Bonjour Bonjour!
Désolée du retard, sincèrement! Mais avec l'université, c'était pas coton et j'avais en plus des difficultés à mettre mes idées en ordre!
Enfin bref, voici enfin la 12e partie de ma fanfic et la première et seconde partie du "voyage" comme je l'appelle. Dans ce chapitre (et peut-être le suivant), je me suis inspirée de manga pour certains personnages (surtout la première partie du voyage). Evidemment, ni les persos ni leur histoire ne m'appartiennent! De plus, ils passent en coup de vent et il n'est absolument pas nécessaire de connaître leurs manga pour comprendre. Disons que c'est bien plus un clin d'oeil à mes séries favorites qu'un vrai crossover. En fait, ca ne mérite même pas le nom de crossover!
Au fait, devinerez-vous qui est qui et d'où ils viennent?
Allez, bonne lecture et encore désolée pour le retard!
Fustella
Chapitre 12
Bureau du directeur
Les quatre adolescents étaient en plein inventaire du contenu du bureau et des placards du bureau du directeur. Les portraits avaient été endormis dans leur cadre, par pure précaution, et le Choixpeau les observait et les aidait en répondant à leurs questions et en commentant de temps à autre, tout comme Fumseck. Ils leur permettaient de retrouver des objets et placards dissimulés, par exemple. Déjà, les reliques des quatre fondateurs avaient été récupérés et remplacés par des copies qui rendraient verts de jalousie le plus doué des faussaires sorciers.
Luna, qui s'était adjugé le débarras et ses vieilleries, venait de mettre la main sur une série de retourneurs de temps et en vérifiait l'état tandis que Neville répertoriait le contenu des nombreux flacons qui remplissaient le placard derrière le fauteuil du directeur. Ely fouillait dans les dossiers et papiers les plus récents et les plus précieux, après s'être assurée de posséder le double des clés et les mots de passe de la salle des Archives. Quant à Harry, il inventoriait les objets et livres contenus dans les autres étagères.
Luna, une fois son travail sur les retourneurs de temps terminé, alla par curiosité jeter un coup d'œil à la Pensine afin de s'assurer du temps qui leur restait.
- Ils viennent d'assister au départ de Royan et Harry pour leur voyage.
Harry sourit.
- Ils en ont encore pour un moment dans ce cas. Je leur ai donné de nombreux flashs du voyages plus quelques « souvenirs » plus sombres et plus lointains…
Intrigué, Neville laissa un instant son attention dériver de l'extraordinaire collection de cartes de chocogrenouilles qui se cachait parmi les flacons pour lever un regard vers le jeune Harry qui eut un sourire cynique.
- Ils n'ont pas cru à l'histoire que nous avions préparée, concernant ma rencontre avec les Nomades du Vent. J'ai pris la décision de passer au plan B.
Le silence tomba, chacun mesurant l'importance de cette décision. Le plan B consistait en effet à leur donner vision de souvenirs très proches de la vérité sans pour autant leur révéler l'existence des Shawins et les pouvoirs d'Harry. Ce fut Luna qui se reprit la première.
- Harry… Que leur diras-tu quand tout cela sera terminé ? Je veux dire… Leur diras-tu l'entière vérité ?
Le jeune homme fronça les sourcils et laissa passer quelques secondes avant de répondre :
- Non. Non, je ne pense pas. Pas pour tous en tout cas… Hermione et Drago devront savoir, bien sûr. Ce sont des Shawins en devenir, après tout. Probablement aussi Severus, Sirius et Rémus. J'ai cru comprendre que la communauté de la Forêt Noire était très intéressée par eux depuis quelques temps. Léna et Sarah aussi, s'ils se mettent ensemble. Mais pas les autres.
- Et que leur diras-tu quand tu devras révéler que les Potter ne sont pas morts cette nuit-là et que Tom et Moïra sont non seulement des nôtres mais en plus qu'ils soient si jeunes ?
- J'en ai parlé avec Merlin et Poudlard. On leur racontera une histoire semblable à celle que l'on a préparée pour nos tantes.
- Que les Potter ont été recueillis par les Nomades après cette nuit d'Halloween ?
- Exactement. Et pour moi, on leur dira que les souvenirs qu'ils vont voir ont été modifiés pour que la présence de Royan soit ajoutée et que c'est Ely et non un autre qui m'a accompagné. C'est la vérité après tout…
Neville et Ely s'entre-regardèrent, assez contents de voir que le jeune homme avait pensé à tout. Eux n'avaient pas eu cette arrière-pensée en Tissant ces souvenirs.
- Et pour Tom et Moïra ?
- Idem, sauf qu'on expliquera le problème de l'âge par un pacte qu'ils ont passé pour ne pas vieillir avant la mort de Jack. Il en existe réellement, personne ne pourra nous dire autrement.
- Tu as pensé à tout.
- Comme tu vois.
Ils se sourirent et reprirent leur travail. Luna eut un petit rire en découvrant la réserve de bonbons du professeur Dumbledore.
Dans la pensine
Les spectateurs du souvenir observaient les alentours. Le paysage leur était tout à fait inconnu et – ce qui les intriguait le plus – ne comportait âme qui vive.
Soudain, un éclair lumineux dérangea le calme de la clairière qui les entourait.
La lumière diminua et les deux jeunes garçons apparurent, l'un plus maladif que l'autre, à tel point qu'il fut obligé de s'asseoir un instant sur une pierre.
- Ca va ?
- Ne t'inquiète pas pour moi, ça va aller. Juste la tête qui tourne, pas de quoi fouetter un chat.
Royan hocha la tête et observa la montre de poche qui les avait mené ici. Un petit sourire se forma sur ses lèvres. Harry, curieux et oublieux du fait qu'il possédait le double de la montre – à moins qu'il se sente trop fatigué pour s'en emparer et déchiffrer ses inscriptions - , l'interrogea avec une impatience d'enfant.
- Alors ?
- Kyoto, Japon, 12 mars 1994. 4 mois.
Harry ouvrit grand les yeux et sauta au ciel, sa fatigue et son malaise oubliés.
- Yipeeee ! Ca faisait si longtemps qu'on était pas venus ici !
- Tu l'as dit ! Tu te souviens des règles pour ce type de voyage ?
Le garçon aux yeux émeraude le regarda l'air de dire « tu-me-prends-pour-un-idiot-ou-tu-le-fais-exprès ? » et lui répondit comme un garçon de maternelle récitant sa leçon :
- Ne pas intervenir dans le cours des évènements, ne pas paraître sous son vrai visage et son vrai nom en-dehors du cercle de personnes au courant, ne pas commenter les évènements en cours dans le monde, ne pas faire de remarque compromettante, ne pas se faire remarquer… enfin, pas plus que de coutume.
Il acheva avec un petit sourire moqueur.
- A présent que j'ai récité ma leçon, on peut y aller ?
Il avait l'air d'un gamin boudeur, ce qui fit éclater de rire son compagnon.
Les humains s'entre-regardaient, ne comprenant absolument pas de quoi il était question et surtout ne saisissant absolument pas le lien avec le lieu et la date que Royan avait donnée… Jusqu'à ce qu'un bruit de surprise provienne de Dumbledore et que tous se tournent vers lui :
- Un voyage dans le temps… Harry et Royan vont passer quatre mois au Japon en 1994 !
Les autres ouvrirent de grands yeux en comprenant la signification de cette annonce.
- Impossible ! J'ai fait des recherches dessus en troisième année et les retours dans le temps de plus de quelques heures sont absolument impossibles !
- Apparemment, les Nomades ont passé outre les impossibilités, Hermione… Une fois de plus, ils ont réussi ce que personne ne pensait possible.
- Que voulez-vous dire par là, monsieur Malefoy ?
- Je pense à ce que Neville et Soraya ont fait pour arriver à votre bureau, Monsieur le directeur. Ainsi que leur action pour unir les quatre maisons et leurs relations avec des licornes… entre autres choses, j'en suis persuadé ! Les Nomades ne vont pas cesser de nous surprendre…
Ils reportèrent leur attention sur le souvenir :
- Bon, c'est pas tout ça, mais nous devons aller voir Takeshi-Sensei. Il nous faut d'abord te soigner avant de nous occuper de ta nouvelle malle et de son contenu. Ensuite seulement, les vacances pourront commencer !
A ce moment, le souvenir disparut et les spectateurs virent sous leurs yeux une multitude de fragments de souvenirs allant de quelques secondes à plusieurs minutes.
Leur voyage dans les souvenirs d'Harry et Royan venait seulement de commencer.
Flash
Harry en kimono buvant un bol empli d'une potion orangée, assis à même le sol près d'une table sans pieds, dans une maison japonaise ancienne.
Flash
Harry et Royan sous un arbre, l'un se reposant et l'autre lisant
Flash
Un Harry métamorphosé devant un miroir, observant sa nouvelle apparence: mèches argentées dans des cheveux légèrement plus longs, yeux émeraudes avec des paillettes dorées, lunettes disparues, visage plus remplumé et rosé (quoique pâle), cicatrice inexistante, boucle d'oreille à gauche. Il était vêtu d'un jean bleu clair à sa taille et d'une chemise blanche aux manches mi-long, entrouverte. Une chaîne pendait autour de son cou mais le médaillon qui y était attaché disparaissait dans son vêtement. Il se sourit dans le miroir et se tourna vers un jeune homme à ses côtés, aux cheveux bleus électrique mi-long, aux yeux argentés encore plus prononcés et avec plusieurs anneaux à l'oreille droite. Il portait une chemise vert bouteille entrouverte sur un pantalon noir. Ses manches retroussées laissaient entrevoir un tatouage celtique qui partait de son poignet droit et se perdait dans les plis du vêtement. Lui aussi portait un collier dont on ne voyait pas le pendentif. Alors que le premier garçon avait des baskets, il avait choisi des bottines qui pouvaient convenir tant pour la ville que pour la randonnée.
Le garçon aux mèches eut un sourire espiègle
- On va faire sensation sous cette apparence, Royan !
- Je veux, Harry ! N'oublie pas de m'appeler…
- Kei, je sais. Et moi je serais Toya.
- Parfait.
- Pourquoi Kei ?
L'autre haussa les épaules alors que la porte coulissante s'ouvrait sur quatre jeunes, deux garçons et deux filles. La première fille, environ 15 ans aux cheveux châtains presque blonds et aux yeux verts, presque comme Harry, poussa une exclamation en japonais – mais immédiatement traduite pour les spectateurs :
- Waw, les mecs, ça vous change ! Enfin, plus Harry que Royan, on a l'habitude de ses changements d'apparence ! Tu es superbe, 'Ry !
Le garçon rougit alors que les autres acquiesçaient et que son compagnon grognait pour la forme :
- Merci Hitomi.
L'autre fille, du même âge mais aux longs cheveux noirs et au regard marron, frappa dans ses mains.
- C'est pas tout ça, si on y allait ! On a des magasins à faire pour notre Ryry adoré !
- Ouvre la marche, Kagome ! On te suit !
Flash
Harry dans une cabine d'essayage, essayant de nombreuses tenues
Flash
Harry dans une salle d'entraînement, apparemment en pleine leçon d'arts martiaux à mains nues
Flash
Harry en pleine leçon de tir à l'arc
Flash
Harry en pleine leçon avec différentes sortes d'armes blanches, principalement japonaises
Flash
Harry en pleine méditation
Flash
Harry faisant les boutiques du Tokyo moldu, éclatant de rire et s'en donnant à coeur joie
Flash
Harry s'entraînant à des exercices de souplesse, d'équilibre, de réflexe et de rapidité
Flash
Harry et plusieurs de ses amis sur une couverture, observant l'ouverture des fleurs de cerisier.
- Alors, Harry, et ces vacances ?
- Géniales ! Sincèrement, je suis ici depuis deux semaines et c'est comme ci j'étais ici depuis des mois !
- Et ton entraînement ?
- Ca se passe bien. Mes professeurs disent que je fais beaucoup de progrès. Et Royan apprécie le fait que je partage mon temps entre les sorties et les leçons.
- N'empêche, y'a que toi pour vouloir prendre des leçons en vacances !
Le jeune anglais eut le regard lointain, dans le vague :
- Ce ne sont pas des leçons que je peux prendre à Poudlard. Et puis, ils m'aident beaucoup pour ma concentration, mon calme et surtout la patience. Ca me sauvera peut-être un jour. Nan, j'en suis sûr !
Kagome eut un sourire espiègle:
- Il y a encore une matière que t'as pas abordée à fond, mon cher !
Harry eut un regard curieux :
- Et laquelle ?
- La jeunesse! J'ai deux semaines de tranquillité avant de repartir en voyage, alors on va en profiter! Je suis sûr qu'il y a plein de choses que plein de jeunes ont fait et dont tu n'as pas idée !
Hitomi acquiesça :
- Moi, j'ai plein de temps libre depuis mon retour, alors je suis partante pour t'aider ! Les autres ?
Royan et les deux garçons hochèrent la tête.
- De toute façon, je reste avec Harry. Et il y a longtemps que je ne me suis pas défoulé un bon coup !
Un des garçons, du même âge que les autres, aux cheveux étrangement rouges et qui portait une espèce de lapin sur l'épaule, eut un grand sourire :
- C'est plutôt calme en ce moment, je ne vois pas ce qui m'empêcherait de vous accompagner….(puis il grimaça) sauf si ma mère en décide autrement, mais même avec ça, je pense m'arranger.
- Merci, Daisuke, c'est gentil. Tu pourrais peut-être inviter ton ami. Tu sais, Satoshi ?
Daisuke eut une grimace :
- Je peux toujours essayer, mais je promets absolument rien. Vous le connaissez comme moi, il est pas très « réjouissances ».
Le dernier garçon, aux cheveux bleus et aux yeux chocolat, eut un petit sourire :
- Moi, je suis partant ! Et je suis sûr que Maron ne verra aucun inconvénient à se joindre à nous !
Il disait cela en frottant les cheveux marrons de sa voisine qui rouspétait de le voir prendre ses décisions à sa place. Elle avait entre 15 et 17 ans, comme son compagnon, et de longs cheveux qui présentement volaient et cachaient son regard marron.
En fait, il était difficile de préciser l'âge de chacune des personnes présentes, même Harry et Royan, car bien que leur apparence et certaines de leurs actions semblaient jeunes, ils avaient parfois des actions et des réflexions qui les rendaient bien plus âgés, ainsi qu'une certaine maturité dans le regard, maturité qui était parfois amplifiée par un voile d'ombre qui traversait leur regard voire couvrait leur visage. Ces jeunes devaient en avoir beaucoup vu, de la même manière que Harry.
C'est cette dernière impression qui fit comprendre en partie aux spectateurs de ces souvenirs de la raison pour laquelle ils semblaient si bien comprendre Harry. Ils avaient tous dû traverser quelque chose de similaire, peut-être pas de cette intensité mais assez troublant pour les faire grandir plus vite qu'ils ne l'auraient dû. Tous avaient perdu leur innocence, ou du moins une bonne partie. Voilà pourquoi ils semblaient savoir que faire et que dire en présence d'Harry et le fait qu'ils soient autour d'Harry semblait être une bonne chose. Quoi qu'ils aient traversé, ils semblaient s'en être sortis sans trop de casse.
- Chiaki ! Arrête de tout décider pour moi!
- Tu ne viendras pas, Maron ?
La jeune fille leva son regard vers son ami anglais et sourit :
- Bien sûr que si ! Mais je voulais le dire moi-même !
Et elle continua à pester sur son camarade.
Kagome frappa dans ses mains et poussa une exclamation satisfaite :
- Parfait ! Il ne nous reste plus qu'à contacter le reste de la bande et nous pourrons te programmer le reste de tes vacances ! Tu ne vas pas t'ennuyer un seul instant ! Crois-moi sur parole !
Flash
Harry et ses amis, entourés par de nouvelles personnes qu'ils semblaient connaître, en train d'acclamer un groupe semblait-il assez connu au Japon. Ils semblaient aux anges, au point de chanter avec les chanteurs.
Flash
Harry et une quinzaine de jeunes au beau milieu d'un pique-nique au bord d'une rivière.
Flash
Harry et la même bande en train de rire et de jouer dans une piscine intérieure aussi fournie qu'un parc d'attraction aquatique.
Flash
Le même groupe en train de passer une soirée dans un karaoké
Flash
Le même groupe en train de faire une visite guidée de divers lieux importants du Japon, qui resplendissaient de magie par moments
Flash
Le même groupe à la plage, les uns nageant les autres en pleine partie de volley
Flash
Le même groupe assistant à grand bruit à une partie de base-ball
Flash
Le même groupe assistant à une partie de football
Flash
Harry et Royan, seuls, en haut d'une falaise, observant le paysage. Par rapport aux souvenirs précédents, celui-ci était très calme, reposant.
- Tu me sembles bien dans les nuages, Harry.
Le garçon sourit. Il avait toujours son apparence d'emprunt mais avait repris des forces et des muscles. Sans les détails qu'ils avaient ajoutés pour ne pas être reconnus – et qu'on les différencie par la même occasion – on sentait qu'ils seraient alors vraiment comme des jumeaux, les yeux et la cicatrice exceptés.
- J'ai du mal à croire que les quatre mois sont déjà écoulés. Un tiers du temps imparti, tu te rend compte ! Il me semble que c'était hier…
- Et oui, nous sommes déjà le 10 juin…. Nous partirons demain pour une nouvelle destination inconnue !
Il eut un petit rire qui fut repris par Harry.
- Connaissant Kei et Hikari, nous allons encore être époustouflés !
Puis, regardant son ami plus sérieusement :
- Nous pourrons toujours revenir pour un prochain voyage…
- Je sais (soupir puis sourire). Ca m'a fait vraiment plaisir de revenir ici. Je ne les ai pas revus depuis mon dernier passage il y a deux ans ! Et j'ai fait la connaissance de nouvelles personnes très sympathiques…
Royan lui prit l'épaule.
- Mais tes amis te manquent.
L'autre soupira.
- Oui… J'aurais voulu qu'on partage ces moments ensemble…
- Un jour, qui sait…
- Ouais… Royan ?
- Hm ?
- Il vaut mieux qu'aucun de ces voyages ne comporte le 24 juin 1995
Son ami le regarda, un peu surpris, avant d'ouvrir de grands yeux.
- Tu penses que tu le ressentirais ?
- Je ne pense pas, j'en suis sûr. Je n'ai pas envie de revivre les évènements de la troisième tâche…
Royan serra davantage l'épaule de son ami – non, son frère.
- Tu ne la revivras pas. Je suis sûr qu'ils y ont pensé. (silence) Il y a d'autres dates à éviter ?
Harry eut un rire sans joie
- Tu veux dire à part l'année 1994-95 ?
Son compagnon hocha sombrement la tête et il soupira :
- L'année 1981, bien sûr. Et juin 92 et 93.
Son ami acquiesça silencieusement et Harry eut une remarque assez sarcastique :
- Au fond, il n'y a que juin 94 qui soit sans danger… Kei et Hikaru ont bien joué…
- Simple curiosité, que fais-tu en ce moment ?
- En ce moment, je passe mes premiers examens… Mais dans quelques jours je retrouverais Sirius et je découvrirai la vérité sur Halloween 81.
- L'entière vérité ?
De nouveau, Harry soupira.
- Non, bien sûr que non. Je ne saurais pas ce qui est arrivé à Franck et Alice Longdubat, je ne connaîtrais pas encore la prophétie de Trewlaney…dont les seules véritables prophéties semblent être destinées à me pourrir la vie, soit dit en passant, et évidemment personne ne mentionnera Elisabeth… Je suppose qu'ils ne voulaient pas m'affliger davantage… mais sincèrement je leur en veux un peu de faire tous comme si elle n'avait jamais existé. Personne n'en parle jamais. En fait, même de mes parents on en parle quasiment jamais. Mais ce sont eux les véritables héros de cette nuit infernale, eux ! Pas moi ! Sans eux, je serais mort ! Sans eux, pas de protection et sans protection...
- Pas de disparition de Voldemort...
Le silence se fit parmi les spectateurs. Les plus âgés étaient atterrés, les plus jeunes ne comprenaient pas tout… mais le plus abattu était sans conteste le directeur qui voyait que toutes ses protections n'avaient servi à rien : Harry savait. Et il aurait du mal à leur pardonner… Lui-même avait du mal à se pardonner alors qu'il savait pourquoi il avait agi ainsi…
- En parlant de Voldy… Ton directeur est au courant ?
Harry secoua la tête.
- Non. Il reste persuadé que Voldemort est le descendant de Serpentard. Il ne sait rien. Mais même si je lui disais, je doute qu'il parvienne à me croire… En plus, il est plus prudent que nous gardions les secrets de Voldy pour nous. L'effet de surprise en sera plus grand…
- En effet… (petit rire) Tu sais, je viens de me rendre compte de la raison qui fait que nos parents nous ont toujours dit qu'il fallait toujours faire attention avec le directeur de Poudlard. Il est peut-être puissant, mais il reste humain, donc sujet aux erreurs. Mais comme il ne croit pas qu'il puisse se tromper et que tant d'autres gens croient la même chose, il en fait encore davantage et les conséquences en sont plus terribles. Regarde l'affaire Sirius Black !
Harry eut un petit sourire…qui disparut rapidement.
- Je prie pour qu'il en prenne conscience…et que cette vérité ne lui fasse pas trop de mal quand même…
Alors que le souvenir disparaissait, les spectateurs de la scène se tournèrent, surpris, vers le Directeur dont les yeux perdaient de leur pétillement et s'humidifiaient… Le vieil homme savait que son petit-fils et son ami avaient raison… Et il se jura de parler avec lui et de réparer toutes les erreurs qu'il serait capable de réparer… en espérant qu'il ne soit pas trop tard…
Bureau du directeur
- Harry…
- Oui ?
- Ils en sont à la scène de la falaise…
Harry reposa lentement la montre à plusieurs aiguilles qu'il était en train d'observer et se tourna vers le bureau. Ely, qui venait de vérifier où leurs amis en étaient, avait un air un peu lointain sur le visage.
- J'espère que Dumbledore ne sera pas trop blessé de ma remarque sur ses erreurs…
- Il fallait bien que quelqu'un le fasse, Harry. Et il est tellement célèbre et puissant que je doute que quelqu'un ose le contredire véritablement…qui plus est en ayant parfaitement raison.
Le silence se fit, rapidement brisé par Luna, assez curieuse au sujet des rêves que ses amis avaient tissés.
- Si je comprends bien, ils quittent le Japon ?
- Exactement !
- Pour aller….. ?
- Au Canada au XIXe siècle !
La jeune elfe siffla, impressionnée.
- Le Grand Nord au moment où les grandes forêts et les grands lacs existaient toujours… Intéressant choix ! Mais où exactement? Il y a eu de nombreuses tensions à cette époque !
- Dans un coin de la région des Montagnes Rocheuses qui est resté intouché par les guerres et les tensions. Les colons y vivaient encore en paix avec les indiens. De plus, la magie y avait encore son importance et les colons moldus en avaient connaissance.
- Blackhawk ? Excellent choix !
- Merci, Luna. Tu en es où?
Comprenant que la conversation ne devait pas trop la détourner de leur travail, Luna lui montra la caisse qu'elle fouillait méthodiquement.
- Un des anciens directeurs devait être paranoïaque. Cette caisse est remplie d'objets de protection et d'identification. Mais ce serait plus intéressant si la moitié n'était pas des attrape-nigauds !
- Ca veut peut-être aussi dire qu'un de ses successeurs a conservé les meilleurs et les plus intéressants de ces objets. C'était qui ?
- Le directeur Williamson. Il n'a pas marqué beaucoup de monde, si tu veux mon avis. Aucun charisme.
Harry hocha la tête à la réflexion du choixpeau et retourna à ses horloges.
Dans la pensine
Les spectateurs observaient la forêt de sapin qui les entourait. Ils attendaient l'apparition des deux jeunes gens et tentaient pour passer le temps de comprendre où – et surtout quand - ils se trouvaient à présent.
Seul Dumbledore n'y participait pas, trop plongé dans ses pensées.
La lumière annonçant l'arrivée des deux garçons le fit revenir au moment présent : les souvenirs de la pensine.
La lumière laissa place aux deux voyageurs, cette fois plus à l'aise qu'à leur premier transfert. Royan observa sa montre et siffla.
- Intéressant… Nous sommes au Canada en 1813 ! Dans la future province Alberta pour être plus précis. 4 mois cette fois encore.
Harry tourna la tête vers lui, les yeux écarquillés.
- Tu plaisantes ?En 1813 ? Au Canada ?Tu sais ce que ça veut dire?
Royan secoua la tête et Harry grogna d'exaspération et d'impatience.
- Royan ! Il n'y a qu'un seul endroit où Kei et Hikari peuvent avoir choisi comme destination! La province de l'Alberta, le Peyto Lake ! Les Montagnes Rocheuses ! Tu ne vois pas?
- Euh... Non, désolé.
- Bon sang, j'arrive pas à croire que t'ai pu oublier un truc pareil ! C'est dans les montagnes rocheuses que s'est établie la seule colonie « métisse » du pays ! Indiens, Anglais et Français ! Moldus, sorciers et créatures magiques ! Elle s'est fermée sur elle-même en 1798 et aucune personne non autorisée ne l'a jamais retrouvée ! C'est la colonie…
Royan, qui venait soudain de comprendre, termina dans un souffle choqué:
- La colonie des Aigles Noirs… Blackhawk ! Le village où seuls pouvaient entrer ceux qui avaient reçu l'approbation des habitants de la Forêt !
Royan grogna et s'assit sur le sol.
- Et comment pensaient-ils nous faire rejoindre la colonie, ces deux zigotos ? On n' a pas d'autorisation!
- Tu plaisantes ? On a la meilleure des autorisations!
Les yeux écarquillés, celui qui aurait dû être le guide dans cette histoire se tourna vers son presque frère jumeau. Celui-ci roula les yeux et soupira d'exaspération.
- Tu n'as jamais pris la peine d'écouter les leçons d'Orion et Angela, avoue !
L'autre fit une fausse moue d'excuse et Harry secoua la tête.
- Un jour, c'est ta tête que tu vas oublier, c'est pas possible… C'est pas comme si il s'agissait des leçons trafiquées d'Histoire de la Magie du Professeur Binns !
- De quoi tu parles exactement ?
De nouveau, Harry soupira puis eut un petit sourire amusé.
- Tu te rends compte que ça fait des années que tu utilises quelque chose sans même savoir que tu le fais ?
Devant l'air surpris de son ami, Harry se mit à rire. Puis il changea sa tenue et son apparence pour être plus adapté au lieu et à l'époque avant de sortir un petit sac en tissu caché dans ses habits. Et là, Royan ouvrit grand les yeux sous la surprise.
- L'Amulette des Dryades !
- Enfin!
Et Harry s'attacha le sac autour du cou en riant.
- L'Amulette des Dryades ! C'est à ça qu'elle servait?
- Royan ?
- Oui ?
- Ne laisse jamais Orion et Angela apprendre que tu ne le savais pas!
Et ils rirent ensemble avant de se mettre à gravir le sentier tout en discutant.
- L'Amulette des Dryades nous a été offerte quand nous avons passé la cérémonie d'initiation à onze ans. Nous devions prouver notre respect et notre affection à toutes les créatures de la forêt et à la forêt elle-même. Ainsi que nos capacités à vivre en harmonie avec elle et ses habitants. Avec l'Amulette autour du cou, aucune forêt ne peut nous obliger à nous perdre ni nous barrer le chemin à moins que nous soyons parjures ou pour nous protéger. Et si les habitants refusent de nous laisser passer, la forêt ne peut nous empêcher de parvenir au village afin que nous obtenions la permission de prouver que nous sommes dignes de l'accès à Blackhawk.
Et sur cette explication d'Harry qui laissa pantois les adultes et les enfants qui observaient leur arrivée, le souvenir disparut pour laisser place à des flashs comme précédemment.
Flash
Les deux amis accueillis avec chaleur au village
Flash
Harry surveillant une bande d'enfants alors que Royan pêchait avec quelques jeunes du village
Flash
Harry et quelques jeunes indiens et trappeurs en randonnée sur les hauteurs d'un des plus beaux lacs.
Flash
Harry, Royan et quelques jeunes s'amusant à la natation en compagnie de nombreux animaux
Flash
Harry et un vieil homme devant de nombreuses herbes, apparemment en pleine leçon d'herbologie
Flash
Harry dans une plaine en train de faire une course à cheval avec plusieurs de ses nouveaux amis
Flash
Harry et une vieille femme en pleine leçon de guérison
Flash
Harry s'exerçant au tir à l'arc selon la méthode des indiens
Flash
Harry s'entraînant aux armes indiennes et européennes
Flash
Harry et un couple assez âgé en train de soigner plusieurs animaux
Flash
Harry et Royan au milieu d'une meute de loups
Flash
Harry avec le vieil homme, la vieille femme, le couple et quelques autres personnes autour du feu, échangeant des histoires.
La vieille, une indienne, était en train de conclure son histoire :
- Tu vois, jeune McPotter, peu importe notre origine, c'est la façon dont nous vivons qui révèle notre valeur. La façon dont nous agissons avec le monde qui nous entoure et avec ses créatures…
Un homme à l'accent français prononcé parla à sa suite :
- Je me souviens d'une histoire qui m'a été racontée par mon grand père. Elle disait qu'un jour un jeune sorcier de ton pays a créé une créature permettant de nous mettre devant nos erreurs afin de les comprendre et de ne plus les faire. Que sont-elles devenues ?
Un indien d'une quarantaine d'année sembla très intéressé :
- Une telle création serait très précieuse, en effet. Pourrais-tu nous raconter son histoire ?
Harry eut un sourire triste et acquiesça :
- Je vais vous la raconter mais je tiens à vous prévenir : l'histoire est triste et, malheureusement, elle est la preuve de la bêtise de bien des hommes.
Il laissa ses paroles s'imprégner avant de poursuivre :
- Tout a commencé il y a bien des lunes, bien des siècles. En l'année chrétienne 1275 plus précisément. Je crois qu'elle correspond à l'année de la disparition de l'étoile du Daim rouge.
Un indien, très impressionné tant par l'année concernée que par les connaissances du jeune garçon, hocha la tête.
- C'était une époque de troubles pour les sorciers d'Angleterre et de toute l'ancienne Bretagne. Jusqu'à cette époque, les sorciers avaient conservé presque toutes leurs croyances passées et leurs traditions. La religion nouvelle n'avait fait que faire disparaître fausses croyances et charlatanisme. Il n'était pas rare de voir des sorciers recevoir des dons à la naissance ou, plus souvent encore, d'en recevoir par diverses créatures qui n'étaient pas alors considérées comme légendaires, inexistantes ou dangereuses. En fait, avant leur effacement de la mémoire vive de chaque communauté.
Un jeune indien qui s'était glissé près du feu l'interrompit avec ses grands yeux écarquillés :
- Parce que c'est possible de faire une chose pareille ?
- Malheureusement oui. A cette époque, des sorciers d'origine moldue décidèrent d'imposer leur religion – une religion modifiée pour s'adapter à la sorcellerie – et de nier tout ce qu'ils considéraient n'en pas faire partie. Et c'est ce qui finit par arriver. Vers le début de ce siècle, beaucoup de communautés et de créatures, déçues, décidèrent de se retrancher et de disparaître comme ces gens racistes et oublieux le voulaient. Et avec ce mouvement, le monde sorcier perdit beaucoup, beaucoup trop.
Harry s'arrêta un moment puis porta son regard dans les flammes. Il n'était plus là, il revivait les récits et les fragments de mémoire.
- Malgré tout, ces créatures qui disparaissaient continuaient à offrir des dons à ceux qui leur restaient fidèles… Vers les années 1270, un ministre fut élu, c'était pour la première fois un né de moldu. Contrairement aux sangs-purs, la découverte de ces dons était une nouveauté et il se mit à attirer ces « surdoués » pour les examiner, découvrir comment reproduire chez tous ces pouvoirs car il estimait que les sorciers étaient supérieurs à toutes créatures, surtout les moldus, et qu'ils devaient tout savoir, avoir tout les pouvoirs.
Nouvelle pause.
Les auditeurs du futur n'en crurent pas leurs oreilles. Un né de moldu ! Mais ils ne firent pas de commentaire, trop intéressés par la suite de l'histoire de leur ami.
- Le ministre devint de plus en plus gourmand… Et bientôt les « volontaires » pour ces expériences ne lui suffirent plus. Il se mit à la recherche d'enfants dont le pouvoir était encore à l'état de veille. Et les expériences se firent plus violentes, plus horribles. Un de ces « surdoués » avait 25 ans quand, en 1275, les rafles des « surdoués » adultes et enfants se mirent en place. Il décida de les rassembler dans un village à l'écart, dans une forêt. C'était un grand mage malgré son jeune âge et il avait une imagination sans limite. Pour faire comprendre aux plus jeunes ce qu'il fallait ou ne fallait pas faire, il créa un esprit possédant deux pouvoirs : le premier de montrer les plus grandes erreurs de soi ou des autres afin de les comprendre, de les réparer si possible et surtout de ne jamais les refaire. Quant au second, le plus intéressant, il était destiné à ceux qui étaient un peu plus âgés. Il plaçait la personne qui le désirait face à ses grandes peurs pour lui apprendre à les combattre, à les surmonter. Ou bien ils montraient à la personne et à quelques personnes venues pour l'aider les moments les plus traumatisants de sa vie pour qu'il parvienne à les surmonter, à vivre avec. On appelait ces créatures des Initiateurs, car ils étaient utilisés principalement lors des cérémonies et épreuves d'initiation.
De nouveau, les spectateurs se regardèrent, surpris. C'était la première fois qu'ils entendaient une telle histoire ! Le nom « Initiateur » ne disait rien à personne, ni les jeunes et encore moins aux plus vieux.
- La disparition soudaine des « surdoués » mit le ministre en fureur et il décida de lever une troupe pour les retrouver. Et, pour le malheur des « surdoués », les agents du gouvernement les retrouvèrent en 1279… Pour se protéger, le fondateur du village avait depuis le début placé quelques « Initiateurs » aux abords du village afin d'effrayer quiconque voulait entrer. Les soldats, morts de peur, décidèrent de passer à un autre plan : ils allèrent dans les villages alentours et enlevèrent tous les enfants entre 0 et 12 ans et les menacèrent. Ils seraient tués s'ils ne se rendaient pas. Et pour prouver leur sérieux, ils en tuèrent une dizaine.
Le silence se fit alors qu'Harry tentait de reprendre son calme face à l'horreur qu'il contait. Après avoir bu un peu d'eau, il reprit:
- Le village se rendit. Le fondateur fut jeté en prison et tué. Les « surdoués » furent exploités et torturés jusqu'à la mort. Par bonheur, il y eu quelques survivants. Certains restèrent, se cachant dans des villages cachés, hors de portée du ministère. D'autres allèrent s'installer ailleurs. Mais la plupart partirent en voyage, devinrent Nomades pour ne plus se plier à ce genre d'autorité. Les « Surdoués » qui étaient nés depuis ou n'avaient pas rejoint le village les rejoignirent. Tous diffusèrent la véritable histoire mais de moins en moins de gens les crurent car ils ne révélèrent qu'à ceux qui le méritaient le secret du village et de ses habitants.
De nouveau le silence. Puis une question:
- Que devinrent les Initiateurs ?
Harry se fit encore plus sombre et tous retinrent leur souffle:
- Le gouvernement s'en empara, les étudia, tenta de les transformer, de les détruire pour les reproduire… et le résultat…
Il leva la tête vers son assistance :
- Le résultat fut la destruction des Initiateurs et la création… La création des Détraqueurs.
Silence. Silence de mort, seulement brisé par des respirations rapides des Anglais et des Français. Mais Harry n'avait pas terminé :
- Le jeune mage qui avait créé le village s'appelait Nydal. On fit de lui ce que vous connaissez, ce qui est enseigné à Poudlard aujourd'hui. On fit de lui un horrible mage noir. On mit sur son dos tous les morts, les massacres et la création des Détraqueurs. Très vite, l'histoire officielle prit le pas sur la vérité et tout fut oublié du public, puisque les Surdoués ne se mêlaient que très rarement à la population sorcière.
Il leva les yeux vers les Anglais qui le regardaient avec horreur :
- Peut-être certains parmi vous ont été à Poudlard et ont entendu l'histoire officielle. Que vous me croyiez ou non, c'est à vous de voir. Mais mon frère Roy et moi sommes des descendants de ces Surdoués Nomades. Nous avons visité, près de Stonehenge, les ruines du Premier Village. Nous avons parlé avec les fantômes de certains de ces habitants, lu les mémoires et journaux cachés par d'autres, car les survivants firent en sorte que les soldats oublient le lieu du village et que jamais personne hormis des surdoués ou des alliés ne puisse plus y parvenir.
De nouveau le silence. Et Harry jeta la conclusion.
- La seule lueur d'espoir dans tous ça, c'est que quelques Surdoués ont gardé le pouvoir de contrôler les Détraqueurs et peuvent s'en protéger encore mieux. Ils ont transmis leurs pouvoirs et connaissances aux générations suivantes et je garde l'espoir qu'un jour ces erreurs disparaissent de la surface du monde…avant qu'un mage noir, un vrai mage noir, ne trouve un autre moyen pour les contrôler et ne les envoie sur le monde sorcier…
Il continua d'observer les flammes en silence, chacun était plongé dans ses propres pensées.
Les spectateurs de la scène étaient sans voix. Par cette histoire, Harry leur livrait l'origine des Nomades, leur désir du secret, leurs raisons pour leurs actions. Et pour les plus jeunes, l'attitude étrange d'Harry lors du cours de Binns sur Nydal s'expliquait pour la première fois.
Ils restèrent en silence en attendant la suite des fragments de souvenirs qui allait suivre…
Flash
Harry et ses amis faisant la course à la nage
Flash
Une grande fête au village, Harry et Royan qui éclatent de rire en tentant d'apprendre à danser
Flash
Harry tentant de grimper aux arbres sous les rires de ses amis de toutes origines
Flash
Harry seul, dans une barque au milieu d'un grand lac, profitant du calme et du soleil.
Flash
Une leçon sur les méthodes de suivre une piste et le camouflage
Flash
Harry et Royan, disant au-revoir au village et reprenant la route. Debout l'un à côté de l'autre, seuls quelques détails les différenciant, ils étaient vraiment des jumeaux. Harry avait deux mèches blanches, des cheveux arrivant aux épaules et retenus par un lacet de cuir formant comme une tresse et un anneau à l'oreille. Royan avait des cheveux bien plus longs avec des mèches rouges et plusieurs anneaux à l'oreille. Question taille, il était à peine plus grand que Harry.
- Déjà quatre mois d'écoulés !
- Et oui. Je me demande ce que les deux rigolos nous ont prévu pour la suite.
Harry se mit à rire.
- Une surprise monumentale, quoi d'autre? Ceci dit, je commence à voir une suite logique dans ces voyages.
- Une suite logique…Evidemment, avec eux, il doit toujours y avoir quelque chose dans le genre !
- Ben oui ! Sinon, ça sert à rien!
Royan lui jeta un coup d'oeil amusé.
- Tu m'as l'air d'aller bien mieux, toi!
Son ami approuva joyeusement.
- Il y avait longtemps que je ne m'étais plus senti aussi vivant, Royan ! Tu te rends compte, ici, je suis jugé selon mes actes et mes paroles présentes, pas par mon nom ou un passé oublié !
Royan sourit et ne répondit pas à cette réflexion et demanda à la place:
- Et où penses-tu que nous irons à présent ?
- A ton avis ?
- Harry ! Si je te le demande, c'est pas pour rien!
- Alors je vais t'aider. Notre voyage, c'était au Japon, en 1994. Et nous avons rejoint la communauté de Surdoués de Kyoto.
Royan hocha la tête, pensif.
- Bien sûr. Les communautés de ce type ne sont pas l'apanage de l'Angleterre et d'autres surdoués existent partout, établis en communautés à cause de l'attitude des autres.
- Bien. Maintenant, second voyage, Canada en 1813. Et là encore, sans le vouloir, nous avons été confrontés aux Surdoués puisque nous avons raconté leur histoire et partagé certaines choses avec eux.
- Ok, je comprends. Ce voyage est lié aux Surdoués.
- Exactement! En fait, il est aussi lié à une chose qui caractérise les Surdoués: l'Initiation. Au Japon, j'ai été initié par vos soins à la jeunesse et par Takeshi-Sensei à la méditation et la patience. Ici j'ai été initié à la communication indienne et trappeur avec la nature et ses créatures. Il reste deux dernières choses que je devrai connaître avant mon retour à Poudlard…
Royan sembla avoir été frappé par la foudre :
- L'Alchimie et l'Exorcisme!
- Bingo! Et je ne connais qu'un groupe de personnes capable de m'enseigner ce genre de choses en 4 mois!
Ils se sourirent machiavéliquement et, dans un éclair de lumière, disparurent.
Les spectateurs semblaient abasourdis.
- Simple question : j'ai bien entendu ce qu'il a dit ?
- Je crois bien, Drago : il a parlé d'Alchimie et d'Exorcisme…
- Mais pourquoi a-t-il besoin d'apprendre cela avant de rentrer à Poudlard ? Et en quoi cela fait-il une suite logique ? Je ne vois aucune logique pareille !
- Je l'ignore, Miss Granger. Je crois que nous l'apprendrons en même temps que vous… Le souvenir va commencer…
Bureau du Directeur
Harry venait de jeter un coup d'œil sur la Pensine et souriait en voyant où leurs amis s'étaient rendus :
- La troisième partie du voyage va commencer. Il leur reste environ une petite demi-heure avant de découvrir les deux derniers souvenirs.
TBC!
Alors, devinerez-vous où vont se rendre nos deux amis? Un indice: je vais me référer à deux manga qui pourraient se passer dans le même pays (pourraient, car l'un des deux se situe dans une autre dimension). Allez, je vous laisse! Je devrais publier la semaine prochaine. D'ici là, j'attends vos commentaires!
Fustella
PS: Je vais me consacrer à cette fic avant de poursuivre "une ombre parmi les vivants", il ne devrait plus rester que cinq ou six chapitres plus un épilogue dont je vous livre les titres en primeur, petits veinards:
Chap 13: Voyage (II)
Chap 14: Iris
Chap 15: Vision
Chap 16: Jack et Tom
Chap 17: Aucun ne peut vivre tant que l'autre survit
Chap 18: Shawins
Chap 19: Epilogue
