Chapitre 2 : L'enfer ne fait que de commencer
Comme si le cauchemar d'Hermione n'avait pas déjà été assez horrible, elle ne pouvait s'imaginer ses premiers jours au palais.
Hermione et les gardes pénétrèrent dans le palais et Hermione fut éblouie par l'ivoire, aussi blanc que de la neige, même si elle n'en avait jamais vu, on disait qu'au soleil, cela faisait très mal aux yeux. C'était exactement ce qu'éprouvait Hermione. Le carrelage était blanc, les murs étaient blanc, mais la plupart étaient couverts d'affiches, de trophées, de rideaux et de peintures. En face d'elle, il y avait un immense escalier qui se divisait en deux, une partie de l'escalier partait à droite, l'autre à gauche. La rampe était aussi éclatante, mais dorée. Il y avait des colonnes tout le long du hall, jusqu'à l'escalier, et plusieurs plantes dispersées un peu partout dans ce hall. Entre chaque colonne, il y avait une porte.
Hermione n'en croyait pas ses yeux ! Elle qui vivait dans un endroit tellement misérable !
-Alazhor ! s'écria un des gardes.
Un jeune homme apparut. Il était mince, avec des épaules carrées et un long cou. Il avait les cheveux noirs, très noirs et des yeux noisettes. Il portait de petites lunettes. Il avait l'air strict, vêtu d'un costume noir, qui le recouvrait entièrement. Hermione le plaignit intérieurement d'être habillé ainsi, puisqu'il faisait très chaud. C'est à ce moment là qu'elle remarqua que justement, il ne faisait pas chaud, mais frais. Un frisson parcouru le corps d'Hermione.
-Bonjour Henry, dit Alazhor avec un petit sourire au coin des lèvres.
-Combien de fois devrais-je te le dire Alazhor ! s'exclama le dénommé Henry. Ne m'appelle pas comme cela !
-Si tu veux, alors, qu'y a t-il ?
-On a capturé, la soi-disant "Princesse des voleuses", en tout cas, elle vole mal ! s'exclama le garde.
-Pourquoi alors l'appelle-t-on Princesse, dans ce cas ?
-Je disais qu'elle volait mal, je voulais dire, qu'elle ne vole pas aussi bien qu'un oiseau, puisque cette andouille est tombée d'un toit !
-Taisez-vous ! riposta Hermione en lançant un regard rempli de haine à Henry.
Henry éclata d'un rire sonore. Il avait une voix rauque que Hermione eut du mal à supporter. Alazhor eut un petit sourire.
-Très bien, je vais l'emmener chez...
-Elle est blessée ! dit le garde en reprenant son calme. Tss, des égratignures et une vilaine blessure à ce que je vois. Elle nous fait perdre notre temps, cette vulgaire gamine !
-N'importe quoi ! Vous dites n'importe quoi ! Si vous ne m'aviez pas tenu comme cela, ma blessure ne se serait pas aggravée !
-Et c'est de ma faute en plus ! s'indigna le garde en éclatant à nouveau de rire. Suffit ! Je ne suis pas assassin non plus !
-Bien, je l'emmènerai à l'infirmerie alors ! Comment s'appelle-t-elle ?
-Hermione Granger ! répondit Hermione.
-Je n'aurai jamais donné un tel prénom à cette vulgaire gamine ! reprit le garde.
-Vous cherchez la guerre ? cria Hermione.
-Granger, taisez-vous, si le sultan Lucius était là, vous seriez jetée aux cachots, sans procès, sans être soignée et sans nourriture !
-Juste les cadavres de vos précédents ! dit Henry en éclatant à nouveau de rire !
-Vous êtes immon..
-Chut ! reprit Alazhor, maintenant, suivez-moi !
Hermione ne dit plus rien et se contenta de lancer un regard noir à Henry. Pour qui se prenait-il à la traiter ainsi ? Elle était contrainte de vivre pauvrement ! Et c'était tout à fait différent ! Henry et les deux autres gardes la lâchèrent et la poussèrent vers Alazhor. Hermione fut contrainte de le suivre. Ils ne dirent aucun mot. Alazhor l'emmena à l'étage en prenant l'escalier de droite. Et c'est là qu'il commença à parler :
-Votre blessure ne vous fait pas trop mal ?
-Vous vous souciez de moi ?
-Non, je ne veux juste pas être responsable de votre mort ! dit-il.
-Comme si une égratignure pouvait me tuer ! dit Hermione avec une pointe d'amusement.
-Une petite égratignure qui vous à fait perdre pas mal de sang je vous signale, regardez le sol ! dit-il en désignant le sang qui tâchait le carrelage sous elle.
Mais Hermione ne regarda pas le sol.
-Qu'est que je vais devenir ? demanda-t-elle après qu'ils eurent traversé un autre couloir.
-On va vous soigner, vous allez devoir rester pendant un temps indéfini dans des cachots insalubres, le temps que quelqu'un ait l'honneur d'être votre avocat, après on verra...
-Dans ce pays de sauvage, nous pouvons avoir des avocats ? s'étonna Hermione.
-Si vous avez de l'argent.
-Je suis orpheline ! répliqua Hermione.
-Vos parents ne vous ont-ils rien laissé ? Si c'est le cas, ce sera le sultan ou son fils qui réglera votre compte... J'espère pour vous que vous avez de l'argent...
"Non" pensa Hermione. Elle n'avait rien, ne s'en 'était-il donc pas encore aperçu ? Elle n'était rien et sa perte ne ferai que plaisir. "Ils vont à peine me soigner puis me laissez pourrir dans leurs cachots !". Elle frémit à cette pensée, elle n'aurait jamais imaginé une mort comme celle-là ! Et puis, ce n'était pas vraiment de sa faute si elle était contrainte à vivre ainsi ! Pas d'argent, aucune capacité, étant donné qu'elle ne savait ni lire ni écrire, cause de n'être jamais allée à l'école, et personne ne l'aurai embauché ! Au début elle avait essayé, mais c'étaitpeine perdue.
Ils traversèrent un autre couloir et arrivèrent devant une porte en bois sombre.
-C'est ici. dit Alazhor.
Il poussa la porte et fit un signe à Hermione pour qu'elle entre. Hermione regarda l'infirmerie. Même si la porte était sombre, tout était blanc. Les draps des lits, les murs, et même les meubles. Elle était plutôt jolie. Mais morte, il n'y avait personne et elle ne dégageait rien. Hermione entrait souvent dans les maisons pour se cacher, et elle avait vu des maisons et des pièces misérables, mais de la chaleur, de la gaieté ! Alors que ce palais ne dégageait rien, juste de la froideur. Elle frissonna une nouvelle fois.
-Bien, Granger, asseyez-vous sur un lit, le temps que j'appelle Nadine !
Il ouvrit une porte au fond de la pièce et s'y engouffra, laissant Hermione seule. Elle s'assit sur un lit et réfléchit. D'habitude, elle agissait et ne réfléchissait pas, mais là, c'était différent. Elle était dans un sacré pétrin et n'avait pas d'argent, rien. S'enfuir était tentant, mais sans connaître le palais c'était risqué, et puis, avec sa blessure, elle n'irait pas bien loin ! Elle soupira, une solution et vite ! "Non, pensa-t-elle. La dernière fois que j'ai pensé à cette phrase, un malheur est arrivé !" Elle soupira et Alazhor réapparu avec une femme à ses côtés.
Elle était très grande avec des cheveux blonds attachés en un chignon compliqué. Elle portait une robe blanche qui lui arrivait au bas des genoux, avec une croix rouge sur la poitrine. Elle avait de grands yeux verts et était très maquillée.
-Bien, Nadine, voici Hermione Granger, notre nouvelle... mmh, prisonnière...
Nadine éclata de rire et s'approcha d'Hermione en la regardant de plus près.
-Mmmh, tu n'as pas très bonne mine toi ! A mon avis, tu n'as pas dû vivre dans de bonnes conditions ! Mais ne t'en fait pas, j'en ai vu beaucoup des comme toi !
Elle éclata à nouveau de rire et Hermione arqua un sourcil. Nadine essayait-elle de la rassurer ou se moquait-elle d'elle ?
-Merci Alan !
-Mais de rien Nadine ! dit Alazhor en rougissant.
-Mais ne rougis pas... Alazhor ! s'exclama Nadine en éclatant à nouveau de rire.
-Bref... dit Alazhor en desserrant sa cravate. Je vais devoir prévenir le sultan de l'arrivée de Granger !
Sur ces mots, il tourna les talons et parti. Nadine s'approcha un peu plus d'Hermione et la regarda encore une fois. Elle pouffa de rire.
-Oh oui, tu n'as pas bonne mine ! Bien, regardons de plus près cette blessure !
-Ne me touchez pas ! s'exclama Hermione.
-Mais enfin, ne sois pas ridicule !
-Peu importe. marmonna Hermione.
-Il faut que tu sois présentable devant les Malfoys...
-Je m'en fou de ces salauds ! s'écria Hermione.
Un instant, Nadine fronça les sourcils. Elle prit un petit flacon, un coton et versa le contenu du flacon sur le coton. Elle marmonna un bref "Tant pis pour toi" et tapota férocement le coton contre la nuque d'Hermione. Celle-ci retint un gémissement, étant donné que ce que Nadine venait de lui appliqué était de l'alcool, mais préféra grimacer. Nadine enleva le coton, le déposa sur un petit plateau en argent, se redressa et déclara fermement :
-Voila, mais à présent Hermione Granger, je te conseille de ne pas traiter le sultan et son fils de salauds, si tu veux encore avoir une chance de rester en vie !
-Je n'ai jamais eu de chance ! répliqua Hermione.
-Il y a toujours une première fois ! poursuivit Nadine. Maintenant, suis-moi, je vais t'emmener dans ta... nouvelle demeure !
Nadine éclata encore une fois de rire et prit le poignet d'Hermione pour l'entrainer vers la sortie. Hermione avait mal à la cheville et protesta un moment. Nadine s'en contre fichait et se contentait de la tirer plus fort vers le porte. Hermione finit par se taire, mais garda une mine refrognée. Elles descendirent beaucoup d'escaliers pour finalement arriver dans un endroit peu accueillant.
A première vue, il n'y avait pas de fenêtre, juste quelques torches presque éteintes qui éclairaient faiblement le couloir humide. Nadine l'entraina vers une porte au fond du couloir. Elle ouvrit la porte et Hermione pu voir une minuscule pièce. Il n'y avait pas d'autres meubles qu'un bureau et un lit recouvert d'une légère couverture. Sur le lit, quelques affaires étaient posées.
-Hermione, je te présenta ta chambre... Je trouve qu'elle est bien trop digne pour toi... pouffa Nadine. Mmh... Les vêtements qui sont sur le lit, tu dois les mettre, dans la soirée, Alan, enfin, Alazhor viendra te chercher pour te présenter à... enfin, aux salauds, comme tu dis !
Nadine ne se retint pas, elle éclata de rire et jeta Hermione à l'intérieur de la pièce, puis referma violemment la porte. Hermione entendit vaguement la clé faire un double-tour, mais plus rien n'avait d'importance à présent. Elle n'avait pas envie de mettre cette robe, juste de s'effondrer et pleurer. Ou même mourir. Elle pleura. Ce ne fut qu'une heure plus tard qu'elle se décida à mettre cette robe. Elle était verte foncée et Hermione cru mourir de chaud. En effet, cette robe en velours et en soie, avait un col moulant qui lui enserrait presque tout le cou. Elle avait des manches trois-quarts tout aussi moulantes, un buste serré et la "jupe", large, trainait à ses pieds tellement elle était longue. Hermione enfila les escarpins qui étaient disposés au pied de son lit. Elle essaya de trouver qu'elle que chose de coupant pour faire un bref décolleté, couper le bas de la jupe et les manches. Dans le hall et l'infirmerie, il faisait bon et frais, en revanche ici, il faisait lourd : humide et très chaud. Elle trouva un petit ruban et attacha comme elle put ses cheveux, afin de dégager le haut de sa nuque blessée. Hermione finit par s'assoir et attendre Alazhor.
-Ah, cette fameuse voleuse, dans notre palais ! s'exclama Lucius triomphant.
-Exact Maître, dit Alazhor en s'abaissant légèrement.
-Comment s'appelle cette vermine ?
-Hermione Granger, Maître.
Lucius resta perplexe un instant. "Granger ? Cela me dit vaguement quelque chose..." pensa t-il.
-Nous avions prévu Narcissa, Draco et moi-même, d'inviter les Parkison... A ces mots, Lucius se tourna vers son fils. Mais nous pouvons supprimer ce dîner pour aller voir notre... voleuse !
-Elle ne possède pas d'argent, remarqua Alazhor.
-Oh non, soupira Draco. Je déteste ça, je propose père, qu'on l'exécute immédiatement...
-Si elle veut bien sortir de son cachot, remarqua Alzhor.
-Que veux-tu dire Alan ! s'écria Lucius.
-Un vraie tête de mule, un caractère de cochon... je vous présente Hermione Granger, soupira Alazhor en levant les yeux au ciel.
Draco se leva de son fauteuil et déclara.
-Je me charge de cette fille ! Bien, vous m'excuserez...
Draco s'abaissa et parti vers sa chambre, d'une humeur presque joyeuse. Il n'avait pas vu Hermione Granger, mais avait comme un bon pressentiment. "A nous deux... Granger..." pensa t-il en se frottant les mains.
-C'est bizarre Alzhor, dit Lucius en fronçant les sourcils une fois que Draco fut parti. Mais le nom Granger me dit vaguement quelque chose !
-Etes-vous sur Maître Lucius ?
-Non, mais bon...
Lucius tourna les talons et parti.
