Slave of Love chapitre 10

Il se souvenait, aussi… Le jour de la mort des Potter… Samaël était devenu blanc. Il l' avait vu quitter la pièce, s'enfuir loin, très loin.

Quand l'homme était revenu, un superbe chat roux dans les bras, il souriait étrangement. C'est là que Severus vit pour la première fois la folie dans les yeux de son ami. Ce reflet étrange de son regard, comme une fêlure sur ce beau visage. Il sut que désormais, rien ne serait plus pareil…

Chapitre 10 Le prince heureux

Gabrielle était allongée sur son lit. La jeune femme souriait dans son sommeil, tandis que la douce brise d'automne agitaient presque tendrement une boucle rousse. Sa longue robe verte corsetée était à moitié défaite, pour lui permettre de respirer. On pouvait voir sa gorge pâle se soulever doucement au rythme de sa respiration.

A côté d'elle était ouvert un livre de magie blanche, au chapitre des filtres d'amour. Un petit rire se fit entendre. Assit sur la margelle du balcon, un jeune homme d'une quinzaine d'années, en robe de sorcier noire, regardait la jeune fille. La peau pâle de son visage était rougie. Il n'avait pas le droit d'entrer dans les quartiers de son maître, et encore moins dans ceux de la fille de ce dernier. Il se surprit à s'émerveiller devant le jeune femme endormie. Celle ci bougea dans son sommeil. Peter se leva et se cacha derrière un pilier, l'observant se lever pour aller fermer la fenêtre. Non ! il ne fallait pas ! il allait être enfermé à l'intérieur ! Il fit un pas vers la sortie.

Oh ! mais vous êtes….

Je peux tout expliquer !

La jeune fille le regarda avec stupéfaction. Un homme dans ses quartiers ?! … Elle allait crier quand l'air désespéré du garçon l'en empêcha… et puis… elle le connaissait….

Mais ! vous êtes… Un assistant de mon père ! Vous êtes Peter !

…o…ou…oui….

Que faites vous ici ?

Ne le dites à personne…. Je… j'étais…. Je…. J'ai vu le plus bel oiseau que je n'avais jamais vu…et je l'ai suivi… jusque sur votre balcon….

Ah ?… quel genre d'oiseau ?

Un superbe.. je dirais… au plumage le plus rouge….

Ah ?… et….. ?

…. A la voix la plus merveilleuse….

La jeune fille se mit à sourire. Ce garçon n'était il pas en train de la… séduire ? Peter était perdu dans la contemplation de sa maîtresse. Il soupira.

Avec les yeux les plus verts….

Quel étrange oiseau…. Quel peut il être ?

La jeune fille rougissait à présent. Peter s'était rapproché, lui baisant la main.

Sûrement le plus beau de tous les phœnix, madame… Dans une cage bien dorée… Malheureusement pour moi, je ne peux que le regarder….

.. oh… que… que diriez vous…. De revoir cet oiseau ?

hélas, madame, je ne sais où je puis le rencontrer….

J'ai ouïe dire d'un immense parc où il pourrait fort bien se trouver, à l'heure où le soleil touche la pointe des arbres….

En êtes vous sûre ?

Certaine, monsieur. Il sera près du bassin aux cygnes noirs, là où il passe habituellement ses après midis… Mais pour le moment, il me semble que les leçons de mon père vont bientôt reprendre…

votr… Par la barbe de Merlin !!!! Les cours ! Je suis en retard !

Filez, monsieur… et… que ce baiser vous porte chance !

la jeune fille l'embrassa sur la joue avant de le faire sortir, encore rougissant et ébahit. Gabrielle, la fille de son maître, la femme qu'il chérissait depuis de longs mois en secret, venait de lui témoigner son affection. Mieux encore ! elle lui avait accordé une rencontre ! Le garçon partis vers l'aile ouest en sifflotant, un grand sourire s'étendant sur son visage.

Harry se réveilla doucement. Ses draps s'étaient enroulés autour de lui et l'étouffait à moitié. Il espérait qu'il n'avait pas crié et que, de l'autre côté de l'appartement, Draco ne l'avait pas entendu. Il soupira. Le rêve qu'il venait de faire… Le sang, la peur, la trahison…. L'amour brisé…. Le désespoir… Tout ce qu'il venait de ressentir… c'était tellement réel….

Il sortit du grand lit, ses petits pieds faisant un bruit mat sur le sol de pierre. Il descendit les escaliers de sa chambre, entrouvrant la porte de celle de Draco. Sur la pointe des pieds, il gravit les marches le séparant de la petite chambre circulaire. En silence, il monta sur le grand lit, se glissant sous les couvertures et se lovant contre le corps à ses côtés.

Draco s'était réveillé en même temps qu' Harrry. Il avait ressenti sa peur, mais n'avait pas bougé en entendant le garçon ouvrir sa porte. Il sourit doucement, l'attirant contre lui, dans une étreinte timide mais rassurante. Le petit brun murmura, surprit :

Tu ne dors pas, Draco ?

Me suis réveillé en même temps que toi …

… pardon…

Un problème ?

j'ai fait un cauchemar….

Draco avait entendu parler des terribles cauchemars du survivant. Hermione le lui avait expliqué dans ses longues lettres et le Daily Prophet avait fait le reste. Il resserra son étreinte, caressant les boucles brunes.

… je crois…. Que c'était… ce qui est arrivé à Peter… Un souvenir…

Peter ? le peter… Peter ?

l'amoureux de Gabrielle… oui…. Je…. J'ai rêvé de….

De ?

… Sa mort…

Le brun frissonna. Il revoyait la scène avec netteté. La clairière était sombre. La nuit semblait être tombée depuis longtemps. Des torches balayaient le bois… une battue. Il pouvait entendre les chiens et le cor sonner ça et là.

Peur… Sang… douleur…

La bête avait été touchée à l'épaule et perdait du sang. ça et là, sa peau était parsemée des égratignures faites par les fourrés qu'elle traversait. Elle poussa un cri rauque.

Mal…si mal…peur… colère…

La bête se retrouva dans la clairière. Devant elle, des filets ! elle était prise au piège ! elle se retourna. Les chiens l'avaient rejointe. Rageusement, elle se jeta sur eux. Ils n'eurent aucune chance. Les crocs mordirent, les griffes fendirent l'air.

Douleur… sang…encore…plus… tuer…

La bête les massacra jusqu'au dernier. Les sorciers étaient autour d'elle, elle les sentait se rapprocher…

Soudain, une odeur la fit s'arrêter.

Sa compagne… amour… ,peur… terreur…

La bête se retourna. La jeune fille s'était figée, en chemise de nuit. Ses pieds nus étaient ensanglantés. Elle pleurait, ses yeux révulsés par la terreur.

La bête fit un pas.

La jeune fille recula.

La bête s'avança encore.

La jeune fille trébucha, tombant en arrière. Elle poussa un cri de terreur.

Peur… douleur… trahison…

…pe….peter… ?

la bête poussa un feulement désespéré. Elle s'avança encore. La jeune fille eut un mouvement de recul, terrorisée.

noon ! laisse la !

Un homme, vêtu de noir, venait d'entrer dans la clairière. Levant son épée, il traversa le ventre de la bête, qui hurla de douleur. Se retournant, elle envoya valser l'homme à terre, avant de retourner ses yeux jaunes sur la jeune femme… jaune ? non… des prunelles grises emplies de tristesse regardaient à présent la sorcière. Celle ci frémit.

Trahison… amour perdu… Gabrielle…

Les yeux se fermèrent, tandis que le corps sans vie de la bête s'effondrait lourdement aux pieds de la jeune femme.

Harry enfoui son visage contre la poitrine de son compagnon, étouffant un sanglot silencieux. Doucement, jusqu'à l'aube, le caraquin le bercerait, bien longtemps après qu'il ne se soit endormis même…

Gabrielle regardait le couple s'activer devant elle. Harry semblait préoccupé. Draco avait des cernes sous les yeux. Tous deux ne parlaient pas, mais la jeune femme pouvait sentir la nervosité du plus petit. Draco semblait aussi s'en apercevoir, car elle pouvait voir leurs mains, leurs corps, se frôler beaucoup plus que d'habitude. Elle attendit que le brun monte chercher son sac pour appeler le blond.

Draco ? Que ce passe t il ?

… Harry à rêvé… de Peter.

… un rêve ? …

Il semblerait que ce soit plutôt… un souvenir du passé…. Il a vue la mort de… peter. Et vous. Il vous à vue, dans ce rêve.

…. Un…. Rêve ? …Harry… Peter… je….

Les yeux verts se perlèrent de larmes. Le garçon s'approcha de la toile.

Gabrielle… comment êtes vous… arrivée là ? Dans ce tableau ?

…je…. Je ne suis pas aussi courageuse que Harry. J'étais jeune… plus jeune que lui… j'avais à peine 15 ans. Peter allait en avoir 17… Je…je n'ai pas pu… j'ai eu peur… de sa véritable forme… Je me suis enfuie, le soir où il avait le plus besoin de moi… j' ai couru à travers les bois, sans savoir où aller… La… le caraquin… Peter… les hommes ont organisé une battue. Il était perdu… je…. Je l'ai suivie, mais c'était trop tard… il ne pouvait plus être humain… je .. dans la clairière… j' étais effrayée… j'ai hurlé… ils… ils l'ont tué devant moi… à mes pieds…. Je….

Le silence s'installa. Doucement, Draco caressa le tableau, là où la joue était humide de larmes. Il murmura :

et ensuite ?

… ensuite… tout est flou… je… je ne me souviens plus trop… je… je crois que je suis devenue folle… je ne voulais plus m'alimenter… je ne parlais plus à personne, je ne sortais plus de mon lit, je n'arrivais même pas à dormir… un soir… je… j'ai subtilisé la dague empoisonnée de mon père…. Je me suis tranché la gorge… Quand je me suis réveillée, j'étais dans ce tableau… morte, pour ainsi dire… et vivante, malgré tout…

Harry avait entendu l'échange. Silencieusement, il entoura la taille du blond, posant son visage entre ses omoplates. Soupirant, ils restèrent tout trois un long moment ainsi, sans rien dire, yeux clos. La jeune fille murmura un petit « merci » avant de s'allonger sur une étrange plaque de marbre couverte de lierre, l'air las. Elle ferma les yeux, son visage reflétant la tristesse, mais aussi le soulagement dû aux larmes.

Les 2 garçons s'éloignèrent en silence, se serrant l'un contre, et prirent le chemin des cours.

Le professeur de DCFM sifflotait gaiement dans la salle de bain du terrible maître des potions. Il était heureux. Il avait cours seulement la matinée. L'après midi serait occupé dans la forêt interdite, à ramasser des méchantes bêbêtes pour son cours du lendemain en compagnie de Hagrid… Une après midi de chasse…. Il rapporterait peut être à Lily une belle souris-garou géante, comme elle les aimait, bien juteuses… Peut être même plusieurs pixies…

Bref, c'était une belle journée qui s'annonçait en perspective pour Samael, qui sourit d'un air prédateur à son reflet.

Severus grogna. Pourquoi se lever ? pourquoi si tôt ? ….il regarda le réveil matin… mardi. Nan…. Pas mardi…. Pas les Griffondors en double potions dès 8 heures… Un gémissement étouffé sortit de la couette sous laquelle l'homme venait de disparaître. Samaël se mit à rire. Sautant sur le lit, il plongea sous les draps.

Debout, petit Sévy…

Je refuse. Pas aujourd'hui.

et pourquoi donc, monsieur ronchon ?

Griffondors. 2 heures. La classe de Potter…

Le petit brun laissa échapper un petit rire.

Je compatis… mais à la guerre comme à la guerre ! allez ! debout !

Nan !

tu veux jouer à ça ? d'accord…

L' adolescent se mit à le chatouiller. L'homme se tortilla dans tout les sens, avant d'abandonner, à bout de souffle.

Je me rend, ok, d'accord….

… c'est bien, ça… cela mérite une récompense…. N'est ce pas… ?

… sourire approchez, Mister Snape… Il reste bien une heure avant le début des cours…

Oui, décidément, pour Samaël, s'était un bon début de journée qui s'annonçait…

Colin regardait les photos qu'il avait pris alors que Blaise ne faisait pas attention… Dieu, qu'il était beau… Le garçon se mit à soupirer, rangeant les clichés dans le petit recueil de cuir rouge qu'il gardait précieusement sous son oreiller… Si jamais son colocataire le voyait… Il avait honte, rien que d'y penser… Envahir comme cela l'intimité de son ex-ennemi… Si cela se trouvait, il avait même une petite amie. Colin repoussa un second soupir. Blaise était si secret… Ils passaient des heures dans le silence, se croisant dans la petite pièce sans jamais échanger un mot. Le soir, Colin se couchait très tôt, ne voulant pas que Blaise le voit en pyjama… Il avait tellement honte de son corps trop maigre, de sa maladresse, de son visage constellé de taches de rousseurs et, de temps en temps, de boutons. Quand il mangeait du chocolat, par exemple. Il ne voulait pas que ce serpentard, au corps si parfait, à la peau couleur de miel, aux magnifiques yeux verts pailletés d'orange, le voit. Il était si…insignifiant… ridicule… si… vulgaire… Blaise, au contraire, était inaccessible… comme un prince…

Le garçon soupira une 3eme fois. Doucement, il embrassa une photo, et ferma son album. Il ne voulait pas se lever… Pas ce matin… D'habitude, il était toujours le premier près, ne voulant pas que Blaise le voit au saut du lit. Mais là… non… il était trop fatigué… il referma les yeux, et, en un dernier soupir, se rendormit.

Blaise se leva en retard. D'habitude, il se réveillait au bruit de l'eau de la douche… mais là… elle n'avait pas coulé… quel heure pouvait il bien être ? Regardant sa montre, il ouvrit grand les yeux. Il n'avait que 10 min pour aller en cours ! Vite, il sauta du lit… pour trouver la chambre sombre. Colin ne s'était donc pas levé ? Il entrebâilla un rideau, regardant à l'intérieur. Son ange dormait. Un sourire s'étira sur les lèvres de blaise. Il ne l'avait jamais vu si détendu. Quand il était réveillé, colin semblait toujours en alerte, comme un gibier aux abois. Mais là, serrant contre lui son polochon, le garçon était adorable. Certes, il n'était pas ce qu'on pouvait appeler un « beau gosse ». Le garçon était trop fin, presque fragile. Il n'avait pas beaucoup grandit depuis sa 2eme année. Mais son visage avait un petit quelque chose, un charme qui le rendait beau à sa manière. On eût dit une de ces fées qui décoraient le salon particulier de sa mère, le soir. Les grands yeux noisettes pétillaient de malice sous les cheveux blond cendré qui généralement les cachaient à moitié. Doucement, Blaise caressa du bout des doigts la joue rose. Le garçon se réveilla en sursaut.

Blaise ?!

Euh…. Il est l'heure ! on est en retard ! je viens de me réveiller…et… je… je me suis permis de regarder…et je…

on est en retard ???

On a… 5mins pour être en classe !

Meeeeercredi !

Non, on est mardi…. Enfin, dépêchons nous !

Les deux garçons, oubliant leur gène respective, coururent chacun de leur côté, affolés.

C'est une honte ! C'est scandaleux, professeur !

Allons, Minerva…. Ce n'est pas si grave que cela…

45 mins de retard ! En 65 ans de carrière, je n'ai jamais vu cela !

… voyons….. il y a peut être une expli…

Justement, il y en a une ! rouge

Ah ?

Professeur Dumbledore…. Monsieur…. C'est intolérable ! Soit, Severus n'as jamais causé quoi que ce soit, à par peut être le départ précipité de miss Peabblecoat il y a 12 ans et l'empoisonnement des griffondors quand il était en 3eme année, mais quand même ! Faire….ce… ce… genre de chose….. à 8 heures du matin ! C'est….

C'est ma foi fort endurant de la part de ce pauvre Severus…

Mais là n'est pas la question ! Ils étaient EN RETARD !

…. Ma foi… cela n'a pas trop dérangé les élèves…. Non ?

Non, bien sûr, vous pensez… mais quand même !

Alors, l'affaire est réglée. Merci, Minerva. Vous pouvez retourner à vos cours… vous aussi êtes en retard… vous ne voudriez pas déchaîner les rumeurs… vous non plus…

Oh mon dieu ! rouge , s'enfuit en courant

Pour Albus aussi, c'était décidément une bonne matinée. Ricanant, il reprit son occupation… tiens…. Il semblait que 2 élèves traînaient dans les vestiaires déserts de Quidditch… Cela semblait intéressant….

Tu te rends comptes ! ¾ d'heure ! C'était le meilleur cours de potions de toute ma vie !

Et vous avez vu la tête du prof de DCFM ? Il est RAVI.

Huhuhu… et sa démarche aussi, est ravie…

Ron !!!

Ayyyeuh ! t'es pas obligée de me taper !

On ne parle pas de ses professeurs comme cela !

…. J'ai pris des photos…

C'est vrai ?!? Envoie !

Ginny !

Les rumeurs circulaient vite à Poudlard. Les photos aussi, d'ailleurs. Luna Lovegood, Ginny et Colin s'étaient assemblés pour former un journal non officiel des potins de Poudlard ( la JNOPO pour les intimes) appelé sobrement les dessous de Poudlard ou Dumbledore en slip (enfin… la dernière partie était orale… ) Et la rubrique de ce mois ci promettait pleins de potins croustillants….

Blaise attendait devant la chambre noire. Cela faisait 2 heures que le petit groupe de journaliste était entré… et il commençait à perdre patience. Il avait tout fait : des bulles de chouime goume, un truc moldu donné par Hermione (sans sucre, bien sûr… ses parents dentistes ne l'auraient pas accepté autrement), le décompte des toiles d'araignées au plafond, le recensement des puces du chaton de Ginny… Il avait même pensé un instant à faire ses devoirs !

Il fut récompensé pour sa patience quand les 3 ados sortirent. Colin fut surpris.

Blaise ? Qu'est ce que…

Je t'attendais…

Mais…

T'inquiètes. Bon, tu viens ? Faut passer à la chambre pour poser nos sacs. Nous attendez pas les filles. Bye.

Colin regarda le garçon, des étoiles dans les yeux… Il était si… cool… si sûr de lui… si… princier… Il trottait à ses côtés, ignorant l'air entendu des 2 jeunes filles qui souriaient de toutes leurs dents… avant de partir, main dans la main, vers leur chambre… Elles aussi avaient à faire…

Blaise avait tout préparé pour que ce soit parfait. Le repas dans la chambre… l'ambiance feutrée… le plan séduction était en place. Il en avait marre de ce petit jeu de chat et souris avec son colocataire. Il devait tenter le tout pour le tout…. Et ses amis l'avaient aidé. Tout d'abord, les plats que le garçon préférait. En fond, sa musique fétiche, douce, comme un murmure. Puis, il avait demandé à tous de déserter cette partie de la tour, et de ne pas les chercher… Bien sûr, tout le monde était dans le coup. Et Ginny la première. Elle avait endormis la méfiance naturelle du blondinet, l'entraînant dans une folle poursuite du postérieur du professeur de DCFM.

Pour le moment, ils étaient devant la porte. Blaise s'arrêta :

Tu as confiance en moi ?

Einh ?

Tu as confiance en moi ?

… je… oui….

Alors ferme les yeux…

Oo … bi…bien…

Aies confiance…

Blaise déposa un petit baiser sur la tempe du arçon qui rougit, yeux clos. Que ce passait il ? A quoi jouait Blaise ? Pourquoi lui poser de telles questions ? Surtout…. Pourquoi un geste tendre ? si… intime ? Le garçon frissonna, complètement chaviré par le comportement de son « prince ».Blaise sourit. Prenant la main de son cadet, il le guida jusqu'à leur chambre, l'asseyant sur une chaise.

Je peux ouvrir les yeux ?

Pas encore. Attends.

Blaise ferma les rideaux, créant une ambiance feutrée. D'un coup de baguette, il alluma les bougies qui parsemaient la pièce. Souriant, content de son résultat, il s'assit en face de son colocataire, servant magiquement une coupe de champagne au garçon.

Tu peux, maintenant.

qu'est ce que…. Oh….

Le garçon piqua un fard monstre. Que voulait dire tout cela ? ce n'était pas une mauvaise blague, depuis que la rivalité s'était effacée entre les 2 maisons…. Mais alors ?

Blaise lui sourit gentiment. Pas un de ses sourires Serpentard. Non. un vrai sourire, un peu fragile, un de ceux qu'il ne fait jamais en public… Ceux sur les photos, quand il ne sait pas qu'on le prend… Colin rougit, répondant timidement au sourire.

c'est… c'est en quelle occasion ?

Un moment entre toi et moi… Nous n'en avons jamais…

oh…eeeerrr….

Champagne ?

qu'est ce que c'est ?

Un vin français. La meilleure cuvée de mon père. Il provient directement des caves de notre château en France. C'est très bon…

oh…. Oh ! Ca pétille !

rire Tu aimes ?

J'adore ! …

Les 2 garçons se mirent à parler plus librement, tandis que Dobby, mit lui aussi dans la combine, apportait les plats. La soirée passa sans qu'aucun des deux ne se rende compte du temps qui s'écoulait. Un dernier verre de vin dans les mains, les deux garçon s'assirent sur le lit de Blaise, confortablement calés contre les coussins du « prince », continuant de rire.

Blaise s'arrêta le premier, regardant avec intensité le petit blond qui riait. Celui ci ne s'en rendit pas compte tout de suite.

Colin… ?

…O..oui ?

…tu sais…. Si j'ai organisé ce dîner….

O…ou..oui ?

je voulais te demander….

Blaise….

Le jeune homme se pencha sur le plus jeune, capturant ses lèvres avec douceur. C'était juste un baiser pur, un frôlement de lèvres, mais un frisson les parcourus. Grisés par le vin, par les sentiments qui surgissaient, les deux garçons pressèrent un peu plus leurs lèvres. Doucement, Blaise passa sa langue sur les lèvres entrouvertes de colin, quémandant l'entrée. Le garçon soupira doucement, l'autorisant à approfondir le baiser. Tendrement, avec l'hésitations d'enfants découvrant les plaisirs, il se goûtèrent, liant leurs langues. Bouche à bouche, cœur à corps, ils tremblaient tout deux, n'osant pas briser ce moment magique. Le silence s'installa dans la pièce, seulement troublé par le fond musical d'une valse de chopin. Les deux garçons se regardèrent. Doucement, Blaise caressa la joue du jeune griffondor qui rougissait légèrement.

… veux tu… de moi, colin ? Pas comme d'un simple colocataire… comme d'un…

Shhh…..

Le plus jeune déposa un petit baiser au coin des lèvres du jeune homme, souriant timidement.

oui… bien sûr…

Blaise regardait le garçon qui dormait dans le lit à ses côtés. Ils les avaient rapprochés, jusqu'à ce qu'ils soient collés. L'enfant dormait à poing fermés, son polochon dans les bras. Blaise sourit doucement. Pour la première fois de sa vie, il était pleinement heureux.

FIN DU CHAPITRE 10