Histoire de Blondine,
de Bonne-Biche et de Beau-Minon
Remix par Teruko-chan
• Notes :
- Les personnages sont à Kentaro Yabuki.
- L'histoire est inspirée de l'ouvrage de la Comtesse de Ségur.
- Il y a plein d'autres références plus ou moins explicites à diverses petites choses, certaines ne sont pas toujours sympas, mais il ne faut pas mal y prendre !
- Ce conte est dédié à ma meilleure amie qui porte le pseudo de Lilichoco (Voir les fanfictions sur Harry Potter). C'est pour lui remonter le moral, parce que ce n'est pas le moment de flancher !
Moi : Salut tout le monde !
Tous /gémissement/ Oh, non !!!
Moi : Merci bien, ça fait toujours plaisir… Enfin…
Sharden : Si tu dois faire un conte, je te rappelle que tu dois me laisser tranquille.
Moi : C'est prévu. Aujourd'hui, je vais adapter l'Histoire de Blondine, de Bonne-Biche et de Beau-Minon de la Comtesse de Ségur. Bien, commençons par les héros. Beau-Minon, alias le prince Parfait, sera Train.
Train : Il y a des jours où je me demande pourquoi j'ai choisi le surnom de Black Cat…
Moi : C'est la vie ! Et encore, tu ne sais pas le pire.
Train : Qui est ?
Moi /grand sourire/ Eh bien, ta mère, Bonne-Biche alias la fée Bienfaisante, est jouée par Sephiria !
Train, Sephiria /verts/ QUOI ?!
Train : Sephiria, ma mère ?
Sephiria : Train, mon fils ? Mais tu sais que physiquement parlant, ce n'est pas possible ? Nous n'avons que quatre ans d'écart !
Moi /à part/ Au moins, on est sûr qu'ils n'auront pas le complexe d'Œdipe /haut/ Eh oui, mais c'est aussi en fonction des autres personnages que je vous ai mis comme ça. /à Sephiria/ Et puis, on peut trafiquer l'âge, tout en laissant le physique d'une jeune femme, car tu es une fée, donc tu peux te permettre de paraître plus jeune.
Sephiria : Alors, c'est le dernier rôle que tu m'attribues.
Moi : Hum, pourquoi pas, j'essaierai de te laisser en paix la prochaine fois. /à part/ J'espère que ça ne va pas devenir une mode, sinon il ne va plus y avoir personne /haut/ Puisqu'on en est dans les animaux, parlons un peu du perroquet, qui sera Doctor !
Doctor /regard sceptique/ Un… perroquet ? Cet oiseau au plumage multicolore qui répète tout ce qu'on lui dit ?
Moi : Oui ! Ensuite, nous avons la tortue. Shao Lee ?
Shao Lee /s'incline légèrement/ Je préfère le rôle du souffleur, mais il faut quelquefois savoir échanger.
Moi : Quel fair-play ! Je suis admirative !
Shao Lee : Qui reprendra mon rôle ?
Moi /consulte ses notes/ Hum… C'est mon petit Janus ♥ !
Janus /trop heureux de ne pas faire je ne sais quel animal/ D'accord, pas de problème !
Moi : Bien, en animal, il me reste la gentille vache… Saya ?
Saya : Heu…
Train /pointe son nez/ Y'aura du lait ?
Saya : Bon, eh bien ok.
Moi : Merci… /à part/ Je n'ai jamais dit que le lait serait exclusivement pour Train… Enfin /reprend/ Les trois gazelles seront Tiaye, Eve et Sylphie.
Tiaye, Eve, Sylphie : Avons-nous le choix ?
Moi : Eh bien, pas tellement en fait ! Désolée ! Nous passons donc maintenant aux humains. Le roi sera Belzé !
Belzé /soupire/ …
Moi : La princesse, fille du roi…
Sephiria /dans le genre jaloux…/ Belzé a une fille ? Qui est la mère ??
Moi : On s'en fiche, elle meurt dès le départ. En revanche, la marâtre sera Ekidona.
Belzé, Sephiria, Ekidona : Quoi ?!
Sephiria /à Belzé/ Tu comptes avoir combien de femmes dans ta vie, toi ?!
Belzé : Mais je n'ai jamais aimé que toi… /rougit brusquement/
Sephiria /rosit/ Oh…
Moi : Bon, c'est bien joli vos histoires, mais…
Belzé : Pourrais-je rester en mariage blanc ?
Moi /soupire/ Tu dois avoir une fille.
Sephiria /serviable/ Par adoption.
Moi : J'admets que j'aime bien le n'importe quoi, mais quand même ! Enfin, on verra. J'annonce à présent le nom de la princesse… /roulement de tambour/ Lilichoco !
Lilichoco /s'étrangle/ Quoi ?
Moi : Oui ! Parce que la princesse s'appelle Blondine, et que tu es « blond moyen cendré »…
Lilichoco /faible gémissement/ Pourquoi j'ai dit ça, moi ?
Rinslet : Train et Lilichoco /gratte la terre, genre taureau furieux/
Moi : Oui ! Et qui conteste, aura le rôle le plus pourri la prochaine fois !
Lilichoco : Et si je ne suis pas d'accord ?
Moi /innocemment/ Pourquoi, Train ne te plaît pas ?
Creed : Je veux bien faire la princesse, moi.
Moi : Toi, cou couche panier !
Creed /part bouder dans son coin/
Lilichoco : Tu me vois jouer dans un conte ?
Moi : Tu as fait un défilé oriental, tu es parée à tout…
Lilichoco : Bon, eh ben… C'est parti…
Moi : Ton page sera Bardol, appelé dans le conte Gourmandinet. Et le page du roi sera River.
Lilichoco : On échange de page, « Papa » ?
Belzé : Eh bien si tu veux…
Moi : Non, on n'échange rien du tout !
Belzé /tente de négocier/ Il serait indigne d'un père de confier sa fille à Bardol. Moi, j'ai l'habitude, je sais comment m'y prendre…
Moi : Oui, mais ça colle mieux aux personnages du conte. Bon, il me reste la Rose. Hum, j'ai juste besoin de quelqu'un pour me prêter sa voix… Creed ?
Creed : Je verrai Train ?
Moi : En quelque sorte… De toutes façons tu n'as qu'une phrase à dire, le reste du temps tu ne feras qu'observer. Après, libre à toi de regarder qui tu veux !
Creed /glisse une rose entre ses dents/ Je suis prêt !
Moi /à part/ Pauvre Train, quand même… /reprend/ Bon, eh bien si tout le monde l'est, nous allons pouvoir commencer.
Moi : Il était une fois un roi, très aimé par ses sujets pour sa gentillesse et son esprit de justice. Il venait de se marier avec une belle et charmante veuve, qui avait une petite fille du nom de Blondine, toute aussi douce et agréable que sa mère. Malheureusement, la reine mourut peu de temps après ses noces, et le bon roi ne put se résoudre à abandonner la fillette désormais orpheline. Il l'éleva donc comme si elle avait été sa propre fille. Mais…
River : Mon roi, le peuple gronde contre vous…
Belzé : Mais pourquoi donc ? Je ne leur ai rien fait !
River : Ils veulent un héritier de votre sang, et ne reconnaissent pas la princesse Blondine.
Belzé : C'est complètement idiot, cette loi salique.
River /hausse les épaules/ Oui, mais c'est comme ça.
Belzé : Je viens juste de perdre ma femme, je n'ai ni l'esprit ni le coeur à en chercher une autre.
River : Voulez-vous que je m'en charge ?
Belzé : Eh bien… Oui, parcours les royaumes et tâche de repérer une femme douce et sincère.
River : Très bien, Majesté ! Vous pouvez me faire confiance !
Moi : Le page visita moult châteaux, et remarqua un jour une belle princesse. Celle-ci était en réalité méchante et cupide, mais elle ne le montrait point. Elle accepta d'aller épouser Belzé, car il possédait un riche royaume. Mais le roi vit bien quelle était la véritable raison du mariage, et décida de rester en mariage blanc.
Belzé, Sephiria, Ekidona : Ouf !
Moi : La nouvelle reine faisait beaucoup souffrir la pauvre Blondine dès que le roi son père avait le dos tourné.
Lilichoco : Sadique.
Moi /en rajoute exprès pour l'ennuyer/ Elle lui collait tous les jours des interrogations écrites de littérature.
Lilichoco : Argh ! Tu vas arrêter, oui !
Moi /ricane/ C'est pour te rappeler les bons souvenirs de terminale… Hum. Je disais donc… Lorsque la petite Blondine eut sept ans, son père lui offrit une petite voiture attelée de deux autruches.
Belzé : Voilà, ma fille, de quoi te divertir. Tu pourras aussi en profiter pour t'instruire du nom de la faune et la flore qui peuplent nos parcs, pendant tes promenades.
Lilichoco : Oh, merci mon papa ! Je vais pouvoir conduire les autruches, alors ?
Belzé : Non, tu es encore trop petite, et tu pourrais te blesser. C'est Gourmandinet qui te promènera…
Moi : Ce que le roi ignorait, c'est que le page souffrait d'un grand défaut : la gourmandise (d'où son nom, bien sûr !). Il aurait fait n'importe quoi pour un paquet de chewing-gum au café hyper sucré.
Bardol : C'est clair ! Rien à cirer de la blondinette ! J'aime pas les blondes, en plus…
Moi /insinuation pas douteuse du tout/ Alors tu préfères les blonds, comme Kranz ?
Bardol /regard mauvais/ …
Moi /contente de lui avoir clouer le bec/ Bon, alors… La vilaine reine proposa donc un affreux marché à Gourmandinet.
Ekidona : Petit page, approche. Je te donnerais dix paquets de chewing-gum au café très sucré par jour, si tu conduis Blondine du côté de la forêt enchantée des Lilas.
Bardol /réfléchit –enfin… !-/ Ouais, mais le boss va me virer si je fais ça.
Ekidona : Je lui jurerai que c'est elle qui a voulut y aller, tu n'as rien à craindre.
Bardol : Ok, ça roule. /tend la main/ Tu me donnes un acompte maintenant ?
Ekidona /donne des chewing-gum/ Bien, à présent va exécuter ta mission !
Moi : Le lendemain, lors de la promenade de la petite fille, le page lui fit faire un grand tour, jusqu'à atteindre la forêt des Lilas. Dès que Blondine aperçut ces belles fleurs, il lui vînt une bonne intention toute prévisible.
Lilichoco : Oh, les beaux lilas ! Je voudrais bien en cueillir pour mon papa. Arrête-toi, Gourmandinet !
Bardol /hypocritement/ Oui, mais moi je reste ici pour garder les autruches.
Lilichoco /naïvement/ D'accord !
Moi : La petite princesse sauta lestement de la voiture et pénétra dans la forêt enchantée. Elle cueillait les plus belles branches, et s'enfonçait peu à peu entre les arbres. Mais lorsqu'elle voulut revenir sur ses pas, il lui fut impossible de retrouver son chemin.
Lilichoco : Où suis-je ? Je ne croyais pas tant m'être éloignée. Pourtant voilà une heure que je marche sans retrouver le grillage. Oh, non ! Je me suis perdue ! Que vais-je devenir ? J'ai déjà faim… Et soif aussi, soif comme si j'avais mangé trente fajitas ! Ouiiiiiiin ! Je veux rentrer ! Papaaaaaa !!!
Moi : Se désolant et pleurant à chaudes larmes, la petite fille s'assit au pied d'un arbre où elle finit par s'endormir. Lorsqu'elle s'éveilla, elle vit avec surprise un très beau chat noir (dans le conte il a le pelage blanc, mais Train ne voudrait pas qu'on l'appelle « White Cat » !) qui la regardait avec des yeux pleins de douceurs.
Lilichoco : Ah, Beau-Minon, me mèneras-tu à ta maison ? J'ai si faim !
Train /montre un paquet dans l'herbe/ Miaou !
Lilichoco /ouvre la serviette/ Oh, des tartines ! Et du lait ! Mm ! Délicieux ! Il ne manque plus que le Nutella…
Moi /soupire/ … Bref, après s'être restaurer et désaltérer, le chat mena la fillette à travers la forêt, dont les arbres s'écartaient tous seuls sur leur chemin. Ils finirent par arriver dans un château, au centre d'une clairière.
Lilichoco : Oh, c'est trop beau ! Mais comment ouvre-t-on ? Je ne vois ni clef, ni serrure !
Train : Miaou /à part/ Je ne ma casse pas la tête pour le dialogue, moi !
Lilichoco : Oh, ça s'ouvre tout seul ? La classe !
Moi : Eh oui ! Comme dans un conte de fée, n'est-ce pas !… Enfin. La jeune princesse et Beau-Minon s'avancèrent jusqu'à un salon richement décoré, où était étendue une biche blanche. Celle-ci commença par rassurer la petite fille.
Sephiria : Sois la bienvenue, Blondine. Il y a longtemps que mon fils /Argh/ et moi nous t'attendions.
Lilichoco : Oh, madame, je vous en prie, si vous me connaissez, ramenez moi chez mon père, qui doit être bien inquiet de mon absence !
Sephiria : Ce n'est pas la volonté qui manque, ma chère enfant, mais je n'en ai pas le pouvoir. Nous sommes tous les trois sous la puissance de l'enchanteur de la forêt des Lilas.
Lilichoco /commence à avoir sérieusement la frousse/ Alors, je vais rester ici toute ma vie ?
Sephiria /sourit/ Non, rassure-toi. Tu reverras ton père quand tu auras quinze ans, et en attendant c'est nous qui allons nous occuper de toi, de ton éducation, etc. Nous tâcherons de te rendre heureuse… Mais ne pleure donc pas…
Lilichoco : Ce n'est rien, juste une poussière dans l'œil…
Moi : Afin de distraire la princesse de son chagrin, Bonne-Biche et Beau-Minon menèrent la fillette jusqu'à ses appartements, tous meublés et tapissés de rose tendre.
Rinslet : Ah ! Enfin du rose pour une princesse !
Moi : Hum. Je disais donc… Ils allèrent ensuite déguster leur dîner, au cours duquel le service fut assuré par trois gazelles. Puis Blondine alla se coucher, et pleura longtemps malgré tous les soins dont elle était entourée. Au réveil, elle se sentit très différente de ce qu'elle était lorsqu'elle s'était endormie. Emue, elle courut vers un miroir…
Lilichoco : Ah ! Mais… J'ai l'air d'avoir quatorze ou quinze ans ! Une vraie jeune fille ! Je me souviens de beaucoup de choses, comme si je n'avais pas fait que dormir… Bonne-Biche ! Bonne-Biche !
Sephiria /souriante/ Oui ?
Lilichoco : Mais que s'est-il passé ? Regardez comme j'ai grandi !
Sephiria : C'est normal… Ton sommeil a duré sept ans, pendant lesquels tu t'es instruite sans aucune peine. Les premières études sont plutôt ennuyeuses, nous te les avons donc épargnées… Veux-tu tester ?
Moi : Blondine suivit Bonne-Biche dans la salle d'étude, essaya le piano et la harpe dont elle tira des sons ravissants, feuilleta des livres (surtout des romans à l'eau de rose…) et se souvînt les avoirs lus. Elle savait également peindre, chanter… Bref, elle savait tout ce qu'une jeune princesse devait savoir.
Lilichoco : C'est formidable ! Merci mille fois, Bonne-Biche et Beau-Minon ! Comme c'est gentil à vous de m'avoir développé le cœur et l'esprit !
Sephiria : Ce n'est rien…
Train : Miaou !
Sephiria : Blondine, je suppose que tu souhaites avoir des nouvelles de ton père…
Lilichoco : Oh, oui, je vous en prie ! Comment va-t-il ? Sait-il que je suis en vie ?
Sephiria /sourit/ Oui, il sait que tu es en vie et sous notre tutelle. Ta marâtre est repartie chez ses parents après son divorce. Et Gourmandinet a été chassé et n'a plus de quoi s'acheter des chewing-gum…
Moi : Les journées de Blondine se passaient agréablement. Elle étudiait le matin avec Bonne-Biche, puis se promenait l'après-midi avec Beau-Minon dans les magnifiques jardins du château. Elle avait hâte de revoir son père, car bien qu'il ne le soit que par adoption, il s'était toujours montré très attentif et gentil avec elle. Un jour, alors qu'elle rêvait, accoudée à sa fenêtre, un joli perroquet se posa auprès d'elle.
Doctor : Oh, quelle belle jeune fille vois-je là ? Quels beaux cheveux ! Quels doux yeux !
Lilichoco : Ah, perroquet, vous me semblez bien flatteur…
Doctor : Comment ne pas l'être quand on regarde une aussi jolie fille que vous ? Vous paraissez toute aussi charmante que votre père le dit.
Lilichoco : Comment ! Vous connaissez mon père ?
Doctor : Oui, Blondine… Ah, j'entends Bonne-Biche arriver. Ne lui dites surtout pas que j'étais là, car elle me planterait son épée dans le corps !
Lilichoco : Comment ! Mais Bonne-Biche est très gentille…
Doctor : Non, ce n'est qu'un masque ! Je reviendrai demain ! Et surtout pas un mot à qui que ce soit !
Moi : Le perroquet eut juste le temps de s'envoler. Bonne-Biche venait en effet chercher la princesse pour la leçon de dessin. Blondine remarqua l'air inquiet de sa tutrice, mais celle-ci ne fit aucun commentaire. Le lendemain, le perroquet vînt de nouveau à la fenêtre de la jeune fille.
Doctor : Hier, nous avons été interrompus par cette méchante biche… Je n'ai pas eu le temps de vous expliquer ce qui m'amène.
Lilichoco : Beau perroquet, comment pouvez-vous dire que Bonne-Biche est méchante ? Elle se montre si attentive pour moi…
Doctor : Ah, naïve ! Elle veut vous garder uniquement pour se distraire, car elle s'ennuie, seule dans cette forêt.
Lilichoco /surprise/ Vraiment ?
Doctor : Mais oui ! Jamais elle ne vous rendra à votre père.
Lilichoco /horrifiée/ Vous êtes sûr ?
Doctor /conspirateur/ Mais moi, je peux vous délivrer… Il suffit que vous vous procuriez le talisman qui vous retient prisonnière. Cette après-midi, débarrassez-vous de Beau-Minon et rejoignez-moi à la grille dorée.
Lilichoco : Bonne-Biche m'a pourtant bien recommandé de ne pas m'en approcher.
Doctor : Voulez-vous revoir votre père, Blondine ?
Lilichoco : Oui, bien sûr !
Doctor : Alors faites ce que je vous dis !
Moi : Et le perroquet s'envola. Dans l'après-midi, alors qu'elle se promenait en compagnie de Beau-Minon, la princesse se dirigea vers la fameuse grille.
Train /tire sur le bas de sa robe/ Miaou !
Lilichoco /se dégage/ Laisse-moi, Beau-Minon, j'ai envie d'être seule.
Train /regard attendrissant à la façon du Chat Potté/ Miaou ?
Lilichoco /détourne les yeux/ Aller, va-t'en ! Ne m'oblige pas à te botter le derrière !
Moi : Beau-Minon partit tristement vers le château. Blondine se sentit un peu coupable, puis pensant à son père, elle franchit le grillage, et suivit le perroquet, qui la guida jusqu'à une rose resplendissante.
Lilichoco : Oh, quelle belle fleur !
Doctor : C'est le talisman qu'il vous faut cueillir.
Moi : La jeune fille coupa délicatement la tige. Elle entendit alors une voix qui ricanait.
Creed : Merci bien, Blondine ! Tu m'as délivré ! Je suis ton mauvais génie ! Fu fu fu !
Doctor : Et moi je suis l'enchanteur de la forêt ! Ne compte plus revoir tes amis Bonne-Biche et Beau-Minon, ni même ton père !
Lilichoco : Comment ?! Oh, non !
Moi : Elle s'élança vers le château de ses amis, mais elle n'y trouva que ronces et orties parmi les ruines. Elle éclata en sanglots, torturée par les regrets.
Lilichoco : Ce n'est pas possible ! Ce perroquet m'a bien dupée. Bonne-Biche, Beau-Minon ! Où êtes-vous ? Ouiiiiiiin !
Saya /s'avance vers elle en faisant tinter sa cloche/ Ne perd pas courage, petite princesse, un repentir sincère peut racheter bien des fautes !
Moi : La jeune fille se mit en devoir de construire une petite cabane de bois et de mousse. Elle se nourrissait de fruits sauvages et du lait que la bonne vache lui apportait tous les jours. Elle pleurait souvent en pensant à ses amis, et se serait volontiers dévouée à rester dans la forêt si cela avait pu les faire revenir. Un jour, enfin, elle vit venir à elle une tortue.
Shao Lee : Bonjour, Princesse. Vous me semblez bien triste…
Lilichoco : Comment pourrais-je être joyeuse ? J'ai causé la perte de mes amis.
Shao Lee /air mystérieux/ Princesse, si vous le voulez, je peux vous conduire dans un lieu où beaucoup de choses vous seront dévoilées.
Lilichoco : Oh, alors partons, partons tout de suite ! Je vous en prie ! Je sens l'espoir renaître en moi !
Shao Lee : Prenez garde, Blondine, car il y a une condition à cela. Vous devrez voyager sur mon dos pendant plusieurs mois, et ce sans m'adresser la parole. En serez-vous capable ?
Lilichoco : Oui, oui ! Je ferais tout pour savoir ce qu'il est advenu de mes amis !
Moi /à part/ Quel sens du sacrifice ! Snif /reprend/ La jeune princesse monta donc sur la carapace de la tortue, et le voyage commença. La tortue mit trois mois pour traverser la forêt, et six semaines pour arriver au bout d'une plaine aride, au bout de laquelle s'élevait un château, semblable à celui de Bonne-Biche. Il fallut encore six semaines pour parcourir l'avenue qui menait à ce château. La tortue s'arrêta enfin, après 180 jours de voyage.
Shao Lee : Vous pouvez descendre, à présent, Altesse, car avec courage et obéissance vous avez gagné la récompense annoncée.
Lilichoco : Oh, merci, Tortue !
Moi : La jeune fille s'avança vers le château dont les portes s'ouvrirent toutes seules (une impression de déjà vu peut-être ? C'est la matrice qui débloque… Hum, ça va, je me tais). Blondine fut accueillie par trois suivantes en robe blanche, qui lui préparèrent un bain, un repas et ensuite la dirigèrent dans un salon.
Tiaye : Vous pouvez entrer, Majesté.
Eve : Il vous faut demander la fée Bienveillante.
Sylphie : Ne perdez pas courage !
Lilichoco /seule, un peu inquiète par ces dernières paroles/ Heu… Madame la fée ?
Sephiria /entre dans son dos/ Oui ? Qui m'appelle ?
Lilichoco /joint les mains/ Ah, madame ! Je vous en prie, donnez-moi des nouvelles de mes amis Bonne-Biche et Beau-Minon ! S'ils vivent encore, que dois-je faire pour enfin les revoir ?
Sephiria /l'emmène devant une grande armoire/ Voici la clef, Blondine. Ouvre et conserve ton courage, les apparences peuvent être trompeuses.
Moi : La jeune fille ouvrit l'armoire et vit les peaux de Bonne-Biche et de Beau-Minon. Elle poussa un cri et s'évanouit. Au même moment, un très beau prince entra dans le salon et fit un bond pour retenir la princesse.
Train : Ma mère /Argh/ cette épreuve est trop dure pour notre pauvre Blondine.
Sephiria : Je sais, mais elle est nécessaire pour faire cesser le pouvoir du génie de la forêt.
Train : Magouilleuse…
Sephiria : Ce n'est pas moi, c'est le conte qui le veut ! Et puis on ne parle pas comme ça à sa mère !
Moi : Bon, bref. Lorsque la princesse revînt à elle, la fée la serra dans ses bras.
Lilichoco : Ah, laissez-moi mourir aussi !
Sephiria : Ne pleure pas, Blondine, tes amis vivent et t'aiment. Je suis Bonne-Biche et voici mon fils /Hum !/ Beau-Minon, le prince Parfait. Nous voici délivrés tous les trois.
Lilichoco : Oh, mes amis, pardon ! Je regrette tant d'avoir écouté ce perroquet !
Sephiria : Dans un certain sens, c'était l'un des moyens de retrouver nos formes premières, que Doctor avait modifiées grâce à des nano machines. J'aurais voulu t'éviter toute souffrance, mais le perroquet est parvenu jusqu'à toi. Tes larmes et ton isolement nous ont beaucoup attristés.
Lilichoco : Et la bonne vache qui m'apportait du lait tous les jours ?
Sephiria : C'est nous qui avons obtenu cet adoucissement de la reine des fées.
Lilichoco : Est-ce vous aussi, madame, qui m'avez envoyé la tortue ?
Sephiria : Oui, Blondine. Emue par ton chagrin sincère, la reine des fées a retiré tout pouvoir sur toi à l'enchanteur, à la condition que tu supportes une épreuve longue et pénible, et que pour dernière punition on te fasse croire à notre mort.
Lilichoco : Ah, comme je suis contente de vous revoir ! Mais au fait, qui étaient les trois dames qui se sont occupées de moi ?
Sephiria /grand sourire/ Les gazelles !
Moi : Ils discutèrent encore longtemps, heureux de se retrouver. Le souvenir de son père se présenta alors à l'esprit de la princesse.
Lilichoco : Madame, quand reverrais-je mon père ? Il m'a tant manqué, lui aussi !
Train : Ma chère amie /comment je parle, moi ?!/ préparez-vous à le revoir, il vous attend…
Moi : Ils sortirent tous trois sur le perron, devant lequel était attelé un char d'or et de perles, et tiré par quatre cygnes blancs. Blondine s'installa aux côtés de la fée, et le prince s'assit à ses pieds. Ils s'élevèrent dans les airs et arrivèrent en un temps record chez le roi.
Lilichoco /saute au cou de Belzé/ Mon papounet !
Belzé /la soulève parce que 1m54 par rapport à 1m92… / Ma petite fille !
Moi : Tout le monde, émut aux larmes, participa aux fêtes qui durèrent huit jours, aux termes desquels Blondine et Parfait ne voulurent pas se séparer. Le roi Belzé se décida donc à aller parler à la fée Bienfaisante, un soir.
Belzé /frappe à la porte de la chambre/ Sephiria ? Je peux entrer ?
Sephiria /regarde son pyjama/ Heu… Un instant /s'habille à vitesse grand V/ Oui, je vous en prie, entrez !
Belzé : Hum, je voulais vous parler… Pour les enfants…
Sephiria /un peu gênée tout de même/ Eh bien, je sais que Parfait avait l'intention de faire sa demande en mariage ce soir, puis de vous demander votre accord demain.
Belzé : Ce sera avec plaisir que j'accepterai. Et vous, chère amie, qu'allez-vous faire ?
Sephiria : Eh bien… /rougit/ Cela dépend aussi de vous…
Belzé /rougit aussi/ Pour ma part, je souhaiterais ne jamais vous quitter…
Moi : Pendant ce temps, dans le reste du château…
Train /derrière la porte/ J'peux entrer ?
Lilichoco /n'attendait que ça/ Oui !
Train /entre/ Je viens pour…
Janus /souffle/ Le bouquet de fleurs ! Tu as oublié le bouquet de fleurs !
Train : Ah, zut ! Bon, eh ben passe-le moi maintenant, de toutes façons j'ai raté mon entrée !
Janus /lui tend le bouquet/ T'as vraiment pas la classe, tu devrais prendre exemple sur moi !
Sephiria /en coulisse, derrière Janus/ Il ne manquerait plus que ça…
Train /offre le bouquet à Lilichoco/ Voilà, c'est pour toi…
Janus /le scénario à la main, souffle/ « Ces modestes fleurs sont pour toi »…
Train : C'est nul, comme phrase ! Laissez-moi faire comme je veux !
Janus, moi /soupirs/ …
Lilichoco /avec des étoiles dans les yeux/ Tu disais, Beau-Minon ?
Train : Eh ben, j'ai pas assez de sous pour t'acheter une bague, et ma mère refuse de me prêter du fric…
Sephiria : Tu ne me le rendrais pas.
Train /ignore/ … Alors je t'ai cueilli un bouquet de fleurs.
Lilichoco /commence à pleurer de joie/ Oh, c'est tellement mignon !!!
Train : Bon, on se marie alors ?
Lilichoco /lui saute au cou/ Ouiiiiiiii !!! Moi prince charmant !
Train : Non, moi c'est Parfait…
Moi : Il en fut donc ainsi. Le prince épousa Blondine et le roi épousa la fée.
Train, Lilichoco : Ben alors, on est frère et sœur ?
Belzé : Mais non, on n'a qu'à dire que vous vous êtes mariés avant nous et voilà.
Sephiria : Dans le conte personne ne fait de chichis…
Moi : Et si vous me laissiez parler ? … La jeune princesse continua à appeler son mari Beau-Minon, et n'eut jamais un instant de chagrin. Et autour d'eux, tout le monde fut heureux !
Voilà !!! Encore un conte bien pitoyable ! Je félicite ceux qui arrivent à me lire jusqu'au bout sans penser « Mais c'est fou ce qu'elle peut écrire comme débilités… » !
FIN
