Et un nouveau chapitre, un ! De l'action, de l'angoisse, de la peur, de l'humour et de la romance au programe du jour, et la preuve que je suis une grande sadique... et vous voulez savoir le pire ? alors que jusque là j'avais toujours un chapitre d'avance, cette fois, j'en ai pas, donc ça sera écrit dans la journée. Et je vais vous annoncer une chose, plus je reçois de reviews, plus vite j'écris, c'est magique ou scientifique, McKay vous expliquerez ça mieux que moi, mais y'a une corrolaire entre la vitesse d'écriture des auteurs et le nombres de reviews qu'ils reçoivent !

Je me dois de rappeler que le personnage d'Eva est toujours à Clio Reap et je me dois de la remercier encore une fois.

Sur ce je vous souhaite une bonne lecture.


- On a réussi à établir un contact visuel avec Le Lieutenant Cadman, Monsieur ! Annonça-t-il.

John n'avait pas encore réalisé ce que les paroles du militaire signifiaient que Carson était déjà entrain de courir vers le lieu des recherches.

Lorsqu'il arriva, il était à peine essoufflé et totalement excité. Les hommes et les femmes qui étaient sur le lieu de recherche le regardèrent, peu surpris part son empressement et son changement de comportement. Lui, qui depuis le début, ou presque, était silencieux et réservé, presque éteint, était plus qu'agité et une lumière de fol espoir brillait au fond de ses pupilles.

- Où ?

C'est le seul mot qu'il prononça, mais chacun compris ce qu'il voulait dire. L'un des militaires montra un trou en haut du tas. Sans prendre le temps de s'équiper correctement, à la sainte horreur de tous, il grimpa en faisant bien attention de ne pas se blesser ou d'aggraver la situation de Laura. En moins de 5 minutes il avait atteint le passage.

En effet, on pouvait voir Laura. Au fond d'un trou d'environ 2 mètres, cette dernière était inconsciente. De là où il était, Carson ne pouvait voir que le haut de son corps, et il était salement amoché. De larges traînées de sang ornaient son visage, son bras droit formait un angle bizarre avec le reste de son corps et son uniforme était déchiré au niveau du ventre ce qui laissait apparaître une large coupure.

- LAURA ! Hurla le médecin.

Il n'y eu pas de réponse

- LAURA !

Seul l'écho de sa voix lui revint.

- Putain mais tu vas répondre oui, murmura t'il avant de réitérer ses appels.

Il répéta le prénom plusieurs, le ton de plus en plus désespéré.

Il n'eut aucune réponse. La militaire était inconsciente et rien de ses cris modifia cela. Carson donna un coup de poing de rage sur une des plaques et redescendit rapidement, en courant et presque en surfant, le tas de gravas et s'adressa au sergent qui s'occupait de la sécurité.

- J'ai besoin que vous m'harnachiez pour descendre au fond de ce trou ! Ordonna l'écossais d'un ton autoritaire.

- Je suis navré monsieur, je ne peux pas. Répondit le Sergent Anders d'un ton désolé

- Mais, il faut bien qu'une personne descende et je suis son médecin je pourrais la soigner sur place avant de la remonter. Insista Carson.

- Je sais bien monsieur, mais j'ai vu le passage. Vous ne passez pas. Vous êtes trop carré. Aucun de nos hommes ne passeraient.

- Il faut pourtant que quelqu'un aille voir comment elle va ! S'énerva le médecin.

Il avait haussé le ton, sans vraiment s'en rendre compte. Le militaire le gratifia d'un regard compatissant quoique peu énervé avant de lui répondre.

- Et bien, trouvez-moi dans votre équipe une personne assez fine et expérimentée et je l'envoie sans problème, mais je suis désolée, pour vous le passage est trop fin ! Répondit le militaire avec un pointe d'agacement, il n'appréciait que peu qu'on lui parle sur ce ton.

Après une minute de réflexion, le médecin empoigna sa radio.

- Eva, vous pouvez venir sur le site de recherche ?!

C'était plus un ordre qu'une question, ce que l'infirmière compris instantanément. Elle arriva aux côtés de Carson, Lorne avec elle, dans les 2 minutes qui suivirent l'appel.

- Elle, elle pourrait passer sans problème ! Confirma le sergent lorsqu'il vit la jeune infirmière.

- Passer où ? Demanda Lorne, en fronçant les sourcils, volant les mots de la bouche de l'allemande.

Carson expliqua la situation. Bien entendu, Éva accepta sans hésiter de descendre. Elle avait fait de la spéléologie dans sa jeunesse, ça ne devrait pas poser de problème.

Le sergent Anders attrapa alors une paire de gant, un casque et un harnais pour équiper l'infirmière pour cette entreprise. Connaissant la mauvaise habitude du soldat à laisser traîner ses mains, Lorne le surveilla de près lorsqu'il équipa Éva. Lorsque cette dernière fit une grimace, le major envoya un regard interrogateur à l'Allemande. Cette dernière, lui fît comprendre que son problème ne venait pas de l'équipement, mais de l'équipementier. Evan décida alors d'intervenir.

- Sergent ! Laissez, je vais le faire. Ordonna-t-il.

- Mais monsieur…

- C'est un ordre Sergent ! Et rappelez moi que nous devons avoir une discussion tout les deux à la fin de cette mission ! Lança Lorne d'un ton dur.

Anders préféra obéir. Il connaissait son supérieur, c'était un homme très gentil et plein d'humour. Mais lorsqu'il donnait un ordre, quelqu'en soit sa nature, il valait mieux obéir tout de suite. Puis il avait bien vu dans l'infirmerie plus tôt que le militaire et l'infirmière avait l'air de particulièrement bien s'entendre. Lorne n'avait pas du apprécier qu'il touche, par inadvertance bien sûr, les fesses de Hallberg.

Tandis qu'il s'éloignait, Evan récupéra le harnais. Il fît un premier réglage, à vide, de la ceinture, pendant qu'Éva mettait ses gants et son casque.

- Merci Evan, murmura-t-elle avec un sourire.

Le jeune militaire leva les yeux vers elle. Étonné qu'elle utilise son prénom. Puis il répondit à son sourire de manière hésitante, et un peu maladroite.

- De rien. C'est normal j'ai vu que…que vous étiez... mal à l'aise. Répondit-il, enfin, sur le même ton. Je vais vous passer le harnais ok. Appuyez-vous sur mon épaule et levez la jambe droite.

-Je n'ai pas à dire "je le jure" j'espère, plaisanta l'infirmière. C'était plus une manière de décompresser pour elle que de voiloir trouver un jeu de mot.

Lorne lâcha un rire, chose qui lui attira le regard noir de Carson qui s'impatientait. S'il avait eu une arme à la place des yeux, Evan serait mort. D'un geste il s'excusa et se concentra sur Eva.

Cette dernière suivit ses indications. Elle s'appuya sur lui pour passer ses jambes dans le harnais. Lorsqu'il le resserra autour de sa taille elle ne trouva pas rien à redire, même si lui aussi avait du toucher ses fesses. Mais d'une manière si légère, et il avait tant rougit, qu'elle avait senti que c'était réellement involontaire cette fois.

La gêne du major et sa rougeur s'accru lorsqu'il fallut régler l'équipement au niveau de la poitrine de la jeune femme. En effet, les lanières devaient se croiser et être maintenu juste sous les seins de la jeune femme. Il fît le plus rapidement possible les quelques gestes obligatoire pour la sécurité d'Éva. Lorsqu'il eu terminé, il tira de toute ses forces sur les lanières. Elles ne bougèrent pas. Éva si et elle se retrouva presque dans ses bras. Après quelques secondes, il l'a remis sur pied et il se recula d'un bon pas, comme pour apprécier son travail. Lorsqu'il eu la confirmation que tout allez bien, il hocha la tête et leva le pouce pour le lui indiqué.

Le jeune femme se rapprocha de lui et lui donna un baiser sur la joue.

Comme hypnotiser, Lorne porta sa main à sa joue puis regarda ses doigts, en enfin Éva, interrogatif.

- Pour vous remercier, expliqua-t-elle… et pour me donner du courage.

Elle avait un sourire mutin, malgré la peur qui régnait dans ses yeux.

Ce moment ne dura que quelques secondes. Bien vite, ils retournèrent à la réalité. Laura Cadman était toujours coincé sous un tas de pierre, de ciment et autre immondices et on avait besoin de savoir quel était son état.

Après que Lorne ait attaché la corde de sûreté sur l'une des sangles, Éva commença l'ascension de la pyramide de pierre improvisée puis, sans hésiter, la descente dans le trou.

Elle alla très lentement. Vu qu'il n'y avait pas de place près de Laura pour se poser, elle était obligée de partir la tête en avant et de s'aider de ses mains pour descendre jusqu'à la militaire. Elle avait beau avoir une bonne expérience de la spéléo, Éva n'était vraiment pas à l'aise. Elle du s'arrêté plusieurs fois dans sa progression pour reprendre son souffle, pour se calmer, la tête à l'envers, c'était vraiment difficile de contrôler sa peur. Puis, au bout d'un quart d'heure de descente, grâce notament au encouragement de toutes l'équipes, elle contacta la surface.

- J'ai atteints le Lieutenant Cadman ! Annonça Éva.

Des applaudissements timides se firent entendre.

- Alors comment ça se présente ? S'empressa de demander Carson.

- Je n'ai encore aucun moyen de connaître ses constantes. A ce que je vois, elle a une profonde blessure sur le front, mais le sang de ne coule plus. Je pense que son bras est cassé. La coupure au ventre semble superficielle. Je suis entrain d'enlever mes gants; je vais tenter de prendre son pouls, décrit Éva.

Lorsqu'elle eut enlevé le gant de sa main droite, et trouvé une poche pour l'y ranger, elle posa son index et son majeur sur la carotide de Laura.

A suivre.


Au purée, là, c'est plus que du Sadisme !!! Pas vrai que vous me haïssez !!!!! La suite, si je vous êtes sage

Marine se transforme en Père Noël... On aura tout vu.