Episode 6
Homme-araignée contre bouffon barbuL'araignée.
Merveilleuse créature dotée de facultés phénoménales. On la connaît surtout pour sa capacité à tisser des toiles (d'araignée), collantes comme la glu mais résistantes comme du papier toilette triple épaisseur. La plupart sont patientes et capables d'anesthésier leur proie. Elles ont une grande force mais ne l'utilisent que rarement. Une étude approfondie de toutes les catégories d'araignées a révélé que certaines espèces pouvaient faire des bonds prodigieux : sauter d'un immeuble à l'autre, sauter un repas, sauter du coq à l'âne. D'autres possèdent des capacités d'anticipation proche de la prescience (une sorte de 6ème sens), permettant de voir l'avenir (elles peuvent deviner le temps qu'il fera demain rien qu'en regardant la météo).L'araignée est la créature la plus parfaite qui existe, elle ne craint rien ni personne. Elle a envahi les cinq continents et…
Elle a fini sous la botte de Mac Gyvère. Celui-ci se moque éperdument d'avoir détruit une vie. Il essaie de construire un détecteur de mensonge à partir de l'emballage d'aluminium des barres chocolatées. Cet appareil sera utile pour la prochaine enquête à mener. Les policiers Mulden et Lascaux sont curieux de découvrir l'identité de celui qui a agressé Mac tout en haut de la montagne, avant de détruire leur matériel radio.
Gyvère regarde le tricorne qu'il a ramené. Cet étrange chapeau, que plus personne ne porte, est leur seul indice. Leur seul lien avec celui qui l'a assommé et laissé pour mort entre les pieds du Monstre. Qui cela peut-il être ? Qui a intérêt à les voir rester sur l'île ? Qui demande depuis le début à ce qu'ils abandonnent la civilisation ? Qui irait jusqu'à employer la violence ?
Oh mon tricorne !! s'exclame Rousseau en reconnaissant sa propriété. Je le cherchais partout…tu l'as retrouvé ! Merci Mac !
De rien. [Pause Un instant !
Quoi ? Rousseau se retourne lentement, les deux hommes lancent des regards suspicieux.
Est-ce que tu sais qui voudrait qu'on reste sur l'île, à n'importe quel prix ?
Euh…à part moi, je vois pas. Désolé de ne pas pouvoir t'aider mais si vous cherchez quelqu'un à lyncher je vous conseille Peter.
Pourquoi ?
Il est pas de notre pays et en plus il accomplit des exploits. Il est bien trop fort. Or en France, notre devise est égalité, égalité et fais pas chier !! Il devrait être comme nous !
Tu dis pas ça parce que t'es jaloux ?
Sur la plage, Nio s'entraîne au karaté, sous l'œil amusé de Dana. Il répète doucement des katas.
Des katas. Des katas. Des katas. Des katas. Des katas. Des katas. Des katas.
Puis il se met en équilibre sur deux pieds. Le coréen s'entraîne à frapper les poussières qui dansent dans la lumière du soleil. Julie rejoint le docteur et se met à discuter. De loin, Nio entend leur conversation. Lascaux a remarqué que Dana portait un tatouage : un lapin blanc. Du coup elle doute de son statut de médecin.
Nio est interrompu par un signal continu émanent de son ordinateur portable. Comment est-ce possible ? Rien ne passe sur cet île. Le coréen ouvre la machine. Sur l'écran noir, des colonnes de chiffres verts défilent. Un message apparaît.
TOC TOC NIO
Qui est-ce ?
HARRY.
Harry comment ?
HARRY COVERT. WHA! HA ! HA !
Vous trouvez ça drôle…
Mais vous parlez notre langue !!! s'exclame Rousseau, qui passait par là.
Heu oui…
Alors pourquoi vous parlez chinois depuis le début ?
Pour que tout le monde croit que je suis un innocent coréen alors que je suis un dangereux pirate informatique américain, virtuellement coupable de tous les crimes informatiques et recherché par toutes les polices du monde. Mais la vraie raison, c'est que ça me faisait marrer de vous voir patauger.
Pfff…
NIO ! THE « DISTRIBUTEUR OF BARRES DE CHOCOLAT » HAS YOU.
Hein?
SUIS LE LAPIN BLANC.
D'accord.
Nio remonte la plage en direction des deux femmes qui discutent. Il a remarqué qu'un petit lapin blanc était apparu à la frondaison de la forêt. Le petit animal bouge doucement ses oreilles. Il semble attendre tranquillement en mâchonnant un brin d'herbe.
PAN !!
Saleté d'extra-terrestre !! crie Mulden. T'as pensé me berner ? Tu crois que je sais pas qu'il y a pas de lapin des neiges sur les plages de sable…
Pendant que Nio explique à son collègue rescapé les raisons de son désarroi, Mac Gyvère interroge Peter.
Où étais-tu quand je me suis fait agresser ?
Quand est-ce que tu t'es fait agresser ?
Joue pas au plus malin, rétorque le technicien en lui braquant deux lampes torche dans les yeux.
T'oublies qui est la victime ! Le jour où vous êtes parti en mission, j'étais poursuivi par le Monstre, explique Peter. Et par un coup de bol inespéré, la Créature est tombée dans une toile d'araignée géante qui est apparue juste derrière moi.
La conversation est interrompue par un vol plané de Mulden qui s'achève, cinquante mètres plus loin, dans une gerbe d'eau démentielle.
Ok. Ca me semble une explication valable. Mais dis-moi…des gens affirment t'avoir vu sur la plage en train de soulever une aile d'avion. Tu peux l'expliquer ?
Bien sûr…c'était un ballon-sonde, à l'intérieur de l'aile qui a gonflé…ça n'a rien à voir avec d'éventuels super pouvoirs…
FLASHBACK [2 ans avant
Une petite araignée se promène dans un champ. Celui-ci est complètement carbonisé. Une pluie de météorites vient de le pulvériser. De nombreux cratères constellent le sol et au fond de chacun d'eux on trouve une petite pierre verte phosphorescente. Chaque roche extra-terrestre émet une multitude de radiations.
C'est pourquoi Peter a choisi de venir les photographier sans aucune protection. Avec un peu de chance, il va choper des super pouvoirs : indestructibilité, invisibilité, immortalité, défiscalisé, lancer des lasers avec les yeux, super force, super agilité, super ponctualité, supermarché, avoir un souffle de glace, un super odorat, une super ouïe, une super vue sur la mer, la télékinésie, la télépathie, la télévision…
L'araignée qui se promène dans le champ décide de l'agresser pour lui piquer son porte-feuille. Elle lui monte dans le cou et l'homme s'effondre.
J'ai oublié de préciser que la petite araignée pèse deux cent kilos suite à un stage de musculation. Peter est écrasé sous le poids de la bête qui le mord sauvagement. Le venin anesthésiant se répand dans son système sanguin en quelques secondes. Parking est immobilisé. Il ne respire plus. L'araignée l'enferme dans un cocon de soie puis le laisse.
Les radiations font grandir régulièrement la bestiole. L'animal commence à dépasser les trois mètres de haut. Elle a bien envie d'aller détruire New York. Comme ça on fera un film sur elle. C'est la célébrité assurée.
Mais dans l'esprit de Peter se joue une autre partie. Il a reçu des radiations et du venin d'araignée donc logiquement il est devenu un super héros. La preuve ? Il a maintenant deux bras et deux jambes. Son sens de l'équilibre n'est plus déséquilibré. Il a retrouvé la vue, qu'il n'avait jamais perdu. Plus besoin de lunettes, ni de sonotone !
Le cocon de soie disparaît dans une explosion d'énergie. L'araignée géante se retourne brusquement.
Comment ? Mais je te croyais mort !!
Les enfers n'ont pas voulu de moi. J'étais trop mal habillé pour rentrer.
Alors je vais t'arracher les membres, membre par membre, puis les dents, puis les ongles puis les doigts, puis les cheveux, puis tes vêtements, puis tes sous-vêtements…
C'est normal pour une araignée de parler ?
Heu…non…enfin oui…battons-nous !! réplique l'araignée (qui a lu les mêmes mangas que Nio, d'où son incapacité à communiquer ses sentiments)
FIN DU FLASHBACK
Je ne vois vraiment pas ce que j'ai d'anormal.
Moi non plus, j'ai dû me tromper…, répond Mac. Mais qui peut être suspect sur cette île ?
Les arabes, propose Rousseau. Ils sont tous coupables.
Suspects tu veux dire ?
Voilà. Il y a en a un. Barbu ! Il s'appelle Bin Laden, je le trouve louche.
Gyvère, accompagné de Jean-Jacques, va rencontrer ce curieux personnage. Celui-ci est en train d'assembler un appareil électronique. Bin essaie de relier un réveil à des bâtons de dynamite, sans doute pour un gâteau d'anniversaire.
Hé ! Sale arabe !! commence Rousseau. Si t'es pas en train de poser une bombe pour tuer des innocents tu peux répondre à nos questions.
Non. Heu ! Flûte ! Je voulais dire !!
Laden sort un revolver de sa poche. Il attrape la première rescapée qui passe et la prend en otage.
Mais arrêtez enfin, proteste Lorie. Vous allez me décoiffer.
Silence !! cire Bin Laden. Reculez tous. Reculez ou je la plombe.
T'es fou ! commente Lorie. Tu sais pas que c'est polluant le plomb ? C'est très mauvais pour la peau.
Mais qu'est-ce que tu fais Bin ?? s'étonne Mac. On est tous coincés sur une île déserte. On est tous dans la même galère et toi tu veux prendre un otage mais pourquoi faire ? Tu veux peut-être une rançon ? Un hélicoptère ? Tu sais bien qu'il y a rien ici.
Heu oui…merde…j'ai agi par réflexe…heu…On va dire que j'ai fait ça par principe !! Voilà, par principe ! Pas du tout pour l'argent. Lorie est l'exemple représentatif du monde occidental industrialisé perverti par le système capitaliste.
Et alors ? demande Mulden (qui ne sait pas ce que signifie « exemple représentatif du monde occidental industrialisé … » et il a pas écouté la fin)
Ben…elle doit payer pour ça…, décide Laden.
Mais si tu l'obliges à payer. C'est que tu soutiens le système monétaire.
Arrête de m'embrouiller. Chien d'infidèle !! Et que personne ne tente de me suivre. J'ai piégé tous vos voitures.
Pourquoi tu dis « vos » voitures ? demande Rousseau. Il n'y a pas de propriété privée ici. Tout est à tout le monde. Et surtout, on a pas de voiture.
Le terroriste disparaît dans la forêt avec sa prisonnière. Les rescapés réagissent.
Mulden : Vite ! Appelez les flics !!
Mac Gyvère : On doit pouvoir repérer Lorie à partir de la balise radio que j'ai dissimulé dans ses sous-vêtements, à sa demande express sans qu'elle le sache.
Dana : Nio !! Toi, tu sais te battre. Va la sauver.
Nio : Désolé je parle pas votre langue…
Maradonino : Tousss !! Tousss !! Ch'e lui aurais bien couru après avec mon sprint phénoménal mais la loutte serait déséquilibrée.
Julie : Avec mon bol habituel, on va découvrir dans ce chapitre que c'est Bin Laden mon père.
Rousseau : C'était son destin de se faire kidnapper. On peut rien y changer.
Peter : Et c'est peut-être notre destin d'aller la sauver.
Marie : Prions.
Palipatine : Pour parer à la menace terroriste, je propose la création d'une grande armée de la République. Et on devrait me voter les pleins pouvoirs pour une durée déterminée, limitée à deux cents ans.
Bin Laden s'éloigne de la crique à toute allure, masqué par la végétation. Il passe par la plage où gît la carcasse de l'avion. Un cercle de vautours tourne autour. Lorie essaie de se débattre.
Moi ! Je préfère rester toute seule !!
Un homme transpercé par un bout de métal est maintenu contre un arbre. Il porte des dizaines de blessures, comme si on lui avait tiré dessus deux cents fois. Mais le plus étrange, c'est qu'il vit encore. La hargne brûle encore dans ses yeux.
T'as un problème, chien de capitaliste ?
Ben oui…vous voyez pas la tige de métal qui me traverse ?
Te fous pas de moi. Attends ici et ne bouge pas. Si tu tentes de me suivre, je tuerai l'un des deux ! Et je tuerai encore un rescapé par jour jusqu'à ce que j'obtienne ce que je veux !!
Au campement, la discussion fait rage. Les gens hésitent entre fuir et se cacher. Rousseau lit le journal intime de Lorie (pour trouver des indices sur l'endroit où elle est retenue, paraît-il)
Cher journal,
Cette île est terrifiante !! Pas un jour ne passe sans qu'un Monstre fantastique ne vienne tuer un innocent rescapé. Même mon petit chien a disparu. La pluie tombe n'importe quand. Ce gros lourd de Mulden arrête pas de me coller, et je parle même pas de l'autre Rousseau. Heureusement, il y a le beau et courageux Peter Parking !! Même dans cette île, je me sens en sécurité avec lui !!!
T'avais tort !!! griffonne Rousseau
Nio amène la valise métallique qu'il a trouvé au fond du lac, quand il essayait de prendre des photos de Lorie…et l'ouvre avec sa clé (donnée par le maître des clés, avant le départ, on ferait bien un flashback mais on a pas le temps). Il en sort huit râteliers d'armes, et tout ce qu'ils contiennent. Des centaines, non des milliers, non je dirai plutôt 403 petites cuillères sont disponibles. Des cuillères à cran d'arrêt, des cuillères automatiques, des semi-automatiques, des cuillères à déflagration. Il y en a suffisamment pour faire un banquet.
Les rescapés jouent le sauvetage à pierre-papier-ciseaux et c'est Peter qui gagne le droit d'aller secourir Lorie. En s'enfonçant dans la forêt, il ne peut s'empêcher de se demander pourquoi il est un héros.
FLASHBACK [un an avant
New York. Peter attend devant un ascenseur que celui-ci daigne s'ouvrir. Soudain il entend du bruit dans le couloir. Un braqueur de banque vient de braquer un marchand de jouets. Le voleur s'enfuit avec la recette (du canard à l'orange) entre les mains.
Vous pouvez m'appeler l'ascenseur, s'il vous plaît ?
Ce dernier vient juste d'arriver. Il s'ouvre et laisse entrer le brigand. Peter n'a pas réagi.
Arrêtez-le !! hurle le marchand. Arrêtez-le !!
Les portes de l'ascenseur se referment et le voleur disparaît. Le commerçant dépité s'arrête devant Peter et l'interpelle.
Mais pourquoi tu l'as pas arrêté ?!!
Vous n'avez pas dit s'il te plaît !!
Dix minutes plus tard, Peter rejoint son oncle qui l'attend dans sa voiture. Mais voilà ! Son oncle n'attend pas dans la voiture. A côté de la vieille deux-chevaux rouge, un attroupement de badauds s'est formé. Affolé, Parking se rue sur le parking (ha ! ha ! rires enregistrés) et écarte les passants. Au cœur de la foule, il trouve un homme allongé. C'est le voleur de tout à l'heure. A côté de lui se tient l'oncle de Peter, en pleine forme.
Oncle Ben ! Que s'est-il passé ?
Il a voulu emprunter ma voiture. Comme il a pas dit s'il te plait, je lui ai tiré dessus.
T'as bien fait. Et ramasse discrètement l'argent qu'il transportait…
FIN DU FLASHBACK
Je suis un héros parce que j'ai des bonnes manières.
Peter a revêtu son costume de super héros pour cette mission. Il prend les super clés de sa super voiture qui va super vite. Puis il les pose, le plein de super n'a pas été fait. Parking part en courant dans la jungle. Les animaux s'écartent sur son passage (son costume rouge et bleu fluo fait très peur). Il se balance de branche en branche, s'accroche aux lianes pour traverser des rivières. Pour retrouver la trace de Lorie, il piste les traces au sol. Puis se rendant compte qu'il ne connaît pas la pointure du terroriste, il sort le détecteur de Gyvère.
Il y a une super poursuite avec des branches, des courses, des larmes et de l'émotion mais j'ai le flemme de décrire. Donc on va passer directement à la conclusion.
Halte Bin Laden. Tu n'as nulle part où te cacher sur cette île.
Chien d'américain. Tu ne pourras sauver ton amie. C'en est fini. Je vais gagner.
Gagner quoi ?
La partie.
Ah…tu veux jouer aux cartes ou aux échecs…Ce serait l'occasion de reprendre notre vieux duel. L'Orient contre l'occident. Le chacal contre le chien.
FLASHBACK [le 11 septembre
Deux avions dirigés par des terroristes kamikazes foncent vers la ville de New York. En bas, dans les rues, Peter est en train de sauver une fille des mains malodorantes d'un groupe de drogués. Juste après il sauve un enfant dans la rue. Parking arrête deux gangs dans l'heure qui suit. Et tandis qu'il désamorce une bombe atomique (qui va raser toute la côte est) la foule hurle.
Attention ! Des avions !! Arrête-les !!
IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIOOOOOOOOOOOOOOOOOONNNNNNNNNNN … BOUM !
IIIIIIIIIIIIIOOOOOOOOOOOOOONNNNNNNNN … BOUM !!!
Deux tours touchées. Deux monuments emblématiques jetés à bas. La foule est en colère après leur héros.
Pourquoi tu ne les as pas arrêtés ?
Parce que je vole pas. Je vous ai toujours dit que voler, c'était mal.
FIN DU FLASHBACK
Maintenant héros, menace Bin Laden, tu vas mourir !!
Le terroriste détourne son arme de Lorie l'espace d'un instant (pendant lequel la jeune fille s'enfuit). Il pointe son revolver sur Peter et tire.
PAN ! PAN ! PAN! PAN! PAN! PAN!
Peter s'écroule à terre, couvert de rouge.
Mwahhahahahhahahahhahahahahhahahahahahha !! fait le rire diabolique du méchant. J'ai réussi. J'ai vaincu le héros !!! Je suis le meilleur.
Puis Bin regarde tout autour de lui. Lorie a fui, Peter est à terre. Désormais il est seul. Tout seul. Ca devait finir par arriver un jour, à force de tuer tout le monde.
Maintenant il s'enfonce dans l'obscurité de la forêt, menacé en permanence par d'innombrables bestioles. Derrière lui, il sent des haleines chaudes et fétides. Laden croit voir des yeux le suivre (et encore, s'il n'y avait que les yeux). De là où il est Peter entend un bruit de course qui s'éloigne. Le son semble aller en s'atténuant, pourtant il sent que quelqu'un revient vers lui. C'est Lorie.
Oh mon Dieu !! Peter ! Tu as donné ta vie pour me sauver…
Pas vraiment…c'est Mac qui a fabriqué le pistolet qu'a utilisé Bin Laden. Un pistolet à peinture, à peinture rouge.
Parking se relève parfaitement indemne.
En ce moment il doit être en train de repeindre quelques fauves. Et toi, ça va ?
Non ! Je crois bien que je suis amnésique !! Je ne me souviens plus de la formule chimique du glycogène, ni de la théorie philosophique d'Heidegger, ni de l'œuvre de Balzac, ni de l'histoire politique de la Mandchourie, ni de la recette du canard à l'orange.
Ah…tu connaissais tout ça avant l'enlèvement ? s'étonne Peter
Non, pourquoi ?
L'occident capitaliste a-t-il vaincu les fous du Moyen-Orient ? Le cours du pétrole sera-t-il modifié ? Est-ce qu'on devrait tous rouler au diesel ? Nio va-t-il enterrer le lapin blanc ? Pourquoi le métro est-il bloqué le jour où je dois prendre le train ? La mode des années 60 est-elle affreuse ? Si oui, pourquoi l'a-t-on portée à une époque ? Le Monstre de l'île a-t-il profité de ce chapitre pour aller aux toilettes ?
Toutes les réponses dans les prochains chapitres.
