Je suis profondément désolée pour le titre du chapitre... Mais moi ça me fait rire... mais désolée !!
Ce chapitre est encore plein de mamour mais promis après je me calme... pas que j'aime pas la guimauve mais là ça commence à bien faire.
A oui, surprise, y'a des français sur Atlantis... et le prénom ne veut pas dire que c'est moi, juste que la stylo est tombé sur celui quand je l'ai envoyé contre mon calendrier !
Merci encore à Clio, et à ceux qui lisent en silence, même si je préférerai qu'ils parlent !
Allez je vous laisse avec le chapitre du jour.


Éva surveillait attentivement l'infirmière Martine Durant qui bandait le bras du major Lorne. Elle n'était pas de nature jalouse, surtout quand une relation avec un homme était à ses balbutiements, simplement, elle connaissait cette infirmière et avait du mal à lui faire confiance. Elle était très compétente, ça il n'y avait pas de problème, mais, justement à cause de ça et de son expérience auprès des grands blessées, elle avait tendance à négligé les blessures bénignes. Elle était le genre d'infirmière à se plaindre des patients venant pour un rhume ou une écharde sur le doigt. Et donc à les expédier aussi vite que possible, prétextant que cela leur donnait du travail pour rien. Une vraie française!

Et bien que la blessure d'Evan, une longue coupure le long de l'avant-bras, ne nécessitait pas une attention particulière, il y avait tout de même des risques d'infections ou de mauvaise cicatrisation pour peu que ce soit mal soigné.

Notant sa vigilance, le militaire envoya un sourire de remerciement à Éva, qui lui répondit avec automatisme.

- Hey le joli cœur, au lieu de sourire à votre belle, concentrez-vous sur ce que je vous raconte, interpella Martine avec un sourire taquin sur les lèvres.

Evan rougit, encore, et se concentra sur les conseils que lui donnait la française afin de préserver sa blessure. Voyant qu'il avait vraiment du mal à suivre, Martine laissa tomber.

- Allez, ce n'est pas grave, vous avez votre propre infirmière, quoiqu'elle n'a pas l'air très en forme ! Conclut-elle avant de congédier le militaire en le poussant légèrement au niveau de l'épaule.

Lorne descendit du lit sur lequel il était assis et rejoignit Éva. Et la française disait vrai. L'allemande avait de larges cernes sous les yeux, s'efforçait de contenir ses bâillements et semblait combattre pour garder les yeux ouverts. Il s'accroupi face à elle afin d'être à la même hauteur. Il prit son menton de sa main valide et, prit d'une impulsion, l'embrassa doucement.

- Tu veux que je te raccompagne jusqu'à tes quartiers ? Demanda-t-il d'une voix douce.

- Je…non, merci… je préfère rester ici…. J'aimerai savoir comment va Laura, répondit-elle avec un sourire attendri.

- Tu es sûre ? Insista Evan. Je suis désolée de te dire ça, mais tu n'as vraiment pas l'air bien. Tu ferais mieux d'aller dormir Éva.

Il lui caressa doucement l'épaule, comme pour adoucir ses propos. L'infirmière lui sourit et lui caressa la joue, rugueuse par la barbe dure qui repoussait. Elle aimait bien, ça lui donné un look négligé, qui lui allait parfaitement bien.

- Tu peux parler, se moqua l'infirmière d'une voix douce, tu as une tête de déterré!

- Hey ! Fît Lorne, mimant l'indignation. Il prit une expression plus sérieuse et ajouta : Je sais. On est tous épuisés. Mais toi plus que les autres. Tu as été formidable et tu as vraiment besoin de te reposer.

- Je sais mais…..

L'infirmière baissa les yeux, reconnaissant que le major n'avait pas tort du tout. Elle jeta un coup d'œil à Carson et Rodney, assis côte à côte sans échanger un mot. Depuis qu'ils étaient revenus sur Atlantis, elle était restée là, à l'infirmerie, elle avait vu passer tout le monde ou presque, même Sheppard, Weir, Biro, en grande discussion à un moment mais elle n'avait pas osé s'approcher pour savoir de quoi il retourner. Elle avait trouvé un bon prétexte pour rester dans les parages, elle attendait avec lui qu'Evan soit enfin prît en charge. Ça lui permettait ainsi de rester sur place et d'avoir les informations sur l'état de Laura, sans que personne s'inquiète de sa présence ou ne la pousse à prendre un repos mérité et dont elle avait grandement besoin.

Mais maintenant que le militaire avait été soigné, elle n'avait plus d'excuse et si ce n'était Lorne, bientôt une autre personne allait la pousser à prendre du repos. Mais elle voulait être là, elle s'inquiétait grandement pour son amie et savait que jamais elle ne pourrait dormir sachant qu'elle subissait une opération.

Suivant son regard, Evan comprit où l'allemande voulait en venir. Il soupira, compréhensif et lui-même proche de cet état de penser.

- Je vois, je comprends, lui dit-il, on va attendre alors ! Mais avant, viens manger un morceau avec moi au mess.

- N…

- Ah ! Pas de non mademoiselle. On en aura pour 10 minutes, juste 10 petites minutes, et je sais pas toi, mais moi, si je mange pas quelques choses bientôt, je vais tomber dans les pommes…et je supporte pas de déjeuner seul…tu vas pas me laisser y aller seul, tu me ferais pas ça hein ? Dit-il avec les yeux suppliant d'un cocker battu.

Éva fondit complètement et abdiqua en riant doucement. Elle se leva et sortie de l'infirmerie, bien vite suivit par son major.

Arrivés au mess, ils s'installèrent à une table à l'écart. Les exploits de l'infirmière avaient déjà fait le tour de la cité et ils avaient eu du mal à avancer sans être arrêté par un atlante souhaitant la féliciter pour son courage. Evan avait d'ailleurs fait office de garde du corps lorsque les habitants de la cité devenaient un peu trop pressant et l'empêchaient d'avancer.

Alors qu'il attaquait une deuxième omelette, Evan regarda l'assiette d'Éva et se rendit compte qu'elle n'avait toujours rien avalé.

- Mange un peu s'il te plait. Tu n'as pas touché à ton assiette. Tu vas te bousiller la santé là, conseilla Evan.

- Je sais mais je… je ne pourrais rien avaler, rétorqua l'infirmière d'une voix faible.

Le major allait insister lorsqu'un intrus s'installa à leur table. C'était le major Rages.

Ce dernier venait d'être informé de sa nouvelle mission par le docteur Weir. Il n'en était pas très heureux, mais il était fier de la confiance de la dirigeante de la cité. Il avait donc décidé de s'y mettre directement et d'interroger tout le monde. Et comme la discrétion était de mise, il avait décidé de commencer en parlant à tout le monde de manière qui semblerait anodine. Cela le ferait passer au mieux pour un homme curieux, au pire pour une commère. Sa réputation allait en prendre un coup dans les premiers temps, mais il espérait que lorsque tout serait révélé, les atlantes comprendraient.

Surtout que cette mission lui paraissait diablement difficile. Il détestait devoir soupçonner des collègues, encore plus ceux qui lui inspiraient une confiance sans borne comme le major Lorne. Il était persuadé que cet homme ne ferait jamais de mal à une mouche, mais il se devait de rester professionnel et cela lui demander d'oublier un temps son feeling à propos des habitants de la cité. Surtout que, Weir avait raison, il n'était là que depuis un mois, et ce n'est pas dans un aussi court laps de temps qu'on peut être sur d'une personne. Les gens cachés parfaitement bien leur secret et la noirceur de leur personnalité, et on ne découvrait leur pire défaut qu'après les avoir côtoyé pendant un long moment.

- Lorne, Mademoiselle, salua-t-il après s'être assis. Je ne vous dérange pas j'espère ? Dit-il, mimant une hésitation.

- Non, du tout, installez-vous, grognant Lorne d'un ton ironique.

- Evan !!! S'offusqua l'infirmière. Ne l'écoutez pas Major, vous pouvez vous asseoir.

Avec un sourire pour l'allemande, le militaire s'assis à côté de son collègue. Ce dernier lui offrit un regard noir mais ne dit mot. Après tout, fallait bien que Rages mange aussi.

Le nouvel enquêteur de la cité commença à manger son petit déjeuner tout en réfléchissant à comment débuter la conversation sans éveiller les soupçons.

A suivre.


Alors, que pensez-vous de ce chapitre ?
Je dois dire qu'il risque d'êtrre le dernier ou l'avant dernier avant une bonne semaine voire 10 jours.. demain ou après demain je rentre chez mes parents pour 2 mois. Il faudra le temps que mon fournisseur internet déménage la ligne avant d'avoir de nouveaux chapitres. Vous m'en voyez désolée, mais j'y suis pour rien ! voilà.

A vos reviews jeunes gens de bonne lecture.