Chapitre 4 : Balade, balade, plus loin que la nuit et le jour.
Ethan se tenait le postérieur d'une main et dans l'autre un chat par la peau du cou.
« C'est encore ta sale bête ! »
Arouenne prit vite l'animal dans ses bras avant que son frère ne commette un fait divers.
Soleine qui s'était assise dans le fauteuil à côté d'Ethan sourit.
« Tu aurais dû regarder avant de t'asseoir, enfin avant de te laisser tomber, dans le fauteuil. »
Ethan se rassit dans le fauteuil maintenant libre. « Oui bon ! Si je dois faire attention à ne pas blesser un chat maintenant ! »
Arouenne s'assit à côté d'Antigone dans le grand canapé et mit le chat sur ses genoux.
Elle prit le temps de le regarder d'un peu plus près.
L'animal avait un poil noir ébène. Il leva la tête vers sa maîtresse, plongeant son regard vert dans celui teinté de gris d'Arouenne.
On y voyait brillé une intelligence peu commune pour un animal, ce qui chamboula un peu la jeune fille.
Arouenne fit glisser ses doigts dans le pelage du chat ce qui eut pour effet de le faire ronronner.
Arouenne reporta son attention sur ses amis.
« Il a un nom ? » demanda-t-elle.
Antigone qui fixait le feu d'un air fasciné lui répondit : « Poupousse ».
Arouenne manqua de s'étouffer et regarda le chat avant de chuchoter : « Désolée »
Je n'aurais pas pu trouver un nom plus intelligent ???
Un petit temps passa sans qu'aucun des quatre amis ne parle. Ethan brisa le silence.
« Bon, on a pas que ça à faire !, dit-il en se levant, on a encore tout le reste du château à voir. »
Il pointa du doigt une porte sur la gauche du canapé.
« Là c'est ta chambre, là c'est la salle de bains. »
Il montrait à présent une porte toujours sur la gauche du canapé mais un peu plus près de la cheminée. Il se retourna et pointa une porte sur la droite de cette dernière.
« Et là c'est ton bureau. Voilà, tu as vu ta chambre. »
Il sourit à sa sœur et la fit se lever en la prenant par le bras et en faisant tomber le chat qui était sur ses genoux par la même occasion.
« On y va ! »
Arouenne n'eut pas d'autre choix que de le suivre.
En moins de deux secondes, ils se retrouvèrent tous les quatre devant la tapisserie.
Antigone secoua la tête en rigolant. « On ne te changera pas mon vieil Ethan ! Une minute sans bouger et tu t'ennuies ! »
Le blond se tourna vers elle souriant.
« On ne me changera jamais ! Et maintenant direction les salles de cours. »
Le quatuor, suivi du chat qui avait tenu à accompagner sa maîtresse pour vérifier que la folie blonde masculine ne lui ferait aucun mal, commença à arpenter le couloir.
Une heure après, Arouenne avait une migraine effroyable. Tous les noms, emplacements, horaires des cours lui noyaient l'esprit combinés aux noms de tous les professeurs, ceux à qui ils avaient fait des farces, ceux qui s'en souvenaient, ceux qui l'avaient bien pris, ceux qui les appréciaient, ceux qui ne manquaient pas une occasion de leur enlever des points, ceux dont on connaissait les familles, ceux dont on connaissait un secret pourtant bien caché, ceux qui…Ceux qui…
Elle espérait pouvoir retenir toutes ces informations sans les confondre.
Soleine mit sa main sur son épaule en signe de compassion. « Ne t'inquiète pas, on en a fini avec les profs. Si tu arrives déjà à retenir tout ça, tu sauras survivre aux cours. Maintenant, parlons des élèves… »
Un sourire méchant naquit sur son visage.
« Nous connaissons quasiment tous les moindres secrets de chacun. »
Ethan ne put s'empêcher d'ajouter : « Sauf de ton très cher Drago Malfoy n'est-ce pas Soleine ? »
Cette dernière l'ignora et entama la longue, longue, longue, longue, longue…Longue liste des élèves de l'école, leurs familles, leurs secrets, les rumeurs sur chacun. Arouenne la soupçonna d'en avoir créer plusieurs tellement elle en connaissait bien chaque détail.
Tout en parlant, ils utilisaient maints passages secrets qu'Arouenne enregistrait au même rythme que les confidences de son amie. Ils arrivèrent dans le hall.
« Comme tu l'auras remarqué Arou, dit Antigone, notre Soleine est une vraie concierge ! Chaque potin fait l'objet d'une étude approfondie et puis de discutions sur la véracité de l'information. Au moins, nous, nous sommes au courant de tout sans avoir à jouer les commères. Nous avons notre source d'informations personnelle. »
Soleine ne sembla pas apprécier la remarque. « Au moins, dans un cas comme celui-ci, Arouenne sait tout de suite à qui elle doit parler et qui ne mérite même pas son attention ! »
« Mais oui Soleine, lui dit Antigone, je ne disais pas cela méchamment ! Que serions nous sans toi ? »
« Au fait, tant qu'on y est, ajouta la brunette, vous savez qu'il paraît que mini belette sort avec Harry Potter ? »
« Harry Potter ? » Ne put s'empêcher de dire Arouenne. Une masse noire lui sauta dans les bras. C'était son chat qui n'appréciait pas beaucoup le fait d'être ignoré depuis qu'ils avaient quitté la chambre de la jeune fille. Cette dernière le caressa ce qui eut pour effet direct de faire ronronner le félin.
« Et oui, déclara Soleine très fière de son effet, Le grand, le beau Harry Potter, ton rival de toujours au Quidditch ! Il sortirait avec la sœur de Ron Weasley, Ginny. Mais oui, vous savez bien ! La petite rouquine qui en moins d'un mois est sortie avec trois gryffondor différents ! »
Ethan fut frappé par l'esprit saint à cet instant.
« Ah mais oui ! On la voyait toujours dans les passages secrets pendant la nuit quand on faisait nos virées nocturnes ! Et ben…Potter ne sait pas sur qui il est tombé ! Ca va lui en faire une de ces désillusions quand il se rendra compte avec qui il sort. Lui qui critique ouvertement Malfoy sur ses fréquentations, il n'aura plus qu'à se cacher pendant un certain temps. »
Soleine jeta un regard noir à Ethan. « Je ne vois pas ce qu'il a à redire à propos des fréquentations de Malfoy et si tu m'écoutais un peu tu saurais que cela fait bien trois ou quatre mois que Potter n'a plus critiqué les fréquentations de Malfoy. »
Elle fit une pause avant de reprendre.
« Il est peut-être au courant finalement… Et si… »
Elle fut interrompue par Antigone. « L'heure n'est pas à savoir si oui ou non Potter sort avec une Weasley. Maintenant qu'on en a fini avec la vie privée de toute l'école et qu'Arouenne a mémorisé tous les passages secrets que nous avons empruntés. »
Elle se tourna vers Arouenne qui le lui confirma d'un signe de tête. Cette dernière était en train de reposer le chat par terre.
« Nous allons te montrer…Le parc ! Ainsi que le terrain de quidditch. Ce serait bien que tu réapprennes à voler avant le match contre ma maison. »
« Oui, c'est vrai ! C'est le mois prochain !!! » S'écria Ethan. « Allons-y ! Ce soir, je t'entraînerai afin que tu retrouves au moins les bases. »
Et sur ce, il ouvrit en grand les portes de Poudlard.
Les quatre amis sortirent, toujours suivi du chat noir qui semblait bien décidé à suivre Arouenne comme son ombre.
Le parc était tout simplement…magique, jamais Arouenne n'avait vu quelque chose d'aussi beau. La neige devait être tombée durant la nuit. Tout était recouvert d'un manteau blanc immaculé qui reflétait la lumière de la pleine lune. Nul besoin de torche ou de quoi que ce soit d'autre. La lune seule suffisait pour éclairer le château et ses alentours d'une douce clarté.
Soleine la tira de sa contemplation. « Tu m'as l'air fort dans les nuages depuis ton accident. Ne nous dit pas que c'est le parc qui te met dans cet état. »
Les paroles d'Ethan lui revinrent en tête.
Ne rien laisser paraître…
« Non non, répondit la princesse des Onorels, c'est juste que j'ai besoin de sommeil et que le fait que vous m'ayez tiré du lit, n'arrange pas les choses. »
« Bien renvoyé Arou. L'attrapeuse voudrait-elle passer batteuse ? » Ethan semblait vouloir jouer les commentateurs.
« Non Ethan, je vais me ré entraîner pour redevenir l'attrapeuse que j'étais et je crois que ce sera déjà pas mal. »
Arouenne avait mal au cœur de devoir laisser des traces dans ce paradis blanc mais elle finit par ouvrir la marche.
Elle sourit à ses amis.
« Alors ce terrain de Quidditch où est-il ? »
Antigone pointa du doigt un bâtiment au loin en souriant devant l'enthousiasme de son amie. Même en ayant perdu la mémoire, elle était toujours aussi impatiente de retrouver son bon vieux stade de Quidditch.
Ils partirent en direction du stade. Avant d'aller plus loin cependant, ils entendirent un miaulement plaintif. Poupousse ne semblait pas apprécier l'eau froide quelque soit la forme qu'elle prenne.
Arouenne prit le félin dans ses bras sous sa cape pour qu'il n'attrape pas froid.
En se retournant, elle croisa les regards amusés de ses amis.
« Quoi ? » demanda-t-elle.
« On est juste content que tu sois de retour Arou. »
C'était Soleine qui avait parlé mais Arouenne comprit que cette pensée regroupait leur avis à tous les trois. Elle fut troublée.
Ils ne doivent pas être si méchants dans le fond…C'est vrai et puis…Ils m'aident plus à retrouver la mémoire que l'autre vieux fou de directeur.
« Moi aussi je suis contente d'être revenue. Au fait…Je suis restée combien de temps dans le coma ? »
Ce fut son frère qui lui répondit. « Cela fait un mois que toute l'école se demande si tu vas te réveiller ou si Poudlard va fermer sur demande des parents. »
« Ah...Ils sont au courant ? »
« Hélas oui, ils t'ont envoyé à Ste Mangouste pendant la semaine qui a suivi ton accident et quand les médicomages leur ont dit qu'il n'y avait rien à faire d'autre que d'attendre ton réveil, je leur ai proposé de te ramener ici. Ils ont accepté, à contre cœur mais ils ont accepté. »
Arouenne serra la boule de poil noir un peu plus fort contre elle.
Nos parents n'ont pas l'air d'être des gens très sympathiques. Pour ne pas dire strictes.…
Antigone reprit la parole. « Arrêtons de parler de cet accident. C'est du passé. Regardons vers l'avenir et même vers notre avenir proche ! Il nous reste deux heures avant que Pomfresh n'aille voir comment ses malades ont passé la nuit. Passons-les à t'entraîner Arou. »
Arouenne lui demanda alors qu'ils n'étaient plus qu'à une centaine de mètre du stade si ce n'était pas un peu contradictoire. Après tout Antigone était à Serdaigle, pourquoi l'encourageait-elle à retrouver son niveau pour le match contre sa maison ?
Antigone sourit à cette remarque. « Je me doutais bien que cette question allait venir sur le tapis. Soleine et moi ne faisons partie d'aucune équipe de Quidditch et le fait que nos maisons gagnent ou non la coupe nous importe peu. Soleine préfère s'intéresser aux ragots en tous genre et moi à mes études. Alors qu'Ethan et toi accordez beaucoup d'importance à ces matchs et à cette compétition donc, en tant que vos amis, c'est normal que nous vous encouragions. Et puis, je dois bien avouer que j'adore te voir voler Arou ! »
Arouenne commençait à comprendre pour quelles raisons ces personnes étaient ses amis. Leurs personnalités étaient tellement diverses qu'elle n'aurait jamais cru qu'elles puissent s'entendre et pourtant. Elles s'appréciaient, s'encourageaient, s'admiraient. Voilà ce qu'on pouvait appeler de l'amitié.
Ils arrivèrent devant le stade.
Ils passèrent une grande porte et se retrouvèrent sur un terrain ovale entouré de grandes tours. A chaque extrémités du terrain, des anneaux d'or flottaient comme par…magie.
Le petit groupe longea les bords du stade. Ils entrèrent dans une des hautes tours par une petite porte à sa base.
« Où allons nous ? » Questionna Arouenne.
« On va dans les vestiaires. Avant de voler, il faut que tu t'équipes. Ethan attendra dans les gradins du dessus avec ton chat pendant qu'Antigone et moi allons de nouveau nous occuper de toi. » Répondit Soleine.
Arouenne regarda son chat lové contre elle puis son frère qui arborait un sourire sadique.
« Ethan si tu touches à un seul poil de Poupousse je t'assure que je te balance du haut de la tour. »
Le blond bougonna.
« Tu ne peux pas me tuer. Si tu le fais, l'équipe n'aura plus de capitaine. »
Arouenne se tourna vers Antigone d'un air paniqué.
« C'est lui notre capitaine ??? »
« Et oui. » lui répondis la jeune fille un petit sourire aux lèvres.
Arouenne regarda à nouveau l'animal qui avait posé ses yeux émeraude sur elle.
Il émit un petit bruit qui ressemblait plus à un gémissement de peur qu'à un miaulement.
Arouenne reposa son regard sur son frère.
« Je pense que Soleine sera assez pour me préparer et puis…Mon entraîneur doit bien être avec moi sur le terrain ! Je propose qu'Antigone garde mon chat, que Soleine m'équipe et qu'Ethan aille aussi s'équiper ! » Énonça-t-elle en un coup.
Antigone s'approcha d'Arouenne et prit la boule de poil que celle-ci portait. « C'est vrai que c'est plus astucieux…Je vous regarderai de là en haut. Soleine tu me rejoins dés que tu as fini avec Arou ? »
La brunette hocha de tête.
« Pas de problème. » Elle se tourna vers un mur sur sa droite. « Ethan tu viens ? »
Le jeune homme bougonnait et Arouenne crut comprendre quelques mots comme ragoût de chat ou chat volant sans balai et autre destin plus qu'intéressant mais plus que dangereux pour le pauvre animal.
« Je viens je viens. » Et se plaçant devant le mur, il dit distinctement : « Onorel vaincra ! »
Le mur coulissa laissant apparaître une porte en bois à la poignée argentée.
Arouenne jeta un dernier regard, avant de rentrer dans la pièce, à Antigone qui montait les escaliers avec la précieuse petite boule de fourrure noire au creux des bras.
Elle n'eut pas le temps de s'étendre sur la question du bien-être de son chat.
Soleine, trop impatiente, la poussa à l'intérieur du vestiaire des noirs et adulaires.
La pièce était simple. Du carrelage noir et blanc partout, des murs jusqu'au plafond, un long banc de bois au centre avec des crochets montés sur les dossiers pour pendre les vêtements. A gauche et à droite, deux portes en bois donnant visiblement sur les douches. Le long des murs, des armoires de diverses tailles. Les unes servant de penderies, d'autres de garde balais ou encore de range tout.
Arouenne fut assise par Soleine sur le banc central. Son amie se dirigea vers un casier et l'ouvrit après avoir vérifier que le nom sur la porte correspondait bien à celui d'Arouenne.
Elle en sorti l'uniforme sportif des Onorels : une longue gabardine noir doublée à l'intérieur d'un tissu blanc, les deux pans étant reliés par deux cordons blanc. Les bordures des flans de la gabardine ainsi que le bas et le col étaient de la même couleur que les cordons. Dans le dos était brodé le loup blanc au dessus du nom des Onorels. Sur le pan droit de la gabardine était apposé le blason de sa maison. Soleine le posa à côté d'Arouenne et sortit du petit casier ce qui se portait en dessous : un pull gris en laine dont le col rond et le bas des manches étaient rayés de noir et de blanc. Ainsi qu'un pantalon blanc en coton avec une ceinture noir.
Soleine sortit finalement du casier des gants blancs à la bordure noire ainsi que d'étranges bottes qui devaient remontées jusqu'au mi-mollet que des lacets serraient sur toutes leurs longueurs et divers équipement dont Arouenne n'arrivait pas encore à saisir l'utilité.
Après avoir vidé le petit ( ?) casier de son contenu, Soleine se tourna vers la jeune fille, un sourire aux lèvres.
« Je vais encore une fois te montrer comment tu dois t'habillé et te pomponner ! » dit-elle.
Arouenne jeta un œil sur le côté et vit son frère sortir un uniforme pareil au sien sauf en quelques points.
Elle ne put pas s'attarder d'avantage sur les détails de la tenue de son frère : Soleine la fit se lever et enlever son uniforme. Arouenne se retrouva en chemisier, petite culotte et chaussettes au milieu du vestiaire.
Le rouge lui monta aux joues sans qu'elle ne s'en rende compte.
Soleine lança les yeux au ciel.
« Arou, tu n'as pas à être aussi gênée ! »
Elle lui tendit le pantalon blanc.
« Tout d'abord, tu dois enfiler le pantalon et le pull. » lui expliqua-t-elle.
Arouenne s'exécuta, resserrant au passage la ceinture noire.
« Ne la sert pas trop, lui conseilla son amie, tu dois être capable de bouger sans difficultés. »
Arouenne préféra enlever un cran.
Au cas où…
« Maintenant, donne moi tes pieds. »
Arouenne, surprise mais n'osant pas poser de questions tendit un de ses pieds à son amie.
Soleine enfila les chaussures aux pieds d'Arouenne. Ces chaussures arrivaient en fait au trois quart du mollet d'Arouenne. Soleine commença ensuite à serrer les lacets, elle les serra tellement fort qu'Arouenne cru qu'elle essayait de réduire la taille de son pied.
« Soleine, tu…tu me fais mal. »
La jeune fille ne releva même pas la tête.
« Tu serras bien contente de les avoir aussi serrées quand tu serras sur ton balais. Habituellement, ce sont tes coéquipiers qui te les serrent. C'est une mesure de sécurité, les joueurs se serrent mutuellement les chaussures. Il est déjà arriver que des joueurs lacent eux-mêmes leurs chaussures et malheureusement ça s'est mal fini à chaque fois… »
Elle n'avait pas regarder Arouenne un seul instant en disant cela, parlant tout en serrant les lacets de plus en plus fort.
Et quand son regard croisa celui de la jeune fille, Arouenne en déduisit que la fin de cette histoire ne devait pas être des plus heureuse.
« Ensuite, les protections. »
Soleine prit bien le temps de lui montrer comment protéger ses coudes et ses genoux.
Chaque protection comportait trois parties : une se mettant juste sur le coude ou le genoux ; une autre se juxtaposant au dessus et une autre un peu en dessous.
Cette répartition en trois parties permettant une plus grande capacité de mouvement.
Soleine lui fit ensuite enfiler la gabardine au dessus de tout cet équipement.
« Voilà ! Ton entraînement peut commencer ! »
Soleine arborait un petit sourire triomphant, très fière d'elle.
