Tom
avait raison à propos de cette boîte. Quand on arrive,
ils sont en train de passer American Idiot, de Green Day. Depuis le
temps que je rêvais d'entendre cette chanson dans une boîte !
Evidemment,
Bill s'est précipité sur la piste et s'est tapé
une honte monumentale en bousculant une fille presque aussi grande
que lui. xD
A
la fin de la chanson, il est allé s'asseoir avec les trois
autres à une table tandis que je me dirigeais vers le bar.
J'avais un peu soif.
-
Un cocktail sans alcool s'il vous plaît, dis-je au serveur.
-
Permettez-moi de vous offrir une boisson alcoolisée,
mademoiselle…
Je me tourne vers mon interlocuteur et là… God ! J'ai devant moi le stéréotype du mec macho, bourré, dragueur, qui se croit irrésistible alors qu'il ne l'est absolument… pas.
-
Désolée, non, je dois ramener des gens après la
soirée.
-
Moi, je suppose ?
Ahah…Non.
- Peut-être, si tu as de bons arguments.
Je sens que je vais me marrer.
¤
- Gustav, lâche ce verre, tu vas le casser.
La voix de Georg me sort de ma rêverie.
- Qu'est-ce qu'il y a pour que tu sois d'humeur aussi massacrante ?
Il tourne la tête dans la même direction que mon regard. Un sourire se dessine sur son visage quand il voit Maëllys en train de se faire draguer.
- Ah ok…
¤
- Ca te dit qu'on aille chez moi ? Ca serait bien plus confortable…
Ha ha ha ! J'attendais ce moment. Je me colle un peu un plus à lui, mes yeux dans ses yeux.
- Ca serait avec plaisir mais...
Je profite de ma position pour lui donner un coup de pied bien placé.
- … j'ai d'autres choses à faire avec des gens bien plus intéressants.
Et je le plante là, crétin ridicule, avec un sacré coup dans la fierté et dans les couilles. Je me dirige vers mes cousins qui sont explosés de rire, ainsi que Georg. Gustav, me regarde avec des yeux grands comme des balles de tennis (Dobby !... erf).
- Gustav… t'as une poussière dans l'œil ou quoi ?
Fou
rire général.
Finalement,
je m'amuse bien. La plupart du temps, les baffles balancent du
rock. Il y eu un peu de rap, mais du BON rap, genre Snoop Dog
(je me souviendrais toujours de la danse de Tom sur « Drop
It Like It's Hot » ).
Je
m'efforce de ne pas boire d'alcool : je n'ai vécu
qu'une seule gueule de bois dans ma vie, et ça me suffit.
Mais c'est de plus en plus difficile avec tous ces gens autour de
moi qui se saoulent. L'ambiance se fait de plus en plus oppressante
à chaque seconde. Je sors un peu respirer un air moins vicié.
Dès
la première bouffée, je suis déçue.
Evidemment, quelques jeunes fument leur clope plus loin. C'est une
odeur que je ne supporte pas. Peut-être parce que mon meilleur
ami a chopé un cancer à cause de cette saloperie.
Je
m'éloigne un peu d'eux, mais le vent emporte vers moi les
relents infâmes du tabac qui me donnent le haut-le-cœur. Je
pars un peu plus loin encore, mais en même temps, je m'éloigne
de la boîte. Bof, pas grave. Les gars vont bien se douter que
je suis partie… Je n'ai qu'à rentrer à pied.
L'immeuble n'est pas très loin.
