Comme promis, certes un peu plus tard que prévue, le second chapitre du jour
Rodney descendit du Jumper. Il aurait du aller directement à l'infirmerie pour l'examen post-mission. Mais il ne s'en sentait pas le courage et il avait besoin d'autre chose. Même s'il refusait de l'admettre, l'accident de Laura, la mort de Roberts et Carson qui perd ses moyens l'avait vraiment secoué. Il se dirigea donc directement, non pas dans ses quartiers, mais dans ceux de Katie Brown. Il se cacha lorsqu'il vit passé John et Elizabeth près de l'infirmerie. Il n'avait pas envie de parler, de faire semblant que rien ne le touchait, d'entendre des sarcasmes ou même un simple « Comment ça va Rodney ? ». Il avait juste envie… de tendresse oui, c'est cela. Et il ne connaissait qu'une seule personne sur cette cité capable de lui en apporter.
Sans frapper, ils sortaient ensemble depuis quelques mois, cela été devenu inutile, il rentra dans les quartiers de sa belle. Elle dormait encore. Avec un léger sourire sur les lèvres, il s'assit sur une chaise et l'observa. Il la trouva belle dans son sommeil. Elle était sereine, et son sourire indiquait que ses rêves devaient être des plus agréables. Rodney entendit le réveil se déclancher. D'un geste, il l'éteignit avant qu'il est eu le temps de sonner. Il s'assit alors sur le lit et entreprit d'offrir un réveil doux à Kati. Il lui caressa les cheveux et déposa un baiser sur ses lèvres.
A peine réveiller, la jeune femme répondit au baiser. Elle glissa les bras autour de la nuque du scientifique et le fit s'allonger contre elle dans le lit. Il s'y plia sans râler, au contraire.
- Que me vaut un tel réveil ? Demanda d'une voix endormi mais heureuse Kati lorsque le baiser prit fin.
Elle se blotti contre Rodney, qui l'entoura de ses bras sans se faire prier. Le nez plongé dans les cheveux de la jeune femme, il prit une profonde inspiration avant de prononcer les mots qu'il avait prononcé qu'une fois dans sa vie entière. Et ce n'était pas à une femme, et c'était très récent. C'était à sa nièce, à l'hiver dernier.
- Je t'aime, murmura le scientifique.
La voix était hésitante mais le ton était sur. Kati n'en croyait pas ses oreilles. Elle connaissait les sentiments que le scientifique avait pour elle. Il n'y avait aucun doute quand on le connaissait. Son comportement, ses gestes doux et attentifs, sa manière de lui parler, toujours à voix égale, sans jamais s'énerver même lorsqu'il était en colère, tout hurlait qu'il l'aimait. Mais jamais elle ne se serait attendue à ce qu'il le dise, qu'il prononce ces trois petits mots un jour. Elle se détacha un peu de lui, l'observa avec attention. Dans ses yeux, elle vit de la confusion, presque de la détresse, de l'amour, pour elle, et de la peur.
- Qu'est-ce qu'il se passe Rod' ? Demanda-t-elle en lui caressant la joue.
Il baissa les yeux, et sans la regarder, encore mal à l'aise avec ses sentiments, il lui expliqua.
- Je…j'ai vu, enfin… tu sais que Cadman a été blessée en mission hier ?
- Oui, j'ai entendu.
- et… enfin, j'ai vu la réaction de Carson, j'ai vu sa détresse, son désespoir. Et à un moment… je… je me suis mis à sa place… si ça avait été toi… et je me suis rendu compte que…. Que je m'en voudrais toute ma vie s'il t'arrivait quelque chose avant que j'ai eu le temps…le courage plutôt de te dire que je t'aimais. Expliqua-t-il avec tendresse, et hésitation.
Kati était si touchée que les larmes lui venaient aux yeux. Rodney ne compris pas la signification de ses larmes.
- Hey… Je veux pas te faire pleurer…dit-il, affolé, enfin, je veux pas qu'il t'arrive quelques choses, et il t'arrivera rien… enfin je suis sure que tout ira bien… hey… Ne pleure pas… Ce n'était pas le but de te rendre triste… Katie…
- Je ne pleure pas parce que j'ai peur où que je suis triste gros bêta, ria Katie à travers ses larmes en tapant doucement la poitrine de Rodney. Je pleure parce que… je suis heureuse. Ce sont des larmes de joies…
Pour lui prouver ses dires, elle l'embrassa profondément. Le baiser, d'abord chaste devint rapidement plus sensuel. Beaucoup plus sensuel.
Plusieurs dizaines de minutes plus tard, ils reposaient, essoufflés mais heureux, dans le lit de la botaniste. La tête de la jeune femme reposait sur la tête du scientifique. D'un coup, d'un seul, sans savoir pourquoi, Rodney l'entendit rire.
- Hey… qu'est qui si marrant ? Tu fais partager ? La taquina le canadien.
- C'est… juste… je suis bien là. Avec toi, répondit la jeune femme en se blottissant contre lui.
- Et c'est si drôle que ça ? S'étonna le scientifique avec une moue boudeuse.
La jeune femme l'embrassa, craquant complètement à chaque fois qu'il grimaçait ainsi.
- Non c'est juste…. Je suis heureuse, tu me rends heureuse.
Heureux de ses paroles, plus qu'il ne l'avait jamais été, il l'embrassa. Plus tôt qu'il ne l'aurait voulu, Katie coupa court au baiser.
- Heym ! S'écria Rodney, mécontent de cette interruption.
- Je suis déjà en retard !rétorqua la botaniste en se levant. Mais on peut finir sa sous la douche. Ajouta-t-elle avec un clin d'œil aguicheur.
Ni une, ni deux, Rodney sorti du lit et fut dans la salle d'eau, bien avant sa petite amie.
Quelques longues minutes sous l'eau chaude plus tard, ils sortirent ensemble des quartiers de la jeune femme. Voyant le regard triste de son canadien, et bien qu'elle sache qu'il n'appréciait pas trop ça, elle lui donna un baiser, sur la joue, et lui murmura quelques mots de réconfort. Rodney lui sourit, tenta de mettre de la chaleur, en vain.
- Tu vas faire quoi aujourd'hui ? Lui demanda alors Katie pour tenter de lui changer les idées.
- Je vais allez à l'infirmerie… je vais prendre des nouvelles de tout le monde… et j'ai toujours pas fait mon check-up.
Il croisa Elizabeth et John à l'entrée de l'infirmerie. Il ne leur fît qu'un signe de tête voyant leur visages fermés et soucieux. Lorsqu'il pénétra dans l'âtre des médecins, il vit Carson, assis dans la salle d'attente, les coudes sur les genoux et les mains soutenants son menton, pensif. Il fût étonné de son inactivité alors que les patients abonder. Rodney s'assit à côté de son ami.
- Des nouvelles ? Demanda-t-il en désignant du menton les portes de la salle d'opération.
- Pas encore, mais ça ne fait qu'une heure qu'ils ont commencé. C'est normal, soupira Carson.
- Et vous ne bossez pas ? S'étonna Rodney.
- Weir m'a suspendu ! L'informa le médecin.
- La vache ! S'exclama le canadien.
- Non, elle a eu raison, soupira Carson. Je le mérite.
Rodney fit une moue dubitative, mais n'ajouta rien. En silence, il attendit avec son ami que Lindbergh sorte enfin de cette salle d'opération.
A suivre.
Reviewer please les gens
