Bijour les geeeeens ! Quoi de neuf ?

Vu le nombre (ô combien astronomique...lol) que j'ai reçu pour que je publie la suite... eh bien, la voilà, la suite.
(nééé...chuis trop nulle pour le blablatage pré-chapitre mouah...)

Chapitre 5 : 1 de perdus, 4 de retrouvés

Je retourne m'asseoir en silence. Dans le gorgonzola dégoulinant de graisse qui me faisait tellement envie tout à l'heure, je ne vois plus qu'un ramassis de calories écoeurant.

- J'ai plus faim.

Je m'éclipse discrètement vers ma chambre, laissant là ma pizza à moitié entamée. Ces morfales la mangeront bien. Je n'ai qu'une envie, me glisser sous la couette et ne plus en ressortir.

- Attends !

J'ai la légère impression que mes plans vont être contrecarrés par un certain individu de genre masculin qui, bien qu'il soit de ma famille, ne partage pas la couleur bleue de mes cheveux et est plutôt… blond et dreadeux.

- Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Ca ne te regarde absolument pas.
- Tu t'es faite plaquée ?

Tom Kaulitz, ou comment mettre les Vans dans le plat…
Pour toute réponse, il a eu une porte claquée dans le nez.

¤

10 : 56

Groumpf…

Plan A trois options pour commencer la journée : le taillage des veines, l'overdose de médocs, et la pendaison.
Problème 1 : je n'ai pas d'objets tranchants à moins de 5 mètres de mes mains.
Problème 2 : je n'ai pas de médocs à moins de 5 mètres de mes mains.
Problème 3 : les ceintures sont tout au fond de ma valise, et par extension, à plus de 5 mètres de mes mains.

Plan B deux options : me lever, ou attendre que l'ennui me tue comme un rat.

Plan C tromper l'ennui.

Qu'est-ce qui est petit, rouge, et qui rétrécit de plus en plus ?
Un bébé avec une râpe à fromage.

Qu'est-ce qui est petit, vert, avec plein de mouches qui tournent autour ?
Le même bébé trois jours plus tard !

Pas drôle, j'la connais déjà !
Evidemment…

- P'tain le stroumpf, si tu commences à parler toute seule, t'es bonne pour l'asile.
- …irck dwich…gweoourg… articulai-je.

En me donnant cette chambre, ils avaient oublié de préciser qu'on y entrait comme dans un moulin.

- En allemand normal, ça donne ?
- Fick dich, Georg !

Remarquez ma répartie pleine de finesse…

- Maëllys, ça fait 2 jours que t'as pas mangé, que t'as pas bougé… Je peux comprendre que tu sois déprimée, mais là, ça devient grave !
- Vas te faire voir.
- Allez ! 1 de perdus, 4 de retrouvés, non ?
- C'est 10 normalement.
- Raison de plus pour sortir de ce lit et en trouver 6 autres.
- Dégage.
- Regarde.

L'air tout content, il me présente un énorme pot de nutella.

- Gné pas faim.
- Ok. Alors je vais le mettre sur la table du salon, bien en évidence pour Gustav, Bill et Tom, et dans 10 min top chrono il sera vide.

Aaaaarg ce con me prend par les sentiments. Vil bassiste crétin. Mais je suis très ferme : je ne sortirais pas de ce lit pour de la pâte à tartiner.
Quoi que…
Non.
C'est tout de même du nutella…
Non.
Du bon nutella fondant…
Ta gueule, conscience de merde.
Tu vas les laisser tout bouffer ?

Le nutella aura ma peau un jour, je le sais.

Je me lève (difficilement), enfile un pull par-dessus mon pyjama et…
BANG !
… je crois que j'ai oublié qu'il fallait ouvrir la porte avant d'essayer d'y passer.

Quand j'arrive dans le salon, Bill et Tom font des têtes de trois pieds de long tandis que Georg est tout sourire.

- J'vous l'avais dit les mecs, vous me devez 2 pizzas !

On parie sur moi maintenant ? Sympathique…

- C'est idiot ce que vous faites…

Chuis d'accord avec toi, Gustav.

- Meuh, c'est pour rigoler… Allez, stroumpfette, viens t'asseoir.
- Ne m'appelle stroumpfette, le poulpe.

Je me laisse tomber entre Bill et Tom. Seul problème : du canapé, je n'arrive pas à atteindre le pot de nutella. Voilà ce que c'est d'être naine. Oh, divine providence, envoyez-moi quelqu'un pour m'aider…

- Tiens, c'est pour ça que t'es venue, non ?

Je ne pensais pas vraiment à mon cousin aquatique... mais je vais faire avec. Je me saisis du pot en murmurant : « Danke. » Et je commence à bouffer ce cher nutella. Comme je n'ai pas de cuillère, j'y vais directement avec les doigts. Pour l'hygiène on repassera plus tard.

- Vous pouvez pas arrêter de me regarder ?

C'est vrai quoi, quatre paires yeux posées sur vous quand vous mangez, c'est pas cool. Ils détournent les yeux en se marrant, et moi je peux continuer à manger tranquille. J'ai un tout petit peu la dalle, depuis deux jours avec juste une demie pizza dans l'estomac.
J'en suis à peine au tiers du pot quand je sens un truc gluant sur ma joue droite… Je me tourne un petit peu et là…
HORREUR !
Tom est en train de me lécher la joue !

- AAAARG !!! ARRÊTE ! POURQUOI TU FAIS CA ?
- T'avais plein de nutella sur la joue… c'était trop tentant…

Evidemment, les trois autres sont écroulés de rire…Et l'autre qui recommence… Comme je me débats, Bill m'attrape et me regarde avec des yeux gourmands… Non, non, NON !

- C'est vrai que c'est tentant…

Et il fait comme son frère !
Les deux autres se lèvent, toujours aussi hilares.

- Bon bah… on va pas tenir la chandelle, hein…
- C'est sûr que le programme porno était pas mal mais…
- C'est vrai, mais bon…

- REVENEZ ICI TOUT DE SUITE !!!!! BANDE DE LÂCHEURS !!! AIDEZ-MOI !!!

Oh. Mein. Gosh. Mes deux cousins ont les hormones en furie ce soir car… ils me dévorent littéralement ! Mais ils vont arrêter oui ?

- STOOOOOP !!! CA SUFFIT !!!! CHUIS VOTRE COUSINE !!!! BANDE DE PERVEEEEERS !

Cela semble réfréner les ardeurs pas très catholiques des jumeaux. Ouah, je respire enfin !

- On voulait juste te montrer que ce crétin n'avait aucune raison de te quitter et que tu es absolument adorable.

BLUUUUUUUUUUUUUUUUUUSH

- Oh elle rougit ! C'est trop adorable !
- Vos gueules !