Bonjouuuuuuur ! Voilà c'est moi Maddy, pour le second chapitre et pour votre plus grande frayeur !

Donc maintenant, vous allez découvrir le point de vue de Harry, où comment Fanny essaie de rendre Snape sexy et comment Maddy bousille tous ses efforts :p

Bref, comme je suis pas douée pour écrire les prologues de chapitre mais que je suis bien obligée si un jour vous voulez lire ma merveilleuse écriture, je ferais bref : tous les persos sont à Rowling, les idées vicieuses à Fanny et les pannes d'inspiration à moi.

Donc bonne lecture, j'en dirais pas plus pour votre santé mentale, vous lirez assez de conneries par la suite :D

OoOoOoO

Je m'appelais Harry Potter.

Bon c'est toujours le cas, mais il paraît que ça fait toujours plus classe d'employer du passé pour raconter une histoire, plus cohérent aussi…

Bref, là, tout de suite, dans l'instant, je cogite dans mon lit, n'arrivant pas à dormir.

Pourquoi ?

Plusieurs facteurs sont à prendre en considération : la pluie qui martèle inlassablement les carreaux, Ron qui s'agite dans son sommeil en marmonnant, Neville qui ronfle, mon pied droit qui me gratte…Alors pour trouver le sommeil, je réfléchis…à ma vie, ce qu'elle en est, ce qu'elle sera aussi. Non parce qu'il paraît que je devrais accomplir de grandes choses. Là sur le moment j'ai surtout envie d'aller aux toilettes, mais étant trop engourdi et emporté par le sommeil, je sais pertinemment que je ne me lèverais pas

Je me sens assez serein pour quelqu'un qui doit tuer ou se faire tuer d'un moment à l'autre. Ouais, finit les crises de nerf à répétition, le broyage du noir les yeux perdus dans le feu de cheminée en hiver, seul abandonné et incompris de tous…Non je suis bien entouré, à commencer par les trois agitateurs de mon dortoir dont deux qui m'empêchent de dormir. Bien des choses ont changé depuis la mort de Sirius. Je crois que j'ai grandis. Ron et Hermione ont enfin ouvert les yeux sur leur soi-disante amitié qui cachait bien plus que ça, Dumbledore s'est mis au régime après avoir fait une overdose de bonbons au citron, Mimi Geignarde a réussit à se noyer pour de bon on ne sait comment dans une cuvette au 5eme étage…

Bien sûr, certaines choses demeurent immuables. Hagrid a toujours des bestioles étranges plein les poches, Goyle persiste à essayer de faire croire qu'il a un cerveau, et Snape a toujours le nez crochu et un sale caractère.

Attention, je ne nie pas posséder moi-même un caractère parfois exécrable me poussant à dire des choses que je regrette aussitôt, mais lui il faut avouer qu'il bat des records dans ce domaine. Un gramme de trop de machin innommable dans sa soupe en cours de potion et c'est le drame, on est sûr d'être collé. Enfin surtout moi. Nan, nan, je ne me prend pas pour le centre de Poudlard, c'est la vérité : Malfoy par exemple…Lui il passe son temps à se foutre ouvertement de Snape mais ce dernier ne le remarque pas.

Pourquoi il a la paix et pas moi d'abord ?

Non je ne suis pas jaloux, encore heureux. Et en plus, lui ses cheveux ne partent pas dans tous les sens, ils restent droit. Bon je ne dit pas que je suis très respectueux envers mon professeur de potion, mais je lui fais savoir ce que je pense de lui et il me le rend bien au moins.

Tient, mon pied droit ne me gratte plus.

Bref, ne nous éternisons pas sur lui, j'ai envie de dormir, pas de faire des cauchemars moi.

Le problème est que ça fait une semaine environ que j'hésite à aller le voir. Pourquoi ? Minute, j'y arrive.

Au bout de sept longues années passées à Poudlard à faire du Quidditch, j'ai fini par devenir le capitaine de mon équipe. Enfin. Et outre le fait que ça me fait passer des nuits blanche à préparer des plans d'attaque et toutes sortes de stratégies les plus vicieuses les unes que les autres, je dois aussi régler l'épineux problème que posent les entraînements.

Car oui, particulièrement cette année, les Serpentard ont décidé de faire chier leur monde et d'accaparer le terrain chaque week end. Ce qui fait que les Poufsouffles et les Serdaigles se relaient pour s'entraîner un mercredi sur deux. Quand à nous les Gryffondors….Ben techniquement, on devrait s'arranger avec le capitaine de l'équipe des Serpentards. Seulement il s'avère qu'il s'agit de Malfoy, et non, depuis tout à l'heure je ne lui voue toujours pas un amour débordant. Cet égoïste garde donc le terrain rien que pour lui et son équipe de gorilles et m'a dit d'aller voir ça avec Snape si j'étais pas content.

J'ai pas enviiiiiie.

Seulement si on ne s'entraîne pas il va y avoir un problème au prochain match. Alors depuis une semaine j'essaie de me préparer psychologiquement à aller le voir. Pas facile…

Bon demain soir j'y vais…

Pourquoi le soir ? Ben parce que déjà demain, j'ai pas cours avec lui, et que la perspective de me faire copieusement insulter devant toute une foule d'élèves en plein jour ne m'enchante que très moyennement. Alors j'irais demain soir, après le dîner. Voilà. En plus, je ne risque pas de le déranger à cette heure là. Non, il sera sûrement en train de lire un traité sur les poisons, ou d'en concocter un tiens. Rien que d'imaginer Snape en train de jubiler comme un malade au beau milieu de la nuit devant un chaudron bouillonnant, j'en ai des frissons.

Remarque, moi je peux bien parler, mais il est deux heures du matin et je dois bien être le seul à penser à lui dans un moment pareil. Ou à penser à lui tout court.

Je m'endors enfin, rêvant de Malfoy décoiffé, de Dumbledore vêtu de papier de bonbon froissé, de cuvettes propres et d'amputation.

Le lendemain matin, je fais donc part de mon projet à toute l'équipe qui m'encourage vivement. Je reçois donc plusieurs conseils, des suggestions d'armes aussi, bref, j'ai l'impression de partir à la conquête d'une chose inaccessible, quête dont je ne reviendrais probablement pas vivant si je n'apprend pas le respect rapidement…Je le sens mal, mais les cours s'enchaînent si vite que je n'ai pas trop le temps d'y penser à vrai dire. Ce n'est qu'au dîner du soir, en croisant les yeux sombres de mon adorable professeur de potion, que je me souviens qu'il faut que j'aille le voir.

Au moment où je m'apprête donc à aller au bûcher, Hermione me fourre dans les mains une dizaine de gâteaux verdâtres, semblant avoir été piétinés par des doxys en furie. Je lance un regard septique à Ron qui hausse les épaules en épluchant son orange.

"Tiens me dit-elle, essaye d'en vendre quelques-uns à Snape, ça serait bien que les profs participent aussi."

Je dois mettre une bonne minute pour comprendre ce qu'elle vient de me dire. Et croyez-moi, une minute c'est long quand on a dans ses mains des espèces de fruits en décompositions et qu'on ne sait pas quoi en faire. Et là, je me rappelle…Hermione essaye désespérément depuis un mois de vendre des gâteaux aux élèves, afin de récolter de l'argent pour fournir un salaire aux elfes de maison. Ça fait cinq ans qu'on y travaille mais la pauvre fille n'a toujours pas compris que ça servait à rien.

Lui remettant ledit gâteaux dans ses mains, je lui explique qu'elle n'a qu'à les vendre à son cher Ron parce que je me vois mal faire les yeux doux à Snape pour qu'il m'en achète quelques-uns.

Et je les laisse tous deux plantés là.

D'un pas traînant, je m'enfonce donc dans les profondeurs des cachots sombres et humides…

Il a une belle porte Snape. Si si, c'est vrai. Tellement agréable à regarder que je ne m'en lasse pas, ayant les yeux fixés dessus depuis au moins cinq bonnes minutes. Je sais, si je veux lui parler, faudrait peut être que je lui fasse savoir que je suis là, il va pas deviner tout seul. Seulement je veux pas. C'est gamin mais c'est comme ça.

En plus, y'a des bruits étranges qui proviennent de l'intérieur de ses appartements, ça m'inquiète. On dirait qu'il parle au téléphone mais la voix est aigu. Ça se trouve c'est pas lui. J'ai pas envie de le voir en charmante compagnie, genre Chourave en nuisette allumant un feu de cheminée.

Vision d'horreur. Argh non pas ça.

Je décolle enfin mon oreille de la porte, n'entendant rien de plus de cette manière, prend mon inspiration…et frappe.

J'entend des pas se précipitant vers la porte. Mon dieu j'ai peur.

La porte s'ouvre à la volée, et Snape apparaît en hurlant un "quoi' qui résonne longuement dans le couloir.

Mais y'a comme un léger problème. Il a juste une minuscule serviette de bain nouée autour de la taille. Rien de plus. Et il dégouline d'eau et de mousse.

Snape se lave ?

Trouvant plus judicieux de garder cette réflexion pour moi-même, je me contente de suivre, complètement hypnotisé, le cheminement d'une goutte d'eau descendant le long de son torse. La goutte disparaît dans l'interstice laisse par la serviette de bain. Une autre goutte hésite à tomber d'une de ses mèches de cheveux. Tombera ? Tombera pas ? Tombera ? Tomb…

Je suis interrompu dans mes pensées par Snape qui réitère sa question encore plus fort. S'il était pas trempé, je jurerais qu'il m'a postilloné dessus. D'ailleurs la mousse qu'il a près des lèvres pourrait presque donner l'impression qu'il a la rage.

Je prend mon inspiration et lui explique tout d'une traite, sans reprendre mon souffle. Pas sûr qu'il ait compris là…

A suivre…

OoOoOo

Vous voyez, mon chapitre ne rehausse nullement celui de Fanny, mais faut dire aussi que vu le thème de la fic, on attendait pas du grand art :p

Bref, j'espère ne pas vous avoir trop traumatisé, parce que la prochaine fois que je post ça sera pire !

A bientôt…

(Et si vous mettez une review, la fille sans amis que je suis recevra un mail, pensez-y :p)