Un si petit chapitre...Vous allez rester sur votre faim. Mais si vous êtes gentils, je vous en donnerai plus bientôt, parce qu'avec la sortie du cinquième film et la venue imminente du dernier livre, j'ai eu envie d'écrire de nouveau.
Mais dites-moi, auteurs de fanfiction, que ferez-vous quand le verdict sera tombé ? Quand la série se concluera ? Continuerez-vous d'écrire ? Y-aura-t-il toujours des lecteurs pour nos histoires inventées ? J'adore ce petit passe-temps, serais-je forcée de me mettre au tricot ?
Répondez-moi :)
Et surtout, really enjoy it ! Life is too short. ; )
Elle avait dit…seuls. Tous les deux, seuls. Ron n'avait aucune idée de la manière dont elle allait s'y prendre pour leur trouver un petit coin de tranquillité, mais connaissant Hermione, elle saurait.
Il ajusta sa chemise, chemise acquise avec difficulté, à coups de sorts et d'enchantements, parce qu'il n'avait pas les moyens de s'en offrir une vraie, une belle chemise de moldus. Mais celle-là n'était pas si mal, elle ferait l'affaire pour cette soirée.
En fait, malgré le petit doute qui subsistait, il savait tout au fond de lui qu'il aurait été très bien, peu importe ce qu'il porterait, aux yeux d'Hermione. Mais ce soir, il avait envie que tout soit parfait. Tout.
Pas seulement la chemise, ou la mèche de cheveux rebelle qui ne tenait jamais en place. Pas seulement ça, après tout, ce n'était que secondaire, superficiel.
Il voulait que les étoiles dans le ciel reflètent celles dans ses propres yeux. Il voulait que lorsqu'il poserait sa main sur celle d'Hermione, elle ne tressaillirait pas, il voulait que ce soit un geste naturel, qui coulait de source. Il voulait que la brise fraîche vienne les effleurer et qu'Hermione frissonne, qu'elle s'approche et…
Il soupira. Ce ne serait jamais aussi parfait
Il reconsidéra dès lors ses objectifs de la soirée : ce serait une soirée réussie si…s'ils arrivaient à la passer sans s'hurler dessus ni se jeter des sorts en pleine poire !
Il soupira longuement.
C'était toujours comme ça, avec Hermione. Ça tirait, ça déchirait, ça secouait, mais inévitablement, il en redemandait. C'était vital, essentiel. Il était faux de dire que sans elle, sa vie ne serait rien. Ce qui était vrai, c'est que sa vie se rythmait à la sienne, et qu'elle pulsait selon les battements de son cœur.
Ce qui était vrai, c'est que tout le cours de son existence avait été modifié par sa rencontre avec Hermione Granger, la sorcière la plus brillante de sa cohorte, la sorcière la plus bouillante et passionnée qu'il n'avait jamais connu.
Et que c'était parfait comme ça.
Il ne savait pas ni quand ni comment il l'avait laissé prendre inconsciemment les rênes de sa vie. Mais il songea aussitôt que jamais il ne voudrait les reprendre. Depuis quelques années, il avait découvert qu'il existait une tout autre façon de respirer, qu'il pouvait bien se passer d'oxygène ; il lui semblait qu'Hermione était à elle seule un vent chaud d'été, une bouffée d'air frais, un ouragan de bonheur, qui déferlait sur lui chaque fois que…
La porte de sa chambre s'ouvrit à la volée. Il sursauta et sortit brusquement de ses pensées très agréables.
« Que, que, QUOI ? » s'exclama-t-il en se retournant vivement. Ginny le regardait, visiblement blessée. Ses yeux s'embuèrent et son menton trembla.
« Je suis désolée. » répondit-elle sèchement. « J'étais seulement venue t'avertir qu'Hermione avait mis le paquet pour votre soirée et m'assurer que tu en ferais autant et que tu comprenais ce que cela représentait RÉELLEMENT À SES YEUX ET JE VOULAIS ÊTRE CERTAINE QUE TU NE LA DÉCEVRAIS PAS PARCE QUE CE SERAIT VRAIMENT STUPIDE RON DE TOUT GÂCHER ALORS QUE TU NE SAIS MÊME PAS SI ELLE SERA TOUJOURS VIVANTE DEMAIN ! ALORS QUE TU NE SAIS MÊME PAS SI ELLE NE DÉCIDERA PAS DE TE SORTIR DE SA VIE POUR TE PROTÉGER ! »
Elle s'arrêta, essoufflée. Ses joues étaient roses, ses cheveux en bataille et il brillait dans ses yeux une lueur d'hystérique, voire même de folie ; comme si ses nerfs avaient cédé et qu'elle ne faisait rien pour les en empêcher.
C'était la première fois qu'elle parlait de ses sentiments envers Harry et sa décision pour le moins controversée, et Ron s'en voulait de ne pas réagir, d'entrouvrir la bouche et de cligner des yeux, mais il n'avait jamais été doué pour ça.
« J'espère que…vous passerez une belle soirée. » termina-t-elle d'une voix étrangement aigue, haut-perchée. Elle tourna les talons et cette fois, elle claqua violemment la porte.
Et ensuite, et seulement après cela, Ron respira.
