Salut les amis. Voici le dernier chapitre avant une pause d'une dizaine de jour, en raison de vacances et de "Faut du temps à Orange pour ouvrir une nouvelle ligne d'internet parce qu'ils veulent pas transférer la mienne". Je tenterai peut-être uploader de temps à autres, et je dis bien peut-être, via quelques cybers cafés et visite à certains membres de ma famille et amis qui ont eux une connexion à internet ( je vous jure, avoir des parents technophobes, c'est pas la joie)

Donc chapitre un petit peu plus long que d'habitude, mais quand je reviens, vous en aurez plein plein plein à vous mettre sous la dent. (Non pas 10 d'un coup, mais peut-être 2 par jours, c'est sympa non ?)


Rages jouait avec sa fourchette dans sa nourriture. Il triturait une pauvre part de bacon qui ne lui avait rien fait. Lorne le considéra avec attention. Son collègue semblait particulièrement nerveux. Pour le peu qu'il le connaissait, ce n'était pas vraiment un trait de son caractère.

- Rages ? Un problème ? Lui demanda-t-il.

- Hein ? Non, désolé, je cherchais un moyen original et pas trop ridicule pour vous féliciter de votre courage mademoiselle Hallberg. J'ai entendu ce que vous avez fait et je trouve ça formidable, répondit le major avec un sourire.

- Je…Merci. Mais je n'ai rien fait d'extraordinaire, répondit Éva en rougissant. N'importe qui aurait fait ça à ma place. Je n'ai pas grand honneur.

- Tu plaisantes ? S'exclama Evan. Rages a raison, c'était vraiment formidable, courageux, il n'y a pas grand monde qui aurait fait ça.

- Ici ? Tout le monde l'aurait fait, y compris McKay s'il avait pu, tempera l'allemande.

- Tu es trop modeste pour ton propre bien, souri le militaire en lui caressant la main.

- Euh… je vous dérange ? Taquina Rages en voyant la complicité entre les deux.

Lorne retira vite sa main de celle d'Éva et les deux baissèrent les yeux, souriant et rougissant dans le même temps.

- Quelques choses m'intrigue ? Pourquoi n'a pas pu, ou un militaire confirmer dans ce genre d'exercice ? Interrogea Rages.

- Le passage était trop étroit. Seule une femme pouvait passer. Teyla étant blessée, il a fallu choisir parmi les infirmières. Et Éva a tout de suite acceptée, expliqua Lorne.

- Je ne savais pas que Teyla avait été blessée, fit mine de s'étonner l'enquêteur. Dans ce cas pourquoi est-elle restée sur la planète ?

- ça ce voit que vous êtes ici depuis peu de temps Rages. Ici, on n'abandonne personne. Si un de nous à des problèmes, alors c'est toute la cité qui en a. Si l'un de nous est en danger de mort, c'est tous les habitants de la cité qui sont concernés. Teyla était sur place lorsque l'accident est arrivé, et pour rien au monde vous ne l'auriez fait rentrée sur Atlantis. Tout comme moi, ou McKay et même les docteur Walter et Roberts. Nous étions tous blessés ou inutile pour les recherches. Nous étions pourtant présent, juste pour soutenir les autres. Et chacun à trouver sa manière d'aider. McKay nous prévenait des répliques à venir, Teyla et Roberts avec quelques autres s'occupait des ravitaillements. Et même si on a aucune tâche attribuer, le fait d'être là, d'être avec les autres et de les soutenir, de les aider à gérer le stress que ça implique, exposa Evan avec un clin d'œil à la jeune femme sur la dernière phrase. Bref, ce qui nous lie tous, ce qui fait que le contingent d'Atlantis est une grande famille plutôt qu'une base militaire ou internationale comme les autres, c'est cette solidarité qui nous lie tous et toutes, du jeune gamin assistant à la lingerie au docteur Weir, en passant par les responsables de chaque section, conclut-il avec force

Rages fît une note mentale. Il faudrait qu'il interroge Teyla au plus vite, elle serait la plus à même à savoir à quel moment Roberts a pu ingérer la substance et surtout comment quelqu'un aurait pu introduire le poison dans la nourriture ou l'une des boissons du docteur Roberts.

- Vous devriez vous lancer en politique Lorne, se moqua-t-il tout de même, vous convaincriez le plus indécis des électeurs. Ce n'est pas un peu…..

- Grandiloquent ? Termina Éva pour lui. Un peu je trouve aussi, ajouta-t-elle avec un sourire adresser à Lorne, mais dans le fond, il n'a pas tort. Vous vous rendrez vite compte qu'ici, c'est comme un gros village. Tout le monde connaît tout le monde, ou presque. Et un profond respect existe pour chacun d'entre nous. Ne vous moquez pas Major, vous vous en rendrez compte bien vite.

Il aurait aimé la croire, mais il était un des rares à savoir que cette belle utopie n'était que façade. L'un d'entre eux avait commis un meurtre. Avait autant de respect pour une vie humaine qu'un moustique pour une fourmi. Mais cette petite discussion n'avait pas été inutile. Il savait que faire ensuite, et n'interrogerai pas les gens au hasard de ses rencontres, et son intuition lui criait qu'il pouvait rayer le major Lorne et l'infirmière Hallberg de la liste des suspects. Où alors chacun d'eux étaient d'excellents acteurs. Ce qui n'était pas impossible lui souffla une petite voix.
En silence, ils reprirent leur repas. Lorne posa sa fourchette dans son assiette vide. Du regard, il interrogea Éva, qui hocha la tête en signe d'affirmation.

- Si vous voulez bien nous excuser Major, dit Lorne en se levant, bientôt imité par Éva.

- Bonne journée, leur souhaita Rages.

- J'en doute, murmura Hallberg pour elle-même, mais les deux hommes l'entendirent.

Ils s'éloignèrent de la table. Rages les observa. Il vit Lorne prendre discrètement la main de l'infirmière et entendit lui dire « Ne t'en fait pas, ça va bien se passer ».

Arrivés à l'infirmerie, le couple rejoignit la salle d'attente ainsi que Carson et Rodney directement. Les deux hommes ne se parlaient pas, et l'anxiété était palpable dans la salle. Ils s'assirent dans des fauteuils en face des deux hommes.

- Des nouvelles ? Demanda le militaire doucement

- Toujours pas, soupira Carson avec une voix faible qui laissait transparaître son inquiétude.

Evan hocha la tête et s'assis confortablement dans son fauteuil. Quelques minutes plus tard, il senti un poids sur son épaule gauche. Il tourna la tête et vit qu'Éva l'avait choisie comme oreiller. La pauvre femme était tellement épuisée, nerveusement, moralement et physiquement, que malgré son inquiétude et sa volonté, elle n'avait pas tenu et s'était endormi. Un sourire tendre flotta sur ses lèvres. Il dégagea doucement son visage de quelques cheveux qui s'y était aventurés et déposa un baiser sur le haut de son crâne. Il attrapa la couverture que lui tendait l'infirmière Durant et la déposa sur les épaules de la jeune infirmière. Lorsqu'il se retourna vers les deux hommes, il croisa le regard amusé de Rodney et celui, plus tendre mais tout de même amusé aussi de Carson.

Il leva une main en signe d'impuissant qui pouvait vouloir dire « Qu'est-ce que je peux faire d'autre ? » comme « Un mot et vous êtes morts ». Les deux scientifiques ne firent donc aucun commentaire.

Après encore une heure d'attente, alors qu'Evan était sur le point de s'endormir à son tour, le docteur Lindbergh sortie de la salle d'opération.

En le voyant, Carson nota mentalement de penser à se changer la prochaine fois qu'il devrait parler à la famille et aux amis du patient après une opération. Car la tenue pleine du sang de Laura de son collègue le rendait vraiment nerveux. L'arrivée de Lindbergh réveilla Éva, qui se leva d'un bond en attente du compte rendue du médecin.

Avant même que personne ne pose de question, Lindbergh prît la parole.

- Nous avons remis en place la fracture et les os. Malheureusement, j'ai du retirer une bonne partie des muscles, ils commençaient à se nécroser. Elle va avoir besoin d'une longue rééducation, et je ne peux pas vous assurez qu'elle retrouvera 100 de l'usage de son bras.

- Et pour la blessure à la tête ? Interrogea Carson.

- Ce n'était rien. Une profonde entaille mais rien n'a été touché. Elle n'a qu'une sévère commotion cérébrale. Je pense qu'elle devrait se réveiller dès que les effets de l'anesthésie se seront dissipés.

Le soupir de soulagement de Carson s'entendit dans toute l'infirmerie. Soulageait à son tour et heureux pour son ami, Rodney donna un tape entre les épaules avec un rire nerveux. Il ne s'était pas rendu compte qu'il était aussi anxieux, mais le soulagement qu'il éprouvait ne faisait aucun doute sur son état d'angoisse plus tôt. Heureuse, Éva sauta au cou de Lorne, qui la serra dans ses bras sans se faire prier. Il sentit les larmes de la jeune femme contre sa peau. Maladroitement, il lui tapota le dos d'une main, tout en serrant l'épaule de l'écossais de l'autre.

Après ce court moment de réjouissant, Carson se reprit. Il s'éclairci la gorge.

- Je peux la voir ? Demanda-t-il à Lindbergh.

- Bien sûr, répondit le médecin avec un sourire. Dès qu'on aura fini le plâtre, on la transfère dans la salle commune.

Carson fît une grimace, mais il savait qu'ils n'avaient pas le choix. Les chambres individuelles n'existaient pas ici, sauf celles d'isolations. Et ils ne pouvaient pas se permettre de les utiliser sans une bonne raison.

Cependant il remercia Lindbergh d'un sourire quand il se rendit compte que ce dernier avait ordonné qu'on prépare le lit le plus reculé de l'infirmerie, l'endroit le plus discret et le plus calme.

L'autrichien fît un signe de tête et parti prendre une douche bien mérité après cette opération.

- Vous devriez l'imiter, conseilla Éva à Carson.

- Pardon ?

- Vous devriez vous aussi allez prendre une douche Docteur. Laura ne se réveillera pas avant une bonne demi-heure. Ça vous laisse largement le temps de prendre une douche, de vous changer voire même d'avaler un morceaux, conseilla l'infirmière.

- vous avez raison mais…

- Ne vous inquiétez pas Carson, je reste avec elle pendant ce temps si vous le souhaitez, l'informa Rodney.

L'écossais hésita, puis devant les regards insistant de Lorne, Éva et Rodney, il abdiqua.

- Merci Rodney… n'hésitez pas à me prévenir dès qu'elle se réveille d'accord ?

- Je ferais ça, allez-y, vous perdez du temps là.

Après une dernière hésitation, Carson parti d'un pas rapide vers ses quartiers. Lorne et Éva le suivirent bientôt, afin de s'offrir un repos bien mérité, chacun de leur côté.

Rodney lui, soupira. Lorsque Laura fût installé dans le lit préparé pour elle, il s'assit dans la chaise à côté, et veilla sur la jeune femme en attendant le retour de Carson.

A suivre


Voilà pour ce chapitre. Je me souhaite de bonne vacances, une bonne chance à ceux qui passent des examens. Vous avez une dizaine de jours pour reviewez, profitez-en, que je trouve plein plein plein de reviews quand je reviendrais sur le net hein !!! ça me fera tellement de bien !!!