Ce soir, cela fait 3 ans exactement que Voldemort a été tué. En ce jour de fête, une soirée était organisée au Ministère de la Magie. Ron et moi étions bien sûr invités. Comme toujours avant une soirée de ce genre, Ron était très nerveux. Il avait très mal dormi la nuit et m'avais ainsi empêché de dormir. Cela ne m'enchantait pas car à 10 heures, j'avais rendez-vous pour un entretien d'embauche. Cet entretien avait d'ailleurs causé une dispute entre Ron et moi.
Flash back.
C'était il y a un mois. Nous étions invité chez Ginny et Harry pour le dîner bimensuel habituel. Ginny parlait de se trouver un travail et Harry, en bon mari, l'approuvait totalement. C'est alors que Ginny s'était tournée vers moi.
- Et toi Hermione, quand vas-tu cherché quelque chose ? Tu n'es pas du genre à rester sans rien faire. M'avait-elle dit.
Avant que je n'aie pu ouvrir la bouche, Ron s'était tourné vers sa sœur et avait répondu :
- Hermione n'a pas envie de travailler. C'est une femme et elle n'a pas à le faire. C'est à moi de faire vivre la famille.
J'avais commencé à m'énerver et lui avait rétorqué :
- Ah oui, et moi, je dois faire quoi pendant ce temps-là ?
Ron avait hésité. Il s'était apparemment demandé s'il devait répondre. Et il n'aurait pas dû…
- Et bien, tu dois rester à la maison et euh…avait-il répondu mal à l'aise.
- Très bien, pas la peine de continuer. J'ai compris. En gros, je dois faire le ménage pour que, quand Monsieur rentre du travail, il n'ait plus rien à faire dans la maison ! LAISSE-MOI FINIR !m'étais-je emportée alors qu'il ouvrait la bouche pour répondre, je suppose que tu veux aussi que ton dîner soit servi et que je t'apporte ton journal et ton cigare pendant que je m'occupe de la vaisselle ?
Il y avait eu un long silence. Ginny et Harry semblaient se demander comment arranger la situation. Ron, quant à lui, essayait de se faire tout petit mais ma colère avait atteint une limite.
- Alors, répond-moi ! C'est ça que tu veux ? Et sois sincère s'il te plaît ! avais-je demandé au bout d'un silence de 10 bonnes minutes.
Ron avait alors levé les yeux vers moi et avait répondu à voix très basse :
- Oui, c'est à peu près ça.
Cette fois, ç'en était trop. J'ai littéralement explosé de colère.
- COMMENT OSE-TU ? JE NE SUIS PAS UN OBJET MONSIEUR LE MACHO ! ET QUAND TU T'ES MIS AVEC MOI, TU SAVAIS TRES BIEN COMMENT J'ETAIS ET FIGURE-TOI QUE JE N'AI PAS CHANGE DEPUIS ! JE NE SUIS PAS UNE FEMME AU FOYER ! J'AI BESOIN DE FAIRE QUELQUE CHOSE DE MA VIE ! EST-CE QUE TU PEUX COMPRENDRE CA ?
- Hermione, calme-toi voyons ! m'avait-il répondu
- JE ME CALMERAI QUAND J'EN AURAIS ENVIE ! JE N'AI PAS D'ORDRES A RECEVOIR DE TOI !
- Très bien, je me tais si c'est ce que tu veux, s'était-il emporté.
- Ah, enfin ! avais-je répondu.
La fin de soirée s'était passée dans une atmosphère lourde et tendue. Une heure plus tard, nous disions au revoir à Ginny et Harry. Je m'étais excusée auprès de ceux-ci alors que Ron ne m'avait pas attendue pour rentrer.
- Je suis désolée que la soirée se soit si mal finie, avais-je dit à Ginny.
- Tu n'as pas à t'excuser, m'avait répondu celle-ci, tu as parfaitement raison d'affirmer tes choix. Mais ne t'inquiète pas, je suis sûre que tu auras le dernier mot.
J'avais alors transplané dans mon salon où je ne trouvai pas Ron. Pendant 2 jours, nous avions fait chambre à part. C'est le mardi soir que Ron se décida enfin à parler.
- Je suis désolé, m'avait-il dit.
J'avais décidé de faire l'innocente.
- Désolé pour quoi ?
- D'être aussi macho et de ne pas te laisser chercher un travail. Ginny a raison ; tu n'es pas du genre à rester sans rien faire.
- Je te remercie de ta compréhension car figure-toi que j'ai un entretien au Ministère le 7 juin.
Ron avait semblé désapprouver cet idée mais il s'était abstient de tout commentaire. Je l'avais regardé et lui avais dit :
- Merci.
- Pour quoi ?
- De ne pas m'en empêcher.
Il m'avait alors prise dans ses bras et avait murmuré au creux de mon oreille :
- Je t'aime et je ne veux pas te perdre, surtout pour une histoire aussi stupide.
Je ne trouvais pas que c'était une histoire stupide mais je n'en dis rien de peur de relancer une nouvelle dispute. J'avais alors décidé de ne plus abordé le sujet.
Fin du flash back.
Je soupirais et regardais mon réveil. 8h30. Il était temps que je me lève. Je me tournais alors vers Ron qui ronflais toujours et décidais de le laisser dormir jusqu'à ce que j'aie pris ma douche. La douche me fit un bien fou car, malgré tout mon courage de Gryffondor, le stress commençait à s'emparer de moi. Je mis mon plus beau tailleur et attachais mes cheveux en un chignon serré. Je jettais ensuite un regard à l'horloge. 9h15. Je me dirigeais vers la chambre afin de réveiller Ron mais m'aperçu qu'il n'était plus dans le lit. Je descendis donc dans la cuisine afin de manger quelque chose avant de partir. Quelle ne fut pas ma surprise de voir Ron, un plateau à la main. Il me sourit et me dit :
- Tu as été trop rapide pour moi, mon cœur.
- Pourquoi cela, mon amour ? répondis-je.
- Et bien, je voulais t'apporter ton petit-déjeuner au lit afin de te souhaiter bonne chance, dit-il.
- Oh Ron, tu t'en es souvenu ! m'exclamais-je en lui sautant au coup et en manquant par le même occasion de renverser le plateau.
Je m'assis à table et lui demanda :
- Alors, qu'y a-t-il au menu ?
- Omelette, lards et toasts à la confiture, ma belle, répondit-il tout en me montrant chaque assiette.
- Et bien, je suis gâtée il me semble, dis-je en l'embrassant.
Je mangeais un toast et une omelette et me levais. Alors que je prenais ma veste, Ron me dit :
- Où vas-tu mon cœur ?
- Au Ministère voyons, où veux-tu que j'aille ?
- Et je peux savoir ce que tu vas faire au Ministère à 9h45 ?
- Je vais à un entretien d'embauche, arrête de faire l'innocent.
Il commença alors à s'emballer.
- Je ne fais pas l'innocent ! Tu aurais quand même pu m'en parler !
- Attend, je comprend plus rien là ! Pourquoi voulais-tu m'apporter le petit-déjeuner au lit ?
- Mais pour te souhaiter bonne chance pour ce soir !
Je le regardais alors en comprenant enfin. Il savait que je n'étais pas très heureuse de toutes ces soirées qui faisaient remonter en moi une multitude de mauvais souvenirs. Mais, en revanche, il avait oublié mon entretien.
- Ecoute, il faut que j'y aille sinon, je risque d'arriver en retard. Je t'expliques tout quand je rentre, c'est promis.
Je ne lui laissais pas le temps de répondre et transplanais directement dans le hall du Ministère. Je sortis ma convocation de ma poche et la relut afin de savoir où je devais aller.
Mlle Granger,
Nous avons bien reçu votre demande d'emploi et vous demandons de venir passer un entretien le 7 juin prochain à 10h précises. Notre bureau se trouve au niveau -1. En sortant de l'ascenseur, tournez à gauche. Prenez la troisième porte à droite et attendez. Mon assistant se chargera de vous accueillir.
Avec mes salutations distinguées
Pierrot Werner, directeur des archives.
Je suivis donc les instructions et me retrouvais dans une grande pièce blanche qui ne comportait qu'une seule porte et un seul siège. Intriguée par tant de mystères, je fis le tour de la pièce en me demandant si elle était vraiment la même en temps normal. Je sentais beaucoup de magie dans la pièce sans pouvoir dire d'où elle venait. J'en ressentais plus à certains endroits et me dis qu'il y avait sans doute une porte cachée à cet endroit.
- Comme dans la pièce circulaire, pensais-je en frissonnant.
Soudain, j'entendis des bruits de pas. Je courus vers le siège et m'y assis juste avant que la porte ne s'ouvre. Je levais les yeux et aperçu l'assistant de Mr Werner. Quelle ne fut pas ma stupeur de reconnaître…
Et oui, je suis méchante, je sais. La suite au prochain chapitre.
