Chapitre 11
Lorsque la vérité éclate
La grande salle était presque vide. Quoi de plus normal car la plupart des élèves de Poudlard étaient rentré chez eux pour les vacances de Noël. À la table des Poufsouffle, il restait une bonne dizaine d'élève. À Serdaigle, il restait 4 élèves. À Serpentard, seul Draco Malefoy était resté. Et finalement, à Gryffondor, il ne restait que 2 étudiants : Harry Potter (alias Tyson Hollander) et Viviane Trelawney. Ceux-ci discutaient tranquillement.
-J'arrive pas à croire qu'il ne reste que 17 élèves dans tout Poudlard, dit Viviane.
-Ouais ! Ça fait un choc, dit Harry.
-Dit-moi Tyson ! Est-ce que le bal de Noël aura lieu tout de même?
-Je pense que non, répondit Harry.
-Oh… C'est dommage !
-Je suis d'accord avec toi.
-Je viens d'avoir une idée ! dit Viviane.
-C'est quoi?
-Et si on se faisait un mini-bal à nous deux ? Après tout, on a la salle commune à nous seuls.
-Je ne suis pas contre.
-Super !… Mais…
-Mais quoi !
-Mais c'est vraiment dommage que Ron et Hermione soit parti pour les vacances, dit Viviane.
-Tu as bien raison, dit Harry.
Ron et Hermione étaient rentrés au Terrier. Toute la famille Weasley étant parti en Roumanie pour aller voir Charlie, Ron et Hermione avaient la maison à eux seuls.
Le reste de la journée passa très vite. La nuit fut tranquille pour tous ceux qui était resté au château. C'était la pleine lune. Dans son lit, Harry ne put s'empêcher de penser à Remus Lupin : oh comme il devait souffrir de sa transformation de loup-garou en ce moment. Harry finit par chasser ses mauvaises pensées et à s'endormir.
Le lendemain, les 2 Gryffondor passèrent leur journée à se promener sur le dos de Ginger. Cette veille de Noël était tout simplement sublime. Une belle neige poudreuse recouvrait le sol autrefois vert de la cour de Poudlard. Vers la fin de l'après-midi, Ginger était plus que fatiguée d'avoir porté Harry et Viviane toute la journée. Viviane s,en voulait d'avoir poussé sa jument à bout de forces. Lorsqu'ils furent arrivé à la grange. Viviane retira la selle et la bride de son cheval. À peine avaient-ils été retirés que Ginger s'était effondrée sur la paille.
-Oh mon Dieu ! Ginger ! Ginger !
Viviane accourut auprès de sa jument. Elle prit une couverture chaude et en recouvrit sa Ginger. Elle était rongée par le remord.
-Mais qu'est-ce qui c'est passé. D'habitude elle est beaucoup plus endurante que ça !
Harry était resté dans la grange pour aider Viviane. Lorsque Ginger fut endormie, Viviane se promit ne plus abuser d'elle de la sorte et de la ménager dans les jours qui vont suivre, puis, elle sortit de la grange avec Harry.
-Ne t'inquiète pas ! Après une bonne nuit de sommeil, je suis sûr qu'elle ira beaucoup mieux, dit Harry pour la réconforter.
-Je l'espère, répondit Viviane.
Lorsqu'ils furent rentrés au château, ils se dirigèrent vers la grande salle pour le festin de la veille de Noël. Après avoir bien mangé, Harry et Viviane montèrent à la salle commune de Gryffondor pour leur « mini-bal ». Harry se dirigea vers le dortoir des garçon tandis que Viviane se dirigeait vers le dortoir des fille. Après une bonne demi-heure de préparatif, ils sortirent de leur dortoir respectif. Harry était vêtu de sa robe de bal verte, Il avait fait un effort colossal pour mettre de l'ordre dans ses cheveux, mais rien n'y fit. Viviane, quant à elle, était vêtu d'une magnifique robe de bal blanche. Elle avait frisé ses longs cheveux blonds. Ils s'avancèrent l'un vers l'autre. Viviane sourit.
-Wow ! Tu es très élégant !
Harry ouvrait la bouche, mais aucun son n'en sortit. Il était muet par la beauté de Viviane (ha !ha ! Harry il est cassé !!!).
-Tu… tu es… tu es superbe, finit-il par dire.
-Merci !
Harry la prit par la main et l'entraîna vers le centre de la salle commune. Viviane sortit sa baguette magique et fit apparaître un stéréo.
-Qu'est-ce que tu dirais d'un peu de musique rythmée pour commencer, demanda Viviane.
-Je dirais que c'est une bonne idée, répondit Harry.
Aussitôt, le stéréo commença les premiers accords de « all the small things » de Blink 182. Les chansons venaient les unes après les autres. Ils purent entre autre danser sur « Lifestyle of the rich and famous » de Good Charlotte et sur « I'd do anything » de Simple Plan. Ils dansèrent également sur des slows tel que « My immortal » de Evanescence. Lorsqu'ils furent épuisés de danser, ils prirent place près du feu.
-Est-ce que tu sais quel serait mon plus beau cadeau de Noël ? demanda Harry.
-Je ne sais pas, répondit Viviane.
-Ce serait de t'entendre chanter.
-Tu veux que je te chante quelque chose ?
-Oui.
-D'accord !
Elle ferma les yeux pour réfléchir à ce qu'elle allait chanter. Lorsqu'elle les ouvrit, un large sourire était dessiné sur ses lèvres. Elle se leva.
-C'est une chanson moldu que j'aime beaucoup. Ça s'intitule « Here with me » (chantée par Dido), dit-elle.
Aussitôt, le stéréo se mit à jouer les premiers accords de la chanson. Viviane commença à chanter.
I didn't hear you leave
I wonder how am I still here
And I don't want to move a thing
It might change my memory
Oh I am what I am
I'll do what I want
But I can't hide
I won't go
I won't sleep
I can't breathe
Until you're resting here with me
I won't leave
I can't hide
I cannot be
Until you're resting here with me
I don't want to call my friends
They might wake me from this dream
And I can't leave this bed
Risk forgetting all that's been
Oh I am what I am
I'll do what I want
But I can't hide
I won't go
I won't sleep
I can't breathe
Until you're resting here with me
I won't leave
I can't hide
I cannot be
Until you're resting here with me
Lorsqu'elle eu finit, elle repris sa place dans le canapé, à côté d'Harry. Celui-ci était bouche bée, comme à chaque fois qu'il entendait Viviane chanter.
-Wow ! … Je … Wow ! fut tout ce qu'il fut capable de dire.
-Ça te fait tant d'effet que ça quand je chante ?
Il hocha frénétiquement de la tête, ce qui eu pour effet de faire rire Viviane.
-Ça me touche beaucoup !
Elle se leva, s'étira comme un chat et bailla.
-Je suis tellement fatiguée ! Je crois que je vais aller me coucher, dit-elle.
-Je crois que je vais faire comme toi.
C'est ainsi que ce termina leur mini-bal. Ils se rendirent chacun dans leur dortoir respectif. Ça ne leur pris que quelques minutes pour se mettre au lit. Étrangement, Harry n'arrivait pas à dormir. Une heure après qu'il se soit couché, n'arrivant toujours pas à s'endormir, il décida de s'asseoir dans son lit. Malgré le fait qu'il n'avait pas ses lunettes, il distinguait parfaitement une ombre derrière le rideau de son lit à baldaquin. Il ouvrit les rideaux de son lit et se qu'il vit le figea de stupéfaction : un loup blanc comme la neige se trouvait devant lui. Il se précipita sur ses lunettes, les mis sur son nez et se tourna vers le loup … mais le loup n'y était plus. Harry le chercha des yeux, mais il était partit. Il reprit place dans son lit et se demanda s'il n'avait pas rêvé. Il retira ses lunette, les posa sur sa commode et s'emmitoufla dans ses couvertures. La vue de ce loup ne l'avait pas effrayé. Au contraire. Ce loup avait quelque chose d'apaisant. Sur cette pensée, Harry finit par trouver le sommeil.
Dans le dortoir des filles de Gryffondor, le même loup qui avait rendu visite à Harry faisait les 100 pas dans la pièce. Le loup fini par s'immobiliser. Un instant plus tard, le loup se transforma pour prendre la forme d'une jeune fille : Viviane. Elle soupira bruyamment.
-Je n'aurais pas dû aller le voir.
Elle s'assit devant son miroir et se brossa les cheveux.
-Il m'a vu. Maintenant, il va se poser des tas de questions.
Elle posa sa brosse sur la commode.
-D'un autre côté, je n'ai pas pu m'en empêcher. Il fallait que je le voit.
-C'est simple ! Tu es amoureuse, chérie ! lui répondit son reflet dans le miroir.
Viviane sourit à cette réflexion. Elle se glissa sous ses draps. Oui ! Elle était amoureuse de Tyson Hollander.
-Viviane Hollander… Ça sonne plutôt bien, dit-elle avant de s'endormir.
Le lendemain, Harry fut réveillé par Viviane.
-Tyson ! Tyson, réveille-toi ! C'est Noël ! cria-t-elle de la salle commune.
Harry se dépêcha de mettre ses lunettes, ses pantoufles et de bien cacher sa cicatrice avant de descendre à la salle commune. Lorsqu'il fut arrivé, Viviane était assise près du sapin de Noël.
-Joyeux Noël, Viviane.
-Joyeux Noël à toi aussi, Tyson.
Harry s'approcha du sapin à son tour et pris place à côté de Viviane. Ils prirent chacun un cadeau et commencèrent à le déballer. Ils y passèrent la matinée. Lorsqu'ils eurent terminés, ils descendirent à la grande salle pour le petit déjeuner de Noël. Une seule table était aménagée au centre de la pièce où les élèves et les professeurs s'installèrent. Ayant finit de manger, Harry et Viviane se rendirent dans la cour de Poudlard pour prendre l'air. Ils passèrent toute la journée à marcher dans la neige et à parler de tout et de rien. Lorsque le soleil se coucha, ils comprirent qu'il était temps pour eux de rentrer.
-C'est fou comme la journée à passé vite. C'est incroyable ! dit Viviane.
-Tu m'enlève les mots de la bouche, dit Harry.
Ils décidèrent donc de rentrer. Ils se dirigèrent vers la grande salle où était aménagée la même table que le matin-même. Le repas, constitué de dinde farcie et de jus de citrouille, était délicieux. Lorsque le repas fut terminer, Viviane monta à la salle commune de Gryffondor. Harry, quant à lui, avait d'autres plans en tête. Il fonça à la bibliothèque et fouiller tous les livres susceptible de contenir une quelconque information sur un loup qui vient vous rendre visite un soir de pleine lune. Depuis hier soir, il était complètement obsédé par sa soif de savoir la signification de cette visite. Il les scruta tous, tous les livres, les uns après les autres, jusqu'à ce qu'il tombe sur LE livre. Tout était expliquer dans les moindres détails. En gros, cela voulait dire que la visite d'un loup, un soir de pleine lune, signifiait : « Vous souffrirez d'une solitude écrasante dans les prochains jours ». Harry se demandait bien ce que cela pouvait signifier réellement. Il continua à lire. Le reste du livre n'avait spécifié qu 'une seule chose : cette apparition ne peut se faire qu'en rêve. Harry était sûr à 100 que ce n'était pas un rêve. Cela signifiait également que ses recherches ne menaient absolument nulle part. Il baillait. Il était tellement fatigué qu'il cognait des clous. Il décida donc de retourner à la salle commune. Lorsqu'il fut arrivé, il tomba de sommeil sur le canapé, auprès du feu.
Dans le dortoir des filles, Viviane n'arrivait toujours pas à dormir, malgré l'heure tardive. Il n'était pas question pour elle de rester coucher à se tourner d'un côté et de l'autre. Elle décida donc de descendre au salon de la salle commune. Quel ne fut pas sa surprise lorsqu'elle vit Tyson étendu sur le canapé, endormi. Elle sourit à cette vue. Elle vint s'asseoir à ses côtés. Elle sourit de plus belle : mon Dieu qu'il était beau. Il avait un air serein sur le visage. Elle retira les lunettes qui étaient restées sur le nez de Tyson et les posa sur la petite table basse à côté du canapé. Elle passa ses doigts dans les cheveux du jeune homme. Elle déplaça une mèche de son front et remarqua quelque chose qu'elle n'avait jamais remarqué auparavant : une cicatrice, une fine cicatrice en forme d'éclair. Elle fronça les sourcils, se demandant quand Tyson avait-il pu se faire une telle cicatrice. Soudain, un éclair la traversa : elle venait de comprendre, elle venait de réaliser. Non, c'était impossible, mais pourtant… Elle sentit une profonde colère l'envahir.
-Harry Potter, dit-elle entre ses dents.
