John ruminait dans son lit. Il refusait de comprendre pourquoi il ne pouvait pas mener l'enquête. Enfin si, il comprenait la point de vue d'Elizabeth. Elle était toujours sur la sellette et elle n'avait pas droit à l'erreur. Et aux yeux de la commission, c'était une erreur de donner l'enquête à une personne qui ne pouvait être objectivement écarté de la liste des suspects. Cependant, il avait été déçu, et blessé. Il avait beau comprendre cela n'empêchait pas que la pilule soit dure à avaler.
Il soupira un bon coup. Il ne servait à rien de ressassé ces mêmes pensés, ça ne mènerait à rien. Et surtout ça l'empêcher de dormir, chose dont il avait bien besoin. Seulement, le fait de savoir qu'il y avait un meurtrier sur Atlantis, et surtout de ne pas connaître le mobile de ce meurtre lui faisait perdre le sommeil. Rien ne lui disait que c'était un acte isolé et non l'œuvre d'un fou furieux qui aurait berné tout les psychologues consultés avant d'obtenir son accréditation. Cette pensée le fit se lever en sursaut et enfiler son pantalon et son T-shirt à toutes vitesses avant de courir jusqu'au bureau d'Elizabeth. Ils fallaient absolument renforcer la sécurité sur Atlantis. Comment n'avait-il pas pensé à ça plus tôt ? Ah il était beau le chef de la sécurité qui ne pensait pas à doubler les gardes alors qu'un meurtrier se baladait dans la cité. Sans frapper, sans faire attention que le docteur Weir n'était pas seule dans son bureau mais en compagnie du major Lorne, qui lui ne semblait toujours pas avoir pris du repos, il déboula dans le bureau.
- Nous devons absolument renforcer la sécurité Elizabeth. Je sais que vous ne voulez rien dire, et je suis d'accord, mais on ne peut pas risquer le meurtre d'une autre personne, s'exclama le colonel.
Il remarqua qu'il avait fait un bourde lorsqu'il vit Elizabeth fermer douloureusement les yeux puis lui envoyer un regard noir. Il remarqua alors la présence du major Lorne. Il ferma à son tour les yeux et se frappa le front avec son poing.
- Et merde, jura-t-il.
- Comme vous dîtes colonel, fît Elizabeth d'un ton dur. Veuillez fermer la porte, ordonna-t-elle ensuite.
John obéit et vint s'asseoir à côté d'un Lorne ahuri par ce qu'il venait d'entendre.
- Attendez…. Vous avez dit meurtrier ? Qui a été tué ? Demanda-t-il
- Roberts, répondit calmement Elizabeth. Son arrêt cardiaque n'était pas naturel, elle a été empoisonnée. Et nous ne savons pas par qui, une enquête est en court, mené par le Major Rages, ajouta-t-elle en voyant que Lorne allait lui poser des questions.
- Je comprends mieux, murmura Evan pour lui-même, se souvenant de la scène du petit déjeuner où il avait trouvé Rages particulièrement curieux. Il comprenait mieux le sens de ses questions, et sa nervosité. Il n'aurait en effet pas être à sa place. J'imagine que vous ne voulez pas que toute la cité soit au courant pour éviter un mouvement de panique.
- Et on espère que le coupable deviendra négligeant et ne se méfiera pas de Rages, expliqua Elizabeth
- Sauf votre respect Madame, je ne comprends pas pourquoi ce n'est pas le colonel qui mène l'enquête, interrogea Evan.
- Parce que je suis suspect, tout comme vous, McKay, Beckett et tout les gens qui se trouver sur cette maudite planète sauf Cadman bien sûr. Grommela John.
- N'en rajoutez pas Colonel, le rappela à l'ordre Weir, vous avez déjà fait une gaffe, j'aimerai que vous ne vous fassiez pas remarquer.
- Mouais… D'ailleurs qu'est-ce que vous faîtes là Lorne ? Je croyais que vous deviez vous reposer !
- C'est moi qui l'est appelée répondit Elizabeth à la place du major. J'ai décelé un problème en lisant les rapports de la précédente mission de leur équipe et je souhaitais en parler avec lui.
- Quel problème ? Interrogea Sheppard, inquiet qu'une autre tuile leur tombe sur le coin du nez
- Rien d'important, expliqua Lorne, Le docteur Fernandes a omis une information importante dans son rapport et le docteur Weir voulait s'assurer que c'était bien une simple erreur non pas un signe de possible trahison de la part de Fernandes.
- Et …? Insista John
- C'est bien une erreur, je n'ai pas quitté Fernandes des yeux de toute la mission, affirma Lorne. Puis-je retourner me coucher Docteur ? Demanda-t-il en réprimant un bâillement.
- Bien sûr, autorisa Weir en souriant, et n'oublia, rien de ce que vous avez attendu ne doit sortir de cette pièce. En dehors de nous trois, seuls Beckett et Biro sont au courant.
- Je ne dirais pas un mot madame, confirma Lorne en ce levant. Monsieur ! Salua-t-il avant de sortir.
Lorsque le Major fût sorti et eut fermé la porte, Elizabeth se tourna vers John avec des flammes dans les yeux. Ce dernier ce recroquevilla doucement sur lui-même, prêt à subir les foudres d'une Elizabeth particulièrement en colère.
- ça vous prend souvent de débarquer dans le bureau des gens comme ça ? Surtout en hurlant ce que nous avions convenue ENSEMBLE de tenir secret ? Je me demande si je ne devrais pas enfin vous apprendre le sens du mot discrétion ! Non mais qu'est-ce qui vous a pris ! Et on a de la chance qu'aucun des techniciens ne vous aient attendu ! Hurla à mi-voix Elizabeth.
John ne répondit rien, sachant que d'une part il l'avait bien mérité celle-là et que d'autre part, c'était la manière dont Elizabeth relâcher le stress qu'elle avait elle aussi subit. Il savait que ça la tuait à chaque fois qu'un atlante, tous sous sa responsabilité, était dans le pétrin et de voir qu'elle ne pouvait rien faire d'autre que d'attendre. Qu'elle n'avait pas le choix. Et que si ça se finissait mal, elle serait celle qui annoncerait la mauvaise nouvelle à la famille, celle qui devrait prononçait ce terrible discours de funérailles. Celles encore qui devraient cacher ses sentiments et se montrer forte, ne jamais montrer son désespoir et son pessimiste, ou réalisme c'est selon les points de vue, afin de ne pas décourager tout le reste de l'équipe.
Alors, sans mot, sans cillement, il accepta les remontrances, admirant le fait qu'elle soit capable d'hurler à mi-voix, de rester donc maître d'elle-même alors qu'elle était dans un état de fatigue avancée, d'énervement extrême et proche de la crise de nerf.
- Je suis désolé, c'est la fatigue et…. La culpabilité de ne pas avoir pensé plus tôt à renforcer la sécurité. S'excusa John lorsqu'elle eut fini.
Elizabeth soupira, et d'un signe de tête elle montra qu'elle acceptait les excuses.
- Pourquoi voulez-vous renforcer la sécurité John ? Demanda-t-elle alors d'une voix lasse.
- Parce que nous ne savons pas qui a tué Roberts, nous ne savons pas si c'est un acte isolé mis en place pour se venger ou je ne sais quoi qui pourrait motiver un meurtre unique, ou si nous avons affaire à un type qui aurait pété les plombs et décidé de décimer le plus de monde possible avant d'être arrêter, expliqua John
- Pourquoi faut-il toujours que vous pensiez au pire ? Soupira Elizabeth, admettant tout de même qu'il avait raison.
- Car c'est ainsi qu'on l'évite…. Parfois, répondit-il.
- Pas toujours Colonel, sachez que la vie, le destin, Dieu ou je ne sais pas ce en quoi vous croyez sait toujours nous réserver des surprises et est capable d'imaginer bien pire que ce que nous avions jamais penser. Soupira Elizabeth, fataliste. Je vais donner les ordres pour doubler la sécurité… je trouverai bien un raison quelconque.
Sur ces derniers mots, elle invita John à prendre congés. Il ne se fît pas prier, pressée lui aussi de rejoindre son lit. Il allait peut-être enfin pouvoir dormir, maintenant que son subconscient avait réussi à lui parler.
A suivre.
Chapitre écrit dans le train entre Nice et Antibes le 7/6/7. Avec du Goldman dans les oreilles, ce qui est bon, et personnes à côté de moi, ce qui est encore mieux. Donc chapitre écrit depuis un petit moment, donc des reviews pleases les gens ! Ça fait tellement longtemps qu'il couve se chapitre
