/!\ Dernier chapitre ! Il ne reste plus que l'épilogue, que je posterais trèès bientôt, et l'histoire sera terminée. Merci pour toutes vos gentilles reviews, et profitez bien de la fin des aventures de Maëllys.
Chapitre 14 : Gustav, hein ?
- Maëllys ! Putain j'y crois pas !
Ca, c'est la réaction de mon frère lorsqu'il est descendu de son train de Berlin. Il a écarquillé les yeux, a ouvert une bouche ronde et a prononcé cette phrase très profonde.
- Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Je suis allée chez le coiffeur, c'est tout…
- C'est quoi la prochaine étape, t'enlève tes piercings ?
- Essaie un peu pour voir.
Bill, Tom, Georg, Gustav et moi sommes venus chercher mon frère à la gare. Dans exactement dix minutes, lui et moi nous devons être dans un autre train vers le trou-du-cul du monde, alias mon lieu de résidence habituel.
Plus que dix minutes avec eux… L'heure des « au revoir a sonné ». Snif.
Je les serre chacun dans mes bras très fort, comme si je voulais les étouffer. Tom me dit que je vais lui manquer. C'est réciproque.
Quand je prends Gustav dans mes bras, j'ai une sensation vraiment bizarre. Peut-être parce que je n'ai pas besoin de décoller du sol pour me pendre à son cou, contrairement aux autres.
…
Non, c'est pas ça.
Je sais pas, je m'en fous.
- Maëllys, le train part dans 30 secondes
Maël, rabat-joie. Je veux pas partir
- Maëllys, dépêche !
Je veux pas.
- Maëllys !!!!
Mon cerveau s'est débranché et mon cœur a pris les manettes.
J'ai voulu faire un bisou sur la joue de Gustav pour lui dire un dernier au revoir. Mais mon cœur m'a joué un tour, j'ai raté mon coup et je l'ai embrassé sur les lèvres.
Ce n'est pas si grave.
Quand je te le disais…
- Maëllys…
- J'arrive !
Je me détache de Gustav à regrets et monte dans le train juste à temps. Le train part et je lance par la fenêtre ce que j'aurais dû dire sur le quai :
- PRENEZ SOIN DE VOUS ! J'VOUS ADORE ! BANDE DE CRETINS !
Le quai est déjà trop loin. Il n'entendrait pas ce que j'ai à lui dire en plus. Je m'affale sur la banquette, regardant la ville qui défile par la fenêtre.
- Gustav, hein ? me dit mon frère.
- Oui, réponds-je.
