Re-Hey les gens ! Voilà le quatrième chapitre ! Merci à celles qui m'ont laissé des reviews :D

Bonne lecture !

Chapitre 4 : Vas te faire foutre. Avec qui tu veux, mais plus avec moi.

Le livreur arriva quelques minutes plus tard devant la porte. Le pauvre, il avait l'air un peu surpris que quelqu'un qui habite dans un quartier aussi chic commande des pizzas.

Une fois mon haut correctement remis en place (il était mystérieusement allé valser à l'autre bout de ma chambre), j'arrive dans la cuisine. Les morfales se sont déjà jetés sur leur propre pizza extra larges et ne s'occupe pas vraiment de moi. Affamée, je me jette sur la dernière boîte pas encore ouverte, et commence à dévorer ma pizza. Je ne dois pas avoir l'air très classe, mais j'ai faim.

- Eh bien…

Ils me regardent tous les quatre avec un sourire en coin.

- Quoi ?
- Je t'ai connue plus maniérée, me dit Tom.
- Comme j'ai connu des blagues plus fines de ta part.

Mon évocation de la dispute de tout à l'heure jette un froid sur la pièce.

- Désolé, bredouille t-il, penaud.

Pourquoi le regard de Georg s'emplit de fierté en cet instant ?

- Pas grave.

C'est vrai, je ne vais pas faire ma rancunière. Je ne me vengerais pas… encore.
Un ange passe.

Un deuxième ange passe.

Une colonie entière d'anges passe.

La colonie s'apprête à repasser, mais une sonnerie de portable les en empêche.
Le remix portabeul (oui, parce que ça fait plus classe prononcé à l'english) de la 5ème symphonie de Beethoven emplit la cuisine. Héhéhé… je suis une pro dans le choix de mes sonneries.
Je sais que c'est ma sonnerie, mais je ne sais d' elle vient. En effet, si je sais que mon téléphone se trouve dans une poche de ma jupe, je sais pas LAQUELLE.
C'est pratique les minis avec des poches. Sauf que là, il y a trop de poches. Il y en a une dizaine qui peuvent contenir quelque chose, et une autre douzaine qui sont juste des imitations. Quelle galère !

- Merde !

Putain, c'est laquelle ?

- Merdeuuuh !!!!

Dans quelle poche ai-je foutu ce putain de portable de meeeeeeeerde ?

- MERDE !

Ah ah ah… te voilà, pourriture d'électronique.
Qui donc dérange mon repas ?

« …And I think to myself
What a wonderful world… »

Oh yeah…Mathieu.
Mon n'amour de Froggy rien qu'à moua.
Que j'ai connu grâce à Emma.

Et que j'aime bicoup bicoup bicoup bicoup.

- Allo ?

/Salut, c'est Mathieu./

- Mathieuuu ! Comment ça va ma grenouille ?

Ahahah. Surnom débile, je sais, mais la première fois que je l'ai vu, il m'a dégueulé de l'alcool de grenouille à la figure. Forcément, ça marque.

/Bien, bien./

Il a l'air super heureux de me parler dis donc... A croire s'il veut vraiment le faire.

/Je voudrais te parler./

A tiens, si.

/En fait euh… c'est difficile à dire… t'es une fille géniale et je t'adore.../

Merde. Ca sent… j'veux même pas imaginer.

/Mais la distance qui nous sépare… Tu sais, on dit : «Loin des yeux, loin du cœur » non ?/

- Non. En tous cas, pas en Allemagne.

/Tu comprends…/

- Non.

/Ce que je veux dire, c'est que j'ai rencontré une fille et… en fait… euh… je ne t'aime plus trop comme avant mais… ça n'empêche pas de rester amis /

- Non, c'est sûr.

Je peux pas le croire ! Ce … ce… me plaque ! Comme ça ! Il y a dix jours à peine, il me harcelait de mails remplis de « Ich liebe dich ! ». Et là : « On peut rester amis ? ». Avec ses phrases toutes faites et sa fausse compatissance… il me dégoûte !

/Bon bah… euh… je dois y aller… /

- C'est ça. Va te faire foutre. Avec qui tu veux, mais plus avec moi.

Click.

Ce n'était Bridget Jones qui disait que lorsqu'une partie de votre vie s'améliorait, une autre se cassait lamentablement la figure ?