Chapitre 9
Quidditch, lettre et drôle de rêve

La soirée de l'halloween avait été un tel succès que même un mois après la fête, on en parlait encore. Une soirée pleine de souvenir : les bons comme les mauvais. Dans le cas de Harry, c'était plutôt les mauvais. Celui-ci marchait seul dans les couloirs. Il ne savait pas où il se rendait et il s'en foutait complètement. Il réfléchissait… La soirée de l'Halloween lui avait prouvé que Viviane n'était pas prête pour découvrir sa véritable identité. La chanson qu'elle a chantée cette soirée là montrait qu'elle détestait Harry Potter de toute son âme.

' Je ne peux pas lui dire. Je n'ai pas le courage pour ça, pensa-t-il.'

C'est pourtant ton courage qui t'a permis d'accéder à Gryffondor, dit une voix dans sa tête.

' Peut-être mais on ne parle pas du même courage, pensa Harry.'

Il arrêta cette petite conversation avec lui-même et décida de ce rendre à la salle commune. Il dicta le mot de passe à la grosse dame et entra dans la salle commune des Gryffondor. Ron, Hermione et Viviane étaient assis sur des canapés : Ron et Hermione sur l'un ; Viviane sur l'autre. Harry prit place à côté de Viviane.

-Bonjour, dit Harry.

-Bonjour Tyson, dit Viviane.

-Qu'est-ce que tu foutais, ça t'en a pris du temps avant de nous rejoindre, dit Ron.

-Je suis allé nourrir Hedwidge, mentit Harry.

-Hedwidge, c'est le nom de ta chouette ? demanda Viviane.

-Oui C'est vrai que je ne t'en ai jamais parlé. Elle est très loyale et attachante, dit Harry, mais toi non plus tu ne m'a pas parlé de ton hibou.

-En fait, je n'ai pas de hibou, mais j'ai une jument. Elle est très courageuse et affectueuse. Elle est dans la grange de Poudlard, dit Viviane.

-Mais il n'y a pas de grange à Poudlard, dit Hermione.

-Si ! Dumbledore l'a fait construire spécialement pour Ginger, dit Viviane.

-Ginger. C'est le nom de ton cheval ? demanda Hermione.

-Oui, répondit Viviane.

-Où elle est située cette grange ? demanda Harry.

-Près du terrain de Quidditch, répondit Viviane.

-En parlant de Quidditch, le premier match de la saison aura lieu vendredi, dit Hermione.

-Ouais! Gryffondor vs Serpentard. Ça va faire des flammèches, dit Harry.

-Alors ! Est-ce que le capitaine est prêt pour la bataille ? demanda Ron, en tout cas, moi je me sens d'attaque pour arrêter plusieurs souaffles. Crois-moi ! Grâce à moi, Serpentard ne fera pas beaucoup de buts

-Je l'espère bien Ron. J'ai passé tout l'été à inventer des tactiques de jeux. Grâce à ça, on ne peut pas perdre, dit Harry avec certitude.

-De plus, la nouvelle équipe de cheerleaders sera là pour vous encourager, dit Viviane.

-Quoi ? Quelle équipe de cheerleaders ? demanda Ron.

Viviane se plaqua une main sur la bouche. Malheureusement, il était trop tard. Elle avait craché le morceau.

-Oups…, dit Vivane.

-Viviane, il va vraiment falloir que tu apprenne à tenir ta langue, dit Hermione plus que découragée.

-C'est quoi cette histoire de cheerleaders, demanda Harry.

-Lors d'une réunion des préfets, nous avons parlé de l'idée de Viviane qui était de monter une équipe de cheerleaders pour chacune des maisons. L'idée a été accepté et ne devait être révélée que la veille du premier match de la saison. C'est-à-dire jeudi, dit Hermione.

-Par simple curiosité, dit Ron, qui fera partit de cette fameuse équipe ?

-Bien, pour l'instant, il y a Hermione, Lavande, Pavarti et moi, dit Viviane.

-Ayez confiance ! On va bien vous encourager, dit Hermione.

-Je crois que je vais apprécier cette idée de cheerleaders, murmura Ron à Harry.

Celui-ci ce mit à rire.

-Ron ! Je t'ai entendus tu sais ! dit Hermione.

-Oh ! Mais c'était un compliment mon cœur, dit Ron.

Hermione prit un air faussement frustré, puis décida de changer de sujet.

-Bon ! C'est pas tout mais on a un cours de potions dans quelques minutes. Ce serait bien qu'on arrive pas en retard pour une fois, dit Hermione.

-Ouais. Allons-y, dit Viviane.

Ils quittèrent donc tous la salle commune pour ce rendre aux cachots où avait habituellement lieu le cours de potions.

Le lendemain, Ron et Harry sont allé seuls aux cours car Viviane et Hermione étaient en répétition pour les cheerleaders.

-C'est une grosse pratique de l'équipe, fit remarquer Ron.

Harry aquiessa. À la fin de la journée, Ron explosa.

-Ahhhhh !!!!!!!! Vendredi, vendredi, vendredi, vendredi, vendredi, vendredi, vendredi !!! Vas-tu finir par arriver !!! Je n'en peu plus d'attendre, dit Ron totalement exaspéré.

Harry comprenait la réaction de Ron. Lui aussi attendait le match de vendredi avec une impatience plus qu'insoutenable. Après plusieurs pratiques intensives que Harry avait exigé à l'équipe de Quidditch, le match tant attendu arriva enfin. Toute l'équipe était dans les vestiaires et écoutait avec attention les paroles, conseils et encouragements de Harry.

-Bien ! Pour terminer, n'ayez aucune pitié…car ils n'en auront aucune. Bonne chance à tous.

Après cette phrase, toute l'équipe se prépara à entrer sur le terrain, ils attendaient sagement qu'on les annoncent. C'est à ce moment que Lee Jordan pris la parole dans les hauts-parleurs.

-Bonjour à tous et bienvenue au premier match de Quidditch de la saison !

Ce commentaire fut accompagné d'une pluie d'applaudissement de la part des spectateurs.

-Ce match opposera les Gryffondor aux Serpentard !

Nouvelle pluie d'applaudissement.

-Avant de vous présenter les joueurs, accueillons l'équipe de cheerleaders de Gryffondor. Mesdames et Messieurs : les Black Panthers !!!

Les Gryffondor qui étaient dans les gradins étaient déchaînés. Ils applaudissaient, hurlaient, sifflaient. L'équipe, dans les coulisses, faisait de même. Les Serpentard huaient mais étaient enterré par les Serdaigle et les Poufsouffle qui encourageaient les Gryffondor. À ce moment, sur le terrain, Hermione se jeta un sort d'amplification de la voix et s'adressa au public.

-J'ai une question pour vous tous…Qui gagnera ce match ? dit Hermione avec entrain.

Les estrades tremblaient tellement les réponses éclataient de partout.

-'Cmon ! Un peu plus de convictions que ça. QUI GAGNERA CE MATCH ??????

Une réelle secousse sismique parcouru le terrain de Quidditch. Viviane amplifia sa voix à son tour et prit parole.

-On va vous chanter notre futur et imminente victoire. Voici donc un classique, et je ne parle pas de la 9e symphonie de Beethoven, mais plutôt de la version BWitched de MICKEY !!!

C'est sous les applaudissements que les 7 filles ( oui, oui ! elles en ont trouvé 3 autres) commencèrent à danser et à chanter.

Les Black Panthers : Oh Mickey, you're so fine you're so fine you blow my mind,

Hey Mickey (hey, hey) , hey Mickey (hey, hey)

Oh Mickey, you're so fine you're so fine you blow my mind,

Hey Mickey (hey, hey) , hey Mickey

Oh Mickey, you're so fine you're so fine you blow my mind,

Hey Mickey (hey, hey) , hey Mickey (hey, hey)

Oh Mickey, you're so fine you're so fine you blow my mind,

Hey Mickey (hey, hey) , hey Mickey

Viviane se mit en avant du groupe qui dansait comme des déchaînées. Elle sortit sa voix de déesse et commença à chanter.

Viviane : Hey Mickey !

You've been around all night and that's a little long

You think you've got the right but I think you've got it wrong

Why can't you say goodnight so you can take me home, Mickey

Les deux équipes de Quidditch, toujours dans les coulisses, regardait le spectacle qui s'offrait à eux. Drago regardait Viviane d'un air fière, tel un père qui regarde fièrement sa fille. Harry, quant à lui, ne pouvait quitter Viviane des yeux tellement il était fasciné par celle-ci. Viviane recula pour rejoindre les autres filles du groupe et Hermione s'avança de nouveau pour atteindre l'endroit où Viviane se trouvait quelques instants plus tôt. Elle commença à chanter.

Hermione : 'Cause when you say you will, it always means you won't

You're ginvin' me the chills, baby please, baby don't

Every night you still leave me all alone, Mickey

Ron regardait Hermione avec intensité. Jamais il n'aurait cru qu'elle chantait aussi bien. Un des nouveaux poursuiveur de l'équipe ne tarda pas à lui faire remarquer.

-Dit-donc! Elle chante drôlement bien ta nana.

Le dernier mot écorcha les oreilles de Ron.

-Hermione est plus qu'une simple nana, cria Ron avec fureur.

-Ça va, j'ai compris, te vexe pas. Reste cool mec! Répondit le nouveau.

Ron soupira et reposa ses yeux sur les filles.

Les Black Panthers : Oh Mickey, what a pity you don't understand

You take me by the heart when you take me by the hand

Oh Mickey, you're so pretty, can't you understand

It's guys like you Mickey

Oh, what you do Mickey, do Mickey

Don't break my heart Mickey

Viviane : Hey Mickey!

Now when you take me by the hooves, everyone's gonna know

Every time you move I let a little more show

There's something we can use, so don't say no Mickey

Hermione : So come on and give it to me any way you can

Any way you wanna do it, I'll treat you like a man

Oh please, baby please, don't leave me in the jam, Mickey

Les Black Panthers : Oh Mickey, what a pity you don't understand

You take me by the heart when you take me by the hand

Oh Mickey, you're so pretty, can't you understand

It's guys like you Mickey

Oh, what you do Mickey, do Mickey

Don't break my heart Mickey

Oh Mickey, you're so fine you're so fine you blow my mind,

Hey Mickey (hey, hey) , hey Mickey (hey, hey)

Oh Mickey, you're so fine you're so fine you blow my mind,

Hey Mickey (hey, hey) , hey Mickey

Oh Mickey, what a pity you don't understand

You take me by the heart when you take me by the hand

Oh Mickey, you're so pretty, can't you understand

It's guys like you Mickey (hey, hey)

Oh, what you do Mickey, do Mickey

Don't break my heart Mickey

Le spectacle des Gryffondor se termina ainsi. Les acclamation retentirent de trois des quartes maisons. Les cheerleaders de Gryffondor saluèrent la foule et se placèrent près des estrades, prêtent à encourager leur équipe durant le match. C'était au tour des cheers de Serpentard à faire leur apparition sur le terrain. Lee Jordan présenta celle-ci avec un peu moins d'entrain que pour les Black Panthers.

-Mesdames et Messieurs, je vous demande d'accueillir les cheerleaders des Serpentard : les Dragons!

Les seuls à réellement accueillir l'équipe étaient les Serpentard. Les autres ne faisaient qu'applaudire poliment, mais sans plus. Les cheers de Serpentard arrivèrent sur le terrain de Quidditch. Elle se placèrent face aux cheers de Gryffondor qui n'avait pas quitté le terrain. L'atmosphère était à couper au couteau tellement la compétition était grande entre les deux maisons. Pansy Parkinson avança vers Viviane. C'était la confrontation entre les deux capitaines d'équipe ( on se croirait dans « Le tout pour le tout » lol!)

-Très bien. Vous avez fait votre petite représentation minable, dit Pansy, maintenant laissez-nous vous montrer ce qu'est une cheerleader.

-Tes pathétiques petites insultes peuvent rester sur ta sale langue de serpent, dit Viviane, garde ta salive. Tu en aura besoin pour nous féliciter lorsque nous aurons gagné ce match.

Pansy se retourna sans rien dire (ah ah! Pansy, elle est cassée!!!) et se dirigea vers le centre du terrain suivit de ses semblables. Les cheers de serpentard se mirent en position pour leur représentation en l'honneur de leur équipe. Elle commencèrent donc à danser et à chanter.

Les Dragons : I said brrr! It's cold in here

There must be some Dragons in the atmosphere

I said brrr! It's cold in here

There must be some Slytherin in the atmosphere

I said hohihohiho ice ice ice

Here we go!

Elles commencèrent à danser sous le ritme de la musique. Elles dansaient vraiment très bien À la fonde cette musique digne des plus grand party, les Serpentad applaudissaient à s'en décrocher les bras. Les 3 autres se contentaient de regarder les Serpentars supporter leur équipe. C'est alors que Lee Jordan pris la parole :

-Maintenant que tout le monde est présenté, passons au sport. Que le match commence!

Les joueurs entrèrent sur le terrain. Lorsque madame bibine lança le souaffle, le match commença. Le match dura 3 heures avant que Harry attrape le vif d'or et ainsi faire gagner son équipe. Les Gryffondor étaient fou de joie et les Serpentard, fou de rage. Lorsqu' Harry atterrit, les autres membres de l'équipe de Quidditch lui sautèrent dessus tellement ils étaient content de leur belle victoire. Le soir même, une grande fête fut organiser dans la salle commune des Gryffondor. Tous ce couchèrent très tard. Ils eurent tous énormément de difficulté à se lever le lendemain. Malgré cela, tous furent présent pour le cour du professeur McGonagall. Malheureusement, le fait qu'ils soient au cours ne prouve pas qu'ils écoutaient ce que le professeur était en train de dire. En effet, la plupart des élèves ronflaient sur leurs cahiers ou faisaient autre chose. La professeure McGonagall était tellement contente de leur victoire qu'elle laissa tout le monde faire ce que bon leur semblaient durant son cours. Hermione dormait sur l'épaule de Ron et celui-ci cognait des clous tellement il était fatigué. Harry fixait un point imaginaire sur son bureau et Viviane écrivait sur un bout de parchemin sans trop se concentrer sur ce qu'elle écrivait. Harry regarda Viviane.

-Qu'est-ce que tu écris? lui demanda-t-il.

-Je ne sais pas, répondit-elle.

Viviane s'intéressa soudain à ce qu'elle venait d'écrire. Elle le lut dans sa tête et en bougeant les lèvres. La jeune sorcière fut troublée par ce qu'elle y vit. Elle ne prit même pas le temps de prendre ses affaires. Elle se leva et couru vers la sortie de la classe.

-Miss Trelawney! Où allez-vous? Demanda le professeur McGonagall.

Trop tard. Elle était déjà partie. Harry se leva pour suivre Viviane. Avant qu'il n'ai pu faire un pas, le professeur de métamorphose l'apostropha.

-Potter! Si vous sortez de cette classe, ce sera une retenue dans les donjons, ce samedi à 9h, dit-elle.

-J'en prends note, dit Harry.

Ceci étant dit, il quitta la classe pour retrouver Viviane. Il alla voir dans la salle commune, mais elle n'y était pas. Si elle n'était pas dans la salle commune, alors elle ne pouvait être que dans un seul autre endroit : la classe du professeur Trelawney. Il courut jusqu'à la tour d'observation. Il monta l'échelle qui menait à une trappe qui servait de porte de classe. Il entrouvrit la trappe et écouta la conversation entre le professeur Trelawney et sa nièce. La voix de Viviane était saccadée et tremblante.

-C'est la 2e fois cette semaine, dit Viviane, et je n'ai toujours pas compris le sens de cette phrase. La première fois, je l'ai simplement ignorée, mais cette fois, ça me trotte dans la tête. Je ne verrais pas cette phrase si elle n'avait aucune signification. J'ai besoin de savoir ce que ça signifie, tante Sibylle.

-Calme-toi ma chérie, dit le professeur de Divination, je ne peux pas t'aider si tu ne te calmes pas…Prends une grande respiration et dis-moi cette phrase.

Viviane respira à fond, pris le bout de parchemin sur lequel elle avait griffonné et le lit à voix haute.

-« Lorsque les ténèbres t'envahissent, utilise la lumière. Elle te guidera ». Voilà ce que j'ai écrit, dit Viviane.

Harry manqua de s'étouffer avec sa salive. C'était exactement la même phrase que la jeune fille lui avait dictée dans son rêve. Le professeur Trelawney venait de fermer les yeux et semblait en profonde réflexion. Après un instant, elle ouvrit les yeux.

-Je suis malheureusement dans l'impossibilité de t'aider, ma chérie. Tu devras trouver le sens de cette énigme par tes propres ressources. Je suis désolée, dit Sibylle Trelawney.

-Tu n'as pas à l'être, dit Viviane, je trouverai moi-même. Je te jure sur la tombe de mes parents que je vais découvrir la signification de cette phrase.

Elle parlait sur un ton plus que déterminé. Elle marcha vers la porte de la classe. Harry se dépêcha à descendre l'échelle et se cacha sous la cape d'invisibilité de son père( il l'a toujours sur lui sa cape, pardis!). Viviane descendit l'échelle à son tour. Cependant, au lieu de descendre les escaliers, elle s'arrêta net, mais elle ne se retourna pas. Elle resta ainsi quelques secondes avant de se retourner pour voir s'il y avait quelqu'un derrière elle : Personne… il n'y avait personne. Elle fronça les sourcils.

-J'étais pourtant sûre d'avoir entendu un bruit, murmura-t-elle.

Elle haussa les épaules, se retourna et descendit les escaliers. Les pas étaient de moins en moins perceptible jusqu'à complètement disparaître : elle était loin. Harry soupira de soulagement, sortit de sous sa cape et descendit les escaliers à son tour. Arrivé au pied de celles-ci, il jeta un œil à sa montre : le cour de métamorphose était fini. Il décida donc de se rendre directement à la grande salle pour le souper. Ron, Hermione et Viviane y étaient déjà.

-Salut vieux! J'en reviens toujours pas de ce que tu as dit à McGonagall, dit Ron.

-Quoi? Qu'est-ce qu'il lui a dit? demanda Viviane.

-Il a accepté une retenue ce samedi à 9h pour te suivre lorsque tu es sortit de la classe tout à l'heure, expliqua Hermione.

-Au fait. Est-ce que tu l'as trouvée? Demanda Ron.

-Non, mentit Harry, j'ai perdu sa trace dans le hall d'entrée.

-Pendant que j'y pense : Pourquoi es-tu partie aussi subitement? Demande Hermione.

-Oh! C'est pas important, dit Viviane.

-Bien sûr que si! dit Harry pour jouer le jeu de celui qui n'a rien vu.

-Eh bien…j'avais oublié mon journal intime sur mon lit et je ne voulais pas que personne ne le lise alors je suis montée aux dortoirs pour le mettre en endroit sûr, mentit-elle.

Elle était une excellente menteuse. Si Harry n'avait pas su la vraie raison de son départ, il aurait cru son histoire sans aucun problème. La soirée se déroula fort bien et lorsque le souper fut terminé, tout le monde regagna son dortoir. Viviane partageait son dortoir avec elle-même. En d'autres termes, elle était seule dans son dortoir. Elle décoiffa ses longs cheveux blonds, mit son pyjama et se glissa sous les couvertures de son lit à baldaquin. Elle ne pouvait sortir cette phrase de sa tête : « Lorsque les ténèbres t'envahissent, utilise la lumière. Elle te guidera ». Dans quel sans les ténèbres peuvent t'envahir? Comment peut-on utiliser la lumière? DE quel manière la lumière peut-elle nous guider? Toutes sortes de questions de ce genre se bousculaient dans sa tête. Elle finit par tombée de fatigue. Lorsque le 12e coup de minuit sonna, le rêve de Viviane commença…

Il faisait noir, une totale obscurité remplissait l'endroit où elle se trouvait. Au fait! Où se trouvait-elle? Elle tendit l'oreille : elle sentait le vent caresser son visage et elle entendait le bruit des feuilles qui s'entrechoquaient dans les arbres. Les arbres? Elle était donc dans une forêt? Elle n'eut pas le temps de se questionner davantage car son attention fut attirée par le souffle saccadé de quelqu'un : quelqu'un de très proche d'elle. Elle demanda à l'étranger : « Qui êtes-vous? » L'étranger avait posé la question en même temps qu'elle. C'était un jeune homme. Par sa voix tremblante, on pouvait constater qu'il était effrayé.

-Vous savez qui je suis, dit le jeune homme.

Étrangement, elle reconnaissait cette voix, mais elle était incapable de dire à qui elle appartenait.

-Et vous, savez-vous qui je suis? Demanda-t-elle

-Je vous connais…mais je ne sais pas qui vous êtes, dit l'étranger.

Un silence s'installa. Il faisait toujours noir. Elle n'avait même pas vu le visage de celui qui lui parlait. Tout à coup, une lumière intense descendit du ciel et éclaira la forêt. La lumière se dissipa pour faire place à une magnifique jeune fille aux cheveux blonds. Elle était toute habillée de blanc. On croirait à l'apparition d'un ange. La jeune fille prit parole : « Lorsque le temps joue contre vous, aidez vous de la lumière et des ténèbres pour trouver la clé qui vous mènera au pays des temps éternels. » Elle s'adressait autant à Viviane qu'à l'étrange jeune homme. L'étranger! La lumière était tellement puissante qu'elle n'avait qu'à tourner la tête pour voir qui c'était, mais quelque chose de plus fort qu'elle l'empêchait de tourner la tête. C'est alors que quelqu'un arriva derrière eux, rampant dans les ténèbres.

« Doloris »

Une lumière rouge sortie de sa baguette pour se jeter sur les 2 jeunes sorciers. Viviane était sur le point de s'évanouir tellement la douleur était immense. Ses os semblaient brûler, sa chair semblait exploser, son sang semblait se glacer. Elle ne le voyait pas, mais aux gémissements de douleur que poussait le jeune homme à ses côtés, il avait également été touché par le sort. Elle était maintenant sur le sol et son visage crispé de douleur exprimait toute la souffrance qu'elle ressentait. À se moment précis, elle n'avait qu'un vœu : elle voulait mourir, mourir pour mettre fin à ses souffrances, mais surtout pour mettre fin à la peur et à l'incertitude. L'ange de lumière soupira, elle avait échoué. Elle disparu alors, engloutie par les ténèbres en pleurant.

Viviane se réveilla en sursaut dans son lit. Où était-elle? Elle regarda partout autour d'elle. À Poudlard. Elle était à Poudlard, dans le dortoir des filles. Elle respirait avec difficultés. Assise dans son lit, elle ferma les yeux pour trouver une signification à son rêve.

Au même moment, dans le dortoir des garçons, Harry se réveilla en sursaut : il avait fait le même rêve.

Le lendemain matin, Harry se leva plus tôt que Ron pour pouvoir se rendre à la classe de divination. Le professeur Trelawney était peut-être nulle en prédictions, mais elle savait interpréter les rêves. Il arriva donc assez rapidement devant la trappe qui menait à la classe. Lorsqu'il entrouvrit la « porte », il réalisa qu'il n'était pas le seul à avoir fait ce rêve étrange. Dans la classe de divination, Viviane finissait de conter son rêve à sa tante.

-Le jeune homme étrange et moi nous tordions de douleur sous l'effet du doloris. C'est alors que la fille de lumière s'envola, déçue. C'est à ce moment là que je me suis réveillée. Qu'est-ce que tout cela signifie d'après toi? Demanda Viviane.

-Je ne sais pas. Je n'ai aucune idée de se que ça signifie, répondit Sibylle Trelawney.

Harry écoutait maintenant la conversation le plus attentivement possible.

-J'ai l'impression que c'est une énigme. Toutes ces phrases doivent se rejoindre quelque part, dit le professeur Trelawney.

-Je le crois aussi, dit Viviane, mais il y a quelque chose qui me déroute un peu.

-De quoi s'agit-il? Dit Sibylle.

-La…la jeune fille de lumière…c'était…c'était…,essayait-elle de dire.

Harry retenait sa respiration pour ne pas manquer ce qu'allait dire Viviane.

« …C'était maman. »