Rages trouva Teyla dans la salle de repos. La jeune femme lisait « En attendant Godot ». Elle avait commencé le livre depuis plusieurs semaines. Grâce au cours que lui donnait lorsque cela était possible le docteur Fiennes, elle lisait de mieux en mieux l'anglais. Le linguiste lui avait conseillé de se mettre à la lecture de roman pour consolider son savoir. Teyla était donc venu choisir un livre dans la bibliothèque d'Atlantis. Et comme elle n'avait aucune idée du contenu ni de la qualité des écrits elle avait choisi par rapport au nom de l'auteur, non pas parce qu'elle savait qu'il était bon, mais simplement car il portait le même nom que le médecin chef de la base. Cela l'avait amusé. Elle savait bien que le critère du choix n'était pas le meilleur, mais il fallait bien commencer par quelques choses.

Le major observa un moment l'athosienne absorbée par sa lecture. Il tenta de lire en elle comme elle lisait dans le livre. Ce fût peine perdue. De toute manière, il n'avait jamais cru en la télépathie. Et surtout deviner les sentiments de quelqu'un sur une affaire alors que cette personne est concentrée sur totalement autre chose était d'une stupidité sans nom. Il s'assit à côté de Teyla et inspira discrètement afin de se donner du courage. Il espérait qu'elle ne soit pas comme sa mère qui aurait tué n'importe qui l'interrompant dans une lecture. Surtout qu'il avait déjà vu Teyla à l'œuvre, et bien qu'elle ait une cheville blessée, il n'aimerait pas qu'elle s'en prenne à lui.

Il s'éclairci la gorge avant de commencer son approche.

- Alors, ils attendent toujours ? Demanda-t-il

- Pardon ? S'excusa Teyla, ne comprenant pas la plaisanterie.

- Non, rien, une vieille blague de collégien. Je ne vous ai pas dérangé j'espère ? Fît sembla de s'excuser Rages.

- Non, pas du tout. Que puis-je faire pour vous Major ? Demanda poliment Teyla.

Et mince, grillé se dit Rages. OK, là il est avait été fort, avec de gros sabot. Même un aveugle l'aurait vu venir à plus de 100 mètres. Mais bon, il lui fallait tout de même enchaîner comme si de rien était et tenter de tourner la conversation vers les événements de la veille.

- euh… rien de particulier. Je vous voyais lire ce livre et je voulais savoir ce que vous pensiez du fleuron notre culture, bafouilla Rages.

- Je croyais que Samuel Beckett était écossais, comme Carson, s'étonna Teyla en regardant le quatrième de couverture de son édition où il était noté une courte biographie de l'auteur.

- Non, il était irlandais, une autre de nos nombreuses nationalités Terrienne, expliqua Rages. Mais, comme beaucoup d'Américain, je suis d'origine irlandaise. Alors que pensez-vous du livre ?

- Je n'en suis qu'au début. Pour le moment, je trouve très intéressant même si je ne comprends pas bien toutes les comparaisons et l'humour dont fait preuve l'écrivain, avoua Teyla.

- C'est normal, vous manquez de référence terrienne. Mais ça viendra en discutant avec les autres et en lisant plus de livre, ne vous inquiétez pas. Mais c'est vrai que vous n'avez pas choisi le plus simple pour commencer.

- Et que m'auriez-vous conseillé Major ?

- hmm… peut-être Harry Potter. Bon d'accord ça ne vous donnerez pas une vision correcte de la société terrienne, nous n'avons pas de sorcier, mais c'est bien plus simple que Beckett, c'est sur.

- N'est-ce pas des livres pour enfants ? Interrogea Teyla un peu contrarié par la suggestion du major.

- A l'origine si, mais regardez l'état des ouvrages ici. Ils ont été lu et relu de nombreuses fois. Et, il n'y a aucun enfant ici. Vous pouvez les lire sans honte, faîte-moi confiance. Surtout qu'avec votre cheville, vous serez sûrement au repos un moment, vous aurez le temps de les lire sans vous interrompre, ce qui est un mieux pour les Harry Potter, plaisanta Rages.

- Oh, ne vous inquiétez pas, c'est juste une foulure, dans quelques jours, je pourrais reprendre le service, assura l'athosienne.

- Comment vous vous êtes fait ça ?

- J'ai trébuché en courant pour sortir au plus vite d'une bâtisse qui s'écroulé. Malheureusement, le lieutenant Cadman, n'a pas eu cette chance, murmura Teyla.

- Ah… Vous faîtes donc partie de l'équipe de sauvetage ! S'exclama Rages comme s'il venait d'avoir une révélation.

- Pas vraiment. Ma blessure m'empêchait de participer, corrigea la jeune femme.

- Alors vous êtes resté tout ce temps à regarder les autres faire ? Fît semblant de s'étonner Rages.

- Non, je n'aurais pas supportée. Je me suis occupée du ravitaillement, expliqua l'athosienne, puis devant le regard interrogateur du major elle ajouta : Faire et distribuer les sandwich, les bouteilles d'eau. Nous sommes restés longtemps là-bas, major et chacun a eu besoin de manger un morceaux ou de s'hydrater. Certains plus que d'autres d'ailleurs, soupira-t-elle.

- Ah bon ?

- Oui. Par exemple nous avons vu souvent le docteur McKay qui prenaient divers sandwich, ou encore le sergent Walkers pour de l'eau, illustra Teyla.

- ça à l'air de vous avoir ennuyé, remarqua Rages.

- Et bien, nous n'avions pas de réserve illimité, s'anima l'athosienne, et ses deux là ont eu du mal à comprendre qu'il ne pouvait pas se servir comme bon leur semblait quand on leur a fait remarquer qu'il devait cessé. D'ailleurs aucun des deux nous a écouté. Heureusement, nous avons trouvé le lieutenant Cadman juste après et avons pu partir. Mais dans le cas contraire, à cause ses deux là nous aurions était en manque.

- Oui, j'imagine que cela doit être énerva… Je m'excuse Teyla, ma pause est terminée, j'ai du travail. Ce fût un plaisir de discuter avec vous, sourit-il en se levant.

Rages sorti de la salle de repos et s'empressa de noter les informations que Teyla lui avait donné dans sa tête. Le comportement du docteur et du sergent était suspect. Insisté lourdement pour se procurer ce avec quoi le poison avait été inoculé au docteur Roberts les posés en tête de sa liste de suspect. Il faudrait qu'il les interroge incessamment sous peu. Dès le lendemain. A ce qu'il avait entendu, aucun des deux hommes n'étaient disponible. Il avait croisé McKay sortant de l'infirmerie comme s'il avait le diable aux trousses, et qui se dirigeait vers ses quartiers. Tandis qu'il savait Walkers dans le bureau de Weir. La dirigeante lui passait un savon pour ses réflexions déplacées qui avait poussé le médecin à lui présenter son poing droit.

Rages fût étonné de comment cette histoire avait fait le tour de la cité. Moins d'une heure après que tout le monde soit rentré sur Atlantis, il avait été mis au courant par la rumeur, entendant l'histoire être raconté par un technicien à toute une tablée du mess. Il savait qu'Atlantis était un gros village et il en était maintenant d'autant plus convaincu après le discours de Lorne et d'Hallberg. Il se doutait bien que la moindre information, le moindre ragot devait être connu en peu de temps par toute la cité. Cependant, il était convaincu que la rapidité avec laquelle le téléphone arabe fonctionner dans la cité ferait pâlir d'envie la plus commère des concierges.

L'enquêteur sortie de la salle de repos et se dirigea vers l'infirmerie. En passant devant plus tôt il avait entendu que le lieutenant Cadman était réveillé et il voulait voir qui serait les premiers à se précipiter à l'infirmerie pour prendre des nouvelles de la jeune femme. Car en dehors de ses amis proches, une personne présente à son chevet très tôt après son réveil serait, pour lui, une personne qui aurait quelques choses à cacher ou une faute à racheter. Ou encore qui se servirait de cette excuse pour se trouver à l'infirmerie et de tenter de se tenir informé des résultats de l'autopsie de Roberts. Bref, cela serait un comportement suspect qui pourrait le mettre sur la voix, et donc des mouvements à observer. De plus, le médecin chef était au courant, il ne lui poserait aucune question quant à sa présence, il n'aurait donc pas besoin, pour une fois, à se triturer les méninges pour trouver une excuse pour expliquer sa présence. Cela le reposera un peu.

Lorsqu'il entra à l'infirmerie, Rages se rendit directement au chevet de Laura. Il se tint à l'écart un moment quand il entendit promettre le médecin de rester au côté de sa petite amie. Quand Carson l'aperçue, quelques secondes plus tard, il fît signe à Rages d'approcher.

- Comment va-t-elle ? S'enquit le militaire

- Aussi bien qu'on peut l'espérer, répondit posément Carson. Mais elle n'a pas encore assimilé toute les conséquences de ses blessures et ne sait pas qu'elle est restée sous terre près de 12H. J'attends qu'elle soit plus en forme pour ça, expliqua le médecin.

- Des bonnes nouvelles en sommes, commenta Rages.

- Oui. Et vous, vous avancez ? Demanda Carson.

- Un peu oui. J'ai 2 suspects en tête qui aurait pu matériellement empoisonné Roberts, mais je n'arrive pas à trouver de mobile, chuchota Rages afin que seul Carson l'entende.

- C'est peut-être là-dessus que vous devriez concentrer vos recherches, conseilla Carson avec un clin d'œil.

Rages ne répondit rien et s'éloigna. Il y avait bien pensé mais pour cela, il fallait qu'il se concentre sur Roberts. Et qu'il interroge ses amis pour savoir ce qu'elle aurait pu faire qui aurait pu conduire une tierce personne à mettre prématurément fin aux jours de l'archéologue. Et il ne pouvait pas encore mener à bien ces interrogatoires, tout le monde n'était pas encore au courant du décès du docteur Roberts et quand bien même, il n'avait pas le cœur d'interroger dès maintenant alors que le corps de la scientifique était à peine froid ses amis et collègues sur les défauts et erreurs de l'archéologues qui auraient pu pousser quelqu'un à la tuer.


C'est tout pour aujourd'hui... à demain les amis