Merci encore à Clio. Pour ce chapitre, on se souvient du début du chapitre 2 et même on a le droit à un petit cours sur la transfusion sanguine, que j'espère pas trop incorrect, mais mes cours de biologie de 4ème (je crois) sont loins, et sauf Wikipédia, je n'ai pas trouvé de site bien fiable. (Et sachant que n'importe qui peut écrire sur Wiki...) et deux nouvelles surprises ( j'espère).
Bonne lecture
Après bien ¾ d'heure de récit, John venait de terminer son rapport. Elizabeth était tour à tour surprise de l'attitude violente de Carson, inquiète pour le sort de Laura, admirative du courage d'Éva et peinée par la mort du docteur Roberts. Mort qu'elle ne s'expliquait pas. Comment une personne en pleine santé à peine plus âgée qu'elle pouvait succombée à une crise cardiaque ? Elle en parlerait avec le docteur Biro lorsque cette dernière aurait terminée l'autopsie, commencée dès la réception du corps de l'archéologue.
Le silence dans le bureau de la dirigeante c'était installé depuis un bon moment lorsque John osa déranger la dirigeante dans ses réflexions.
- Euh… je peux aller à l'infirmerie ? Demanda-t-il en pointant du doigt son crâne, ornée d'un pansement.
- Oui, bien sûr. Je vous accompagne. Répondit-elle d'une voix lasse en se levant.
Ils parcoururent le chemin jusqu'à l'infirmerie en silence. Ils ne croisèrent personne, ou presque. C'était un silence confortable où l'un dirigeait les informations donnés par l'autre qui dirigeait sa mission.
Ils arrivèrent dans l'infirmerie et ce qu'ils virent les étonnèrent. Carson était allongé dans un lit à côté de celui de Laura, les yeux fermés et la tête en arrière. Il serrait et desserrait son poing droit à intervalle régulier. Dans son bras, une cathéter était planté, relié à une poche qui se remplissait de sang. Étonnés, John et Elizabeth s'approchèrent de lui. Entendant les pas, Carson ouvrit les yeux. A leur expression stupéfaites, il sourit
- Nous n'avons plus de sang. Le dédale n'arrive que dans 3 jours et Laura ne pourra pas attendre autant de temps avant d'être transfuser, expliqua-t-il
- Mais… je croyais qu'il fallait que le donneur et le receveur aient le même groupe sanguin, s'étonna John.
- Pas forcément. Les personnes du groupe AB peuvent recevoir le sang de tout les autres groupes. Celles du groupe O peuvent donner leurs sang à toutes les autres. Ensuite il y a le rhésus qu'il faut prendre en compte. Positif ou négatif, à respecter. Un personne du groupe négatif peut donner aux deux groupe. Je suis O négatif. Je peux donc donner mon sang à n'importe lequel d'entre vous. Par contre, je peux ne recevoir que du O-. Heureusement pour moi, c'est celui qu'on donne par défaut.
- Et donc le groupe sanguin de Laura n'a aucune importance, elle peut recevoir votre sang sans risque ? Demanda Elizabeth.
- Oui.
- Et pas celui de quelqu'un d'autre ? Interrogea John quelque peut sceptique.
Il n'avait rien contre le fait que le médecin donne son sang. Au contraire. Mais avec tout les blessées qu'ils avaient ramené, ils auraient besoin de lui, même si ce n'est que pour soigner les blessures légères, ils ne pouvaient pas se permettre de perdre de la « main d'oeuvre ».
- Normalement, si, elle est AB +, c'est-à-dire receveur universel…
- Alors, pourquoi ne pas demander à n'importe qui d'autre ? L'interrompit John. Je veux dire, là vous allez être out pendant une bonne heure, et vu le monde…
- Je sais bien colonel, mais……d'une part, Lindbergh m'a interdit d'approcher un patient qui ne viendrait pas pour autre chose qu'une blessure bénigne. D'autre part.. c'est…pour la même raison que la blessure de Laura qui m'a le plus longtemps inquiétée n'était pas sa fracture, ni le choc reçue à la tête, mais bel et bien la coupure à l'abdomen. Expliqua Carson en rougissant quelques peu.
Elizabeth compris tout de suite où le médecin voulait en venir. Elle sourit, heureuse pour eux, mais très vite son inquiétude s'agrandit.
- Et…. ? Demanda-t-elle anxieuse de la réponse.
Carson sourit de plus belle
- Tout va bien. Tout va parfaitement bien de ce côté-là, rassura-t-il les yeux brillants
Le sourire d'Elizabeth réapparu alors, éclatant. John, quant à lui, n'avait toujours pas compris et regarda les deux docteurs alternativement. Mais non, rien, pas de déclic.
- Attendez.. Moi je ne comprends toujours pas…Je..
- Il n'y a pas qu'une personne qui pourrait souffrir d'une incompatibilité sanguine John, tenta de l'éclairer Elizabeth, puis voyant que celui-ci ne comprenait toujours pas, elle repris, en baissant le ton de la voix, il est plus prudent pour le bébé qu'ils transfusent du sang O-, surtout si c'est celui de son père…
La lumière se fit dans l'esprit de Sheppard. Et un sourire apparu alors sur ses lèvres. Il était heureux pour son ami. Puis très vite, de la colère apparu sur son visage.
- Vous n'auriez pas pu me le dire ???? S'énerva-t-il, Jamais je ne l'aurais envoyé sur le terrain sachant ça !
- C'est faux John, et vous le savez aussi bien que moi, répondit Carson posément La mission devait être sans risque, donc aucune raison de l'écarter. Et surtout, nous l'avons appris hier, et… enfin…on a pas eu le temps, ni la volonté, de prévenir qui que ce soit entre ce moment et le moment où Laura a été appelé pour partir en mission. Je pense qu'aucun de nous deux n'a envie de se souvenir pourquoi, même si on aurait voulu, le moment était des plus mal choisis pour se parler.
John rougit un peu, toujours pas remis de la mésaventure de la veille. Il eut un choc en pensant cela d'ailleurs. Oui la veille. Moins de 24H. Et pourtant il avait l'impression d'avoir vécu 100 jours ses dernières heures. Tant de choses c'étaient produites. Mais c'était comme ça sur Atlantis. Comme si, depuis qu'ils étaient ici, la vie c'était accélérée.
Une infirmière le poussa un peu et vint arrêter la prise du sang de Carson. Elle colla un coton sur son bras et apporta avec elle la poche sanguine. Des brancardier vinrent chercher Laura et l'emmenèrent vers la salle d'opération. Carson regarda tristement et inquiet la jeune femme partir.
- Qui l'opère ? Demanda Elizabeth.
- Lindbergh. C'est le meilleur chirurgien qu'on ait ici.
- Je croyais que c'était vous le meilleur, plaisanta John pour détendre son ami qu'il sentait tendu.
- Peut-être, répondit l'écossais, sérieux, mais la déontologie nous interdit d'opérer nos proches et notre famille. Et puis, je me vois mal réussir un opération, si simple soit-elle, maintenant.
Ces paroles rassurèrent les deux dirigeants de la cité. Le médecin était enfin conscient de ce qu'il se passait et de ses limites. Sans bronchés il laissait un de ces collègues s'occuper de ses patients et de sa fiancée, sachant parfaitement qu'il en était pour le moment incapable.
Le docteur Biro sorti de la salle d'autopsie, comme affolée. Elle rejoint d'un pas vif John, Elizabeth et Carson.
- Nous avons un problème, je viens de faire les test sanguin du docteurs Roberts, 3 fois, ils sont formels, sa crise cardiaque n'était pas naturelle, elle a été empoisonnée.
A suivre.
Alors, surpris ? pas surpris ?
