Chapitre 13
Le pardon
Le lendemain, Viviane ne s'était pas présentée en classe. Elle préférait rester dans le dortoir des filles. S'était le meilleur moyen pour éviter de voir Harry. Elle avait deux raisons très valables pour ne pas vouloir le voir. Premièrement parce qu'il avait trahis sa confiance, et deuxièmement car elle lui avait clairement dit qu'elle l'aimait. Elle n'avait pas le courage de lui faire face. Elle était assise sur son lit et réfléchissait. Depuis son réveil, elle songeait au fait qu'elle était tombée amoureuse de Tyson Hollander et non de Harry Potter. Après plusieurs heures de réflexion, elle en est venue à la conclusion qu'elle était amoureuse du garçon et non du nom. En d'autres mots, elle était amoureuse de Harry Potter, malgré tout ce qu'il lui avait fait.
-Ma réaction était peut-être un peu exagérée hier. C'est sûr que j'ai été choquée sur le coup, mais, après mûre réflexion, je suis prête à lui pardonner. Comment ça peut être possible?
-C'est normal! L'amour pardonne, répondit son reflet dans le miroir.
Viviane soupira. Son reflet avait raison. Elle continua à réfléchir.
-Est-ce que tu vas réfléchir encore longtemps comme ça? La réponse est pourtant simple, dit son reflet.
-Non. Ce n'est pas aussi simple que tu le crois. Les choses sont plus compliquées depuis qu'il sait que je suis amoureuse de lui. Je ne sais pas s'il ressent la même chose que moi. Même si je lui pardonne, je ne serais toujours pas fixée sur la nature de ses sentiments à mon égard…
-Alors, que comptes-tu faire?, questionna son reflet.
Viviane pris une profonde respiration et afficha un superbe sourire : elle avait enfin trouvé une solution. Elle se mit à rire discrètement avant de répondre à son reflet qui la regardait d'un regard qui voulait dire elle-est-devenue-folle-ou-quoi.
-Je ne compte pas lui pardonner tout de suite. Je veux qu'il mérite mon pardon. Je veux qu'il essaie de se faire pardonner. Lorsque je jugerai qu'il le mérite, je lui pardonnerai. De plus, ça me permettra de savoir s'il m'aime comme je l'aime.
Ne laissant pas le temps à son reflet de rajouter quoi que ce soit, elle sortie du dortoir pour se rendre à la grande salle pour le souper ( le dîner pour les Français ).
§
Dans la grande salle, Harry, Ron et Hermione étaient déjà assis et discutait vivement.
-Ça alors… Je n'en reviens toujours pas… Pauvre Viviane! Elle n'est pas venue en classe aujourd'hui, dit Ron.
-Et tu dis qu'elle était amoureuse de toi? Non seulement tu lui as menti, mais en plus tu lui as brisé le cœur. Je comprend comment elle peut se sentir. Dieu que je la plaints, dit Hermione.
Harry, quant à lui, ne disait rien. Il réfléchissait à se qu'il pourrait faire pour se faire pardonner par Viviane. Il ne pensait à rien d'autre depuis hier. Il fallait à tout prix que Viviane le pardonne. Il se refusait à la perdre. Il tenait trop à elle. Durant ses réflexions, Viviane était entrée dans la grande salle, mais s'était assise à l'autre bout de la table sans accorder un seul regard à Harry. Lorsque le repas fut finit, Harry, Ron et Hermione sortirent dans le parc pour prendre l'air. Tandis que Ron et Hermione se parlaient amoureusement, Harry continuait de réfléchir. Il était tellement perdu dans ses pensées qu'il n'entendit pas Drago Malefoy s'approcher de lui dangereusement.
-POTTER!!!, cria Drago.
Harry eu à peine le temps de lever la tête que Drago lui avait décrocher un coup de poing monumental. Le coup était d'une telle violence que Harry en tomba à genou. Il releva la tête vers son agresseur. Il essuya ses lèvres ensanglantées à l'aide du revers de sa manche.
-T'as perdu la tête! Qu'est-ce qui te prend Malefoy?!?, ragea Ron qui était sur le point de se lancer sur Drago.
Hermione faisait de son mieux pour retenir son petit ami. Elle tirait sur son bras dans l'espoir d'empêcher Ron de sauter sur Drago. Sans ce soucier de Ron, ce dernier agrippa Harry par le col de sa robe de sorcier et le remis sur pied. Sans lui lâcher le col, il commença à lui parler sur un ton venimeux.
-Je t'avais prévenu que tu allais me le payer cher si tu la faisais souffrir. Je vais te faire regretter tout ce que tu lui à fait subir, dit Drago.
Il leva son poing, près à venger sa « sœur » quand, tout à coup, une voix l'empêcha de commettre cet acte.
-DRAGO, NON!!! ARRÊTE!!!, cria Viviane, suppliante.
Elle couru vers Drago et le poussa le plus loin possible de Harry. Elle le poussa une dernière fois, mais cette fois, plus violemment.
-Viviane, j'essayais de…
-Dis-moi, Drago : Depuis quand est-ce que tu te mêle de ce qui ne te regarde pas?, le coupa Viviane.
Drago ne sut que répondre. Il baissa la tête, trop honteux de ce qu'il venait de faire. Viviane, qui n'attendait pas de réponse, se retourna et marcha d'un pas vif. Une main sur son bras la stoppa dans son élan. Elle se retourna : c'était Harry. Celui-ci ouvrit la bouche, cherchant une quelconque excuse, mais tout ce qu'il pu dire fut : « Merci. ». Viviane fronça les sourcils. Elle se retira rageusement de l'emprise de Harry sur son bras et continua à marcher cers le château. Harry soupira et s'assit à l'ombre de l'arbre le plus proche. Ron et Hermione ne tardèrent pas à venir le rejoindre. Ces derniers ne prirent pas longtemps pour s'apercevoir que Harry souriait. Est-ce qu'il serait devenu fou? Il venait de recevoir la raclée du siècle et Viviane venait de le repousser. Comment trouvait-il le moyen de sourire?
-Ça sera plus long que prévu, mais je me ferai pardonner, dit Harry.
Il se leva et se dirigea vers la volière. Ron et Hermione se regardait, le regard remplis d'incompréhension.
§
Viviane était retourner dans le dortoir des filles de la maison de Gryffondor. Elle était assise sur son lit et pensait à ce qu'il s'était passé durant la journée. Elle fut sortit de ses pensées par un picotement. Elle leva la tête et remarqua qu'une chouette blanche picorait dans sa fenêtre.
« Hedwige? »
Viviane alla ouvrir sa fenêtre afin de laisser entrée la chouette dans sa chambre. Cette dernière se posa aux côtés de Viviane et lui tendis sa patte. Viviane détacha le papier de parchemin attaché à sa patte. Elle lut ce qu'il y avait d'écrit dessus : « Je suis désolé. ». Hedwige roucoula et Viviane remarqua une fleur dans le bec de la chouette. Elle la prit et réalisa qu'il s'agissait d'une violette : sa fleur préférée. Puisque cette fleur ne pousse pas en hiver, Hedwige a dû aller très loin pour s'en procurer une. Viviane caressa le plumage d'Hedwige durant quelques minutes avant que celle-ci ne reprenne sont envole. Elle s'envola par la fenêtre et retourna dans la volière, sa tâche accomplie. Viviane sourit.
« Il veut se faire pardonner… c'est bien! »
Viviane se coucha sous ses couvertures et s'endormie le cœur léger.
§
Le lendemain, les doux rayons du soleil vinrent caresser le visage de Viviane. Celle-ci se leva et regarda son cadran. Ses yeux s'agrandirent : les cours étaient déjà commencés depuis 15 minutes. Elle sauta hors de son lit, courut vers sa commode et enfila sa robe de sorcier. Soudain, elle remarqua quelque chose qu'elle n'avait pas encore remarqué depuis qu'elle s'était levée : toutes les autres filles du dortoir était encore couchée. Perplexe, elle regarda son calendrier. Elle soupira de soulagement en remarquant qu'elle n'avait pas de cours aujourd'hui. Puisqu'elle était déjà habillée, elle décida de descendre à la salle commune. Elle descendit les escaliers en colimaçon qui menait à la salle. Elle avança vers un des canapé et se laissa tomber dedans. Elle soupira.
« Tu es déjà levée? »
Viviane leva la tête et remarqua que Harry était assis dans le canapé en face d'elle. Elle se leva brusquement.
-Qu'est-ce que tu fais là?, demanda-t-elle.
Réalisant le ridicule de la question, elle ouvrit la bouche puis la referma aussitôt, ne trouvant rien d'autre à dire. Elle marcha donc vers la sortie de la salle commune. Elle était presque devant le portrait de la grosse dame lorsqu'elle entendit Harry l'interpeller.
-Attends, Viviane… je t'en supplie, dit-il.
Elle se retourna lentement. Il avait des yeux suppliant ; un regard rempli de regrets et de remords. Celui-ci s'avança vers elle et elle ne fit rien pour l'en empêcher. Il la regarda droit dans les yeux. Il ouvrait la bouche, puis la refermait. Il cherchait ce qu'il avait à dire. Viviane restait là attendant qu'il se décide à dire quelque chose. Elle n'était pas impatiente. Elle était curieuse de voir ce qu'il pouvait lui dire. Son visage était de marbre, ce qui n'aidait pas Harry, d'une certaine façon. Après quelques secondes qui semblèrent une éternité, il finit par parler.
-Viviane, je sais bien que, peut importe ce que je dirai, ça ne changera rien à ce que j'ai fait. J'en suis conscient… mais je n'avait pas le choix. Qu'est-ce que tu aurais fait si tu avais été à ma place?
Elle ne s'était jamais posé la question. Elle réfléchit un moment et répondit à la question qui lui avait été posée.
-Je… je suppose que j'aurais fait la même chose, mais ma conscience m'aurait hantée constamment, à chaque mensonge.
-Tu crois peut-être que ma conscience ne m'a pas hantée? À chaque fois que je te mentais, je sentais mon cœur se serrer dans ma poitrine. Bien sûr, je ne laissais rien paraître, mais chaque mensonge me ronge de l'intérieur… J'ai souvent pensé à te dire la vérité, mais j'avais peur de ta réaction, j'étais lâche… Lorsque tu as découvert la vérité, ce fus comme une libération pour moi : plus de mensonges, plus de mauvaise conscience, plus d'incertitudes… Je pensais que notre relation pourrait être basée sur la confiance. Mais pour ça, il faut que tu me pardonne.
Viviane avait été très touchée par les paroles de Harry, mais elle ne pouvait pas lui accorder son pardon tant et aussi longtemps qu'elle ne connaissait pas la nature de ses sentiments envers elle… mais elle n'en pouvait plus d'être en froid avec lui. Que ce soit entant qu'ami ou entant que petit copain, elle avait besoin de lui. Elle hésitait beaucoup. Harry ne tarda pas à s'en rendre compte.
-Tu hésites, car tu ne sais pas si les sentiments que tu ressens pour moi sont réciproque… c'est ça?, dit Harry, comme s'il avait lu dans les pensées de Viviane.
Celle-ci garda le silence. Harry interpréta ce silence comme un oui. Il sourit. Il savait exactement ce qu'il lui restait à faire.
-J'ai la solution à toutes tes incertitudes! Attends-moi ici. Je reviens dans un instant!, dit-il avant de se diriger vers le dortoir des garçons en courant.
Viviane resta figée, perplexe. Quelle était cette solution? Elle chercha pas de réponse à sa question puisqu'elle savait qu'il lui suffisait d'attendre le retour de Harry pour le savoir. Elle attendit quelques minutes et Harry descendit enfin du dortoir des garçons. Il s'avança vers elle avec sa baguette à la main. Dans son autre main se trouvait une chandelle dorée et un petit bout de papier. Viviane ne comprenait toujours pas où il voulait en venir. Que comptait-il faire avec ces objets? Harry tendit le bout de papier à Viviane.
-Lis ça, dit simplement celui-ci.
Viviane prit le papier et le lis à voix haute.
- « C'est une chandellumeur. Quand tu l'allume, elle prend une couleur différente selon ce que tu ressens pour la personne qui est le plus à proximité de toi au moment où tu allume la mèche. Noir pour la haine, vert pour le mépris, rose pour l'amitié, bleu pour la complicité et blanc pour l'amour. » C'est l'écriture d'Hermione, n'est-ce pas?, dit Viviane.
-Oui, en effet. C'est le cadeau qu'elle m'a offert pour mon 16e anniversaire. Je n'ai pas encore eu l'occasion d'en fait usage, dit-il. Je connais déjà la couleur que la flamme prendra, mais je veux que tu le vois de tes propres yeux.
Harry prit le papier et le mit dans une des poche de sa robe de sorcier. Il leva sa baguette, prononça la formule « lumos inflame » et plongea sa baguette dans une autre de ses poches. La mèche s'alluma et la flamme prit rapidement une couleur très distincte : le blanc. La lumière de la flamme était tellement intense qu'elle éclairait toute la pièce.
-Hermione m'a aussi dit que plus l'intensité de la flamme est grande, plus les sentiments sont forts et puissants, dit Harry.
Viviane ne savait vraiment plus quoi dire. Elle avait la gorge nouée par les émotions. Harry posa la chandellumeur sur la table basse et attendit une réaction de la part de Viviane. Cette réaction ne tarda pas à venir. Viviane souriait intensément.
'Dieu qu'elle est belle quand elle sourit, pensa Harry.'
Viviane éclatait de joie.
-Je… je ne sais pas quoi dire… je suis si heureuse! Je ne sais pas si je dois pleurer de joie ou sauter dans tes bras, dit-elle, émue.
-Pourquoi pas les deux, répondit simplement Harry.
Viviane ne se le fit pas dire deux fois. Elle sauta dans les bras du jeune sorcier et commença à pleurer toutes le larmes de son corps. Harry la serra fort contre lui, de peur de réaliser que tout ceci n'était qu'un rêve. Il restèrent ainsi plusieurs minutes jusqu'à ce que Viviane brise l'étreinte. Ses douces joue étaient trempées par ses pleurs. Harry les essuya du revers de sa main. Viviane sourit de plus belle, mais ce sourire fit vite place à un visage sérieux lorsqu'elle réalisa que le visage de Harry n'était qu'à quelques centimètres du sien. Elle ferma les yeux et sentit bientôt les lèvres de Harry se poser sur les siennes. Le baiser était tendre et doux. Viviane passa ses bras autour de la nuque de Harry et celui-ci posa ses mains dans le bas du dos de la jeune fille pour approfondir le baiser. Celui-ci se faisait de plus en plus passionné. Viviane et Harry finirent par tomber sur le canapé, sans cesser le baiser. Viviane, étant couchée sous Harry, finit par manquer de souffle et rompit le baiser pour reprendre sa respiration. Harry aussi semblait essoufflé. Viviane passa sa main dans le cheveux de Harry. Les deux jeunes sorciers se regardait amoureusement. Viviane brisa le silence qui s'était installé entre eux.
-Je t'aime… Harry Potter, dit-elle.
-Je t'aime aussi.
Viviane sentit son cœur se consumer en entendant ces trois mots sortir de la bouche de celui qu'elle aime. À ce moment même, elle se croyait capable de voler sans ailes, ni balai. Elle croyait que plus rien ne pouvait venir gâcher son bonheur. Pourtant, elle était loin de se douter que, dans l'obscurité, le pire des complots se préparait contre celui qu'elle aime le plus au monde.
