Chapitre 1
Harry se réveilla dans son dortoir de Gryffondor, tentant de calmer la douleur qu'un faux mouvement avait produit dans sa main, celle entourée d'un bandage ensanglanté cachant les mots honnis inscrits dans la chair tendre :
« Je ne dois pas dire de mensonges »
La douleur disparut progressivement mais Harry sentit qu'il ne pourrait plus se rendormir. Alors il se leva et alla s'installer à sa place favorite : sur le rebord de la fenêtre. Là, le regard perdu dans le paysage, il pouvait laisser ses pensées voyager en attendant le lever du soleil … et de Poudlard.
Il avait encore fait un rêve étrange. Pas un rêve de Voldy, non, un rêve de son enfance et de ces étranges phénomènes qu'il avait rencontré, ces rêves si réels qu'il avait du mal à croire qu'il n'avait que rêver. Mais c'était avant, tout ça. Avant la lettre, avant Poudlard et, plus que tout, avant cette nuit de décembre durant cette première année où il avait découvert le miroir du rised. Cette nuit où tout avait basculé, où il avait compris à différencier le rêve et la réalité.
Mais ça, c'était son secret. Dumbledore lui-même n'en savait rien.
Cette nuit-là, après avoir quitté la classe où se trouvait le miroir, il avait entendu de la musique, venue de nulle part. Il l'avait suivie et s'était retrouvé dans la Grande Salle. La musique provenait de derrière une petite porte, derrière la table des professeurs, bien cachée à tous les regards. Il s'en était approché et à peine avait-il posé la main sur le bois vieilli qu'elle s'était ouverte sans un bruit.
Il était entré et la porte s'était refermée derrière lui sans qu'il s'en aperçoive. Puis elle avait disparu. Définitivement.
Ce qu'il s'était passé derrière cette porte, il était le seul à le savoir. C'était son jardin secret, la seule chose qu'il voulait garder pour lui. Du moins jusqu'au moment propice…
Il contempla le parc de Poudlard, le lac, la forêt interdite et, au loin, les montagnes qui offraient une protection naturelle au village comme au château. Il pouvait voir commencer à voir les premiers rayons du soleil poindre derrière ce rempart de pierres et de roches. C'était le matin.
Aujourd'hui, c'était dimanche. Les occupants du dortoir dormiraient probablement encore un moment. Lui, il ne pouvait plus dormir. C'était devenu une habitude pour lui de ne dormir que quelques heures par nuit. Personne ne le savait et il faisait tout pour le cacher. Ses nuits étaient peuplées de cauchemars, allant de son enfance et de sa vie chez les Dursley aux épreuves qu'il avait endurées depuis son entrée dans le monde sorcier. Sans oublier les visions envoyées par Face de Serpent. Ce n'était pas comme si c'était nouveau, mais cette année était la pire de toutes.
D'abord, il y avait la Gazette du Sorcier qui l'insultait ou le rabaissait à tout bout de champ, incapable de comprendre qu'ils étaient manipulés par le Ministre qui était trop stupide pour accepter le retour de Voldemort. Sans oublier ce vieux crapaud d'Ombrage qui semblait déterminée à ne rien leur apprendre d'autre que des mensonges et des stupidités. A quoi il fallait ajouter les retenues d'Harry qui le meurtrissaient à chaque fois davantage. Et Rogue ! Rogue qui ne supportait pas son père et qui le confondait avec lui ! Mais il avait beau lui ressembler physiquement, il n'était pas son père ! Il ne lui avait rien fait, lui ! Les leçons d'Occlumentie, durant lesquelles il devait subir les méchancetés de l'homme à l'égard tant du père que du fils. Et, par-dessus tout, il devait revivre tout ce qu'il avait tenté de refouler, les pires moments de sa vie et ses plus grandes craintes. Et ce n'est pas cet homme qui allait l'aider !
Mais tout ça, il aurait pu le supporter sans broncher. Il aurait accepté même bien pire. Mais ce qui lui faisait le plus de mal ce n'était ni sa réputation foulée au pied ni son orgueil qu'on tentait de briser – en avait-il seulement eu, de l'orgueil ? – avec tant de rage. Non, ce n'était pas ça. Ce qui lui donnait tant de douleur, c'était sa culpabilité. S'il n'était pas venu au monde, ses parents seraient encore en vie, les trois Maraudeurs seraient toujours unis, Sirius n'aurait jamais connu Azkaban et la cavale, Rémus n'aurait jamais été seul… et Cédric serait toujours en vie. C'était à cause de lui que tous les malheurs étaient arrivés ! Il était persuadé que quelqu'un serait venu à bout un jour ou l'autre de ce psychopathe mégalomane et que tout aurait été pour le mieux.
- Tout ça, c'est ma faute… Mes amis n'auraient jamais été mis en danger, Neville aurait toujours ses parents en bonne santé et… et…
Il ne put continuer ses pensées, il se mit à pleurer et à sangloter en silence. Harry allait mal, très mal, mais il ne voulait pas le montrer. C'était effrayant de voir comment un jeune ado de 15 ans pouvait prendre conscience de l'importance de son attitude. Il ne devait pas flancher, il le savait. Il sentait les attentes de la population sorcière et de l'Ordre peser sur ses épaules. Il savait qu'ils attendaient de lui qu'il combatte ce salaud de mage noir et qu'il le mette à terre une bonne fois pour toutes. Mais pourquoi LUI ? Pourquoi tout cela devait lui arriver à lui, pourquoi ne pouvait-il pas au moins partager ce poids sur ses épaules avec quelqu'un ? Pourquoi devait-il être seul ? Il avait des amis, c'était la stricte vérité. Il y avait Ron, Hermione, Ginny, Neville, Luna, les Jumeaux. Mais il ne voulait pas les mettre plus en danger qu'ils ne l'étaient déjà. Et puis, auraient-ils seulement compris ? Auraient-ils été capables de supporter ses douleurs, de comprendre ce que signifiait d'être Harry Potter, le Survivant, l'ancien Espoir de la communauté sorcière – ancien jusqu'à ce qu'ils ouvrent les yeux, d'ailleurs ! – mais surtout l'enfant maudit du Destin ?
Harry ricana au travers de ses larmes. Le Destin… Ce destin qui faisait qu'il était le seul à pouvoir vaincre Voldemort – prophétie ou pas prophétie – et qui lui donnait l'impression que sa vie devait être sacrifiée pour la sauvegarde du monde magique. N'était-ce pas trop demander à un jeune homme de son âge ?
Il sentit alors un courant d'air chaud passer sur ses larmes et il détourna son regard du paysage extérieur. A ses côtés, il y avait un fantôme qui lui souriait tristement. Le fantôme d'un jeune homme aux cheveux noirs et aux yeux tout aussi noirs, vêtu d'une robe de sorcier verte. Il devait avoir une vingtaine d'années et malgré son aspect fantomatique, il était beau et semblait presque vivant. Presque, parce qu'il lévitait dans les airs et qu'on pouvait passer à travers lui sans rien sentir. Mais il portait toujours les couleurs de la vie et celles de ses vêtements n'avaient pas disparu. C'était assez déconcertant, et nul doute qu'Hermione se serait jetée dans la bibliothèque pour comprendre un tel phénomène, si elle en avait eu connaissance. Mais elle ne l'avait jamais vu. Heureusement d'ailleurs.
Harry sourit légèrement au nouveau venu. Celui-ci l'observa un moment en silence avant de prendre la parole d'une voix douce et concernée.
- Tu devrais dormir, Harry. Veiller n'est pas bon pour toi.
Le Survivant eut un sourire désabusé.
- C'est pas comme si j'avais pas essayé, Tom. Mais je n'y arrive pas.
- Encore des cauchemars ?
- Hmm
- Je pensais que tu prenais des cours d'Occlumentie ?
Harry parut un peu gêné.
- Ben, oui. Mais tu sais bien que je peux sauver des vies si je reste connecté à Voldy…
Le fantôme eut un regard fâché. Il aimait bien le jeune homme et ne supportait pas de le voir ainsi se détruire à petit feu pour des gens qui le dénigraient et ne méritaient pas qu'il subisse tant de douleurs. Mais Harry n'avait pas fini.
- Et puis, les cours ferment peut-être mon esprit à Face de Serpent mais n'empêchent pas les souvenirs de venir me hanter.
Tom se calma immédiatement et son expression se fit plus triste. Il savait ce que pensait Harry sans même qu'il le lui dise. Cédric, Sirius et ses parents. Et tous les autres…
- Tu n'es en rien coupable, Harry. Tu ne devrais pas t'en vouloir pour tout. Tes parents sont morts pour te protéger, parce qu'ils t'aimaient. Ils n'auraient pas supporté de vivre en te sachant mort alors qu'ils auraient pu agir. Et puis, ils étaient de toute façon sur la liste noire de ce crétin. Ils auraient pu mourir ce jour-là ou plus tard pour une autre raison. Je te l'ai déjà dit plusieurs fois pourtant ! C'est la faute de ce salopard et de ce traître de Pettigrow ! Pas la tienne !
Harry regarda son ami, les yeux encore humides de larmes. Tom était un véritable ami. Lui aussi avait traversé des moments de culpabilité mais il n'avait pas eu la chance d'avoir quelqu'un à ses côtés pour le contredire, pour lui remonter le moral. Jusqu'à l'arrivée d'Harry, quelques années plus tôt, le petit Harry qu'il avait aimé comme un petit frère dès le premier moment et sur qui il veillait depuis lors. Harry l'avait sauvé de ses ténèbres, il voulait être là pour lui, afin de lui rendre la pareille.
Harry murmura d'une voix douce :
- Ce n'est pas non plus la tienne, tu sais. Tu n'es pas cet homme, il n'est pas toi. Tu n'es pas coupable de ses crimes, tu n'as rien à voir avec lui.
Tom le regarda, de la reconnaissance plein les yeux.
- Je sais, mais j'ai tendance à l'oublier. Merci de me le rappeler.
- A ton service, vieux frère. Mais dis-moi, tu n'es quand même pas venu seulement pour ça ? Et si quelqu'un te voyait ?
- D'abord, ta santé passe avant tout, je me moques bien de ce que peuvent dire les autres. Mais tu as raison, je ne suis pas venu seulement pour ça, même si c'est une des raisons de ma visite. Tu es attendu ce soir, à l'heure habituelle. Ne sois pas en retard, grand-père est d'une humeur massacrante.
Harry eut un petit sourire amusé.
- Si tu veux mon avis, grand-père est toujours un peu de mauvaise humeur ! Mais que me vaut cette invitation ? Ce n'est pas encore la nouvelle lune, pourtant.
- Je sais pas trop, en fait… Il a rien voulu me dire…
- Je vois. J'y serais mais je ne promets pas que je serais à l'heure, mes amis vont finir par se poser des questions.
- En parlant de tes amis, tu as fini par accepter ce que je t'ai dit ou tu nies toujours ?
Le spectre était véritablement d'humeur taquine, Harry le sentait. Mais il ne pouvait pas s'empêcher de sentir ses joues se réchauffer au souvenir de ce que son ami lui avait dit quelques semaines plus tôt et surtout de ce qui avait précédé.
Flash-Back
Harry était en fureur. Rogue avait réussi à le mettre en rage une fois de plus ! Il marchait vivement dans les cachots, voulant fuir le plus possible ce cours de Potions. Ron et Hermione étaient derrière lui, cherchant à suivre son rythme. Ils rejoignirent la salle commune des Gryffondors et le jeune Potter lança son sac au sol et s'assit lourdement sur un fauteuil devant le feu.
- Harry ! Harry, qu'est-ce que tu fais ? C'est l'heure de Divination !
- Je passe ! Allez-y sans moi, je laisse tomber pour aujourd'hui !
Ses amis essayèrent de le faire aller en cours, mais rien n'y fit. Ron abandonna le premier et quitta la salle. Hermione pourtant ne bougea pas.
- Tu devrais y aller 'Mione. Tu vas arriver en retard en Arithmancie.
Mais elle ne fit aucun mouvement. Elle le regardait, inquiète.
- Harry, tu es sûr que tu vas bien ? Tu m'as l'air épuisé et tu ne manges presque plus rien. En plus, tu as l'air hanté par moments. Est-ce qu'il s'est passé quelque chose ?
Harry ne cacha pas sa surprise. Il était persuadé que personne n'avait constaté son état. Hermione lui sourit.
- Tu ne pensais tout de même pas que personne ne s'en apercevrait ? Je suis ton amie, Harry, c'est normal de remarquer ça quand on est ami !
Elle posa son sac à terre et alla s'asseoir aux pieds de son ami. Il avait la tête baissée, posée entre ses mains. Il semblait porter toute la misère du monde sur les épaules et Hermione se rendit alors compte à quel point cet adolescent qui paraissait si fort était fragile en réalité. Elle lui prit le menton et remonta son visage afin de plonger son regard dans le sien. Et ce qu'elle y lut lui brisa le cœur. Elle y voyait de la peur, de la culpabilité et un manque d'amour impossible à combler par ses seuls amis.
- Harry… Harry, dis-moi ce qui ne va pas. Tu sais que tu peux tout me dire.
- Je… Je ne peux pas tout te dire, Hermione. Je… je n'en peux plus. J'en ai marre. Si seulement je n'étais pas venu au monde, si seulement j'étais mort cette nuit-là !
Harry se mit à pleurer et Hermione l'imita. Mais pas pour les mêmes raisons. Elle le serra dans ses bras, se rapprochant de lui en se glissant entre ses jambes. Elle murmura rapidement, paniquée.
- Ne dis pas ça ! Harry, ne dis surtout pas ça ! Qu'est-ce que je serais devenue, sans toi ? C'est toi qui m'as empêché d'être rejetée par les autres en devenant mon ami, c'est toi qui m'as sauvée plusieurs fois ! Pas Ron, toi ! Tu es le seul à me voir autrement que comme une miss je-sais-tout ! Même Ron garde cette image de moi !
- Mais je t'ai aussi mise en danger, Mione ! Si je n'étais pas là, tu serais en sécurité ! Je…
Mais il ne put plus continuer. Elle avait plaqué sa main sur ses lèvres pour l'empêcher de poursuivre. Elle poursuivit, toujours murmurant.
- Tais-toi ! Tais-toi, Harry, je t'en prie ! Je me moque du danger, Harry, tu m'entends ! C'est nous qui avons choisi d'être tes amis. Nous en connaissons les risques, mais nous nous en moquons ! Nous voulons être tes amis, Harry, tes amis à toi, pas au Survivant. Ne te replies pas sur toi-même, laisse-nous t'aider…
Sur ces mots, elle le serra davantage contre elle et enfouit la tête dans la poitrine du jeune homme. Lui ne savait pas quoi répondre. Il n'osait pas bouger. Il se sentait… bien. Il pouvait sentir l'odeur de vanille qui émanait d'elle, son souffle courir sur sa chemise, ses bras autour de lui, sa chaleur qu'elle communiquait tant à son cœur qu'à son âme. Et, sans réfléchir, il l'entoura à son tour de ses bras. Il ne savait pas ce qui lui arrivait, mais il se sentait heureux, pour la première fois depuis la mort de Cédric. Il se mit à pleurer, libéré par les mots de sa meilleure amie.
- Hermione… Merci. Merci pour tout….
Ils restèrent un moment dans cette position puis se séparèrent à contrecœur. Harry eut un petit sourire amusé.
- Dites-moi, mademoiselle la préfète, je rêve ou vous venez sciemment de brosser votre cours d'Arithmancie ?
Hermione eut un petit rire gêné.
- Je suis en avance, de toutes façons. Et puis, il y a des choses plus importantes que les cours.
- Vraiment ? Et quoi par exemple ?
Elle eut une expression mutine.
- Je ne sais pas… Hmm… Les amis ? Et principalement un jeune garçon qui a l'art de s'imaginer des histoires pour tout et surtout n'importe quoi?
Harry rit et son cœur battit plus vite. Il n'avait plus eu un tel rire, si heureux, si joyeux, depuis si longtemps. Elle aimait son rire. Elle aimait autant le Harry sérieux, plongé dans un nouveau combat, un nouveau mystère, que le Harry joyeux, enfantin…si Maraudeur.
- Dites-moi, monsieur l'Attrapeur-vedette de Gryffondor, si nous allions nous promener ?
- Hmm… D'accord ! Mais à une seule condition…
- Et laquelle, mon cher ?
- Tu viens voler avec moi ! Hagrid a encore fait venir des Hyppogriffes pour le cours des troisièmes années ! Un petit tour, ça te dit ?
Il avait repris un air de gamin heureux qui lui avait manqué. Elle rit et accepta. Elle avait le vertige et craignait de voler, mais elle savait qu'elle ne risquait rien. Pas avec Harry.
Ils passèrent ainsi un moment fantastique jusqu'à l'heure du couvre-feu. Harry avait emporté avec lui un pique-nique qu'ils mangèrent en regardant le coucher de soleil sur Poudlard du haut des hauteurs qui entouraient le château. C'était merveilleux. Ils avaient volé au-dessus du lac et du château, invisibles de tous grâce à un sort d'Hermione, ils avaient survolé la forêt interdite avant de se poser dans le meilleur endroit pour assister au spectacle du coucher de soleil de cette fin d'hiver. Ils avaient laissé un mot pour Ron, l'avertissant qu'Harry était assez mal et qu'ils allaient promener un petit moment. Comme le rouquin avait une retenue avec Rusard, cela ne devait pas trop le déranger. Enfin, pour dire vrai, ils avaient la tête complètement ailleurs.
Lorsqu'ils revinrent, Ron n'était pas encore rentré. D'après les autres Gryffondors, il avait lu le message et n'avait rien dit, il souriait seulement, ce qui les rassura. Mais c'était une nuit de nouvelle lune, aussi, à minuit, alors que tout le monde dormait, il s'était éclipsé discrètement et avait rejoint Tom qui avait un sourire taquin aux lèvres.
- Dis-moi, Harry, tu m'as caché que tu étais amoureux !
Le jeune Potter rougit violemment.
- Hein ? Moi ? Amoureux ? Et de qui ?
- Mais de cette chère Hermione, bien sûr ! Je vous ai observés aujourd'hui, et je vous ai trouvés très mignons, d'ailleurs !
- Mais… enfin… tu dis n'importe quoi ! Hermione et moi sommes amis, rien de plus !
- Tu es sûr de toi ? Moi je n'en ai pas l'impression… et ça vaut aussi pour elle ! Je crois bien qu'elle t'aime aussi !
Plus rouge qu'Harry, ce devait être impossible ! Il tenta de reprendre contenance et grommela :
- Mêles-toi de tes affaires, Tommy ! On va être en retard !
Et il partit en courant, vite rejoint par son ami qui le taquina tout le long du trajet
Fin Flash-Back
Harry détourna son regard vers la fenêtre, de façon à ne pas croiser le regard amusé de son « grand frère ». Le bonheur ressentit ce jour-là avait si vite disparu, gracieuseté Ombrage et Rogue !
- Je persiste et je signe : tu te fais des films !
- Donc, tu nies ?
- Parfaitement !
- On verra ça avec le temps, mais je suis sûr de ce que j'avance ! Allez, à ce soir, monsieur l'amoureux !
Il partit rapidement en riant, traversant le mur qu'un cousin rageur vint rencontrer quelques dixièmes de seconde plus tard, lancé par un adolescent rouge comme une brique.
- Tu ne changeras jamais, Tom Elvis Jedusor !
