Note de l'auteur : Hello chers lecteurs et lectrices, veuillez m'excuser d'avoir tant tarder à poster la suite, mais la voici enfin. J'espère que celle-ci vous plaira. Je remercie encore les personnes qui m'ont laisser des reviews.

Bonne lecture.

Chapitre «3 : Détresse.

Le léger sourire qui flottait sur les lèvres de Candy, lorsqu'elle franchit le seuil de son appartement, démontrait combien elle avait eu une journée agréable. On aurait même pu affirmer que l'insouciance, caractéristique de ces moments de plénitude, enveloppait la jeune femme de son cocon protecteur. Un voile de douceur s'était étendu sur son cœur et son âme, pour apaiser sans aucun doute ses tourments. Ainsi, la félicité avait été de la partie aujourd'hui et rien n'aurait pu assombrir son humeur.

Pourtant, lorsqu'elle vit sur le sol l'une des lettres, qui était précédemment posée sur la console, un sombre pressentiment vint lui étreindre le cœur. Refermant la porte restée ouverte, Candy hésitait quant à la marche à suivre. Normalement, elle ne tergiverserait pas tant et se baisserait tout simplement afin de ramasser la dite carte, mais elle n'osait pas avancer et le faire. Elle jugea toutefois ridicule d'appréhender de la sorte un geste aussi anodin que celui de prendre sur le sol une lettre ayant chuté là.

Pourquoi tant d'appréhension alors qu'elle ignorait tout du contenu de la lettre et qui en était l'auteur ?

Rien ne laissait croire qu'il s'agissait là d'une lettre de mauvais augure. Cependant, Candy avait appris à faire confiance à son intuition et celle-ci lui disait justement que cette lettre allait la bouleverser. Elle se décida enfin à s'accroupir, pour se saisir de la lettre. Tandis qu'elle s'apprêtait à la ramasser, Candy suspendit son geste un instant. Un détail non des moindre venait de lui sauter aux yeux. La lettre venait de l'étranger et de la France plus précisément. Perplexe face à ce constat, sa curiosité prit le pas sur ses craintes. Elle se saisit donc, d'un geste assuré, de la missive et se dirigea vers l'un des fauteuils de son salon, afin de prendre connaissance de son contenu. Auparavant, elle jeta un bref coup d'œil aux autres lettres lesquelles n'étaient que de simples factures, qui pourraient bien attendre le lendemain.

Candy, s'étant confortablement installée dans le fauteuil, décacheta d'une main fébrile l'objet de sa curiosité.

Puis, elle retira la feuille de papier, qu'elle déplia délicatement, avant d'y poser les yeux. Fronçant les sourcils, une moue dubitative se peignant sur son visage, elle s'interrogea sur l'auteur de cette lettre dont elle ne connaissait pas, ou ne reconnaissait pas, l'écriture et qui ne l'avait même pas signée. Malgré sa perplexité, elle débuta la lecture de cet étrange courrier. Au fil des mots et des lignes, son cœur se fit de plus en plus lourd et bientôt des larmes firent leur apparition, lui brouillant la vue.

Après l'avoir lu, Candy remit la lettre dans son enveloppe, avant de la serrer convulsivement contre son cœur. Elle était secouée de sanglots.

Elle ne pouvait y croire il lui avait envoyé une lettre d'adieu. Elle n'avait nul besoin de signature ou d'une écriture plus fluide, les propos de la lettre étaient suffisamment limpides pour qu'elle en reconnaisse l'auteur. C'était inimaginable, elle n'aurait jamais cru avoir de ses nouvelles et sûrement pas dans ces conditions. Elle n'osait y croire. Comment s'est-il retrouvé à Paris ? Près de trois semaines s'étaient écoulées, depuis qu'il avait écrit cette missive et semble-t-il sur son lit de mort. A cette pensée, un nouveau flot de larmes inonda les joues de la jeune femme.

Ciel, que cette idée lui meurtrissait la poitrine. Il lui semblait que son cœur allait imploser par tant de chagrin. Un véritable fossé paraissait s'être formé à ses pieds. Elle se laissa glisser de son fauteuil, pour venir se coucher sur le sol en position foetale. Des plaintes déchirantes, tel un animal blessé, s'échappèrent de sa gorge. Dans un cri de profonde détresse, Candy prononça son nom : « Terrrryyyy !... »

Le désespoir avait pris possession de son corps et de son âme. Des remords firent également rapidement leur apparition. Elle regrettait, à présent, ne s'être pas davantage battu pour le garder et d'avoir ignorer toutes les lettres qu'il lui avait écrites. Elle regrettait aussi de ne pas avoir suivi sa vie et sa carrière au moins par les journaux. Ainsi, elle aurait probablement su qu'il partait en France et elle aurait tout fait pour l'en dissuader. D'ailleurs, que faisait-il là-bas ?

Ivre de chagrin et l'esprit emplis de question, Candy ne savait plus où donner de la tête. Elle ne pouvait croire que son grand amour soit mort. D'autres gémissements de souffrance franchissaient ses lèvres sans qu'elle s'en aperçoive. Soudain, elle fut tirée de sa transe douloureuse par des coups assénés à sa porte.

Candy se releva difficilement et pris quelques secondes avant d'aller ouvrir. Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir qui se tenait là.