Hey les gens ! Voici le troisième chapitre de Hambourg Blues.
Je vais ratrapper un petit oubli :
Auteur : Elby
Titre : Hambourg Blues
Disclamer : Bill, Tom, Gustav et Georg ne sont pas à moi (malheuresement... nyek nyek) mais Maëllys est par contre un personnage totalement inventé par mon esprit tordu.
Sur ce, bonne lecture !
Chapitre 3 : Début des hostilités
Oubliez ce que j'ai dit. Mes ô combien adorables cousins et leurs ô combien adorables amis ont décidé de me pourrir la vie dès le premier jour.
Hier soir, je me suis couchée à une heure avancée de la nuit, voir du matin. J'avais parlé sur msn toute la nuit avec ma correspondante française. Elle s'appelle Emma, et elle est totalement dingue. Son débit de conneries à la seconde est supérieur à celui des hommes politiques et la première chose qu'elle m'a apprise à dire en français, ce sont les insultes.
J'ai d'ailleurs mis en application son enseignement dès 8h du matin, quand un ¤# ! de réveil m'a tiré de mon doucereux sommeil d'à peine… 2 heures et demie.
Evidemment, cette bande d'enfoirés avait prévu le coup bien avant mon arrivée, et attendait derrière la porte pour voir ma réaction. Je suis sortie en trombe de ma chambre (leur envoyant par ailleurs la porte dans la figure) et j'ai hurlé de toute la force de mes poumons :
- PUTAIN ! MERDE ! BORDEL ! BANDE DE CONS ! VOUS FAITES CHIER !
Et j'ai claqué la porte.
Ces CENSURED ne peuvent pas me laisser tranquille ? Qu'ils profitent bien des dernières secondes de tranquillité qu'il leur reste… Ca ne se passera pas comme ça ! Moi qui avais peur de m'ennuyer, j'ai trouvé une bonne occupation.
Mais la première opération de la journée va consister à me rendre présentable. On ne fait pas des conneries avec le teint pâle et des cernes de panda, comme me le rappelle gentiment mon (seul ?) ami le miroir. Première chose à faire : mettre de la musique pour me booster… hmmm… Les Halo Friendlies ?
Yeah.
Hey
boys, hey girls
Hey anybody who will listen to me
In case you
haven't noticed
It's just me against the world today
I
fell out of the wrong side of the bed
And landed in the worst
mood
With that stupid alarm clock screaming at me
From across
the room
Je reprends avec la chanson :
- I'm
trying to be nice
I'm trying to be reasonable
But it's oh so
hard when I don't wanna be
If you're looking for that nice girl
From the day before
Don't bother, she don't live here
anymore »
Première
étape : coiffer ma tignasse, histoire de ne plus
ressembler à Bob Marley teint en bleu.
Je
me trouve très ambitieuse tout d'un coup…
D'accord,
les démêler, ce sera déjà pas mal.
Trente
minutes plus tard, il y a considérablement moins de nœuds
dans ma chevelure et considérablement plus de cheveux arrachés
sur ma brosse.
Deuxième
étape : choisir ma tenue. Ca ne devrait pas poser trop de
problèmes…
Je
suis d'un optimisme démesuré.
Un
jean ou une jupe ? Telle est la question. Cruel dilemme dans la
vie d'une fille :/
Rien
que pour les embêter, je vais mettre ma minijupe. Et un
décolleté bien plongeant. S'ils ont une remarque à
faire, j'ai des répliques cinglantes en stock.
Troisième
étape : travailler la stratégie. Comment les faire
chier dès maintenant ?
Il
doit bien y avoir quelques chansons de rap sur mon ordi portable…
Suffit de le relier à la chaîne de la chambre, de mettre
le volume à fond et …
- GAAAAAAAAAAARG !!!!
Nyek
nyek nyek… cela ressemble fort à 4 cris simultanés de
4 trous-du-cul partis se recoucher après avoir fait une bonne
blague et qui viennent de se réveiller en sursaut… Nyek…
Quand
je sors dans le couloir, je vois Bill qui me jette un regard
meurtrier avant de se diriger vers la salle de bain, des vêtements
propres sous le bras. Occasion en or.
-
Scheisse ! Maëllys ! Mes vêtements !
-
De quoi parles-tu donc ?
Imaginez moi, installée à la table de la cuisine, un sourire angélique collé sur les lèvres, et Bill qui débarque devant moi, le torse dégoulinant et une simple serviette nouée autour de la taille.
- Tu me les as pris ! Rends-les moi ! Il y a la clé de ma chambre dans la poche de mon jean !
Pourquoi crois-tu donc que je te les ai dérobés ? Nyek nyek. Fallait pas me réveiller comme ça !
- Keskispasseuuh ? Pwourkwa tu criiiies Bill ? Et pourkwooiii t'es à pwaaaaaaaaaaaaaaaal ? (bâillement intempestif)
Tom, toujours aussi frais à cette heure de la journée. Peut-être aussi à cause du réveil matin personnalisé.
-
Elle m'a pris mes vêtements quand j'étais dans la
douche ! Et comme j'avais fermé la porte de ma chambre
à clé et que cette clé se trouve dans la poche
de mon jean, je suis condamné à me balader en serviette
tant qu'elle ne me les a pas rendus !
-
Attends… t'avais pas fermé la porte de la salle de bain ?
lui demande son jumeau, pris d'un éclair de lucidité
aveuglant en cette heure fort matinale.
C'est dans ces moments là que l'on se sent généralement assez con. Bill semble soudain particulièrement intéressé par ses (superbes) doigts de pieds. Tom, trop fatigué pour s'occuper des problèmes de son frère, soupire et s'installe devant un gros bol de céréales. Son regard se pose sur moi et reste bloqué quelques instants sur mon décolleté, une lueur lubrique brillant au fond de ses yeux marrons.
-
En parlant de vêtements, me lance Bill, résigné,
tu pourrais mettre autre chose. Tu ressembles à une traînée
dans cette tenue.
-
Ce n'est pas un type qui se promène avec une simple
serviette devant sa cousine qui a deux ans de moins qui va me dire
comment je dois m'habiller.
VLAN ! Dans les dents. Tom s'étouffe de rire dans ses céréales. La tête de Bill vaut son pesant en pots de nutella. J'pourrais me faire un fric monstre en vendant sa photo au magazine BRAVO. Je pourrais la diffuser sur internet. Je pourrais la montrer à ses groupies et leur donner aussi son numéro de portable en prime. Mais j'ai des principes. Même si leur nombre est fortement diminué en présence de mon cousin.
Poum
poum poum… mais qui donc marche dans couloir ? Autant aller
voir, non ?
Je
me lève, je pose mon bol dans le lave vaisselle (je sens les
regards posés sur ma superbe jupe quand je me baisse) et je me
dirige vers le couloir. En passant à côté de Tom,
je fais un tout petit coup dans son tabouret… suffisant pour le
faire tomber. Encore une autre photo avec laquelle je pourrais me
payer une guitare.
Quelle surprise ! Dans le couloir, il y a… Georg ! La tête très enfoncée dans le cul apparemment. Oups ! Quelle conne, je lui ai fait un croche-pied. Sans le faire exprès en plus. je suis un ange
J'entends Tom marmonner derrière moi :
-
Mais qu'est-ce qu'elle a aujourd'hui ?
-
Il y a, sombre crétin, que je détestes être
réveillée par 4 idiots qui se croient drôle.
-
Me compte pas dans le lot s'il te plaît.
Mais que voici ? Gustav ! Tout aussi éveillé que les autres, il essaie de me faire gober un mensonge plus gros que sa brioche.
-
Bien sûr, dis-je en levant les yeux au ciel.
-
Je te jure, je n'ai rien fait.
Et le pire c'est qu'il a l'air sincère.
¤
God.
J'ai passé toute la matinée (et même un peu
plus) dans ma chambre, à m'énerver sur ma vieille
gratte. Mine de rien, ça m'a un peu calmé. Toujours
est-il que je ne rendrais pas ses vêtements à Bill de
sitôt.
Celui-ci
porte en ce moment même des habits à Tom et est affalé
avec les trois autres devant un programme qu'ils osent appeler
culturel. Et comme dans culturel, il y a surtout CUL, je vous laisse
imaginer la nature du film.
- Vous repoussez tellement les filles que vous vous consolez avec des séries pornos ?
Je perçois de la haine dans leurs yeux… Moi aussi je vous aime les mecs.
-
Fous-nous la paix…
-
Certainement pas, ce film a l'air des plus enrichissant.
Sous leurs yeux désemparés, je m'affale avec classe sur le canapé. Si être un boulet je dois, autant l'être jusqu'au bout.
- Ok.
Georg, visiblement assez énervé, appuie sur le bouton stop de la télécommande et se tourne vers moi.
-
C'est quoi ton problème ? Ok, avec Bill et Tom, on a
programmé le réveil sur 8h du mat' pour te faire
chier. Ensuite, tu as mis de la musique à fond pour nous tirer du
sommeil et tu nous as humiliés. Tu ne t'es pas assez vengé ?
-
Si, mais je ne vois quel problème il y a à ce que je
reste ici.
Leur mine me montre qu'ils n'ont aucune envie de m'expliquer. Finalement, Tom prend la parole.
- Moi, je ne vois pas non plus ce que regarder ce film pourrait t'apporter, alors que tout le monde t'est passé dessus, à part le train.
Je tombe des nues. Je ne sais pas ce qui me retient d'arracher chacune de ses dreads une par une, ensuite de les lui enfoncer dans le cul et qu'elles remontent tout son appareil digestif pour ressortir par ses narines. Ah oui…
Tu es une gentille fille, serviable, généreuse et faux cul.
Of course.
Je
me lève vivement et me précipite dans ma chambre. Je ne
le montre pas, mais sa remarque m'a vexé au plus profond de
moi-même. Et lui, combien de filles il s'est tapé ?
Je
fulmine, et sans que je sache pourquoi, je me mets à pleurer.
Ce qu'il m'a dit… Je sais qu'il ne le pensait pas vraiment,
mais ça me blesse. Je sais que j'ai été vache,
vraiment, mais ce n'était pas une raison pour me répondre
ce genre de choses.
Depuis
le début, on n'a jamais vraiment cherché à se
connaître. Moi, je suis la petite chieuse qui leur traîne
dans les pattes depuis les débuts de Devilish. Et eux, ce sont
les aînés prétentieux qui se foutent bien de moi.
On se hait, sans savoir pourquoi.
Et
je déteste ces disputes. J'aimerais pouvoir me comporter
autrement mais… c'est plus fort que moi…
¤
- Ca, c'était pas très fin.
La vérité est que la remarque de Tom m'a profondément choqué. Pourquoi parlait-il comme ça à sa cousine ? Elle était exaspérante, d'accord, mais il n'y avait pas de quoi prononcer de telles paroles.
Je la suis et colle mon oreille sur la porte qu'elle vient de claquer. Derrière celle–ci, je suis persuadé d'avoir entendu des pleurs.
¤
- Maëllys… on va commander des pizzas… tu en veux ?
Groumpf… Kesako ?
-
Maëllys ? Je peux entrer ?
-
Moui.
Super,
je suis arrivée à prononcer quelque chose malgré
le fait que je me sois endormie sur le clavier de mon ordi en
attendant désespérément Emma sur msn.
Applaudissez-moi.
Je
sors de mon déblatérage de conneries
post-réveil-plein-de-fraîcheur, pour voir Gustav entrer
dans ma chambre… C'est quoi le délire ?
- Sors tout de suite !
Oui,
car je suis en position un tout petit peu inconfortable : ma
jupe est à moitié démise et les lettres de mon
clavier imprimées sur mon visage me font ressembler à
une calculette.
Gustav
me fixe deux secondes, interdit.
-
Mais tu viens de me dire que je pouvais entrer…
-
Ah oui… ben reste alors.
Il faut que je pense à mettre mon cerveau en mode ON dès que je réveille. C'est un automatisme que je n'ai pas pris, depuis 16 ans à me réveiller tous les jours.
- Tu veux une pizza ?
C'est une sacrée bonne idée, puisque je n'ai pas mangé depuis ce matin, et je commence à avoir la dalle.
-
Oui.
-
Une trois fromages, une quatre saisons, ou autre chose ?
-
Non non, une trois fromages.
-
Ok.
Il s'apprête à partir quand il stoppe son geste pour lancer :
- Superbe soutien-gorge.
Avant
de sortir de ma chambre.
Je
baisse les yeux et…
- SCHEISSE !!!!
Mon haut !
