Titre : L'enfant sous le soldat

Auteur : Iroko

Base : Gundam Wing

Genre : yaoi

Couple : A votre avis ?

Disclamer : Le garagiste et l'enfant ne sont pas à moi, pas plus que leurs amis et ennemie.

Blabla de l'auteur : J'ai repris un peu l'écriture. C'est fou ce que je suis fatiguée en ce moment. Mine de rien un stage c'est plus épuisant que l'école (sauf en période d'examen).

L'enfant sous le soldat

Chapitre 3

- Duo ?

- zzz.

- Duo, réveilles-toi.

- Hm.

- Ne m'oblige pas à employer les grands moyens.

- zzz.

- Tiens, Réléna.

- HEIN !

Heero ne put que sourire devant la vision d'un Duo à moitié réveillé, cherchant vainement des yeux son pire cauchemar. Ne l'apercevant pas, Duo se tourna vers lui et une lueur de compréhension apparut dans ses yeux alors qu'Heero avait du mal à se retenir de rire.

- Toi…

- Désolé Duo-kun, tu ne voulais pas te réveiller. Et je ne pouvais quand même pas te réveiller comme pendant la guerre, non ?

- Mouais. Merci mais essaye de trouver un moyen plus agréable pour la prochaine fois.

Amusé par son air grognon, Heero essaya de reproduire au mieux l'une des attaques favorites de Duo quand il se faisait gronder : petit air triste et coupable avec chibi-eyes. Et avec une petite voix :

- Tu m'en veux vraiment ?

- Bien sûr que non, comment pourrais-je t'en vouloir pour… Minute. Depuis quand tu me sers mes propres attaques ?

- Depuis que j'ai décidé de te prendre comme modèle de vie ?

- Un deuxième Duo Maxwell ? Vade retro satanas ! Un seul c'est déjà bien assez.

- Et c'est toi qui dis ça.

- (avec un grand sourire) Viiii. (Regarde autour de lui et voit les gens se lever et ranger leurs affaires) On est arrivés ?

- Oui, c'est pour ça que je t'ai réveillé. Range tes mots croisés et n'oublie rien.

- C'est parti. Mer nous voilà !

- Calmes-toi, il faut d'abord passer à l'hôtel pour déposer les bagages.

- Zut.

C'est un Duo pressé et un Heero amusé qui se dépêchèrent de sortir de l'avion et de récupérer leurs bagages avant de héler un taxi. En milieu d'après-midi ils étaient dans leur chambre d'hôtel. Duo ne tenait pas en place et Heero finit par céder. Munis de leurs affaires de plage, et sans avoir pris le temps de ranger leurs bagages, ils se dirigèrent vers la mer qui n'était qu'à 200 mètres de leur hôtel. Duo ne perdit pas de temps et, à peine ses affaires posées (voire lâchées), sans même étaler sa serviette sur le sable, il fit valdinguer short et tee-shirt avant de foncer dans l'eau. Heero prit le temps de s'installer et d'arranger les affaires du baka. Puis il rejoignit un Duo très enthousiaste qui l'appelait en pataugeant joyeusement. Heero entra d'abord un pied prudent pour tester la température de l'eau. Celle-ci identifiée, il entra progressivement dans l'eau pour éviter tout choc thermique. Même s'il avait une constitution physique des plus résistantes, ça ne l'empêchait pas de suivre les précautions d'usages quand il avait le choix. Duo s'approcha de lui tout souriant… et l'arrosa d'un geste soudain. À présent mouillé des pieds à la tête, Heero partit à la poursuite d'un Duo très amusé. Après une longue bataille et quelques tasses, ils décidèrent d'aller s'allonger au soleil pour sécher et de boire un peu d'eau (qu'Heero avait pensé à emmener) pour chasser le goût de l'eau de mer (surtout pour Duo). Duo s'écroula sur sa serviette puis leva une main pour attraper la bouteille qu'Heero lui tendait, avant de s'écrouler à nouveau une fois qu'il eut fini de boire. De son côté, Heero se sécha avec sa serviette et entreprit de s'enduire de crème solaire (on ne sait jamais, d'ici que le soleil soit plus fort que les traitements de J). Il n'eut aucun problème jusqu'au dos. Arrivé là il dut bien finir par reconnaître qu'il n'arrivait pas à le faire entièrement tout seul. Il ne lui restait plus qu'à demander de l'aide à Duo. Au fait est-ce que Duo…

- Duo ?

- Hm ?

- Tu t'es mis de la crème solaire aujourd'hui ?

- Non pourquoi ?

- Pour ne pas finir grillé baka.

En soupirant Heero s'assit à califourchon sur les fesses de Duo et commença à lui étaler la crème sur le dos. Duo ne tarda pas à ronronner sous cet agréable massage et Heero le trouva tout-à-fait kawaï comme ça.

- J'ai fini ton dos, tu peux me faire le mien ? Je te passerais la crème pour que tu te fasses le reste après.

- Hm… je ferais ton dos si tu me fais tout le corps.

- Nani ?

- T'as très bien entendu Hee-chan.

Cachant son amusement, Heero soupira et s'exécuta. Finalement il se rendit compte qu'il prenait autant de plaisir à crémer Duo que Duo à se faire crémer. Une fois Duo protégé de la tête aux pieds (sauf le maillot qui n'en avait pas besoin, dommage n'est-ce pas ?), ce fut au tour d'Heero de s'allonger sur sa serviette tandis que Duo s'occupait de son dos. L'étalage de crème dégénéra rapidement en caresses et Heero aurait volontiers ronronné s'il avait su comment faire. Il se contenta de soupirer de bien-être, ce qui fit sourire Duo. Après un moment Duo cessa son massage et ils restèrent bronzer un peu avant de rentrer à leur chambre. Heero mit les serviettes à sécher et rangea ses affaires dans les placards avec son efficacité coutumière. Ce n'est qu'après ça qu'une évidence lui sauta soudainement aux yeux : Il. N'y. Avait. Qu'un. Lit. Double, évidemment. Et si pendant la guerre il n'avait jamais eu aucun problème pour partager son lit avec Duo ou un autre de ses camarades, maintenant ce n'était plus la même chose. Pas avec un Duo amoureux de lui et pas après des mois à déployer des trésors d'ingéniosité pour éviter de se retrouver dans la chambre de Réléna quand venait l'heure de dormir pour la ministre. Et si avec Réléna il avait le sentiment d'avoir des choses plus utiles et/ou plus agréables à faire (vérifier le système de sécurité ou dormir par exemple), avec Duo en revanche il se sentait comme un enfant qui désire quelque chose tout en ayant peur de l'avoir. Ne voulant pas laisser voir son trouble (définition du soldat parfait paragraphe i : Rester toujours impassible. Ne laisser voir aucune faiblesse.), Heero fit semblant d'admirer le panorama à travers la porte-fenêtre et envisagea même d'aller sur le balcon. Mais la voix de Duo l'interrompit dans ses pensées en remarquant qu'il était l'heure de dîner et qu'il avait trop faim pour aller plus loin que le resto de l'hôtel. Heero fut heureux de ce sursis même s'il ne reculait pas beaucoup l'échéance. Autant profiter du repas sans s'inquiéter de la suite. Si possible.

TZUSUKU