Chapitre 2
La Peur Des Dursley

Le lendemain matin, c'est la tante Pétunia qui réveilla Harry en cognant doucement sur la porte.

-Debout mon chou. C'est l'heure de se lever, dit-elle tendrement.

Même après avoir passé un mois entier à entendre la tante Pétunia le réveiller avec tant de délicatesse, il ne s'y habituait pas. Les années précédentes, la tante Pétunia cognait avec fracas sur la porte de sa chambre en lui criant de ce lever et en le traitant de paresseux. Mais depuis que Harry avait le droit d'utiliser la magie en dehors de l'enceinte de Poudlard, les Dursley avaient tellement peur qu'il ne les transforme en crapaud qu'il était tous très gentil avec lui. Harry mit ses lunettes, s'habilla rapidement et descendit les escalier accompagné de sa fidèle baguette magique pour être sûr que les Dursley le traite comme il ce doit. Il entra dans la cuisine en souriant à son gros porc de cousin, Dudley, et s'assit sur la chaise à côté de celui-ci.

-Bonjour Dudley, dit Harry.

-Bonjour Harry, lui répondit poliment Dudley.

L'oncle Vernon fini par baisser son journal pour dire bonjour à Harry. Il lui fit un énorme sourire que Harry ne lui connaissait que depuis le début des vacances d'été.

-Bonjour Harry, dit l'oncle Vernon, as-tu passé une belle nuit?

-J'ai eu un peu de mal à dormir. J'ai donc décidé de déballer les cadeaux que mes amis et mon parrain m'ont envoyé par hiboux, répondit Harry.

-Hey, mais c'est vrai! C'est ton anniversaire aujourd'hui! Joyeux anniversaire Harry, dit joyeusement l'oncle Vernon.

-Merci, dit le concerné en avalant une bouché de son bacon.

Il pensa soudain à l'invitation que Ron lui avait fait. Il décida d'en parler aux Dursley.

-À au fait! Pendant que j'y pense, mon ami Ron m'a invité chez lui pour le reste des vacances d'été. Il viendrait me chercher jeudi prochain vers 15:00. Est-ce que ça vous dérange en quoi que ce soit si j'y vais?

-Bien sûr que non. Ça ne nous dérange pas le moins du monde. Tu peux y aller quand tu le voudras mais demande-leur de ne pas passer par la cheminée cette fois d'accord, dit-il avec une voix qui se voulait douce.

-D'accord, je leur dirai, répondit Harry.

Harry fini ce qu'il y avait dans son assiette et monta dans sa chambre, toujours accompagné de sa baguette magique, pour répondre aux lettre de Ron et Hermione. Il sortit son encrier, sa plume et un bout de parchemin pour écrire sa lettre :

Chers Ron et Hermione,

J'ai demandé aux Dursley si ils voulait que je viennes et ils ont accepté avec leur plus beaux sourires. Ils ont tellement peur que je leur jette un sort qu'il n'osent pas me contredire. C'est vraiment génial de ne pas les avoir sur le dos à tout bout de champs. Je commence même à les apprécier. J'ai hâte de savoir ce que vous avez de si important à me dire. Ça doit l'être puisque vous ne m'en parlez même pas dans vos lettres. Ou c'est simplement pour augmenter le suspense. Quoi qu'il en soit j'ai hâte de vous voir tout les deux.

À dans une semaine

Harry

Harry plia la lettre et la donna à Coquecigrue. Lui et Errol s'envolèrent par la fenêtre pour livrer la lettre. Harry s'assit à son bureau pour finir le devoir de métamorphose que le professeur McGonagall lui avait donné pour les vacances d'été. Il ouvrit grand ses livres pour faire son devoir. Il s'avait qu'il lui restait encore plus d'un mois avant la fin des vacances mais il savait également qu 'il n'aurait pas vraiment le temps de le faire lorsqu'il sera chez les Weasley. Harry fini son troisième rouleau de parchemin sur les métamorphose humaine quand on cogna à sa porte.

-Entrez, dit Harry.

La porte s'ouvrit et laissa voir l'énorme tête dodu de son cousin.

-Harry, je peux te parler un instant, demanda Dudley.

-Bien sûr! Entre, répondit Harry en l'invitant à s'asseoir sur son lit, de quoi veux-tu me parler?

-Et bien, ça fait longtemps que je meurs d'envi de te posé cette question mais j'ai jamais osé, dit Dudley un peu embarrassé.

-Et bien vas-y! C'est quoi ta question?, dit Harry.

-Je voulais savoir c'est comment le monde des sorciers, quelles-sont vos habitudes, vos coutumes, comment vous vivez… , dit Dudley.

Harry fut très surpris que la question de Harry mais y répondit quand même. Il lui dit comment les sorciers appelait les gens n'ayant aucun pouvoir magique, de la façon dont ils s'envoyait le courrier, de la façon dont ils s'y prenait pour remplacer tout les accessoires moldus en utilisant la magie. Il lui parla également de ses amis, de son école, de sa célébrité pour avoir survécu au plus puissant sorcier de la magie noire du monde des sorciers, du ministère de la magie. Dudley l'écoutait et semblait passionné par tout ce que Harry lui disait.

-Wow! C'est ça doit être fantastique d'être un sorcier, dit Dudley d'un ton envieux.

-Ouais mais crois-moi sur parole, être un sorcier a aussi de nombreux inconvénients. Tu peux me croire , dit Harry.

-Ouais je comprends. Bon et bien, merci pour tout ses renseignements Harry, dit Dudley.

-Ça m'a fait plaisir, lui répondit Harry avec un sourire.

Dudley lui rendit son sourire et quitta la chambre de Harry. Harry était encore surpris de la question de son cousin. Mais il était content d'avoir eu, pour la première fois de sa vie, une discussion sérieuse avec Dudley. Il s'allongea sur son lit durant un bon moment pour cause du peu de sommeil qu'il a eu la nuit précédente. Harry pensa soudain à Sirius. Il attendait avec impatience le jour où il serait innocenté et qu'il pourrait emménager chez lui. Il voudrait faire quelque chose pour lui rendre service mais tout ce qu'il pouvait faire pour le moment c'était de lui envoyer de la nourriture pour lui éviter d'avoir à manger des rats. Il pensa à plein de chose jusqu'à ce que la sonnette de la porte d'entrée retentisse dans toute la maison. Il ne sortit pas de sa chambre jusqu'à ce que l'oncle Vernon cri du bas des escaliers : « Harry! Mon garçon quelqu'un tient absolument à te voir. Descends tout de suite, cria l'oncle Vernon. »

À peine avait-t-il fini de descendre les escaliers qu'il reconnu la personne qui se trouvait dans le cadre de la porte. C'était une femme qui avait les cheveux blond remonté en un chignon et d'énorme lunettes qui faisait paraître ses yeux trois fois plus gros que la normale et qui portait une robe de sorcier.

« Professeure Trelawney ?!, s'étonna Harry. »