Slave of Love 9
Et loin, très loin dans le fin fond de la tour Griffondor, un cri retentit, faisant trembler les murs du château :
AAAAAAAHHHHH AU SECOURS ! IL M'ATTAQUEUUUH !
Et c'est dans la perplexité la plus totale que certains élèves rassemblés dans la petite salle commune virent une tornade rousse fuir par la porte, poursuivit par une étrange masse graisseuse et marronâtre à la douce odeur de cannelle… le porridge d' Hermione avait encore frappé.
Chapitre 9 : Le pêcheur et son âmeLe jeune homme attendait nerveusement dans le canapé du salon commun. Cela faisait 1 heure maintenant que Harry avait disparu dans la salle de bain de ses appartements, et il ne semblait pas près de descendre. Il se retourna quand il entendit un gloussement. Se retournant, il aperçut Gabrielle qui entrait dans son tableau, les joues rougies. Il s'approcha d'elle :
Que se passe-t-il ?
La jeune femme le dévisagea un instant, l'air soudainement très grave. Elle ne lui avait pas pardonné pour …. Mais pourtant, ce garçon lui rappelait tant Peter… Son Peter…. Elle qui l'avait lâchement abandonné, alors qu'Harry, petit Harry, avait surmonté sa peur et son dégoût et était….
La jeune femme rougit encore plus. Le petit brun était tout simplement… très mignon…. Sous toutes les coutures…. Vraiment…
…oh... Rien… rien…..
… Il y a un problème là haut ?
Draco la regarda étrangement. Il l'avait envoyée pour voir se que faisait Harry, et la voilà qui gloussait comme une adolescente…. Une pointe de jalousie, venue d'on ne sait où, traversa sa poitrine, quand la jeune fille lui sourit ingénument :
Il est sous la douche…
oh.
Les deux se regardèrent en chien de fusil un long moment. Ce fut le blond qui le premier, rompit le contact visuel. Les yeux rivés au sol, il murmura :
Je suis désolé….
La jeune femme eut l'air surprit. Puis, une étrange lueur passa dans ses yeux verts, ses yeux si semblables à ceux de son lointain descendant ; un mélange étrange de peur, de tristesse et de tendresse ; une lueur qu'avaient eut auparavant les yeux de Harry, quand il avait soigné les poignets de Draco, dans le petit salon rouge, là bas, au fond de la pièce, d'où s'échappait encore l'odeur âcre de sang et de magie mêlés. De sa voix douce, elle murmura :
Approche, s'il te plait….
Le jeune homme obtempéra, et s'arrêta à quelques centimètres de la toile, regardant la jeune femme d'un air indéchiffrable. Etrangement, la peinture se mit à scintiller, et une main sortit du tableau. Doucement, elle caressa le visage du jeune homme qui avait eut un mouvement de recul. La toile avait été enchantée pour garder l'âme de la jeune femme, même après sa mort. Elle ne regrettait pas ce choix, sachant que, de toutes les manières, elle n'avait pas sa place au paradis. L'âme tourmentée n'était pas devenu un fantôme mais s'était plus ou moins incarnée dans la toile peinte par son père. Depuis, elle gardait ces lieux, hantée par le souvenir de deux grands yeux gris clair figés dans la mort par une douleur encore plus immense que celle que ses blessures ne lui causaient. Doucement, elle soupira :
Tu lui ressembles tellement… Quoi que tu dises. Peter était comme toi, un « Serpentard ». C'était le meilleur disciple de mon père… Il était promis à un futur glorieux, au pouvoir… Mon dieu, Peter…
Draco soupira en voyant les larmes dans les yeux verts de la jeune femme. Ce Peter devait sans doute énormément compter pour elle…. Il se promit de faire des recherches plus tard. Peut-être que Granger… Non, Weasley, c'est ça, la Weaselette pourrait peut-être l'aider.
Je suis Draco Malefoy, Mademoiselle. Pas Peter.
Je sais…
Qu'est ce qu'il se passe ici ?
La voix de Harry retendit dans le salon. Le jeune homme, vêtu d'une longue tunique chinoise vert foncé avec des motifs brodés d'argent représentant un immense dragon, un pantalon noir assortit et des chaussures de combat noires (penser à Wu-chan), ses cheveux attachés dans sa nuque et retombant dans son dos , apparut. Il sourit doucement au blond avant de se glisser dans les bras de celui ci. Tendrement, il déposa un petit baiser au coin des lèvres du jeune homme, avant de baisser les yeux, rougissant adorablement.
désolé d'avoir mis tant de temps… Je devais me sécher les cheveux et attacher cette tunique…
Le blond le regarda, agréablement surpris. Cela faisait maintenant 1 jour qu'ils étaient enfermés tout les deux dans la chambre, et ils avaient eu le temps de parler et de guérir leurs blessures respectives. Le sang de Caraquin se révélait en effet extrêmement efficace, même pour Harry qui n'en avait pourtant bu qu'un peu. Pourtant, il n'avait pas eu de geste tendre entre eux, plutôt une espèce de retenue timide. Ce baiser, même à la commissure des lèvres, troubla le serpentard. Doucement, il enfoui son visage dans les cheveux du garçon, respirant la douce odeur fruitée.
Tu es pardonné. Mais pourquoi n'as tu pas mis tes robes de cours ?
Voyons, Draco ! On est dimanche !
Hein ?
Mais oui ! Hier, c'était ton anniversaire…. Et cela fait 3 jours en tout que tu es enfermé ici. Donc, on est dimanche aujourd'hui.
Le jeune homme s'extirpa de l'étreinte à regret, mais, prenant la main du blond, sourit à Gabrielle.
Nous devons aller manger ! A ce soir, Gabrielle !
Les 2 jeunes hommes sortirent de la pièce sous le gloussement ravi de la jeune femme rousse.
La grande salle était bruyante en cette fin de matinée. La table des professeurs était remplie, et la quasi totalité des élèves était présente. Assit sur son fauteuil, caressant tranquillement le pelage roux de son chat, le professeur des DCFM regardait la salle d'un air supérieur. Les serpentards autour de lui murmuraient assez désagréablement tandis qu'il les ignorait superbement. Le jeune homme assit à ses côtés, un joli brun à la longue chevelure soyeuse, murmura :
Tu ne manges pas, Samaël ?
Je n'ai pas faim, merci.
Le jeune homme haussa les épaules et reprit sa conversation avec Sahad, son colocataire. Zahikel avait depuis longtemps abandonné l'espoir de tirer quelque chose de cette foutue tête de mule de préfet en chef. Même Destiné était plus compréhensible, malgré son étrange obsession pour les cheveux rouges de certains Weasley ! Et Sahad était plongé dans une démonstration passionnante comme quoi l'écriture de fic yaoi devait être étudié en tant que matière principale, au même titre que la divination ou les cours de potions.
Samaël sourit. Il les aimait bien, ces petits merdeux, malgré leurs idées tordues et leurs passions bizarres… Reprenant ses esprits grâce à Lily qui sauta sur la table, il suivit la direction du regard de son animal. Il murmura :
…3…2…1… les voilà…
La porte s'ouvrit, laissant le passage à l'étrange couple. Si Draco semblait mal à l'aise, dans son ensemble pull-jean noir cachant ses blessures mal cicatrisées, Harry resplendissait ; le couple entra, se tenant toujours par la main. Le silence s'était fait dans la salle, les regards tournés sur eux. Souriant, Harry fila vers sa maison, entraînant avec lui son pauvre compagnon qui fit une étrange grimace. Hermione sourit au couple qui s'assit à ses côtés. Ron verdit en voyant les deux jeunes hommes.
Qu'est ce qui s'est passé Harry ? Pourquoi vous n'étiez pas là ? Le prof de DCFM à dit que vous étiez indisposés tout les deux, mais c'était bizarre. Il faisait la gueule en disant que tout allait pour le mieux et que vous seriez sur pied au plus vite….
… il devait être déçu de ne pas pouvoir « s'amuser ». Murmura le blond, sarcastique.
Lentement, il se retourna. Argent rencontra Or, et les deux regards se figèrent. Samaël eut un petit sourire mystérieux, tandis que doucement, il caressait son chat. Draco tremblait de rage. Harry lui avait expliqué… Le « chasseur de caraquins » était impitoyable. Une étrange chaleur montait en lui, tandis que doucement, ses yeux changeaient de couleur. Harry posa doucement sa main sur l'épaule du blond, l'obligeant à le regarder.
Draco… Ca suffit….
La voix de son compagnon attira l'attention de la bête qui doucement, se réveillait en Draco. Un petit feulement s'échappa des lèvres du blond, surprenant les griffondor autour de lui. Le survivant fronça les sourcils. Les pupilles de Draco n'étaient que 2 fentes noires au milieux de l'argenté strié de doré de son iris. Draco semblait en colère, et c'était mauvais signe. Le brun déposa un petit baiser au coin des lèvres de son ami, choquant ainsi l'assistance mais ramenant le garçon à la raison.
Tu ne devrais pas t'énerver ainsi…. Draco…
… hum….
Les conversations fusèrent autour des 2 garçons, qui oublièrent du coup l'étrange préfet qui se leva et sortit de la salle, Lily dans ses bras.
Le premier cours de DCFM allait commencer. Les élèves avaient trouvé surprenante la salle. Les bureaux avaient disparu. A la place s'étendait une sorte de grand tapis sombre. La pièce était plongée dans la pénombre : des tentures avaient été placées au fenêtres et empêchaient les rayons du soleil de s'infiltrer dans la grande pièce. Sur le bureau du professeur, au milieu d'étranges bocaux faisant ressembler la pièce au laboratoire du docteur Frankenstein, le chat roux fixait de ses grands yeux verts les élèves présents.
Hermione regardait avec intérêt la décoration lugubre. A ses côtés, Ron dormait à moitié, debout parmi les autres élèves. Lui, tant qu'il n'y avait pas d'araignées… Lavande faisait semblant d'avoir peur, pour le simple plaisir de se glisser dans les bras d'une Pansy ravie.
Tout ce petit monde chuchotait, intimidés par la pièce.
Un peu à l'écart, près d'une fenêtre condamnée, deux silhouettes s'étaient glissées l'une contre l'autre. L'incident de la veille avait fait réalisé à Harry que l'influence de la bête était encore très présente chez Draco. Le meilleur remède avait été de le bercer doucement, au calme de leur chambre. Pour le moment, le garçon s'était assit un peu en hauteur, le blond debout entre ses jambes, la tête de Draco reposant au creux de son ventre tandis qu'il lui passait doucement les doigts dans ses cheveux, lui murmurant des mots de réconfort qu'il avait apprit lorsque Hermione, lors d'un bref répit des combats, avait calmé ses angoisses comme cela.
Le professeur entra dans la pièce, et soudain, le silence se fit. Il souriait doucement, ses robes noires faisant ressortir ses yeux dorés et sa peau pâle. Il observa ses élèves, un à un, le visage impassible. Les griffondor et serpentard frissonnèrent tandis que les yeux brillant d'une étrange lueur les détaillait avec précision.
Bien. Veuillez poser vos sacs à l'entrée de la salle. Nous n'aurons pas besoin de livres ni de plumes. Pendant mes cours, seul la baguette et vos méninges seront utilisables. La théorie sera surtout abordée dans les devoirs que je vous donnerais à faire. Cette année, vous travaillerez par groupes de 2 sur 1 projet annuel. Mademoiselle Granger, veuillez baisser cette main, je n'aime pas être interrompu.
Hermione rougit, obéissant. Un murmure s'éleva dans la salle, bien vite réprimé par un geste impérieux du professeur.
Il suffit. Pendant ces heures, je vous demanderai une vigilance constante. Vous aurez affaire à de vraies créatures, et non à des livres inoffensifs. Je travaillerai en étroite collaboration avec mon collègue Rubeus Hagrid, et je ne veux aucun comportement stupide et inconsidéré. Bien. Je vous laisse choisir vos groupes. Une fois cela fait, je veux vous voir devant mon bureau, en rang par 2, pour vous attribuer votre… projet.
L'adolescent partit s'asseoir derrière l'immense bureau en chêne, la chatte venant devant lui. Souriant, il sembla aux élèves qu'il lui murmurait des paroles tout en la caressant doucement. Les élèves parlaient maintenant avec moins de retenue, se dispatchant en groupes de 2. Dans leur coin, Draco et Harry n'avaient pas bougé. Ils allaient le faire ensemble, de toutes les façons, ce stupide projet. Et Draco sentait, au fond de lui, une sorte de menace planer. Devenait il parano ?
Les élèves se virent attribuer des sujets tous plus étranges les uns que les autre. Hermione et Blaise avaient décidé de se mettre ensemble, au grand Dam de leurs 2 compagnons. Hermione prétextait qu'avec Ron, elle ne travaillerait pas, et Blaise était vexé de son manque de chance avec colin. Les 2 délaissés s'étaient ralliés…. Manque de bol, tout deux, arachnophobes déclarés, étaient tombés sur les Acromantula, que Ron avait déjà côtoyé en… seconde année. Ils allaient donc devoir les revoir…..
La classe était vide quand le professeur donna son dernier sujet à ses 2 élèves « fétiches ». Souriant, il leur tendit le papier.
Draco grogna :
« Vie et Mœurs des caraquins de Grande-Bretagne » … Vous vous foutez de ma gueule ?
Langage, monsieur Malefoy, langage.
Je vais vous en…
Draco.
Harry attrapa le bras du jeune homme qui se calma instantanément. Samaël sourit et murmura :
n'est ce pas mignon…. La princesse qui vient sauver son prince….
Draco lança un regard mauvais en direction du professeur qui eut un air angélique… Avant de se rappeler quelque chose. Un sourire sadique s'étira sur ses fines lèvres.
Oh, j'allais oublier… votre punition, messieurs…..
Les deux adolescents blanchirent. Ils avaient oublié… la tour d'astronomie…
Samaël sourit encore plus. Il s'amusait vraiment. Harry ressemblait plus à sa mère qu'a son père, il en était sûr maintenant. Une foule de souvenir emplirent sa mémoire tandis qu'une bouffée de tendresse l'envahit. Lily…. Son adorable lily…. Secouant la tête, il regarda Harry. Si ce n'est les cheveux noirs et l'étrange cicatrice en forme d'éclair, c'était bien le sosie de sa Lily. Un grognement se fit entendre… ah, la possessivité des caraquins… Il sourit.
Je veux bien l'alléger, suivant les… hum… circonstances. Vous…. Humm…. Vous nettoierez les toilettes des filles du 2eme étage….
Oh non ! Pas mimi geignarde !
Oh… mauvais souvenirs, monsieur Potter ? Et bien…. Bon courage… je veux les voir briller ce soir. Oh… et pas de magie, bien entendu.
Le professeur sortit de la pièce vers l'arrière salle, laissant les 2 garçons. Harry semblait perdu dans ses pensées, murmurant des « pourquoi ces toilettes, pourquoi là ? ». Il ne vit pas l'étrange regard que Draco posa sur le chat qui les regardait du bureau. Le blond connaissait ces yeux…. Il secoua la tête. Il devenait vraiment parano…
C'est rompu que les garçons s'assirent sur le lit du blond. Harry avait fermé les yeux, cherchant à oublier la scène qui s'était déroulée devant ses yeux : une mimi geignarde revêche, un Draco jaloux, un Samaël mort de rire les observant discrètement de la porte, et lui, trempé et fatigué, le « trophée » du combat entre un fantôme et un gremlin géant.
Le garçon soupira, ne se rendant pas compte du regard du « gagnant » posé sur lui. Son état était proche du champ de bataille. Ses cheveux partaient dans tous les sens, sa chemise blanche était humide et transparente à certains endroits, et relevée jusqu'au milieu de son ventre. Son pantalon taille basse révélait à moitié un tatouage à la base de sa hanche droite. Un beau dragon qui semblait se dérouler jusque…. Loin, très loin sous le pantalon. Draco rougit. Doucement, il laissa glisser un doigt, fasciné, sur l'étrange tatouage. Les yeux verts s'ouvrirent brusquement, et Harry eut un mouvement de recul. Draco rougit encore plus. Harry semblait un peu effrayé et cela le blessa intérieurement. Il murmura.
Pardon…
Le petit brun lui sourit timidement. Prenant sa main, il la serra doucement.
C'est moi. Excuse moi d'avoir réagit brusquement. Je n'ai pas l'habitude…
…
Et puis, personne n'a jamais vu le petit… cadeau de Ron. Si Sirius le savait, il me tuerait .
Ah? Sirius… black?
C'est mon parrain, souviens toi… Il aurait une crise cardiaque, même si à mon âge, il faisait pire que moi…. Si tu savais tout ce que Rémus m'as raconté ! Je n'aurais jamais cru ça de la part de mon père et de Sirius !
Mon père et Sirius étaient amants. … et je crois bien que mon père était amoureux de Sirius… pas de maman….
Le garçon eut un petit sourire triste.
D'après Rémus, ma mère était LE trophée de mon père. Il l'adorait. Mais je ne crois pas qu'ils aient été réellement amoureux… sur les photos, il y a tellement de bonheur…. Mais maman a toujours ce regard un peu triste… et mon père semble nous adorer, vraiment… mais ce n'était pas « ça »….
Draco prit le garçon dans ses bras. Doucement, il l'attira à lui. Il savait ce que ressentait le garçon, il sentait au fond de lui cette peur, la peur de reproduire la même chose, de ne pas pouvoir réussir là où ses propres parents avaient échoués. Le blond le berça tendrement, jusqu'à ce que tout deux s'endorment, épuisés par la journée de cours épuisante.
De l'autre côté des murs de pierre des cachots, dans les appartements du maître des potions, un adolescent aux cheveux noirs dormait profondément, les draps enroulés autour de sa taille nue. Son amant n'avait pas été très doux, de toutes les manières, il ne l'était jamais vraiment, mais là, il était épuisé. Sa poitrine se soulevait doucement au rythme de sa respiration, bien faible.
Battant l'air de sa queue, le chat le regardait dormir. Aux côté du jeune homme, Severus semblait plongé dans ses pensées. Il regardait Samaël dormir, si angélique. Qui imaginerait que le garçon cachait un terrible secret ? Qui pourrait savoir que la folie rongeait cet esprit autrefois si malicieux et pur ?
L'homme regarda le chat. Samaël l'avait appelé Lily. Comme si ce vulgaire matou pouvait ressembler à la défunte mère du morveux potter. Severus soupira. Oui, son amant était vraiment fou. Il ne s'était pas remit de ce soir de décembre, le jour où sa vie avait basculé. Pourtant, s'il pouvait se souvenir, Samaël n'avait rien laissé paraître…. Mais la perte de Lily….
Potter devait être au courant. Avant qu'il ne soit trop tard. Avant que Samaël ne soit perdu à jamais.
Le chat sauta sur les genoux du professeur qui fut surpris. Jamais personne ne pouvait approcher le chat, normalement. Celui ci se frotta à lui, miaulant doucement. Severus soupira. Ce satané matou ressentait sa détresse. Il ne voulait pas perdre celui qui avait partagé sa douleur, sa vie et son lit pendant plus de 20 ans…. Trop de choses comptait pour lui. Ce n'était pas de l'amour. Non. Samaël ne l'aimait pas. Lui non plus, d'ailleurs. Son unique amour était mort, il y a bien longtemps, déjà. A cause de lui, il s'était enfoncé dans les profondeurs de la magie noire. Pour lui, il avait fait les pires choses…. Puis, petit à petit, l'homme s'était transformé en un monstre hideux… inhumain. Et il était mort, en même temps que l'amour de Severus. Oui, Tom marvolo riddle était mort depuis bien longtemps déjà…
Mais Samaël avait toujours été là pour lui, depuis le premier jour dans le train de poudlard, Quand il l'avait protégé de ce stupide Black…. Et de Potter. Ils étaient amis. Puis, ils étaient devenus amants… quand Lily avait accepté de sortir avec cet autre abruti de Potter. Il se souvenait du regard de son ami, quand il les avait vu ensemble, au bord du lac…
Et puis il y eut les mangemorts. Si Severus avait reçu, comme les autres, la marque des ténèbres, Samaël, lui, avec son joli minois et ses talents d'acteurs était devenu la « putain du roi ». L'immense tatouage dans son dos, représentant la tête de mort et le serpent qui sortait de sa bouche, tel une langue, était son passeport. Certes, il l'avait envié, il aurait tout donné pour être à sa place…. Pourtant, malgré tout, ils s'étaient encore plus rapprochés, se raccrochant à eux-même, se soutenant pour ne pas sombrer…. Et même après la première chute du lord noir, ils ne s'étaient pas quittés.
Il se souvenait, aussi… Le jour de la mort des Potter… Samaël était devenu blanc. Il l'avait vu quitter la pièce, s'enfuir loin, très loin.
Quand l'homme était revenu, un superbe chat roux dans les bras, il souriait étrangement. C'est là que Severus vit pour la première fois la folie dans les yeux de son ami. Ce reflet étrange de son regard, comme une fêlure sur ce beau visage. Il sut que désormais, rien ne serait plus pareil…
