NOTES : Y m'aura donné des problèmes ce chap' là… Et comme je ne voulais pas pondre un chap d'une seule page, disons que j'ai dû me forcer un peu… Donc, rien de très intéressant, le prochain sera mieux… Chapitre également très très songfic, pour une simple raison : Wil se pose des questions et déprime, et quand je suis dans une même situation je réagis exactement pareil. Donc attendez-vous à des chapitres en musique (on changera du Tori Amos… Plus tard ! ! !) à chaque grande interrogation…

A PROPOS DES NOMS DES PERSOS DE FE : Si 'Raven' veut dire 'corbeau' en anglais, 'Heath', 'lande' et 'Hawkeye', 'œil-de-faucon' (Isa-la-perverse m'avait conseillé d'ouvrir un dico… Et Lord Ma aussi ! ! !) 'Nergal' est un dieu babylonien des enfers, le fils d'Enlil. Vous le saviez, vous ? ? ? C'était la minute culture ! ! !

WARNINGS : Yaoi, yuri, hétéro, AU et rien de plus pour le moment…

DEDICACE : A Lord Ma-koto pour qui j'ai pondu ce chapitre… Sinon, il aurait traîné encore plus…-.- ; ; ;

Voilà… Bonne lecture ! ! !

LIENS : Chapitre 4

( Tori Amos : Amber Waves)

well he lit you up
like amber waves in his movie show
he fixed you up real good
till i don't know you anymore
from ballet class to a lap dance
straight to video
and the poll side news
was that he would be
launching you

Wil avait allumé le lecteur de CD et mit Tori Amos à la demande de son tuteur. Celui-ci le regardait bizarrement… Evidemment, si le garçon n'avait pas sursauté quand Rath lui avait demandé ce service, ce dernier ne se serait douté de rien…

into every young man's
bedroom –you gave it up
on dvd and magazine –
you gave it up
a private rite of passage
you gave it up
to every boy's sweet dream
with their paper cuts

Wil ne savait pas trop quoi faire… Prévenir Pent ? Mais il n'avait aucune preuve ! Et de toute façon, il préférait avoir confiance en Rath jusqu'à preuve du contraire… Bon. De toute façon, il ne fallait pas attirer l'attention de son tuteur sur lui (on ne sait jamais) et donc agir avec naturel… Plus facile à dire qu'à faire…

you said he's got a
healing machine
it glows in the dark
glows in the dark :
you say « there's not a lot
of me
left anymore –
just leave it alone.
But if you're buy, and you have
the time, tell the northern
lights to keep shining –lately it seems like they're
drowning »

La musique s'arrêta brutalement. Rath avait arrêté le poste, tirant Wil de sa rêverie inquiète.

- « Qu'est-ce qu'il y a, Rath ? »

- « Si tu es fatigué ou si ça t'ennuie, dis-le tout simplement. Je ne le prendrai pas mal. »

- « Mais non, c'est pas… »

Wil s'arrêta net. Rath était sincèrement inquiet, ou du moins le paraissait-il, et lui agissait effectivement étrangement ces derniers temps… Mais comment ne pas faire autrement avec tous ces nouveaux éléments ? Mais Rath ne le savait pas, et ne devait pas le savoir. De plus, il semblait (relativement) concerné par son bien-être. Wil, tiraillé par sa conscience, choisit finalement de détourner la vérité.

- « Excuse-moi, c'est… Tout est nouveau pour moi. Ca va passer… »

Rath hocha la tête, compréhensif.

- « Tu peux remettre la musique si tu veux ! »

Rath remonta le volume, juste sur le dernier couplet.

So i went by –
cause i had the time,
and told the northern lights
to keep shining
they told me to tell you –
they're waving

- « J'y vais, » dis Rath en regardant sa montre.

« Je rentrerai tard. Ne m'attend pas. »

- « D'acc ! A demain, Rath ! »

Rath lui rendit son salut d'un mouvement de tête et quitta l'appartement. Wil attendit que les bruits de pas de son tuteur eurent disparus pour se précipiter devant la TV et allumer la première chaîne d'information venue. Peut-être donneraient-ils plus d'informations sur l'assassin…

Wil zappa sur les chaînes d'information pendant deux bonnes heures. Rien de nouveau sur l'assassin… Il appuya sur la télécommande, et les mots de la présentatrice lui nouèrent la gorge :

- « … On nous signale à l'instant un autre meurtre, celui du député du… »

Wil n'en attendit pas davantage et quitta l'appartement en courant. Il n'en pouvait plus. Sans prendre la peine de refermer la porte ou d'éteindre la TV ou la lumière derrière lui, il dévala les escaliers et s'enfonça dans la rue, le plus loin possible de cet appartement de tueur.

Comme un malheur n'arrive jamais seul, il finit par se perdre et s'arrêta au milieu d'une ruelle, à bout de souffle.

- « C'est pas possible… » haleta-t-il au bord des larmes.

Il s'assit dos au mur sur le trottoir sale, les bras autour de ses jambes et le front sur les genoux.

- « C'est pas possible… Ce n'est pas vrai… »

Il commençait à l'apprécier, lui, Rath ! Avec son air étrange et renfermé, mais sa gentillesse et sa compassion palpables malgré son apparente impassibilité…

- « Qu'est-ce qui n'est pas possible ? »

Ca tira d'un seul coup Wil de ses pensées. Il releva brusquement la tête, le visage baigné de larmes. Un homme assez âgé, aux cheveux blancs et au visage glabre et impassible se tenait devant lui.

Apercevant ses larmes, l'homme fronça les sourcils.

- « Vous aurait-on fait du mal, jeune homme ? »

Incapable de parler, Wil secoua négativement la tête.

- « Vous aurait-on… Violenté ? » reprit l'homme.

Wil rougit et secoua plus vivement la tête. Si Rath était vraiment un assassin, il le voyait bien le tuer, à la limite le torturer un peu avant mais pas le violer ! Son tuteur était tout simplement trop… lui, pour ça !

L'homme eut l'air sceptique.

- « Que vous arrive-t-il alors ? »

Wil se sentit outré que l'homme prête si peu d'attention à ses propos. Alors, comme ça, sur un coup de tête, il débita tout. L'accident de ses parents, le notaire (en propos fort peu élogieux), son arrivée dans cette ville, les retards de son tuteur… Et il se surpris lui-même en omettant ses conclusions par rapport aux meurtres possibles de Rath. Pourquoi ? Il n'en avait aucune idée… Ou plutôt si, il préférait et de loin ne pas accuser quelqu'un sans véritables preuves. Même un assassin.

L'homme l'écouta jusqu'au bout sans rien dire. Soulagé du poids qu'il avait sur le cœur, Wil se sentait beaucoup mieux. L'homme lui tendit la main pour l'aider à se relever, qu'il saisit sans aucune hésitation.

- « Je suis Renault, le propriétaire de l'épicerie. Puis-je vous proposer un thé ? »

Wil suivit Renault dans la petite boutique à deux maisons de là.

- « C'est fermé ! » cria une voix plutôt masculine, mais qui semblait appartenir à une jeune femme blonde quand ils entrèrent.

- « Ce n'est que moi, Lucius. Mon enfant, pourrais-tu nous servir du thé, à mon invité et moi-même ? »

- « Excusez-moi, je ne vous avais pas vu. J'apporte ça tout de suite. »

Effectivement, la jeune femme qui s'avérait en réalité être un jeune homme efféminé rangeait des paquets derrière le comptoir, en leur tournant le dos. Il se retourna, salua Wil qui lui rendit son salut et disparut dans une pièce adjacente, probablement pour préparer le thé.

Renault et Wil s'installèrent dans l'arrière-boutique, une petite pièce comportant une table ronde et des enchevêtrements de caisses et de cartons dans chaque recoin et sur chaque étagère.

- « Tu ne devrais pas traîner dehors la nuit… » commença Renault.

- « Pourquoi ? » Heath aussi lui avait donné la même mise en garde.

- « Un groupe de voyous rôde dans le coin… Ah, si je pouvais écraser leur frimeur de chef entre mes poings ! »

Un silence s'installa dans la salle, Wil n'osant rien dire suite à cette déclaration si violent de la part d'un homme apparemment paisible. Il n'avait non plus aucune envie que cette violence se retourne contre lui s'il demandait ce qu'avait bien pu faire ce chef de bande, pour satisfaire sa curiosité.

La diversion qu'apporta Lucius en même temps que le thé fut bienvenue. Il les servit avec un grand sourire, et retourna s'enfoncer dans la boutique sans un mot.

- « Pourquoi m'avez-vous écouté ? Et ramené ici ? » demanda Wil après sa première gorgée.

- « Tes yeux… »

- « Pardon ? »

Renault prit une grande inspiration avant de lui répondre.

- « Ma fille Serra avait exactement la même regard que toi… Un air si perdu… A l'époque, je travaillais trop. Je n'étais jamais là pour elle…Jamais là pour elle. Je ne savais pas comment réagir… Pour finir, ma propre femme de ménage m'a fait un procès, et on me l'a arrachée et placée dans un couvent… Elle avait alors cinq ans. »

- « Ah… Et votre femme ? Que faisait-elle ? »

- « Elle est partie avec son amant, peu après la naissance de Serra et est morte en couche un an plus tard. »

Wil ne savait que dire. Mais Renault enchaîna :

- « Je l'ai recherchée, quand j'ai obtenu à l'étranger un poste plus important qui me permettait de gagner mieux ma vie… J'ai changé de nom, et j'ai fait tous les couvents de France, un par un, à la recherche de ma Serra… Pour finalement découvrir qu'elle avait déjà été adoptée. Désespéré, j'ai abandonné mon travail et me suis établis en temps qu'épicier dans cette ville, avec un orphelin que je n'avais pu me résoudre à laisser au couvent… »

- « Lucius ? »

- « Lucius. »

A nouveau le silence se fit pesant et Renault regarda par la fenêtre, puis vit Wil finir son thé, et soupira.

- « Tu ferais mieux de rentrer chez toi, jeune homme… Je crois qu'on te cherche. »

- « Je vous remercie. C'était délicieux. »

- « Tu es le bienvenu… »

Wil quitta la boutique, saluant Lucius de retour derrière le comptoir au passage.

Il sortit dans la ruelle et commença à chercher comment rentrer chez lui… Et tomba nez à nez avec un jeune homme d'une vingtaine d'années aux cheveux roux et entièrement vêtu de rouge. Celui-ci eut l'air soulagé quand il le vit.

- « Tu es Wil, non ? Le garçon ramené par Rath ? »

- « C'est ça… » répondit Wil, surpris par l'étrange attitude de l'autre.

Mais ce dernier ce reprit bien vite et dit de façon plus protocolaire :

- « Les rues ne sont pas sûres la nuit, tu ferais mieux de rentrer… »

Wil explosa à ces paroles.

- « Je SAIS ! C'est la troisième fois qu'on me le dit ! » hurla-t-il, excédé, en dégageant son bras de la main de l'homme.

« Mais qui es-tu d'abord ? Comment savais-tu que j'étais partis ? C'est Rath qui t'a demandé de me surveiller ? »

- « Mais non ! » répondit l'homme, étonné de l'agressivité soudaine de Wil.

« Je suis Kent, étudiant en droit. Je loge dans la même bâtiment que vous deux, et je t'ai vu partir en courant de ma fenêtre… Comme tu n'avais pas l'air d'aller très bien et que je savais par Heath que tu étais nouveau dans cette ville, je me suis inquiété et suis parti à ta recherche. »

- « Aaaaah… » dit Wil en fronçant les sourcils.

« Je me souviens… Heath m'a dit qu'il devait te voir pour te donner je-ne-sais-pas-trop-quoi le jour de mon arrivée. »

- « C'est exact… »

Il y eut un moment de silence, puis l'étudiant lui proposa de rentrer car il commençait à être tard, et Wil lui emboîta le pas.

- « Ne t'inquiètes pas… Rath n'est pas le genre à enchaîner quelqu'un. En fait, il a horreur de ça et ne fait pas aux autres se qu'il déteste lui-même. Il a bon fond même s'il n'est pas toujours facile à vivre… » ajouta Kent en le quittant sur le palier, agitant la main en guis d'au-revoir.

Wil, interloqué par ces étranges paroles, se rendit compte que Kent croyait qu'il avait peur qu'on le couve et le surveille comme un gamin, ou que peut-être il regrettait d'être venu, ou peut-être une bête crise d'adolescence retardataire… Il haussa les épaules ; l'étudiant n'avait qu'a croire ce qui lui plaisait.

Résolument, Wil poussa la porte entrouverte de l'appartement et s'avança en direction de sa chambre, fatigué par tous ces évènements. Mais le poste de télévision encore allumé le stoppa net dans son mouvement.

- « …Mr. Le député du parti socialiste français aurait été assassiné dans la chambre de l'hôpital où il avait été transféré suite à un malaise, lui-même dû à un mal de tête persistant. Le mal de tête serait probablement dû à un poison peu violent, et l'assassin aurait agit de même manière que la dernière fois, mais sans laisser à sa victime l'occasion de se débattre. Le meurtre aurait eut lieu deux heures après son hospitalisation, aux alentours des quatres heures de l'après-midi, et le cadavre à été découvert dans le parc de l'hôpital à 6h45 précisément »

Wil, sur le seuil, incapable de bouger, se mit à rire aux éclats en se moquant de lui-même. Qu'il avait été stupide d'accuser aussi injustement son parrain !

-A suivre…-

Il m'aura donné bien du mal ce chap… Remarque, pour un chapitre qui n'avance pas, je fais comem apparaître trois nouveaux persos ! !

Sinon, les persos sont assez OOC pour le moment (surtout Wil ! !-.- ; ; ;) mais ça viendra, notre petit archer ne pouvant pas être à son aise dans un milieu complètement inconnu… D'où l'importance de cet épisode ! ! (pour tous ceux qui n'on pas compris, vous verrez bien au chap suivant…) et Rath, normalement peu bavard, ne peu comem pas laisser Wil se débrouiller seul sans l'aider un peu, ne ? Donc du coup, plus l'histoire avancera et plus les perso seront IC…

Voilà ! Normalement, le prochaine chapitre sera vu (au moins en partie) du point de vue de Rath. Je ne le promet pas pour tout de suite… Les reviews me poussent toujours à updater plus vite !

Donc au prochain chapitre… Plus passionnant et moins dur à écrire que celui-ci, j'espère…

Ma-chan la FeFolle