Un p'tit bla-bla avant de commencer
J'étais sûre que le fils de Canas était un personnage d'un autre fire emblem. Eh ben j'avais raison. Mais j'avais tellement la flemme de faire des recherches supplémentaires que j'ai préféré lui donner un nom moi-même (Hugh? Moi j'préfère Jann (Yann)! Ca sonne mieux!); on n'a qu'à mettre ça sur le compte du changement de dimension! Na! Et aussi parce que maintenant c'est trop tard pour corriger la boulette! (Enfin bon, merci Saraka Smith de m'avoir donné cette info...maintenant, j'me sens un peu à la masse...bah. Ca change pas de d'habitude).
Bonne lecture!
Disclaimer: Et un, et deux, et tous avec moi, fire emblem est pas à moi! Et trois et quatre, et on continue, ses bô personnages non plus! Et cinq, et six, et en crescendo, sont propriétés de Nintendo! Merci, merci.
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"Mmmmh..."
Aaah...j'entends les oiseaux, dehors...le soleil doit être levé... Oh, c'est vrai, je suis chez M...chez Canas...apparemment, l'orage est passé...je sens le soleil qui chauffe mes paupières... Tiens...la couette est bizarre...elle est toute dure et..plutôt lourde...attendez voir... Mais...mais c'est pas une couette!
J'ouvre les yeux...
...D'accord.
Deux options se présentent à moi: 1) Je hurle, comme le ferait tout enfant normal en voyant son professeur de littérature couché sur lui, et du même coup, je réveille tout le monde; 2) Je reste comme ça, je fais semblant de dormir et j'attends qu'il se réveille pour qu'il se retire tout seul.
J'ai bien envie de voter pour la deuxième solution, mais...mais...
"KYYYYYYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!"
Zut. Le coup est parti tout seul.
"Aaaah...quoi...quoi? Keskessètikigna?
-Wwwwouiiin! Chuis réveilléééééééééééééééé!"
Bingo.
Toute la chambre est réveillée. Et il n'a toujours pas remarqué qu'il était sur moi.
Oh-ho...ça se complique... Des bruits de pas se rapprochent...
Clac
"Qu'est-ce qui se passe, j'ai entendu un..."
Madame Canas s'arrête de parler.
Elle a vu son mari couché sur un de ses élèves...bon, et après?
Je crois qu'elle ne le prend pas avec tant de légèreté...elle nous lance un regard assez méchant... Elle nous tourne le dos et claque la porte; le bébé pleure toujours... Je regarde Canas; cette fois, on dirait qu'il est réveillé.
Il me regarde...il rougit...et il se relève en s'excusant.
"Pa-pardon, je suis...désolé...ça m'arrive de...vous voyez...tomber du lit...et là, y avait votre matelas et...
-Ca va, dis-je magnanimement, c'est bon, c'est pas grave, ça arrive, y a pas de problème. Par contre, le bébé...
-Oh oui! Pardon, Jann, pardon! dit Canas en prenant son fils dans ses bras.
-M'a fait peuuuuuuuur! fait le petit garçon en s'accrochant au pyjama de son père.
-Oui, oui, pardon! Pardon...(excusez-vous, vous aussi, s'il-vous-plaît)
-Oh, euh...pa-pardon, Jann" fais-je, peu sûr de moi.
Il tourne la tête vers moi.
Il s'arrête de pleurer, mais il me regarde avec insistance...on dirait qu'il attend quelque chose de moi...mais quoi?
"Je crois qu'il veut que vous le preniez, dit Canas en me tendant le garçon.
-Ah, euh...euh...d'accord..."
Oulà! Maiiiiis mais mais mais j'y connais rien, moi!
Bon...essayons toujours... Ca y est, il est dans mes bras.
C'est...c'est...plutôt...agréable.
"Alors, Jann, fait Canas en se penchant vers son fils, tu aimes bien Erk, pas vrai?
-...Voui..."
Je commence à le bercer, tout doucement. Je comprends à présent les parents qui decrivent leurs enfants comme le "plus beau cadeau du monde"...moi aussi, plus tard...j'aimerais bien avoir...des enfants...
Je regarde Canas.
Il me regarde, lui aussi...d'un air si profond et doux...on dirait...qu'il lit en moi...je commence à rougir... Qu'est-ce...qui m'arrive?
C'est juste un prof! Mais...je ne sais pas pourquoi...j'ai l'impression qu'il est...bien plus que cela, pour moi.
"TONTON CANAS! ERK! J'AI ENTENDU UN CRI! TOUT VA BIEN?"
On sursaute tous les trois; la voix de Nino nous fait redescendre sur Terre, elle vient de derrière la porte.
On se regarde; il a l'air aussi gêné que moi...bon, allons ouvrir la porte! Ca nous changera les idées!
"Bonjour, Nino! dis-je en me forçant à sourire une fois la porte ouverte. Ne t'inquiète pas, tout va bien...on a juste eu un petit accident..."
Elle reste debout, à me regarder... Qu'est-ce qu'elle a? Elle a l'air un peu surpris... Mais je suis pourtant pas tout n...oups... Je me souviens de l'arrangement que nous avions trouvé la veille, Canas et moi, pour le pyjama: il avait gardé son bas et m'avait laissé son haut (qui ressemblait à une robe très courte sur moi, maudite soit ma petite taille.
D'après ce que je sens, la chemise s'arrête au niveau de la mi-cuisse.
Mais j'ose pas baisser les yeux.
"Pourquoi vous êtes tous les deux à moitié nus? me fait-elle en regardant Canas derrière moi.
-Euuuh...parce que je n'ai...pas pris mon...hum...pyjama et...et que...Canas m'en...m'en a cédé une moitié...
-Ah bon."
Elle m'a cru? ...Ca m'étonnerait. Mais elle nous adresse tout de même un sourire, puis elle retourne dans sa chambre.
On prend notre petit-déjeuner tous ensemble, mais je sens beaucoup de tension entre Canas et son épouse.
Personne ne dit rien; Nino reprend des forces pour guérir, Jann mange le quart de sa nourriture et envoie valdinguer le reste, et je touche à peine à mon bol.
J'ai vraiment pas faim. Je n'arrête pas de penser à mon réveil... J'aurais vraiment dû me taire...et le laisser... Comme ça, sa femme ne serait pas venue... Mais j'ai l'impression qu'il y a aussi autre chose que j'aurais voulu...j'arrive pas à mettre le doigt dessus.
L'heure de partir arrive. J'adresse un dernier au-revoir à toute la famille; ils me répondent, mais dès que la porte se referme derrière moi, j'entends des cris éclater.
Je me sens coupable... Enfin bon. J'espère que ça ne sera pas trop grave...et puis, de toute façon, ils ne s'aiment pas. Ils cohabitent, c'est tout.
J'espère aussi que Nino va pouvoir supporter les disputes...
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"Et t'es parti comme ça? T'as rien fait d'autre?
-Non, il n'a pas voulu lire les livres, je t'ai déjà dit, parce que...
-C'est pas à ça que je faisais allusion."
Lundi matin.
On est en permanence, moi, Serra et Priscilla. Je viens de raconter ce qui s'est passé chez Canas... Serra me fait des remarques bizarres, je pige rien...qu'est-ce qu'elle imagine qu'on aurait pu faire d'autre, moi et Canas, que lire des livres?
"Alors à quoi? lui demande-je.
-Purée...c'est fou, ce que tu peux être lent, quand tu veux! me dit-elle en reposant sa tête sur sa main. t'as toujours pas compris?
-Beuh...compris quoi?
-Que c'est pas qu'un prof, à tes yeux.
-Bah...euh...c'est aussi...un ami..."
Je commence à avoir chaud aux joues...me dites pas que je rougis, quand même?
"Erk, Erk, Erk...t'es vraiment idiot...
-Mais qu'est-ce que je suis censé comprendre, à la fin!
-Quel-que-chose-de-très-simple. Mais si tu le découvres pas toi-même, tu voudras jamais admettre que c'est vrai.
-Hein?"
Je comprends de moins en moins.
"Tu dis que lui et sa femme ne sont pas vraiment amoureux? demande-t-elle, les yeux dans le vague.
-Bah...apparemment...
-Dans ce cas, ça devrait te poser moins de problèmes.
-Hein? Mais de quoi tu parles, à la fin?
-Je ne fais que te mettre sur la piste...Priscilla?
-Mmmh?"
Elle relève la tête. Elle n'a rien dit depuis qu'elle est assise...je me demande ce qui la préoccupe...
"Qu'est-ce qui t'arrive? lui demande Serra. Un souci?
-Oh, euh...non, non, pas vraiment, ça va...excusez-moi...j'ai pas beaucoup dormi cette nuit...
-Hummmm..."
Ni moi ni Serra ne la croyons. Enfin...je suppose que ça la regarde...
DING DENG DONG
"On a quoi, déjà, tout de suite? demande Priscilla, heureuse de pouvoir changer de sujet.
-On n'a pas cours, on a un entretien d'orientation..." répond Serra avec amertume.
Ah merde, c'est vrai! J'avais complètement oublié! Et mes notes qui ont toujours pas levé d'un pouce depuis que je suis dans ce lycée! Chuis maaal barré... Il n'y a qu'en littérature et en culture générale que mes notes dépassent la moyenne...je sens que je vais passer un sale quart d'heure...
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"Erk Pent! A votre tour!
-Oui..."
Ca y est. Je rentre dans le bureau de M. Kent, le prof principal (culture g) et je vois sortir Rebecca...chanceuse.
Bon. Je m'installe sur la chaise en face du bureau; le prof est en train de chercher des papiers dans son placard.
Purée...heureusement que je ne suis pas claustrophobe...je déteste cette salle...toute petite, les stores toujours tirés, on a l'impression d'y étouffer...même le bureau de Monsieur Pent est plus accueillant.Je me sens de plus en plus mal... Ah, le prof se retourne. Il a quelques feuilles dans les mains.
"Bien, fait-il en s'asseyant, nous allons pouvoir commencer.
-Oui oui oui...
-Pas la peine d'être si tendu."
Il jette un coup d'oeil aux feuilles.
"Quoique..." ajoute-t-il.
Là, ça y est. Je crois que je vais mourir. Je sens déjà mon estomac se serrer et la sueur couler de mon front.
"Bon, je suppose que vous savez déjà que nous allons devoir discuter à propos de votre avenir. Vous ne ressortirez pas de cette salle avantde m'avoir dit clairementce que vous comptez faire dans les années à venir.
-Oui...
-Mais avant, il va falloir que je vous dise quelque chose.
-Euuuh...allez-y...
-Pratiquement tous vos professeurs m'ont dit que vous ne fournissiez aucun effort en cours. Quant à vos notes...elles sont absolument catastrophiques.
-Hum...ça, je le savais déjà...
-Mais ce que vous ne savez pas, c'est que si vous gardez cette attitude, vous ne passerez pas en première.
-Vous voulez dire que je vais redoubler?
-Non. Je veux dire que vous allez vous faire renvoyer du lycée."
Quoi? Quoi? J'ai dû mal comprendre...il a bien dit..."renvoyer"?
"Mais...mais...mais c'est un lycée public! Je croyais que le renvoi était...
-Ne vous méprenez pas: c'est uniquement dans votre intérêt.
-...Comment un renvoi pourrait-il être dans mon intérêt?
-Puisque vous ne suivez pas en cours, nous pensons tous que vous n'êtes pas fait pour les études, tout simplement. Alors, que comptez-vous faire? Il n'y a qu'en culture g et en littérature que vos moyennes sont à la hauteur de vos capacités...et je sais que la culture g n'est pas une matière qui nécessite énormément de travail...quant à la littérature, je suppose que vous êtes un passioné...et je devine que votre tuteur n'y est pas pour rien..."
Quoi? Je suis censé dire quelque chose? Euuuuuh...
"Ah ben oui bah si vous l'dites".
Bon. Je crois qu'il ne me reste plus qu'à me mettre les doigts dans cette prise pour sauver mon honneur... J'ose un regard vers lui; il a les yeux plongés dans ses papiers.
"Ah, oui...c'est M. Canas, votre professeur de littérature...je ne vois pas comment il peut assurer les cours pour autant de classes...en tout cas, il est très enthousiaste lorsqu'il doit me parler de vous. Il vous a beaucoup défendu, et c'est uniquement grâce à lui que nous vous avons accordé une seconde chance. Faites de votre mieux pour ce dernier mois de cours...ne décevez pas votre tuteur, ni vos professeurs...
-O...oui..."
C'est marrant, ça ne me surprend pas.
"Donc, reprend M. Kent, si vousfinissez parquitter le lycée, prenez ces brochures...ça pourra toujours vous être utile...
-Mmmmh...
-Si jamais vous êtes renvoyé, vous aurez à choisir un de ces métiers. Avec vos capacités, vous n'aurez pas à suivre le cursus requis. Alors, que choisissez-vous?"
Je prends les documents qu'il me tend; pourquoi devrais-je être renvoyé? Je ne veux pas! Je ne veux pas partir de ce lycée!
"Je ferai des efforts..."dis-je dans un murmure.
Je viens de me rendre compte de quelque chose.
Il y a un mois...j'aurais tout donné pour quitter le lycée.
Mais maintenant...
"Bon...fait-il en se levant, je ne vous retiendrai pas plus longtemps...mais rappelez-vous de ce que je vous ai dit. Et tenez votre parole...travaillez!
-Oui...oui..."
Je sors enfin de cette pièce.
Je ne veux pas partir de ce lycée...et je crois que je sais pourquoi.
Mais...pourquoi est-ce que ce type est aussi important pour moi?
"Hé, Erkinouchet! me fait Serra lorsqu'elle me voit. J'ai une grande nouveeeelle!
-C'est quoi? dis-je avec mauvaise humeur.
-Les élèves ont organisé une sortie au restaurant, et quelques profs sont d'accord pour nous accompagner! Et tu sais qui y a dans ces profs?"
Non...non, c'est pas vrai...essayons toujours de répondre...
"...Canas?
-Bingo!"
C'EST PAS VRAI, MAIS C'EST PAS VRAI, MAIS C'EST PAS VRAI!
"Y aura...tous les élèves?
-Plus quelques profs, oui...pourquoi?
-...Pour rien."
Pourquoi faut-il que le sort s'acharne sur moi?
Je peux plus voir ce type sans avoir des réactions bizarres...et si les autres voient ça, ils vont se faire des idées...
Ca, Sainte-Elimine, ça s'appelle un coup bas!
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Pfiou.
Ayé, le 5ème chapitre. Je profite d'écrire vite, tant que c'est encore les vacances...mais la fin se fera peut-être pour les grandes vacances...enfin, pour MES grandes vacances à MOI, veux-je dire (seconde oblige, messieurs-dames, 3 mois de farniente). Aaaaah, j'ai vraiment hâte qu'on en soit au chapitre de la...hum,
pour cette anecdote, je vous laisserai découvrir ça par vous-même! J'essaierai de faire un truc extra (oui, je me surestime, mais ça fait vraiment du bien, parfois). Avant ça, il y a d'abord l'épisode du restaurant. Oh, pour ce qui est du titre...il peut vous paraître exagéré, mais...il y a en vérité trois "sombres prémonitions". Vous ne les trouverez que dans quelques chapitres! Na!
Allez, bonne attente, bande de fripounets!
