Chapitre 15
Le château des temps éternels
Harry, Ron, Viviane et Hermione avaient passé la nuit au Chaudron Baveur. Cette nuit là fût sans doute une des plus heureuse de la vie de Harry. En effet, Sirius avait été innocenté. Il pouvait enfin vivre au grand jour sans se cacher ou craindre de se faire arrêter. Il est maintenant libre. Harry dormit auprès de Viviane en rêvant à tous les moments de joie qu'il passera avec Sirius. Le lendemain du procès, les quatre jeunes sorciers étaient de retour au château.
En montant les escaliers pour atteindre le hall du château, Harry se figea sur place. Il sentit son sang se glacer et son souffle s'arrêter pour un bref moment. Cette sensation fut suivit d'une impression qu'il était épié. Son regard se posa alors sur les arbres de la forêt interdite. Celle-ci semblait être, selon Harry, l'endroit d'où il était observé. Viviane se rendit vite compte du comportement étrange de Harry. Elle pose une main sur son épaule.
-Harry, est-ce que ça va?, demanda Viviane.
Sans quitter la forêt du regard, Harry répondit à sa petite amie sur un ton neutre.
-Oui, ça va … c'est juste que … non, ça va, ne t'en fais pas.
Viviane n'insista pas et continua à monter les escaliers après avoir lancé un regard inquiet à Ron et Hermione. Ceux-ci haussèrent les épaules, signe qu'ils étaient impuissants face au comportement de Harry. La réaction de Harry inquiéta Viviane.
'Je lui en parlerai ce soir, pensa-t-elle.'
L'horloge grand-mère du hall d'entrée sonna les douze coups de midi. Les quatre Gryffondor se rendirent donc à la grande salle. Ils trouvèrent tout de même bizarre que les couloirs soient déserts. On aurait pu entendre une mouche voler.
-Quelque chose ne tourne pas rond, dit Ron.
-Tu as raison, ajouta Hermione. C'est vraiment trop calme.
Harry, Viviane, Hermione et Ron coururent vers la grande salle. Harry poussa les grandes portes et découvrit l'horreur derrière celles-ci. Voldemort, dans toute sa puissance, se trouvait au fond de la salle. Tous les élèves étaient assis à leur place respective, paralysés par la peur. Dumbledore et les autres professeurs étaient assis à la grande table, n'osant pas intervenir de peur que des élèves soient blessés. Le seigneur des ténèbres, interpellé par le bruit des portes, tourna son regard vers les quatre arrivants. Un sourire diabolique se dessina sur son visage, déformant ainsi ses traits.
-Harry Potter, dit-il. Ce n'est que maintenant que tu te décides à te joindre à nous? Mieux vaut tard que jamais.
Dans ce genre de situation, n'importe quel sorcier aurait été envahit par un sentiment de peur. Harry n'était pas n'importe quel sorcier. En effet, le sentiment que ressentait Harry était extrêmement similaire à celui que ressentait Viviane au même moment. Ce sentiment n'était autre que la haine et la colère. Comment osait-il s'attaquer à l'école et ses habitants?
-Maintenant que tous le monde est présent, je vais pouvoir commencer mon petit discours, dit Celui-dont-le-nom-ne-devait-pas-être-prononcé.
Voldemort utilisait jusqu'alors une petite voix doucereuse. Sa voix devint plus sérieuse et plus puissante lorsqu'il reprit la parole.
« Je suis finalement prêt. J'ai retrouvé mon corps et mes fidèles. Je suis de retour, plus fort et plus puissant que je ne l'ai jamais été. Je possède une armée de mangemorts tellement grande qu'elle vous terrassera tous en un clin d'œil. Chacun d'eux a soif de sang. Chacun d'eux rêve de vous réduire à néant. Mes fidèles et moi avons atteint la puissance extrême. Cette force sera utilisée pour tous vous détruire. L'heure de votre mort sonnera demain à l'aube. Profitez du peu de temps qu'il vous reste à vivre d'ici là. »
Harry était confus. Il y avait quelque chose qu'il ne comprenait définitivement pas. Il allait en avoir le cœur net.
-Pourquoi prenez-vous la peine de nous prévenir de votre attaque?, demanda Harry.
Voldemort semblait amusé par la question d'Harry puisqu'un léger sourire se dessina sur son visage.
-J'agis ainsi pour plusieurs raisons, Harry, dit Voldemort. La première étant de me nourrir de la peur qui apparaît sur vos visages en ce moment précis. Ensuite, même si je vous avertis que nous allons frapper, vous ne pourrez pas éviter l'inévitable. Le château est entourer de mangemorts et de détraqueurs. Vous ne pouvez pas vous échapper.
Viviane tressaillie. C'est pour cette raison que Harry avait tourné son regard vers la forêt interdite lors de leur arrivée. Voldemort repris la parole après une courte pause.
-Finalement, mon avertissement me permet de payer la dette que j'avais envers quelqu'un.
Voldemort déplaça son regard vers Dumbledore durant un bref moment.
-Cette dette est maintenant considérée comme effacée, ajouta le seigneur des ténèbres.
Sur ce, Lord Voldemort quitta le château sans ajouter quoi que ce soit. Rogue suivit Voldemort pour être certain que celui-ci était bel et bien sortit des limites du château. Dans la grande salle, la peur céda sa place à la panique. Les élèves étaient tous boulversés, se demandant ce qu'ils pourraient faire.
-Silence, dit le professeur Dumbledore de sa voix imposante.
Le silence se fit instantanément dans la salle. Dumbledore se leva et pris la parole pour calmer ses élèves.
« S'il y a une chose qu'il ne faut pas faire, c'est paniquer. Il faut trouver un moyen de contre-attaquer ; de riposter. Pour ce faire, il faut tous se mettre à la tâche. Personne ne dormira cette nuit tant et aussi longtemps qu'une solution n'aura pas été trouvée. Les cours sont annulés pour le reste de la journée. Remontez tous à vos salles communes respectives et élaborez des plans, des tactiques, des idées qui nous aiderons à vaincre notre ennemi. Tous les professeurs resteront dans la grande salle. Si vous trouvez quoi que ce soit qui pourrait nous aider, venez vite nous communiquer vos idées. Allez-y! »
Sur ce, tous les élèves, excepté Harry, Viviane, Ron et Hermione, montèrent à leur salle commune. Les quatres gryffondor avaient été retenus par la curiosité. Ils se dirigèrent vers le directeur et le groupe de professeurs qui venaient de se lever. Harry fut le premier à poser la question qui lui brûlait les lèvres au professeur Dumbledore.
-De quoi Voldemort voulait-il parler?, demanda-t-il. De quelle dette parlait-il?
Dumbledore sourit. Harry en avait assez de ce sourire. Même dans une situation comme celle-ci, Dumbledore trouvait le moyen de sourire. Il ne savait pas si ce sourire devait être prit comme une qualité : être optimiste dans les moments sombres, même s'il n'y a pas d'issu ; ou un défaut : penser que tout va bien et ne pas ce rendre compte des enjeux. Malgré son agacement, Harry attendit la réponse de Dumbledore.
-Qu'est-ce qui vous fait croire que je suis au courant de quoi que ce soit, M. Potter?, dit le professeur Dumbledore?
Faindre l'ignorance. Voilà un autre genre de réaction que Harry détestait chez Dumbledore. Harry tenta de ne pas laisser paraître son agacement lorsqu'il repris la parole.
-Je ne suis peut-être pas aussi sage que vous professeur, répondit Harry, mais j'ai des yeux pour voir. Voldemort vous a lancé un regard lorsqu'il a parlé de payer sa dette.
Dumbledore sourit de nouveau.
-Vous êtes très perspicace M. Potter, affirma Dumbledore. Vous avez raison. Lord Voldemort avait bel et bien une dette envers moi. C'est alors que Dumbledore décida de raconter l'origine de cette dette à Harry, Ron, Viviane et Hermione.
début du flashback
(Quartier général de l'ordre du phénix)
L'ordre du phénix avait réussit à capturer un des mangemorts les plus proches de Voldemort. Dumbledore avait demandé à être seul avec lui afin de l'interroger. Les quelques heures d'interrogatoire ne servirent à rien car le fidèle mangemort était décidé à ne rien dévoiler. Voyant qu'il était inutile d'insister, Dumbledore lui dit qu'il pouvait partir, que l'ordre du phénix connaissait déjà l'emplacement des forces de Voldemort et qu'une attaque surprise était prévue pour le lendemain. Le mangemort fut plus que surpris.
-Vous me laissez partir?, demanda le mangemort.
-Oui, répondit simplement Dumbledore.
-Pourquoi vous m'avertissez de votre attaque lorsque vous savez très bien que j'en ferai part à mon maître?
-Parce que je veux que tu lui dises tout.
-Tout?
-Oui. Je veux que tu lui dises que tu as été capturé par l'ordre, que tu as été questionné et que tu n'as rien dévoilé, que je t'ai avertis de notre attaque et que je t'ai libéré.
Le mangemort n'en revenait tout simplement pas. Pour un instant, il pensa que Dumbledore avait perdu la raison.
-Vous venez de commettre la plus grosse erreur de votre vie, dit le mangemort.
-Peut-être bien que oui ; peut-être bien que non, dit Dumbledore avec un sourire. Il n'y a que l'avenir qui nous le dira.
Sur ce, le mangemort s'enfuit.
Le lendemain, lors de l'attaque, les membres de l'ordre du phénix réalisèrent que les lieux étaient vident. Voldemort et ses fidèles avaient désertés. Il ne restait que le corps du mangemort que Dumbledore avait épargné.
fin du flashback
-C'est pour cette raison que Lord Voldemort avait une dette envers moi, conclut Dumbledore.
-Je suis étonnée qu'il ait prit la peine de rendre la pareille, dit Viviane.
-Je suis aussi étonné que vous Miss Trelayney, ajouta Dumbledore.
Après avoir appris la vérité sur la nature de cette dette, Harry, Hermione, Ron et Viviane montèrent à la salle commune des Gryffondor. Ils s'assirent près du feu et se concentrèrent à l'élaboration d'un plan.
-Commençons par énoncer les faits, dit Hermione. Voldemort possède une puissante armée de mangemorts et il est lui-même extrêmement puissant. Qu'est-ce que nous avons qui pourrait équivaloir une telle puissance?
-Absolument rien, dit Ron.
-Ton pessimisme ne nous avancera à rien Ronald, dit Hermione.
-Regarde les choses en face, Hermione, ajouta Ron. Nous ne sommes que des étudiants. Même les professeurs n'arriveraient pas à ralentir les forces de Voldemort. Ils se feront tuer en un rien de temps contre une armée de mangemorts sans que Voldemort n'ait eu à lever le petit doigt.
Hermione posa ses mains sur celles de Ron.
-Ne perds pas espoir, dit-elle. Nous devons nous battre jusqu'à la fin. Ron…nous ne sommes pas encore condamné.
-Hermione a raison, dit Viviane. Il faut se battre. Il est de notre devoir de faire le maximum pour vaincre les forces de Voldemort.
-Il faut tout faire pour atteindre la victoire, ajouta Harry, comme s'il s'agissait d'un simple match de quidditch. Le destin décidera de notre sort, mais nous devons mettre toutes les chances de notre côté. Ça veut dire de ne pas baisser les bras.
Ron fut réconforté par les commentaires de ses amis, mais le doute ne s'effaça pas complètement de son esprit. Par contre, une chose était certaine : il ne se laissera pas mourir lâchement. Il se battra jusqu'au bout, et ce, même si sa tentative est vouée à l'échec. Il sourit et prit une grande respiration pour reprendre le contrôle de lui-même.
-Voyons donc ce qui nous manque pour rivaliser avec les forces de Voldemort, dit Ron. Il nous faut plus de sorciers, plus de puissance de frappe et…
-…plus de temps, compléta Hermione.
Harry et Viviane se retournèrent rapidement vers Hermione.
-Qu'est-ce que tu as dit?, demanda Harry.
-J'ai dit qu'il nous manque de temps, répéta-t-elle. Nous aurions pu prévoir une stratégie plus élaborée et ça nous aurait permis de…
Harry et Viviane n'écoutaient plus ce qu'Hermione disait. Le manque de temps. Ce n'était pas la première fois qu'il en entendaient parler. En effet, le sujet avait été abordé lors d'un rêve qu'ils ont fait en commun.
début du flashback
Dans le rêve
« Lorsque le temps joue contre vous, aidez vous de la lumière et des ténèbres pour trouver la clé qui vous mènera au pays des temps éternels. »
fin du flashback
Harry et Viviane comprirent tout de suite qu'ils pensaient à la même chose.
-Le rêve, dirent-ils en même temps.
-Quoi?, demanda Hermione.
Elle n'eut pas de réponse car Harry et Viviane fonçaient déjà vers la porte de la salle commune. Ron et Hermione les suivirent jusqu'à la grande salle. Harry ouvrit les portes de la salle à nouveau, Viviane sur ses talons, et courut vers Dumbledore.
-Où est le professeur Trelawney?, demanda-t-il.
-Elle est dans sa classe, répondit Dumbledore. Elle consulte sa boule de cristal.
Harry et Viviane sortirent de la salle. À peine Ron et Hermione venaient-ils d'entrer dans la grande salle que Viviane et Harry en sortaient déjà.
-Où allez-vous?, demanda Hermione.
-Tour d'astronomie. Professeur Trelawney, répondit simplement Viviane.
Lorsqu'ils furent en haut de la tour d'astronomie, Viviane et Harry entrèrent dans la salle de classe de divination sans attendre Hermione et Ron qui étaient encore au bas de la tour. Viviane et Harry étaient à bout de souffle, mais ils continuèrent à avancer, se rappelant ce qu'ils étaient venu faire là-haut. Ils scrutèrent la salle de classe à la recherche du professeur Trelawney. Celle-ci était assise bien confortablement sur la chaise de son bureau, les yeux plongés dans sa boule de cristal. Elle poussa un long soupir.
-C'est inutile!, s'exclama-t-elle. Je n'arrive pas à trouver une autre solution.
-Une autre solution? Tu veux dire que tu en as déjà trouvé une?
Sibylle Trelawney fut alertée par la voix de sa nièce. Elle n'avait pas remarqué la présence des deux jeunes gens.
-Que faites-vous là? N'êtes-vous pas supposés être dans votre salle commune?
-Tante Sybille, répond à ma question. As-tu trouvé une solution?
Un court mais insupportable silence précéda la réponse du professeur.
-Oui, répondit-elle à contre-cœur.
Un autre silence s'installa. Le professeur Trelawney semblait chercher comment dire la chose.
-Le rêve que tu as fait il y a quelque temps, je ne t'ai pas tout à fait dit la vérité à son sujet, dit le professeur.
-Comment ça?, demanda Viviane.
Le professeur de divination prit une grande inspiration et commença son récit.
-Viviane, regarde ton tatouage.
La concernée remonta sa manche jusqu'à son épaule, dévoilant ainsi la rose dorée dessinée sur son bras.
-Celle rose contient un pouvoir incroyable. Elle a le pouvoir d'annuler le sort de mort qui a tué tellement de personnes innocentes, dit le professeur.
-Je sais déjà tout ça, dit Viviane, perdant patience. Où veut-tu en venir?
-Pour réussir à créer le sortilège qui y est enfermé, ta mère a du travailler 75 ans.
-C'est impossible. Maman est morte à l'âge de 26 ans, dit Viviane.
-Tu as tort. Elle est morte à l'âge de 101 ans. Elle avait simplement l'apparence d'un jeune femme de 26 ans.
Viviane était confuse. Elle ne comprenait plus rien.
-Elle a passé 75 ans de sa vie dans un endroit spécial où le temps est suspendu. On peut passer des milliers d'année dans cet endroit sans que la moindre seconde n'ait passé dans le monde réel. Si ça n'avait pas été de ce monde parallèle, tu ne serais plus des nôtres aujourd'hui.
Harry passa un bras protecteur autour de la taille de Viviane, incapable d'imaginer sa vie si elle avait été tuée ce jour-là. Les pas précipités de Ron et Hermione se firent entendre. Ils venaient de pénétrer dans la classe de divination.
-Vous allez nous expliquer à la fin? Demanda Ron d'un ton irrité.
-Qu'est-ce que c'est que cette histoire de monde parallèle?, demanda Harry au professeur Trelawney en ignorant Ron. Sibylle Trelawney recommence le récit en incluant plus de détails sur la nature de la salle.
-On l'appelle le monde des temps éternels. C'est monde parallèle au nôtre. Le temps y est inexistant. L'accès à cette dimension reste assez mystérieuses. Ironiquement, ta mère n'a pas eu le temps de me donner plus de détails à ce sujet. Je ne sais même pas à quoi ressemble cet endroit. Tout ce que je sais, c'est qu'elle regorge de magie d'une puissance inimaginable.
-Est-ce que tu crois que c'est suffisant pour réduire à néant les forces de Voldemort?
Le professeur Trelawney acquiesça d'un lent signe de tête.
-J'en suis persuadée, dit-elle.
Un long silence s'installa. Il fut brisé par Viviane.
« Très bien. »
Sur ce, elle quitta la salle de classe de sa tante, suivie de près par Harry, Ron et Hermione.
-Où allez-vous comme ça? Demanda le professeur Trelawney.
-Trouver l'entrée du monde des temps éternels, répondit Viviane avec détermination.
Sibylle Trelawney, prise de cours, resta dan son bureau, consultant le cristal afin de trouver un moyen d'accéder à la dimension.
Les quatre gryffondor retournèrent dans leur salle commune et reprirent leur place auprès du feu.
-La réponse se trouve dans le rêve, dit Viviane.
-Quel rêve? demanda Hermione.
-Il y a quelques mois, Harry et moi avons fait un rêve commun. Dans ce rêve, une femme nous disait : « Lorsque le temps joue contre vous, aidez vous de la lumière et des ténèbres pour trouver la clé qui vous mènera au pays des temps éternels ». Ma tante est certaine qu'il y a un lien entre ce rêve et l'emplacement de la porte qui mène à la dimension.
-En effet, il est fort probable que les deux aient un lien, approuva Hermione.
Les quatre amis furent interrompues dans leur réflexions par un groupe de Gryffondor de 2e année.
-Ce n'est pas compliqué! dit l'un d'eux. Le plus simple est de prendre la fuite avant l'arrivée de Vous-savez-qui!
-C'est impossible, dit un deuxième. Le château est entouré de détraqueurs. Je les ai vu tout à l'heure en regardant par la fenêtre. Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom ne bluffait pas en disant qu'on ne pouvait pas s'échapper.
Harry, Ron, Hermione et Viviane se précipitèrent sur la fenêtre la plus proche pour voir ce qu'il en était. La noirceur dans laquelle était plongés les environs de Poudlard nous en disait long sur l'heure tardive de la nuit. Malgré l'absence de lumière, il était possible de voir des ombres flotter au loin. Les détraqueurs étaient si nombreux que toute tentative d'évasion ou d'intrusion était vouée à l'échec. C'est à ce moment que les quatre gryffondor comprirent l'importance de trouver l'entrée du pays des temps éternels au plus vite. La fuite n'était plus une option désormais.
Le temps passait et toutes les hypothèses sur la nature de la porte menant au monde des temps éternels se révélaient complètement fausses. Les espoirs devenaient de plus en plus minces au fur et à mesure que le temps passait. Viviane commençait vraiment à déprimer. Elle accota contre Harry et pris une grande inspiration. Elle regarda par la fenêtre. Elle songea que l'aube ne devait pas tarder à arriver. C'est alors q'un éclair de génie la traversa. Elle se redressa sur le divan, échappant à l'étreinte de Harry. Alarmé, celui-ci questionna Viviane.
-Qu'est-ce qu'il a chérie.
Viviane était immobile, est avait un regard se situant entre la joie et l'angoisse.
-L'aube, dit-elle simplement.
-Quoi? demanda Harry.
-L'aube! J'ai trouvé! C'est l'aube!
Harry ne comprenait toujours rien à ce que racontait Viviane.
-De quoi parles-tu?
-L'aube! C'est la clé qui mène au pays des temps éternels! « Aidez vous de la lumière et des ténèbres ». L'aube est la limite entre la lumière du jour et les ténèbres de la nuit.
Hermione semblait réfléchir à ce que Viviane venait de dire.
-Oui, dit Hermione. En effet, ça se tient. On sait quand il nous faut emprunter la porte, mais il nous reste toujours un problème. On ne sait toujours pas où se situent la porte.
Viviane replongea dans ses pensées un court moment et releva la tête.
-La grande horloge, celle qui se trouve en haut de la tour centrale du château. Une horloge maîtrise le pouvoir du temps. C'est donc là que le pouvoir temporel sera le plus puissant.
Harry, Ron et Hermione se mirent tous d'accord pour dire que l'idée de Viviane valait la peine d'être prise en considération. Ils montèrent donc en haut de la tour centrale de Poudlard. Lorsqu'ils furent arrivés devant l'horloge, ils remarquèrent qu'il y avait déjà quelqu'un. Cette personne se retourna pour faire face à eux et les quatre gryffondor réalisèrent qu'il s'agissait de nul autre que Dumbledore. Ce dernier leur fit un grand sourire
-Je vois que vous avez trouvé la solution à notre problème, dit-il tranquillement.
Harry ne comprenait rien. Si Dumbledore était au courant pour cette salle, pourquoi ne leur avait-il rien dit? Harry refoula cette question, connaissant déjà la réponse de son directeur. Il dirait sûrement qu'il s'attendait à ce qu'il trouve la solution par eux-même.
-L'aube est sur le point de ce montrer, dit-il en pointant le parc de Poudlard qu'on pouvait voir à travers la vitre transparente de l'horloge.
On pouvait voir que le ciel était un peu moins sombre. L'aube apparaîtrait dans peu de temps.
-Je ne peux pas rester ici longtemps, dit Dumbledore. Je dois préparer la défense. Chacun des élèves devra se battre afin de repousser l'ennemi. Le rôle que vous jouerez aura une importance capitale dans toute cette histoire. Lorsque l'aube apparaîtra, vous devrez attirer la clé et entrer dans le monde des temps éternels sans perdre de temps. Vous savez déjà ce que vous avez à faire à l'intérieur. Je dois par contre vous avertir d'une chose. Le corps humain ne peut pas supporter de rester éternellement dans cette salle, autant physiquement que mentalement. Vous mourrez si vous restez plus d'une siècle dans cette pièce. Oh oui, croyez-moi! Un siècle ne sera pas trop pour vous préparer entièrement.
Dumbledore prit une pause et reprit la parole.
-Je vous souhaite bonne chance. Je laisse le sort de Poudlard entre vos mains.
Sur ce, Dumbledore quitta la tour. Harry, Ron, Hermione et Viviane ne pouvait qu'attendre que l'aube se montre. En regardant à l'extérieur, ils purent remarquer que tous les élèves de Poudlard formaient un front, baguette à la main. Les professeurs formaient une ligne à l'avant des élèves : ils étaient près à se battre. Viviane ne pu s'empêcher de penser que Drago était parmis ces élèves, près à ce battre contre son propre père, qui ferait sans doute partit de l'armée de mangemorts. C'est alors que Hermione remarqua quelque chose qui la terrifia.
-Regardez, dit-elle en pointant au-delà des défenses de Poudlard.
En suivant le doigt d'Hermione, ils purent remarquer que Voldemort était déjà arrivé, suivit d'un nombre incroyable de mangemorts. Voldemort de voulait vraiment prendre aucune chance. Il avait sans doute monopoliser tous les mangemorts afin de prendre Poudlard et ses habitants.
-Ils sont là trop tôt, dit Ron. L'aube n'est pas encore levée.
Les forces de Voldemort avançaient dangereusement vers les professeurs et les élèves. Harry commençait à avoir peur. Plusieurs vies seraient déjà prises avant qu'ils entrent dans la salle des temps éternels.
L'aube apparut finalement alors que les jets de lumière verte de l'Avada Kedavra jaillissaient des baguettes magiques des mangemorts. On pouvait déjà voir que plusieurs élèves avaient été tués. Harry ne pouvait pas le dire avec certitude, mais il lui semblait que quelques mangemorts étaient également morts, sans doute tués par les professeurs. La lumière de l'aube se projeta à travers l'horloge et éclaira un point très spécifique sur un des murs de pierre du château. Viviane leva sa baguette et la pointa sur le point éclairé.
-Accio clé, dit-elle.
Une magnifique clé d'argent se matérialisa devant elle. Lorsqu'elle s'en empara, une porte apparue derrière l'horloge. Sans perdre de temps, Viviane tourna la clé dans la serrure et la porte s'ouvrit sur une lumière aveuglante. Viviane, Harry, Ron et Hermione pénétrèrent donc dans la dimension des temps éternels en ayant qu'un seul but en tête : apprendre les arts de la magie qui leur permettra de vaincre Voldemort.
