Donc, pas de reviews. Vous êtes tous partie en vacance ? C'est pas grave, je poste quand même. Mais reviewer hein, s'il vous plait.


Après deux heures d'attente vaine, passer à observer Beckett mettre ses dossiers à jour tout en veillant sur Cadman, Rages sortie de l'infirmerie. Personne n'était venu pour prendre des nouvelles de la militaire. Du moins personne de suspect, juste des amis de la jeune femme qui n'était pas concernée par l'enquête. Des scientifiques et des militaires qui étaient sur Atlantis lors de l'empoisonnement du docteur Roberts.

Rages avait d'ailleurs pu se rendre compte que Cadman avait un nombre d'amies impressionnant sur cette cité. En 2 heures, il avait vu défilé pratiquement tout le contingent féminin d'Atlantis.

A peine sortie de l'infirmerie, Rages sortie sur un des nombreux balcons que comptaient la cité ancienne. De la poche intérieure de sa veste, il sortie une Marlboro qu'il alluma à l'aide d'une allumette. Allumette qui atterrit dans l'océan d'Atlantica. Il aspira la première bouffé depuis de trop longue heures et savoura la substance nocive, yeux fermer, visualisant l'image de la fumée sortir et rentrée de ses poumons et le voyage des particules de nicotine jusqu'à son cerveaux. Dieu que c'était bon.

Les fumeurs sur Atlantis étaient peu nombreux. Ils ne devaient être qu'une petite cinquantaine. Par la force des choses, ils étaient devenue tous proches. Il était autorisé de fumer uniquement sur ce balcon là. Le docteur Weir avait limité la zone fumeuse à ses quelques petits mètres carrés. Ils n'en étaient pas très heureux mais c'était mieux que devoir se cacher où attendre un moment de répit en mission sur une autre planète.

Rages fût vite rejoint par le docteur Garcia. L'espagnol bien que médecin était un des plus grand accro à la nicotine et un des maillons du trafic de cigarette qui sévissait sur Atlantis. Un trafic de grande ampleur, qui se faisait au nez et à la barbe de Weir, qui faisait semblant de ne rien voir. A chaque arrivé du Dédale, des dizaines et des dizaines de cartouche de cigarette arrivés dans les bagages du personnel navigant, des recrues revenus de permission voire de nouvelle recrue assez intelligente pour comprendre que des denrées telles que L'alcool, le café, le chocolat et le tabac manquerait à leur collègues. Et certains se faisaient un bon pécule avec ce « marché noir », sur Atlantis. Sachant que le moindre paquet de cigarette s'achetait parfois plus de 12 dollars, même s'il y avait peu de fumeur, il était facile de se faire un bon paquet de fric.

Et Garcia, grâce à se trafic dont il était un des fournisseur le plus important après Chuck, pouvait se vanter de doubler son salaire, et parfois plus, grâce à cela. Le médecin salua d'un mouvement de tête le militaire. Il s'appuya sur le garde-fou et observa Rages. Ce dernier pompait sur sa cigarette comme si ça vie en dépendait. Le médecin fronça les sourcils. C'était un signe évident de stress et il ne voyait pas en quoi le militaire pouvait être stressée, du moins plu que d'habitude.

- Quelque chose ne va pas ? Interrogea-t-il soucieux de son ami.

- Non, rien ne t'inquiètes pas Tony. Ça c'est bien passée tes vaccins ?

- Pas trop non, c'est pour ça qu'on vient à peine de rentrer. Plusieurs gamins ont fait une réaction allergique. Le temps qu'on les stabilise, qu'on rassure les parents et qu'on décide si oui ou non on les ramenait avec nous pour faire des tests…on vient de rentrer. Une mission qui au lieu de durer une demi-journée a durée une journée et demi, expliqua l'espagnol. Et le pire, c'est que je viens d'apprendre qu'on aurait bien eu besoin de moi.

- Il parait que Beckett à fondue un boulon pendant la mission de sauvetage, l'informa Rages.

- Je sais, Lindbergh m'a expliqué pourquoi c'était lui le chef en ce moment. Mais je ne suis pas étonné, confia Garcia. J'ai déjà vu Carson se battre et risquer sa vie et sa carrière pour des inconnus. Alors pour une amie ou encore pour Laura, vu qu'il pensait que c'était elle à ce que je sais, il fallait s'en douter. C'était une erreur de l'envoyer là-bas, malgré tout. Ne te trompe pas, j'adore Weir et je trouve que c'est une excellente chef, mais elle est parfois trop faible et trop indulgente. Malgré tous les arguments du monde, elle aurait dû l'empêcher de partir et le mettre aux congés forcés.

- Tu es dur avec le doc, Doc ! Taquina Rages.

- Peut-être, mais il faillait faire ça. On a eu de la chance, il n'est rien arrivé et la folie passagère de Carson n'a pas aggravé la situation. J'ai déjà vu ça de nombreuse fois, et généralement, ça se finit bien plus mal, avec des erreurs médicales grossières qu'un élèves de première année de médecine ne ferait pas, et la mort de patients venus là pour une entorse et qui sortent avec une septicémie. Tu vois, cette fois, on a eu de la chance, d'après Lindbergh la mort de Roberts était inévitable, mais la prochaine fois…

Il laissa sa phrase en suspens exprimant ainsi l'idée que la chance pourrait bel et bien tourner. Il tira une dernière bouffée sur sa cigarette et la jeta dans l'océan. Il suivit du regard la course du mégot et soupira.

- J'y retourne, avec les gamins et Carson suspendu, j'ai du boulot qui m'attend, salua Garcia en sortant d'un pas vif.

- Attends, t'as pas un paquet pour moi ? Quémanda Rages

- Nope, vois avec Chuck, je crois qui lui en reste, lui conseilla l'espagnol

- Mais il ne fume pas, il fait aussi du trafic ? S'étonna le militaire.

- Bien sûr, il a vite compris le filon le petit canadien. Il est de tous les trafics et ne touche à rien. Du coup, il se fait un fric monstre sans jamais toucher à la marchandise. Quoique tu veuilles sur cette cité, adresse toi à lui, il te le trouvera. Et il pratique de bon prix en plus, expliqua le médecin.

Sur ces mots il laissa Rages seul. Ce dernier jeta à son tour sa cigarette dans l'océan et partie pour les quartiers du technicien. Il frappa un coup sec et entendit l'invitation à entrer après quelques secondes. Il ouvrit la porte et trouva Chuck et Walkers assis l'un sur le lit l'autre sur la chaise. Ils se tenaient bien droit.

- C'est bon les gars, fit Rages avec un signe de la main. Je viens voir si vous aviez des clopes dit-il en s'adressant à Chuck.

- Bien sûr, répondit le canadien. Combien de paquet vous voulez ?

- Combien vous les faîtes.

- ça dépend de la marque.

- Marlboro ?

- 7 billets chaque, Informa Chuck. 8 pour les light, j'en ai presque plus.

- Donnez m'en 3 alors, dît-il en tendant un billet de 20 dollars. Il fouilla ses poches à la recherche du dollar qui lui manquait.

- C'est bon laissez, offrit Chuck d'un sourire.

De sous son lit, il tira un boite en carton où se mêlait cartouches de cigarettes de diverse marques, de toutes nationalités, une multitude de bouteille d'alcool différents, ça allez du cidre à la vodka en passant par le champagne ou le Malibu, des tablettes de chocolats, différentes sortes de paquet de café ou de thé, et même des préservatifs plus festifs que ceux proposés à l'infirmerie et même des gadgets sexuels de tout type. De tout ce micmac il sortie les 3 paquets de Marlboro et les donna à Rages. Celui-ci salua les deux hommes et sortie des quartiers du rouquin. Il entendit se dernier indiqué à Walkers qu'il ne pouvait rien faire pour lui, qu'il ne vendait pas ce type de marchandise. Rages s'arrêta, interpellé par ses paroles en totale contradiction avec ce que lui avait dit Garcia. Discrètement il s'approcha pour bien entendre la discussion entre les deux hommes.

- Mais on m'a dit de m'adresser à vous pour quoique je voulais sur cette cité, insistait le militaire.

- Tant que c'est légal au Canada. Je tiens à ma place aussi. Là, au pire je risque un blâme. Si je vous procurai ce que vous me demandez, c'est ma place et même la prison, répliquait Chuck. Après quelques secondes de silences, il reprit, d'un ton beaucoup plus nerveux. Allez du côté des botanistes, peut-être qu'ils ont quelques choses dans leurs plantes qui pourraient vous aider.

Rages s'éloigna lorsqu'il entendit le militaire grogner un remerciement avant de sortir. La conversation qu'il avait surprise lui posa pendant quelques minutes un problème de conscience. Devait-il alerter quelqu'un ? Walkers cherchait vraisemblablement une drogue quelconque, il ne pouvait dire laquelle, hors, ceci était totalement interdit dans l'armée américaine. Bien qu'il avait un grade supérieur à Walkers, Rages n'avait pas cet homme sous ses ordres et ne pouvait rien lui dire dans ce cas. Après quelques minutes de réflexions, il décida que cela ne le concernait pas. On lui demandait de découvrir un meurtrier. Le reste était du ressort du Colonel Sheppard et il savait que ce dernier ne supportait pas les dénonciateurs, et ne pardonnait que lorsque la dénonciation était nécessaire à la sécurité d'Atlantis et de ses habitants. Et visiblement, là, ce n'était pas le cas. Même si, d'après le ton du technicien, Walkers avait dû tenter de l'impressionner quelques peu pour qu'il cède, ou, ce qui avait été le cas, lui donne quelques conseils.


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