stupéfait. Il s'était occupé à merveille de son frère et pas un instant il ne l'avait laissé. Jamais il n'aurait pensé que ses fils seraient aussi inséparables un jour. Alan a ensuite détourné son regard vers son fils aîné. Celui-ci discutait et plaisantait en souriant avec Billy, Colby, David et Megan. Cela faisait une éternité qu'il ne l'avait vu aussi joyeux et de si bonne humeur. La rééducation avait marchée. Il avait repris beaucoup de forces et il ne restait presque plus rien de sa paralysie. Il avait même repris le travail depuis une semaine. Pour le moment, il devait se contenter de faire du travail de bureau mais au vu de ses derniers résultats médicaux, Don pouvait espérer revenir sur le terrain d'ici un mois. Avoir repris le travail avait été bénéfique pour son moral, bien que ce ne soit pas de tout repos. Après plusieurs semaines d'absences, les rapports s'étaient accumulés sur son bureau. Megan l'avait remplacé pendant son absence mais il y avait une procédure à respecter. En tant que chef d'équipe, seul Don devait apposer sa signature sur les rapports et sur plusieurs autres documents. D'ordinaire Don détestait s'occuper de toute cette paperasserie administrative mais après ce qu'il venait de traverser, il était heureux d'être à son bureau et revoir son équipe. Megan, David et Colby étaient souvent venu le voir pendant sa convalescence mais ce n'était pas la même chose que de travailler avec eux toute la journée. Même Billy avait prit quelques jours de vacances pour venir le voir. Enfin, pour couronner le tout, Don avait accepté de rester chez Charlie encore ce week-end mais dès lundi il retournerait à son appartement. Autant Don avait apprécié habiter chez son frère les semaines précédentes, autant il était heureux de se retrouver chez lui. Alan et Charlie étaient un peu déçus mais ils comprenaient son besoin de retrouver son indépendance.
« Bonjour Alan ! J'ai sonné mais personne ne m'a répondu. Alors je me suis permis d'entrer».
« Bonjour Larry ! Vous avez bien fait. Vous savez que vous êtes chez vous ici. Comment allez-vous ? »
« Je vais très bien merci. Et vous-même ? »
« Tout va pour le mieux. D'ailleurs, ce ne peut pas être mieux ».
« Tant mieux. Tant mieux. Je dois dire que c'est agréable de voir toute votre petite famille enfin heureuse ».
Alan a sourit en remarquant que Larry, les mains dans les poches, ne lui prêtait pas autant d'attention que ça. Il semblait rechercher une personne en particulier.
« Megan est là-bas, à côté de Don ».
« Oh…bah…euh. Je ne la recherchais pas en particulier. Mais…merci ».
Alan a secoué sa tête. Larry ne marchait pas en direction de Megan. Il accourait. Celle-ci l'a vu arriver et elle s'est approchée de lui, un énorme sourire aux lèvres.
Colby s'était et s'amusait toujours de la relation de Megan avec Larry. Il ne comprenait pas ce qu'elle lui trouvait mais il commençait par s'y habituer. Enfin presque.
« Eh les gars, vous voyez nos deux tourtereaux ? »
Don, David et Billy se sont tous les trois retournés pour voir le couple, main dans la main, s'approchait de Charlie et d'Amita.
« Colby, laisse-les tranquille. Ils sont bien ensemble.»
« Non mais attends Don ! Tu ne vas pas me dire que ce n'est pas un couple…étrange ? »
« Et alors, qu'est-ce que ça peut faire ? Ils s'aiment, c'est tout ce qui compte. Nous n'avons pas à nous mêler de leur vie privée ».
« Ouais, ben, vous faites ce que vous voulez les gars, mais moi je vais m'approcher pour voir ce que ces quatre tourtereaux se racontent. Imaginer un peu qu'ils se mettent à parler mariage. Je suis toujours le dernier au courant quant il s'agit de savoir qui sort avec qui. Alors s'il y a un mariage dans l'air qui se prépare, je veux être le premier avertit ».
« C'est ça, Granger. Vas-y. Moi je préfère aller voir si Alan a besoin d'aide ».
« Tu n'es vraiment pas drôle David. »
Don et Billy s'amusaient en regardant Colby s'approchait de l'étang de koï et David allait en direction d'Alan. Ils étaient certains que David n'avait pas pour but premier d'aider Alan, mais de goûter à la nourriture.
« Je peux vous aider Alan ? »
« David ! Vous tombez bien. Vous allez goûter ma nouvelle sauce. J'ai modifié un peu ma recette et je voudrais savoir ce que vous en pensez ».
David a relevé ses babines et a frotté ses mains ensembles.
« Avec plaisir Alan. Avec grand plaisir !»
- « Billy, je te remercie vraiment de ce que tu as fais pour nous ».
- « Merci mais tu m'as déjà remercié une demie douzaine de fois. Tu as vraiment une chouette famille Don. »
- « La meilleure ». Don a regardé son père et son frère avec fierté. « Oui, la meilleure que quelqu'un puisse rêver d'avoir ».
- « Tu sais, la dernière fois que je suis venu à Los Angeles, je n'avais pas réellement compris pourquoi tu avais arrêté la chasse. Tu étais vraiment bon. Mais maintenant je comprends. Je pense que si moi aussi j'avais une famille comme la tienne, j'arrêterais la chasse. »
- « La chasse à l'homme me manque parfois. Partir sur les routes, loin de la civilisation, l'adrénaline qui monte lorsqu'on s'approche de notre proie. Mais je ne la reprendrais jamais. Tu devrais essayer. Qu'est-ce que tu risques ? Tu peux arrêter quelques mois, te fixer quelque part et essayer de construire une famille. Si tu n'y arrives pas ou si tu ne te sens pas dans ton élément, tu pourrais toujours repartir sur les routes. Tu sais, avant j'étais comme toi. Je ne courrais pas après ma famille. Mais j'ai compris que la famille était quelque chose de très important. C'est le roche sur lequel on peut s'appuyer quant tout va mal. Si on la perd, on se perd soi-même. Mais une famille, ça se préserve et ça se travaille. Tu sais, quelqu'un a dit un jour que « La vie de famille requiert une force, une persévérance, un oubli de soi dont le bonheur de ses membres est le fruit. »
- « Quelqu'un ? Et qui sait ce quelqu'un ? »
- « Je ne sais pas. Quelqu'un. »
- « Et ce quelqu'un, ce ne serait pas toi par hasard ? »
- « Peut être. Aller viens. Allons voir si nous aussi nous avons le privilège de goûter à la nouvelle sauce de mon père ».
Tout en se dirigeant vers le barbecue, Billy repensait aux paroles de Don. C'est vrai, après tout, qu'est-ce qu'il risquait ? Et puis quelques mois loin des routes ne lui feraient certainement pas de mal. Peut être qu'il le ferait un jour. Peut-être.
« Eh papa ! On peut goûter à ta nouvelle sauce ?»
« Ah non alors ! »
« Papa ! »
« Non Don ! Je te connais. Si tu commences à la goûter, tu ne pourras pas t'arrêter et il ne restera plus rien. Et ne te sert pas de ton vieux copain Billy. Je sais que si je lui fais goûter ma sauce, il t'en passera un peu. Tu attendras comme tout le monde. D'ailleurs, va chercher le reste des invités. Il est temps de passer à table ».
Don a maugréé contre la logique implacable de son père. Il s'est retourné en criant, faisant sursauter son père : « A TABLE ! »
« Don ! »
Celui-ci l'a regardé en levant ses bras d'un air innocent : « Quoi ? »
« Ne hurle pas comme ça. Je te signale que nous ne sommes pas seuls alors tiens toi bien. Et puis mets la table ».
« Eh ! Si je la mets alors Charlie fera la vaisselle ».
Alan a secoué sa tête avec amusement en regardant Don disparaitre dans la cuisine. Ses fils étaient adultes mais parfois ils pouvaient agir comme de vrais enfants.
Le reste de la journée s'est passé à merveille. Chacun était joyeux et appréciait la compagnie des autres. La sauce était un tel succès qu'il n'en restait même pas une goutte, au grand désespoir de Don. Mais, comme toutes les belles journées, celle-ci a paru beaucoup trop courte. Sans même qu'ils s'en rendent compte, le soleil avait presque disparu de l'horizon et la fraîcheur de la nuit commençait à se faire ressentir. Après avoir remerciés chaleureusement et raccompagnés leurs amis à leurs voitures, Don et Charlie se sont effondrés dans les chaises de jardin en bois. Ils s'y sont adossés lourdement et tournés leurs têtes vers les étoiles.
« Merci Charlie ».
« De quoi ? »
« De t'être occuper de moi».
Surprit, Charlie a levé sa tête et a regardé son frère.
« Tu n'as pas à me remercier. Tu es mon frère. Je n'allais tout de même pas te laisser. Tu aurais fais pareil à ma place. Et puis j'ai appris du meilleur. Après toutes ces années où tu as été là pour moi, à côté, je n'ai vraiment pas fait grand-chose.»
« Oh si Charlie. Tu as fais beaucoup pour moi. Si tu n'avais pas été là…Enfin, ce que je veux dire, c'est que je suis fier de toi, p'tit frère ».
« Moi aussi je suis fier de toi. »
En entendant la voix tendue de son frère, Don l'a étudié de plus près.
« Tu vas bien ? »
« J'ai cru que j'allais te perdre Don. C'était horrible de les voir te battre devant moi et tes cris de douleur quant ils t'ont mis ces satanés fils électrique sur ton torse. Tu étais même mort dans mes bras. Mais tu ne m'as pas laissé. Tu es toujours là. Si tu savais à quel point je t'en suis reconnaissant.»
Don s'est penché en avant et a étreint son frère, tremblant, tout en tapotant son dos.
« C'est fini Charlie. C'est fini. Je suis là ».
Charlie a renvoyé l'étreinte et a serré fortement son frère.
« Je t'aime Don».
« Je t'aime p'tit frère ».
Alan, la larme à l'œil, observait ses fils à travers la fenêtre de la cuisine. Respirant profondément, il a pris des boissons dans le réfrigérateur et est sorti les rejoindre.
Don a froncé les sourcils à la boisson que son père lui tendait :
« Tu sais, je peux prendre une bière maintenant ».
« Non Donnie. Tu es encore sous médicament. Et arrêtes de bougonner. Bois ton jus d'orange ».
Alan a remis une bière à Charlie et a pris place sur une autre chaise en bois. Soudainement, Don a repensé à quelque chose et est parti en trottant dans la maison.
« Bah où est-ce qu'il va ? » A demandé Alan à son fils, étonner par le départ précipité de son aîné. Charlie a soulevé ses épaules, aussi surprit que son père.
Don est revenu quelques minutes plus tard, cachant quelque chose derrière son dos.
« Fermes tes yeux Charlie ».
« Pourquoi ? »
« Fermes tes yeux et tends tes mains, paumes vers le haut. Tu verras bien. »
Charlie a obéit et a senti son frère déposait un objet lourd dans ses mains. Il a ouvert ses yeux et a été étonné.
« C'est ta batte de baseball ! »
« Non Charlie. C'est la tienne maintenant ».
Charlie et Alan sont restés bouche bée. Ce n'était pas seulement une batte de baseball. C'était LA batte de baseball porte-bonheur de Don.
« Quoi ?! Tu me donnes ta batte ?! Celle que papa t'as offert pour tes 13 ans et que tu ne laisses personne toucher ! Tu ne m'as jamais laissé jouer avec. Et tu ne l'as jamais quitté ! Quant tu es parti de la maison, c'est la première chose que tu as mis dans ton sac. Et tu me la donnes ?!»
Au signe d'assentiment de son frère, Charlie en aurait presque pleuré de joie.
« Mais pourquoi ? »
« Eh bien, tu m'as dit que tu ne savais pas manier une batte. Alors je veux que tu apprennes avec mon bébé. Enfin, ton bébé maintenant. Dès demain, je t'apprends tout ce que tu dois savoir sur le baseball ».
« Merci Donnie ! »
Charlie a bondi de sa chaise et a donné une nouvelle étreinte à son frère. Il l'a étreint tellement fortement que son père a dû le retirer avant que Don ne se mette à suffoquer.
« Les enfants, après toutes ses émotions, je propose qu'on lève nos verres à la famille. »
Don et Charlie ont levés leurs boissons et répétés les mots de leur père : A la famille !
« Lavie de famille requiert une force une persévérance, un oubli de soi dont le bonheur de ses membres est le fruit », Quelqu'un.
Fin
Musique :Three doors down, « Away from the sun »
