Résumé : Qu'arriverait-il si un vampire perdait le contrôle? Et qu'arriverait-il si le prédateur en question n'était nul autre que Severus Rogue et sa proie une simple Moldue? Venez le découvrir!

Note de l'auteure : J'aimerais remercié tous ceux et celles qui me laissent de si gentilles reviews, je vous adore!! Ça me fait vraiment chaud au coeur chaque fois que j'en reçois une! Je voudrais aussi dire merci à Lisia, à qui je n'ai pas pu répondre personnellement, car je n'avais ton courriel! J'espère que vous continuez d'aimer cette histoire malgré mon style boiteux de débutante! hihi

Bonne lecture!


Chapitre 19 : Quand les ennuis commencent…

Les ennuis commencèrent réellement lorsque les jumeaux atteignirent l'âge de dix mois.

Lionel était un petit garçon colérique. Il se mettait en colère pour un oui ou pour un non, mais ce qui le frustrait au plus au point, c'était quand sa mère refusait volontairement de lui accorder son attention. C'était apparemment un conseil de psychologue qui devait fonctionner à merveille pour les enfants trop gâtés. Cependant, aucun psychologue moldu au monde n'aurait pu prévoir qu'un petit garçon âgé de moins d'un an qui était contrarié pouvait enflammer ses mains à son gré.

Mais heureusement pour le cœur sensible de la jeune maman, le poupon était totalement immunisé contre les flammes qu'il faisait naître. Ce qui n'était pas le cas de son jumeau, sur qui le petit Lionel évacuait bien souvent sa colère. Yohan était maintenant tellement habitué aux excès de son jumeau que dès qu'il sentait un saut d'humeur de ce dernier, il s'éclipsait dans les bras d'un de ses parents. En effet, le fils biologique de Severus maîtrisait déjà à la perfection la téléportation vampirique, même s'il n'était pas un vampire à proprement parler puisqu'il n'avait jamais été mordu.

Tout cela mettait les nerfs d'Èva à rude épreuve. En plus de faire de son mieux pour surveiller et contenir ses deux fils turbulents, elle travaillait à temps partiel avec madame Pomfresh à l'infirmerie. Puisque, de toute façon, la jeune vampire y passait la plupart de son temps pour faire soigner les malencontreuses brûlures que Lionel occasionnait à son jumeau, Èva s'était dit qu'elle était mieux de rester dans les parages, juste au cas où. Et comme la brunette avait fait quelques études en psychologie, elle était d'un bon soutien pour les patients parfois traumatisés que recevait la vieille infirmière. Il fallait admettre que Severus avait aussi les nerfs à vif et son peu de patience passait à se retenir d'étrangler ses fils… alors pour ce qui restait pour ses élèves…

Il était donc logique, même lors d'un après-midi d'avril comme les autres, de retrouver la jeune maman allongée dans un des lits blancs immaculés de l'infirmerie. Pas qu'elle était blessée, mais elle en profitait pour se reposer un peu alors que les jumeaux s'étaient finalement endormis pour leur sieste quotidienne dans leur parc juste à côté du lit de la jeune femme et qu'aucun ténébreux sorcier n'avait décidé de passer ses nerfs sur un pauvre adolescent en manque de confiance en soi.

Èva commençait déjà à somnoler lorsqu'elle entendit un « tic tic » insistant. Ouvrant à contrecœur les yeux, elle découvrit un hibou grand duc qui toquait patiemment à la fenêtre.

Soupirant, la jeune femme se résolut à se lever pour ouvrir au majestueux oiseau. C'est qu'elles étaient coriaces ces petites bêtes, pas moyen de les ignorer! Tant et aussi longtemps que vous n'aviez pas pris le colis vous étant destiné, elles étaient aussi collantes que des harpies en chaleur! Voire même pire, en fait. Ce qui n'était pas peu dire…

Èva se donna un peu de courage pour lire la missive en se disant qu'il s'agissait sans doute d'une lettre de Micheal, qui allait probablement lui reprocher à nouveau de ne pas venir le voir assez souvent, même si elle s'obstinait à chaque fois à essayer de lui expliquer que, vu le tempérament de ses fils pour le moment, il était assez compliqué pour elle de quitter Poudlard. Bref, une lettre qu'elle pourrait lire en vitesse, déposée sans remords sur une des tables de chevet de l'infirmerie et retournée à sa paisible somnolence.

Mais Èva fut surprise en découvrant que l'enveloppe était cachetée par une grosse goutte de cire rouge ornée d'un sceau que la jeune femme reconnut vaguement, mais sans être dans la possibilité de se rappeler où elle l'avait aperçu. Cette lettre-là ne provenait définitivement pas de son grand frère.

Prise d'une étrange angoisse, Èva déplia le parchemin les mains tremblantes. Elle commença rapidement à lire la missive, mais avant même d'en avoir atteint la fin, elle ne put empêcher son regard de glisser vers la signature qui ornait le bas du papyrus.

À ce moment précis, la jeune vampire s'évanouit, tombant durement au sol, la lettre voltigeant doucement au pied du berceau des jumeaux. Au bas du parchemin, l'on pouvait clairement lire :

« Tendrement vôtre,

Voldemort »

Lorsqu'Èva papillonna des yeux, son regard se posa sur le plafond immaculé de l'infirmerie. Ce qui, somme toute, n'était pas une grande surprise puisque c'était à cet endroit qu'elle avait perdu connaissance.

Brusquement, la jeune femme se redressa. Elle ne se trouvait plus au sol, mais dans le lit dans lequel elle somnolait avant de recevoir la lettre fatidique. Èva se tourna vers la droite du lit pour voir si ses fils allaient bien, mais le parc et les deux bambins avaient disparu.

La jeune maman se mit immédiatement à paniquer. Elle se releva d'un bloc, même si elle avait un affreux mal de tête et qu'une nausée insistante s'était emparée d'elle lorsqu'elle avait choisi de prendre trop brusquement la position verticale.

- Lionel? appela-t-elle d'une voix paniquée.

Habituellement, dès que le petit garçon entendait la voix de sa mère, il l'appelait d'un joyeux « Ma! Maman! ».

- Yohan? renchérit-elle dans l'espoir que son fils se téléporterait dans ses bras, comme il le faisait si souvent lorsque son frère l'embêtait.

Mais aucun gazouillis enfantin ne lui répondit. Personne ne cria « maman » ou n'accourra vers elle pour la serrer dans ses bras.

Là, Èva était au bord de la crise de nerfs. Elle regarda dans tous les recoins de l'infirmerie : sous les lits, dans la salle de bain, dans le bureau de Pompom. Mais rien. Pas une âme qui vive. Personne à l'horizon et encore moins ses enfants.

Comment avait-elle pu s'évanouir aussi bêtement! Voldemort en avait sans doute profité pour venir kidnapper son fils et avait ainsi découvert un bonus : le petit Yohan.

Tout à coup, la jeune femme prit à nouveau la direction de la salle d'eau et son haut-le-cœur l'emporta sur son self-control.

Après s'être aspergée le visage d'eau fraîche, Èva sortit en trompe de l'infirmerie.

« Severus!! », hurla-t-elle littéralement dans sa tête. « Severus Rogue, tu es mieux de te manifester dans la seconde ou… ».

Mais la jeune femme ne put terminer sa phrase. Le décor du corridor menant à l'infirmerie se brouilla et Èva se sentit tanguer vers l'arrière. Lentement, le décor particulier du bureau de Dumbledore remplaça les tapisseries et la pierre froide du couloir dans lequel Èva courait à peine une seconde plus tôt. Elle distingua Severus en face d'elle, la main tendue dans sa direction, paume ouverte au niveau de son ventre.

Il l'avait téléportée dans le bureau. Sans doute avait-il senti qu'elle était réveillée et qu'elle paniquait et avait-il trouvé ce moyen plus simple pour la faire venir à leur rencontre.

- Où sont les garçons?

- Ne t'inquiète pas, ils sont en sécurité avec Lupin et Black.

- Mais où?

- Au Manoir.

- Et pourquoi ne sont-ils plus à Poudlard?

- Nous avons cru bon de les mettre dans un lieu moins exposé, intervint le vieux directeur.

Èva fronça les sourcils en signe d'incompréhension.

- Je croyais que Poudlard était le lieu le plus sécuritaire qui soit!

- Certes, cette école dispose d'une grande protection, expliqua Severus en désignant Dumbledore du menton. Mais il n'est pas impossible qu'elle soit attaquée. Et, aux dernières nouvelles, Voldemort ignore l'existence du Manoir, alors les jumeaux y seront plus en sécurité pour le moment.

La brunette ferma les yeux, sentant les larmes menacées de s'échapper en torrent sur ses joues. Elle tenta de maîtriser sa respiration en inspirant et expirant à plusieurs reprises, mais son souffle restait incertain.

- Voldemort sait que tu es ici. Toi, moi et… son fils. Il est possible qu'il tente une attaque pour le récupérer, c'est pourquoi nous avons voulu les éloigner.

- De plus, il est préférable que Tom ignore l'existence de Yohan, renchérit le vieil homme aux yeux bleu ciel.

- C'est parce que leurs pouvoirs commencent à se réveiller, c'est ça? demanda la jeune mère, de moins en moins rassurée.

- C'est l'explication la plus plausible, en effet.

- Oh, Severus! souffla Èva en se réfugiant dans les bras protecteurs du sorcier. Je savais que ce moment allait arriver un jour ou l'autre, mais j'aurais tellement préféré ne jamais le vivre.

- Je sais, moi aussi, dit Rogue en déposant un baiser sur la tête de la brunette.

- Qu'allons-nous faire?

- Protéger nos enfants.

Èva leva vers lui un regard embué de larmes et déposa un baiser désespéré sur les lèvres de Severus, scellant leur sort à tout jamais. Ils devraient se battre au péril de leurs vies, ils vivraient des épreuves difficiles qui leur sembleraient insurmontables, mais ils seraient toujours ensemble. Et jamais ils n'abandonneraient, pour Yohan et Lionel, pour leurs fils, pour leur famille. Et c'était ça le plus important.

Le lendemain, il y eut une réunion organisée précipitamment au quartier général de l'Ordre du Phénix, situé au 12 Square Grimmauld. Plusieurs Aurors y étaient conviés, tels Maugrey Fol Œil, Mondingus Fletcher et Nymphadora Tonks, ainsi que d'autres membres de l'Ordre comme Remus Lupin, Sirius Black et Molly et Arthur Weasley. Et, bien sûr, le petit groupe inséparable qu'était devenu l'A.D., soit Harry Potter, Ron Weasley – malgré les nombreuses protestations de sa mère – Hermione Granger, Luna Lovegood et Neville Londubat.

- Bien, maintenant que nous sommes tous réunis, je crois que nous pouvons commencer cette…, commença Dumbledore.

Mais le grand sorcier fut interrompu par une tornade blonde qui fit inopinément irruption à l'intérieur de la cuisine de la maison des Black, où était réuni l'Ordre au complet.

- Harry James Potter, si tu crois que tu peux te rendre à une réunion secrète sans moi et sans me le dire, eh bien laisse-moi te dire que tu te mets un doigt dans l'œil jusqu'au coude!

Le susnommé Harry vira au rouge pivoine jusqu'au bout des oreilles. Il fallait avouer que son petit ami était des plus jaloux et protecteur par-dessus le marché.

- Une réunion à laquelle vous n'êtes pas convié, monsieur Malfoy, intervint Severus.

- M'en fiche! Si cet inconscient – nouvelle bouffée de chaleur de la part d'Harry – veut encore mettre sa vie en danger, je veux être au courant. C'est pas que je veuille éviter qu'il se fasse tuer, mais ça ressemble à ça.

Sourit contrit de la part du parrain du blondinet.

- Il n'empêche que vous n'êtes pas supposé être ici, je…

- Non, laissez Severus, l'interrompit Dumbledore. Toute l'aide disponible nous sera nécessaire.

Le vieux sorcier accentua son affirmation d'un regard grave que Rogue comprit parfaitement. Le Survivant allait devoir accomplir la tâche pour laquelle il était né. Tâche qui n'allait pas être facile et de tout repos. Harry y risquait sa vie et, parallèlement, celles de nombreux autres sorciers. Alors, avoir un allié de plus pour surveiller le jeune homme au stupide courage typiquement Gryffondorien n'était pas de refus!

- Soit, obtempéra le maître des potions.

Puis il fit apparaître une chaise supplémentaire pour Draco juste à côté d'Harry.

- Bien, maintenant que nous sommes au complet, débutons, reprit Dumbledore, une lueur amusée brillant au fond de son regard. Pour ceux qui ne le savent pas, cette réunion a pour but explicite d'ébaucher un plan pour détruire Tom Jedusor, mieux connu sous le nom de Voldemort.

À l'appellation du terrible Mage Noir, la moitié de l'auditoire frémit de peur et de dégoût.

- Le détruire pour de bon, rajouta Mondingus, ce qui lui valut quelques sourires compréhensifs.

En effet, le pauvre était de ceux qui avaient perdu des êtres chers après le retour imprévu du Seigneur des Ténèbres.

Les yeux d'Albus étaient de nouveau redevenus sérieux et durs. Malgré son âge, il semblait plus fort et plus déterminé que jamais.

Le grand sorcier expliqua la situation d'Èva et expliqua qu'ils devaient aussi impérativement annihiler Voldemort pour préserver la sécurité et la vie de ses enfants. Il leur expliqua aussi pourquoi le Seigneur des Ténèbres avait autant tardé à agir et pourquoi Il convoitait les jumeaux.

- Et je n'ai sans doute pas besoin de vous faire remarquer quels risques nous encourons s'Il met la main sur ces petits êtres fragiles? Ils sont encore très maniables et Il pourrait en faire ce que bon Lui semble.

- Je refuse que mes enfants reprennent de gré ou de force le règne que Voldemort a commencé.

Nouveau frisson dans l'assemblée.

- C'est pourquoi je vous en conjure, mes amis, il faut nous aider. Il faut réussir!

- Et bien sûr, il faut trouver un plan qui empêchera Harry de se faire tuer, renchérit Ron avec toute l'innocence qui le caractérisait.

- Merci, Ron, c'est une idée géniale! Comment j'ai pu ne pas y penser avant? releva le Survivant avec un sarcasme amical à l'encontre de celui qu'il considérait comme son frère.

Le rouquin expérimenta à son tour la chaleur étouffante de la honte. Évidemment, qui voulait que son meilleur ami aille se faire tuer?

Suite à cette très intelligente remarque, tous les membres du groupe rassemblés en cette heure grave s'activèrent pour tenter d'élaborer un plan d'attaque sans faille. Ils y passèrent le reste de la journée durant laquelle se succédèrent joutes verbales, crises de nerfs, apitoiement, hurlements, désespoir, silences, plusieurs tasses de thé et de petits gâteaux, tensions et, finalement, un espoir.

Les semaines qui suivirent servirent à peaufiner le projet mis en place par l'Ordre du Phénix. Tout reposait sur la présomption que Voldemort n'ait pas abandonné son Q.G. en Transylvanie, là où il avait retenu prisonniers Severus et Èva un an auparavant.

Pendant qu'Albus se chargeait des détails techniques avec Rogue et les autres membres, Èva tentait d'empêcher ses fils d'user de magie. Le Manoir était protégé par de nombreux sorts, mais il ne fallait pas tenter le diable, juste au cas où Voldemort serait capable de ressentir la puissance magique de son fils biologique.

Les élèves de Poudlard sentaient bien la nervosité de leurs professeurs, même si ceux-ci niaient toujours tout. Minerva et Dumbledore s'étaient mis d'accord pour agir lorsque les vacances d'été arriveraient. Comme l'échéance se rapprochait à grands pas, le corps professoral de Poudlard, qui participerait presque entièrement à la guerre, était de moins en moins attentif aux cours et aux futurs examens.

Micheal avait aussi été mis au courant du plan d'attaque contre Voldemort. Après un discours enflammé en larmoyant de la part d'Èva – qui signifiait, en résumé, qu'assez de gens qui comptaient à ses yeux allaient mettre leur vie en péril sans qu'en plus sa seule famille s'y mette aussi, sans compter que quelqu'un devait rester veiller sur les jumeaux – Micheal accepta de se tenir à l'écart.

Les deux bambins fêtèrent leur premier anniversaire une semaine avant la date prévue de l'attaque. Pour l'occasion, Lionel s'amusa à transformer la petite flamme de sa bougie en énorme dragon de feu et à faire voler ce dernier à travers la cuisine. D'aussi grands pouvoirs pour un si jeune enfant était effrayant. Et, accessoirement, le petit garçon aux yeux bleu violet risquait de tuer Èva ou Severus à tout moment. En effet, même si les vampires ne craignaient pas la lumière du soleil grâce au sang mêlé de Rogue, il n'en était pas de même pour le feu, qui menaçait de les transformer en tas de cendres à tout moment.

- Par Merlin! s'exclama Severus en faisant irruption dans la cuisine.

- Lionel Jenkins, fais-moi le plaisir de faire atterrir ce dragon, ordonna Èva d'une voix ferme à son fils.

Contrarié, le poupon éclata en sanglots. Ledit reptile volant se mit à prendre de l'expansion, envahissant maintenant la moitié de la cuisine. Severus était en train de chercher un sort pour détruire le dragon de feu de son fils, lorsque ce dernier implosa et termina sa courte vie en une pluie d'étincelles.

Yohan applaudit frénétiquement en riant joyeusement. Lui, apparemment, avait apprécié le manège de son frère.

- Encowe, encowe! chantonna-t-il.

- Oh non, mon cœur, plus de dragons volants dans la cuisine! intervint la jeune maman. Tu m'as bien compris, Lionel? Plus jamais de feu dans la maison!

L'interpellé croisa les bras et prit une mine boudeuse. La jeune vampire souffla les bougies des deux minuscules gâteaux des jumeaux et déposa un baiser sur la tête de Lionel.

- Joyeux anniversaire, les garçons.

Èva alla se nicher dans les bras de Severus et observa d'un regard attendri les jumeaux se lancer dans leur gâteau au chocolat et en mettre partout.

- Ils sont impressionnants, souffla-t-elle.

- À qui le dit tu! Ils doivent tenir ça de leur mère.

- C'est un compliment?

Mais la brunette ne lui laissa pas le temps de répondre et enlaça tendrement Severus avant de déposer ses lèvres sur les siennes.

- Ma! Maman! hurla Lionel.

- Hum… le devoir m'appelle!

Èva voulut aller vers son fils, mais Severus la retint.

- Et si, pour une fois, je voulais te garder pour moi tout seul?

- Tu veux vraiment voir apparaître un autre dragon toi?

Le sorcier plissa le nez.

- Pourquoi faut-il que mon fils soit toujours plus fort que moi? soupira-t-il en se détachant à contrecœur de sa bien-aimée.

- Je suis sûre que tu vas prendre un malin plaisir à le lui remettre sur le nez lorsqu'il sera en première année et qu'il sera si impressionné de voir la facette intransigeante de son cher papa, se moqua Èva en prenant Lionel dans ses bras.

- Hum! Si j'arrive à le faire trembler un jour, ce sera bien un miracle!

- Tu auras les points pour le remettre à sa place. Je suis sûre qu'il sera aussi entêté et compétitif que toi.

- Si c'est l'image que vous vous faites de moi, chère dame, alors elle est totalement fausse, dit Severus en venant enlacer Èva et en déposant un baiser sur sa nuque.

- Oh vraiment? Alors, explique-moi pourquoi tu te bats comme un acharné à chaque année pour avoir la Coupe des Quatre Maisons?

- Ça, c'est simplement parce que je refuse qu'elle reste entre les mains de cette vieille chouette de McGonagall.

- Severus! N'apprends pas de telles expressions à tes enfants, le réprimanda gentiment Èva en prenant un air faussement outré.

- N'écoute pas ta maman, Lionel, tu pourras la traiter de vieille chouette autant que tu voudras, murmura le sorcier comme si le petit bambin était le seul à l'entendre.

- Oh, tu devrais avoir honte! Quel père indigne, rit Èva en se détachant de Rogue.

La jeune maman se dirigea vers la cuisine et prit une serviette pour débarbouiller son fils qui, somme toute, s'était mis du gâteau au chocolat partout : du bavoir à la nuque, en passant par les oreilles. On se demandait toujours comment les bébés pouvaient arriver à trouver des endroits que même leurs parents ne voyaient pas!

- Zouette! Zouette! se mit tout à coup à scander Lionel.

À nouveau, Yohan se mit à rire et à applaudir comme si on venait de lui montrer le meilleur tour de magie au monde.

Severus et Èva se tournèrent d'un même mouvement et découvrirent Minerva McGonagall figée dans l'embrasure de la porte de leur cuisine avec un air encore plus sévère qu'à l'habitude.

- Minerva! s'exclama la jeune vampire d'un ton trop aigu pour que cela paraisse normal. Que nous vaut l'honneur de votre visite?

L'animagus émit un « hum » sec en levant un sourcil, ce qui lui donnait l'air encore plus fâchée.

Èva se mit alors à culpabiliser. La vieille dame allait risquer sa vie dans la bataille contre Voldemort et tout cela pour eux et, parallèlement, pour le monde sorcier tout entier. Mais Èva savait parfaitement que c'était à cause d'elle – ou, plus précisément, de Lionel – qu'ils partaient si vite en guerre. Harry était si jeune, il n'était pas encore prêt pour cela. Mais, malgré tout, aucun d'eux ne s'était plaint, aucun d'eux n'allait refuser leur destin. Et voilà que Severus et elle se moquaient impunément d'une héroïne.

La brunette crut qu'elle allait mourir de honte. Si le sol avait pu s'ouvrir sous ses pieds et l'engloutir, elle aurait tellement souhaité qu'il le fasse à la seconde même où cette admirable vieille femme posa son regard sévère sur elle.

- Je suis venue vous prévenir que nous partons… maintenant.


La fin approche!! Une petite review pour me dire ce que vous en penser? XD