LIENS : Chapitre 2 By Ma-chan

NOTES : Mon chapitre a été long à venir… Gomen. Je vous avais déjà dis que j'étais une flemmarde ? Non ? Bon ben c'est chose faite maintenant…

Sinon, suivant l'adoption : j'ai fait mumuse avec toutes les lois possibles et imaginables QUE JE NE CONNAIS PAS. Et que je n'ai pas cherché. En gros, j'en invente la moitié voir les ¾ et si c'est pas ça, tant pis. On va dire que c'est comme ça dans cet univers parallèle…-.- ; ; ;

Nan, pas la peine de rêver : toujours pas d'action (parfois je me désespère moi-même !) par contre ça devrait commencer à bouger au prochain chapitre… Peut-être ?

Deux ans plus tard…

« Wil, je n'ai toujours pas eu de nouvelles de ton notaire ! » hurla la tante Vaida de sa voix pincée.

« Je pars dans une semaine, il serait peut-être temps de le rappeler, non ? »

Wil laissa tomber le stylo avec lequel il s'amusait quelques minutes auparavant en cherchant vainement de l'inspiration.

« D'acc' ! Mais je crois qu'il a du mal à trouver une personne pour me prendre en charge… »

« Rappelle-le quand même ! Je ne veux pas d'un enfant turbulent dans mes pattes lors du déménagement ! »

Wil ne répondit rien et tenta de joindre le notaire Marcus via l'archaïque combiné de sa tante, qui trônait au milieu du salon. Il tomba sur Isadora, la secrétaire, qui lui assura qu'elle presserait le notaire mais qu'ils attendaient la réponse d'un tuteur potentiel avant le rendez-vous du mardi. La situation était bloquée à ce point : la Tante Vaida, qui avait accepté d'héberger Wil deux ans –non sans plaintes haut perchées- avant son départ en Amérique déménageait justement la semaine prochaine. Et évidemment, aucun autre tuteur n'avait pu être trouvé jusque là…

Bien sûr, des personnes –dont le Dr Oswin et Pent et sa femme Louise- s'étaient proposées pour l'adopter, mais le vieux notaire recherchait avant tout un membre de la famille. Du coup, après s'être acharné pendant deux ans, il n'avait encore trouvé personne, les seuls parents qu'il trouvait étant suffisamment éloigné pour refuser la garde de Wil 1, la grande majorité ne le connaissant même pas.

Finalement, le notaire fut obligé de promettre de faire adopter Wil s'il ne trouvait pas un tuteur d'ici mardi… Le jeune homme espérait vivement que Pent et Louise obtiendraient sa garde, leur maison étant d'or et déjà une seconde maison où il se réfugiait à chaque excentricité de Vaida… C'était hallucinant de voir comme une seule personne pouvait avoir des lubies aussi nombreuses que variées ; pour ne citer qu'un exemple, il arrivait que la Tante Vaida décrète la semaine étant la semaine du bleu et fasse porter à Wil et au bocal de son poisson rouge 2 du bleu, du bleu et encore du bleu. Ou qu'elle fasse une crise de nerfs pour un grain de poussière déposé au sommet d'un meuble et, comme par hasard, en accuse le seul responsable possible : l'être indésirable ayant atterri par erreur dans sa petite et paisible maison, c'est-à-dire Wil. Pour la défense de l'intarrissable défenseuse de la propreté dans les chaumières, il faut bien avouer que Wil n'était pas vraiment l'enfant sage et bien élevé que lui avait proposé Marcus… Mais plutôt tout le contraire.

La sonnette de la porte d'entrée tinta et la Tante Vaida se tira de son fourneau pour ouvrir la porte. Un gamine aux cheveux verts ébouriffés et aux grands yeux bleus lui dédia un grand sourire. Vaida soupira

« Wil ! C'est pour toi ! Ne fais pas attendre ton amie Nino ! »

Et sans un regard à la petite, Vaida retourna dans ses fourneaux, maugréant contre une certaine personne 'qui aurait au moins pu se choisir des amis convenables au lieu d'une gamine de rue'. Wil dégringola les escaliers et claqua la porte de la maisonnette sur un dernier « J'y vais, ma tante ! » et tous deux étaient partis avant qu'elle eût pu ouvrir la bouche.

Aussi étrange que cela puisse paraître, même s'il était largement plus sociable que la moyenne, Wil n'avait pas vraiment d'amis. Ou plutôt, il avait une seule amie : Nino, une gamine de rue élevée par un homme qu'elle connaissait depuis sa naissance, et qu'elle appellait affectueusement 'oncle'. Mais Wil doutait de l'affection que portait cet 'oncle' à sa protégée : l'homme était si souvent absent qu'en deux ans que Wil connaisait Nino il n'en avait pas vu l'ombre d'une moustache –façon de parler-. Wil soupçonnait le dénommé Legault de mouiller dans des affaires pas très propres… Il avait un visage de bandit marqué par des cicatrices apparemment faites avec des objets tranchants… Cicatrices lui rappellant celle sur la tempe de Tante Vaida –« une erreur de jeunesse » avait-elle dit la seule fois où il avait osé lui demander.

Wil refusa de se poser davantage de questions et de profiter de son après-midi de congé. Après tout, il faisait peut-être froid mais encore beau : ce n'était pas le cas tous les jours !

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Le mardi arriva trop vite au goût de certains et bien trop lentement au goût d'autres.

- « J'espère que ce notaire se rends compte du temps qu'il me fait perdre. J'ai déjà deux jours de retard sur mon planning ! » grommela Vaida alors que Wil levait les yeux aux ciel derrière son dos.

Ni une ni deux, Vaida l'aggripa par le poignet et le traîna à moitié dans le bureau du notaire. Isadora, secrétaire et petite-amie du fils de l'acariâtre Marcus, Harken, les attendaient et les fit pénétrer dans la salle où les attendaient déjà Pent, Louise, Oswin et des figurants. Marcus ajusta ses petites lunettes sur son nez, rechercha les papiers à la façon ah-la-la-j'ai-trop-de-boulot-pressons-pressons sur son bureau recouvert de paperrasses jusqu' à-ce qu'Isadora lui apporte le dossier Wil qu'il avait oublié dans la bibliothèque d'à côté, et la réunion pu débuter.

- « Voyons voir… Suite au décès de ses parents et au futur départ de sa tante ici présente à Perpèt-Lé-Cakahuèt en Amérique, M. Wil, mineur ici présent, se retrouve sans famille. Et moi chargé de lui en trouver une. Et obligé de trancher parmi les prétendants à l'adoption… »

Apparemment, il n'était pas venu à l'esprit de Marcus que Wil eût pu vouloir dire quelque chose sur la question. Après tout, qu'avait à dire un jeune homme de presque 20 ans sur la famille avec laquelle il allait rester jusqu'à sa majorité ? Mais rien mon cher Marcus…

« Heureusement, » reprit le notaire,

« J'ai trouvé court à une décision qui aurait pu jeter un trouble entre vous. »

Wil le sentait mal, ce coup-là. Qu'avait encore trouvé ce vieil hurluberlu ? Après lui l'avoir confié à une chouette, il allait tirer son sort à la loterie ? A moins que… Nan, quand même pas… Il croisa les doigts et pria intérieurement pour que Pent et Louise aient sa garde.

Toute l'assemblée était collée aux lèvres de Marcus, sauf la Tante Vaida qui regardait sa montre en se demandant combien de temps durerait encore ce baratin.

- « Car, voyez-vous, » reprit Marcus pour faire durer le suspens,

« Ce jeune homme à un parrain ! »

Wil eut d'un seul coup la désagréable certitude que quelqu'un là-haut le détestait, et qu'un poids venait de s'abattre sur ses épaules… Le même qu'on éprouve au loto quand on hésite entre deux numéros et choisi le mauvais, alors qu'on aurait pu gagner le gros lot… Celui de la malchance.

Oswin fronça les sourcils. Quelque chose clochait là-dedans… Si Wil avait eu un parrain, il serait déjà partit avec lui, non ?

- « Et ? »

- « J'ai contacté ce parrain pour lui exposer notre dilemme. Et, non sans difficultés, j'ai réussi à lui faire accepter la garde de mon client. C'est un jeune adulte, de 19 ans, donc ils devraient bien s'entendrent grâce à leur petite différence d'âge… »

- « C'est ridicule ! » le coupa carrément Oswin.

« Monsieur, vous avez dit vous-même que ca parrain avait accepté à contre-cœur, alors que nous tous l'avons choisi. De plus, nous avons tous conscience des responsabilités que représente la garde d'un jeune homme, même aussi âgé et responsable que Wil –Vaida fit une grimace-. Or, je n'ai pas l'impression que ce soit le cas de ce jeune adulte ! »

- « Il a accepté à contre-cœur uniquement parce qu'il était le parrain de la petite Rebecca, le véritable parrain de Mr. Wil étant décédé en Antarticque. Maintenant qu'il a accepté, la charge lui revient de droit ! » trancha Marcus d'un ton pincé.

Pent et Louise, ainsi qu'Oswin, tentèrent de protester mais en vain. Marcus leur opposa que les papiers étaient d'or et déjà en règle et les flanqua tous à la porte, fourrant au passage une enveloppe brune dans les mains de Wil.

- « Ouvre-la ! » conseilla Isadora, rassurante.

Elle contenait l'adresse de son parrain et un billet de train pour le surlendemain.

- « Essaye de le suporter, et si ça ne va vraiment pas, apelle-moi ! Harken et moi ferons alors changer Marcus d'avis. Il a fait ce qu'il a pu pour toi, fais-lui confiance ! »

- « Ou préviens-nous, » intervint Louise.

- « J'irai le voir s'il le faut ! » renchérit Pent.

Wil, abasourdi, hocha la tête et suivit sa tante qui l'entraînait derrière elle, ravie d'être enfin débarrassée de l'encombrant jeune homme. Pourtant, d'aussi loin qu'il s'en souvenait, personne n'avait jamais mentionné un certain 'Rath Kutolah' dans sa famille…

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Le surlendemain, un Wil hagard armé de son sac de voyage et d'un portable, le cadeau de Pent et Louise pour son départ, se retrouva à trois heures du matin en train d'embarquer dans un train miteux avec pour seule compagnie un balladeur aux piles usagées… Inutile de vous préciser qu'il allait trouver la journée de voyage bien longue avant le terminus… Surtout que le train arrivait à six heures et demie de l'après-midi…

Après avoir vu défiler 16501 vaches (Wil les avaient comptées) et des centaines de paysages tantôt ruraux tantôt urbains, le train fumant s'arrêta enfin dans la gare avec un soubresaut qui fit chuter le sac de Wil et n'en bougea plus. Wil pesta et commença à ratrouper toutes ses affaires éparpillées sur le sol. Ses yeux remontèrent d'eux même sur la porte vitrée séparant deux compartiment. Un homme, manifestement endormi, y était adossé. Etrangement Wil ne l'avait pas vu auparavant… Pourtant leur dernier arrêt datait de deux heures déjà…

Le garçon attrapa son sac et se rapprocha de l'homme endormi. Un tatouage sur l'épaule, un tatouage sur l'épaule, un bandeau ceignant des cheveux rouges en bataille, un air indifférent inscrit sur le visage et une aura de dangerosité émanant de sa personne, même dans son sommeil 3. L'homme n'avait pas l'air très commode mais il fallait bien qu'il se réveille, c'était le terminus après tout… Wil lui passa la main devant les yeux.

- « Monsieur ? »

L'homme ouvrit d'un seul coup ses yeux pourpres et le gratifiant d'un regard de chat sauvage.

- « Excusez-moi mais c'est le terminus… »

Wil n'était plus très rassuré d'un coup…

- « Mêle-toi de ce qui te regarde. »

Le ton était sec, mordant et pourtant toujours indifférent ; Wil abandonna la partie. Il sortit du train, remarquant au passage que l'homme ne le suivait pas. Bah ! Ce n'était pas son problème après tout !

Wil regarda autour de lui sur le quai. Comment allait-il faire maintenant ? Son parrain était sensé venir le chercher, mais comment le repérer parmi la foule ?

- « Hé ! »

Un jeune homme aux cheveux et aux yeux verts clairs, vêtu de violet et de bleu marine, se dirigea vers lui. Il avait aussi les cheveux en bataille, bien que ceux-ci descendent jusqu'aux épaules. Peut-être était-ce la grande mode de la région ? L'homme s'approcha de lui.

- « Vous êtes Wil, n'est-ce pas ? »

- « C'est exact ! Donc vous devez être Rath ? »

- « Non, pas du tout ! »

Il se mit à rire.

- « Je m'appelle Heath. Rath travaillait ce soir, et il m'a envoyé vous chercher. Mais ne traînons pas ici ; tu dois être crevé et les lieux ne sont pas très… sûrs… Dès que la nuit tombe, » précisa-til en pointant la lune naissante du doigt.

Heath saisit du sac de Wil et le guida jusqu'à une bouche de métro.

- « Je suis désolé, mais je n'ai pas de voiture… Ca ne te dérange pas le métro ? Il n'y en a pas pour long ! »

- « C'est pas grave… » répondit Wil en répriment un baillemment.

Le séjour ne commençait pas tellement bien… Au moins, le dénommé Heath avait l'air sympathique.

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Heath guida Wil a travers d'étroites ruelles jusqu'à finalement stopper net devant une porte assez vieille, d'architecture type ancienne ville. Il regarda à droite et à gauche, et n'observant rien de suspect, il sortit une clé de sa poche et ouvrit la porte, puis fit rentrer Wil et lui-même et referma la porte derrière eux. Il vérifia trois fois que la porte était bien verrouillée (on ne sait jamais me dira-t-on) alors que Wil se demandait dans quelle maison de fous il venait d'atterrir.

Et d'une, la porte donnait sur une cour carrée et fleurie autour de laquelle se dressait des bâtiments si vieux que la peinture blanche qui les recouvraient était devenue blanche au fil du temps et s'effritait. Et une cour fleurie, il ne fallait tout de même pas exagérer : trois géraniums mal en point se dressaient difficilement au centre de l'herbe boueuse.

- « Bienvenue dans le logement des étudiants ! » expliqua Heath en apercevant la mine dépitée de Wil.

Il fit signe au jeune homme de le suivre et pénétra dans la bâtiment proprement dit. L'intérieur rectangulaire, gris et morne donna plutôt à Wil l'impression d'une prison.

- « C'était un collège autrefois, mais il a été rénové en appartements. C'est bon marché, surtout pour les étudiants ! D'ailleurs il n'y a que ça ici, vu que le loyer est proportionnel à l'entretient… » commenta Heath en déambulant dans les couloirs.

- « Voici Wallace, le concierge, » ajouta-t-il en saluant ledit Wallace qui lui tendit deux clés.

- « Celle-là c'est celle de l'appart' de Rath. Je vais t'y conduire, installe-toi à ton aise ; quand il rentrera il te fera la visite des locaux. »

Heath l'entraîna ensuite dans le dédale des couloirs, tournant tant et si bien que Wil n'aurait su dire où se trouvait la sortie, saluant les personnes croisées aux détours des couloirs. Ils escaladèrent les escaliers jusqu'au quatrième étage (apparemment l'ascenseur n'avait jamais fonctionné, du moins de mémoire d'Heath), puis s'arrêtèrent enfin devant une porte qu'Heath essaya d'ouvrir… Elle se montra récalcitrante jusqu'à ce que, excédé, il lui apprenne à vivre en lui flanquant un bon coup de pied. Vaincue, la porte abandonna la lutte et s'ouvrit sans autre protestation qu'un faible grincement de mépris.

Wil pénétra dans l'appartement… C'était vide. Presque rien sur les étagères, et seuls de rares meubles étaient disposés dans la première pièce. Pour peu, on eût pu dire que personne ne l'habitait… Heath remit sa clé au jeune homme.

- « Tiens, Wil ! Visite un peu, Rath devrait être de retour vers 8 ou 9 heures –ça dépend du boulot. Si tu as un problème, n'hésite pas à descendre ! Ma chambre est la 258, deux étages plus bas, et je suis sûr que Wallace acceptera avec joie de te donner un coup de main ! Il doit y avoir de quoi manger dans le frigo. Je dois donner quelque chose à Kent –un étudiant- alors je t'abandonne lâchement… On est là si y'a besoin 'kay ? »

- « No prob' ! »

Heath parti, le jeune garçon en profita pour faire le tour du petit appart'. Une minuscule salle de bain, une cuisine à peine plus grande, et deux chambres dont la taille de l'une excédait difficilement celle d'un placard… Wil espéra vivement que son parrain ne le ferait pas dormir là-dedans… Et un petit salon avec un canapé élimé, un pouf râpé, recousu en maints endroits et un minuscule poste de télévision qui semblait servir extrêmement souvent –il était couvert de poussière à tel point qu'on ne voyait plus à travers l'écran. Ni la moquette du salon et des chambres ne le lino de la cuisine ne resplendissaient de propreté et de nouveauté.

- « Mais où est-ce que je suis encore tombé ? » soupira Wil.

Au moins, la maisonnette de la Tante Vaida était propre –à l'excès.

Wil jeta un coup d'œil sur le mur de la cuisine, où une pendule en bois, seul élément décoratif de tout l'appartement, sonnait les sept heures. Il avait espéré que la chambre de son parrain serait un peu plus remplie, lui permettant de découvrir ses goûts et ses loisirs afin de mieux cerner le personnage –oui, Wil adorait les romans policiers. Malheureusement, la pièce était aussi vide que le reste ; un lit occupait une bonne partie de la pièce. Au dessus, une étagère ne contenant que des ouvrages de littérature 'classique', probablement ce que ce 'Rath' avait étudié au cours de sa scolarité. L'armoire qui contenait –supposa Wil- des vêtements était fermée à clé. Un vieux poste de radio était posé au pied de l'armoire, poussiéreux lui aussi, et ne trouva nulle trace de CB, BD, mangas ou jeux vidéos.

Maintenant qu'il avait fait le tour du petit apart' –ce qui lui avait prit en tout et pour tout une demi-heure- Wil s'ennuyait. Il essaya vainement de faire marcher son baladeur, ou de voir à travers la couche de crasse recouvrant l'écran de la TV, en vain, et décida de laisser tomber et d'appliquer le conseil d'Heath : dévaliser le frigo.

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Neuf heures passées et toujours pas de Rath. Par contre, Pent avait déjà essayé de l'appeler deux fois –Wil n'avait pas décroché, ne désirant pas s'expliquer tout de suite avec son protecteur attitré. Et l'attente se prolongea.

A dix heures et demie, enfin, quelqu'un ouvrit la porte et pénétra dans l'appartement. Le quelqu'un était un homme âgé d'une vingtaine d'années et portant un bandana dont dépassaient des mèches vert foncées. Il n'ouvrit pas la bouche en voyant Wil se lever et venir vers lui, aussi le garçon prit-il l'initiative :

- « Je suis Wil, enchanté ! Vous êtes Rath, non ? »

- « … Oui. »

Décidément, il n'avait pas l'air très bavard. Il déposa soigneusement son manteau sur le canapé et ses chaussures dans l'entrée devant un Wil qui ne savait plus trop sur quel pied danser. Comprenant que Rath n'engagerait pas la conversation, Wil déclara avec un semblant de sa bonne humeur habituelle :

- « Je ne savais pas trop à quelle heure vous rentreriez, donc j'ai pris la liberté de faire le repas… J'espère que ça vous conviendra, je ne suis pas très bon cuisinier ! Oh ! Et puis j'ai déjà manger, excusez-moi de ne pas vous avoir attendu ! Mais comme ça je peux vous assurer que c'est mangeable ! Ca doit être froid maintenant, je vais vous réchauffer ça tout de suite ! »

Et Wil partit comme un cyclone avant que Rath ait pu seulement ouvrir la bouche.

Vala ! Fini ! J'ai fini (en gros… Enfin presque quoi !) de poser les éléments du décors, les prochains chapitres devraient bouger un peu plus… Normalement… Pis y faut que je les écrive d'abord… Si quelqu'un à une idée de scénario, je suis toute ouïe ! ! ! !