Epilogue :
- Maël, tu peux me passer ton portable ?
- Oui… pourquoi ?
- Je voudrais l'appeler.
- Qui donc ?
- Tu sais bien qui.
- Lui ?
- Oui.
- Aaaaaaah…
Il mime avec sa bouche le bruit d'un bisou et me tends son portable. Sombre crétin.
- C'est bien parce c'est ton anniversaire demain.Ta gueeeeeeeeeeule, frère idiot.
Alors… répertoire… G…
Tuuuuut… Tuuuuuuuuut… Tuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuut…
/Allo ?/
- Gustav ?
/Maëllys /
- Oui, c'est moi, l'unique…
/Erm…/
- … Merci.
/Pourquoi /
- Pour m'avoir aidé en maths. J'ai eu un 3 ! (petit rappel : dans le système allemand, 1 est la meilleure note et 6 la pire. Et Maëllys est habituée à avoir des 6 en maths )
/Non ?!/
- Siiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! La prof a failli faire une crise cardiaque ! C'est le plus beau de ma vie !
/A cause de ta prof ou de ta note ?/
- Gustav…
/Désolé./
- Sinon, quoi de neuf de ton côté ?
/Le suçon de Tom a enfin disparu./
- Ah ?
/Il se le traînait depuis presque un mois !/
- C'est sûr ! Tu fais quoi là ?
/On est en voiture avec le groupe./
- Vous allez où ?
/Surprise…/
- Gustav…
/Tu sauras bien assez vite./
Clack.
Hein ?
¤
- C'était qui ?
- Maëllys.
Un petit sourire s'étala sur le visage de Tom, mais il ne dit rien. Ca valait mieux pour lui.
¤
Ding Dong [sonnette
- Maëllys, je suis occupée, tu peux y aller s'il te plaît ?
- Pourquoi pas Maël ?
- Il fait ses devoirs.
- Pourquoi pas Papa ?
- Il fait les comptes.
- Pourquoi pas le chat ?
- Maëllys !
Grumf. Moi aussi j'étais occupée ! J'étais en train de battre mon record d'heures d'ennui d'affilée.
Ding Dong !
- J'arrive, merde !
¤
- Gustav, passe devant !
- Non !
- Elle sera ravie de te voir !
- Ta gueule ! Tu fais chier !
- Allez Gustav !
- Non !
La porte s'ouvrit.
¤
- Gustav ?
Il est là, sur le perron. Les trois autres cons derrière m'importent peu. Il est là.
Mon cerveau a fait sa valise et est parti voir les vieux politiciens. Il paraît qu'ils en ont besoin.
Mais mon cœur est là, et il se jette sur Gustav pour l'embrasser. Mon cœur est trop con. Et je suis trop conne. J'y peux rien.
Chuis amoureuse.
Ouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !
Toi, vas rejoindre mon cerveau. Et laisse-moi profiter.
- Youuuuhou ! On a casé Gugus !
Ce cri de joie tout à fait Tomiesque me sort de mon bienheureux bien-être
- Maëllys !
Merde. Ma mère n'était pas censée être occupée ?
- Ma chérie ! Ma petite fille ! C'est merveilleux !
Quoi ? Je suis bien coiffée ?
Mon père est venu et a posé sa main sur l'épaule de ma mère.
- Notre petite Lys a bien grandi. Elle est casée maintenant.
Depuis combien de temps n'avais-je pas vu de la fierté dans leur yeux ?
Vous en voyez beaucoup, vous, des parents qui sont fiers quand leur fille est pendue au cou d'un mec ?
FIN
Voilà ! Alors ?
