Chapitre 9 : A mort les barbies

Bip bip…

Mwarf… putain de réveil de merde…

Bip bip…

Gnééé ???

Bip bip…

Hu ?

Normalement, la sonnerie de mon réveil s'accélère quand je ne me réveille pas.
J'en déduis que ce n'est mon réveil, que je ne suis pas dans ma chambre, ni chez moi d'ailleurs.

Ox

xO

OO

Hu… les murs ils sont tous blancs… Et les draps aussi… Et le ciel que je vois par la fenêtre tout autant.
J'en déduis que je suis à l'hopital… mais on doit m'avoir fait ingurgiter une bonne dose de calmants, car je ne sais pas vraiment pourquoi. Un coup d'œil sur mes vêtements déchirés et la mémoire me revient.

- Bill ! Gustav !

Je me suis redressée brusquement sur mon lit. Ouaille, j'ai appuyé sur ma main… qui est maintenant bandée. Une infirmière entre et se précipite sur moi.

- Restez au lit !
- Mais je veux voir mes cousins et mes amis !

Quel mot j'ai employé pour les désigner ?

- Ils vont venir. Mais reposez-vous, je vous en supplie.

C'est bon, Madame Barbie infirmière, je vais rester sagement dans mon lit… Gné gné.

- Je les appelle.

Et elle sort.
Quelques secondes plus tard, j'entends un bruit de cavalcade monstrueux. Est-ce un avion, est-ce un oiseau ? NON ! C'est super Bill qui vient de débarquer dans ma chambre !

- Maëllys !
- Bill !

Il s'apprête à se jeter dans mes bras grands ouverts, mais Poupée Barbie, toujours aussi rabat-joie, le retient. Vilaine poupée méchante pas belle. Je ne regretterais jamais d'avoir décapité toutes les miennes à 7 ans.

- Elle doit se reposer.
- Je vais bien !!!
- Je ne vous parle pas, mais à ce jeune homme !

Oh pardon, j'avais cru que la conversation me concernait…

- De toute façon, je reste ici et je vous surveille. Pas de batifolages.

Erm… batifolages ? Je n'en ai aucune envie, pas plus que j'ai envie qu'elle reste ici… Avec Bill, nous sommes en train de créer la ligue des « chiens battus » : chuis très forte pour ce regard. Bill aussi.

- Vous ne pourriez pas partir s'il vous plaît ?
- Non.
- Et j'vous donne un autographe.

Bill ! ... Je suis choquée ! Tu profites de ta popularité auprès des jeunes filles pré pubères et innocentes ! Mais si ça peut faire sortir Barbie Infirmière de la chambre…

- J'vous aime pas.

Merdeuuuuuh !

- Pour votre fille ?
- Non.
- Votre nièce ?
- Non.
- Votre cousine ?
- Non.

Si je la poursuis avec l'appareil à perfusion, ça va peut-être marcher, non ?
Tant pis pour la finesse, on va faire direct.

- Vous connaissez le sens du mot « intimité » ? Pour moi ça signifie la porte.

Elle a enfin compris ! Elle n'est pas blonde pour rien. Elle me jette un regard mauvais et sort de la chambre.
Champomy à volonté les amis !

- Ca va ?
- Oui.
- Cool.

GROS BLANC.

Correction : ENORME BLANC.

- Erm… où est Gustav ?

Je me souviens distinctement de sa voix au téléphone et de sa silhouette qui se penchait vers moi.

- Il sert d'oreiller à Georg, dans le couloir.
- Ah. Et Tom ?
- Il prend Georg comme oreiller.
- Ils ont trop bu hier ?
- Ouais. Comme des trous.

Pour changer… Xx.

- Mais dès qu'on les a prévenus de ce qu'il t'était arrivé, ils sont venus ici.
- ...D'ailleurs, chuis ici depuis combien de temps ?
- Huum… T'es arrivé ici à 4h du mat' à peu près… t'as bien dormi 13h.

… God.