Note de l'auteure : Une seule chose à dire: je vous adore tous!! Merci de m'avoir encouragée et soutenue tout au long de cette belle aventure, j'espère que vous avez appréciez suivre cette histoire autant que moi j'ai aimé l'écrire et vous connaître:0) Ne vous en faites pas, j'ai plein d'autres idées de fic, alors on va se retrouver bientôt pour une autre aventure:0D


Chapitre 20 : La grande bataille

Tout avait été si précipité. Normalement, ils n'auraient pas dû passer à l'attaque avant une semaine. Mais l'Ordre, grâce à d'autres membres infiltrés dans les rangs de Voldemort, avait découvert que le Seigneur des Ténèbres s'apprêtait lui aussi à lancer une attaque massive à Pré-Au-Lard. D'après leurs sources, le Mage Noir désirait ainsi forcé Dumbledore ou, au mieux, Severus ou Èva, à venir l'attaquer de front. Il voulait les capturer et leur extirper les informations qu'Il désirait tant… c'est-à-dire découvrir l'endroit où se trouvait son fils. En effet, Voldemort avait bien ressenti l'éveil des pouvoirs de Lionel et comme toute son œuvre reposait sur ce descendant, il était déterminé à le ramener dans ses filets. Et si, par chance, Il pouvait au passage enlever Èva, Il serait ravi de pouvoir enfanter d'autres sorciers aux pouvoirs particuliers.

Ce nouvel élément força donc l'Ordre à mettre son plan en action avant la date prévue, car leur idée était basée sur l'effet de surprise et le fait que le château de Voldemort en Transylvanie soit isolé. Ils ne pouvaient pas se permettre de l'attaquer au beau milieu du village sorcier, d'autant plus qu'Il serait entouré de nombreux partisans.

C'est pourquoi pratiquement tout le corps enseignant de Poudlard avait déserté la vieille école pour se retrouver caché dans les broussailles entourant le vieux château de Transylvanie. Seuls quelques membres incertains étaient restés au château, comme la professeure de divination ou comme l'enseignant de sortilèges, indispensable à la protection des élèves.

Bref, l'Ordre du Phénix, aidé par de nombreuses personnes, était rassemblé derrière la barrière magique entourant le repère de Voldemort, l'encerclant en entier et attendant simplement un signe de Dumbledore pour commencer l'assaut.

Leurs alliés infiltrés dans les rangs du sorcier le plus maléfique de tous les temps leur avaient assuré que leur « maître » était bien présent dans sa forteresse, fomentant sa propre attaque, se croyant tout à fait à l'abri.

Ce qui lui fut rapidement démenti lorsque les bruits de sorts lancés dans tous les sens et ceux de ses Mangemorts hurlant au siège lui parvinrent.

Voldemort jura en fourchelang. Il n'était pas préparé à une attaque. Il se dépêcha d'appeler tous ses fidèles Mangemorts grâce à la Marque des Ténèbres, mais Il espéra que le peu d'effectifs qu'Il avait sur place suffirait à retenir les hommes de Dumbledore suffisamment longtemps. Car, oui, Il en était certain, personne d'autre que le grand Albus Dumbledore en personne n'aurait eu l'audace et le courage de lancer une attaque directe contre lui. Sans doute sa motivation était de protéger son fils contre lui.

Le Mage Noir sourit. Le vieux fou lui simplifiait la tâche : Èva devait aussi être sur place. L'instinct maternel, disait-on.

Le Seigneur des Ténèbres décida d'en appeler aussi aux vampires pour l'aider dans sa quête. Après tout, ils leur devaient une faveur après qu'ils aient mordu Severus alors qu'Il voulait « simplement » signer un traité avec eux.

Le sourire de Voldemort s'agrandit. Oui, Il avait été brillant sur ce coup-là.

Après avoir contacté les vampires, Il sortit de sa tour pour descendre dans les cachots de son château dans le but de récupérer des potions qui lui seraient bien utiles.

Il descendit d'innombrables escaliers lorsque, passant devant une massive porte de chêne, un grondement le fit arrêter sa course. Une lueur de malice s'alluma alors dans ses yeux et son sourire réapparut.

Pourquoi ne pas libérer sa créature?

Certes, l'expérience n'était pas au point. Le monstre restait incontrôlable et refusait d'obéir à qui que ce soit. Il tuerait quiconque aurait le malheur de se trouver sur son passage. Mais il avait peur du Seigneur Noir, il n'oserait pas s'attaquer à lui. Il n'aurait qu'à retrouver Èva avant sa créature pour la protéger et le monstre se chargerait des autres. Peu importe qu'il tue plusieurs de ses Mangemorts, pourvu qu'il faisait autant, voire plus, de ravages dans le camp adverse.

La porte de la cellule de la créature s'ouvrit dès qu'Il murmura le contre-sort. Un être immonde, à cheval entre l'homme et le loup-garou, recouvert d'une fine toison couleur carotte fit irruption par l'ouverture. Quand il vit Voldemort, il sursauta. Les deux créatures se fixèrent un moment avant que la plus poilue des deux ne parte dans la direction opposée à son pire cauchemar aux yeux de serpent.

- Allez, cours, mon petit Percy…, murmura celui qui fut jadis Tom Jedusor.

Puis Il reprit le chemin de son laboratoire. Il y arriva rapidement, mais seulement après avoir énoncé de nombreux contre-sorts ou dit d'incalculables mots de passe. Il se dépêcha de prendre divers flacons. Il devait faire vite, Il lui semblait que les hommes de Dumbledore avaient réussi à pénétrer dans son château.

- Tu vas enfin payé, vieux sénile, vociféra-t-Il en enjambant les marches quatre à quatre.

Un nouveau sourire mauvais se dessina sur ses lèvres lorsqu'Il entendit des cris d'effroi mêlé à ceux d'un animal provenant du couloir qu'Il voulait emprunter pour rejoindre son observatoire. Il dévia finalement sa trajectoire et prit un passage secret qui lui faisait faire un léger détour. Après tout, c'était préférable que de tomber sur la bête recouverte de sang.

Il allait franchir la toile qui cachait l'autre extrémité du passage, lorsqu'Il se figea en reconnaissant une voix bien particulière. De son côté, Il pouvait voir à travers la toile. Un principe qu'Il avait emprunté aux Moldus. Cela lui permettait de rester invisible aux yeux de ceux qui se trouvaient de l'autre côté de la toile ou du tableau, tout en lui permettant d'observer les autres à leur insu.

Finalement, la personne à qui appartenait la voix qui lui faisait grincer des dents apparue.

« Potter… hum, de mieux en mieux », se réjouit-Il mentalement.

Le brun était accompagné de ses deux chiens de garde. Voldemort jubila à l'avance de pouvoir tué la Miss-Je-Sais-Tout devant les yeux de son pire ennemi, avant de lui lancer l'Impardonnable à son tour. Pour ce qui était du rouquin, Il laissait le soin à son monstrueux frère de l'éviscérer.

Néanmoins, sa vengeance envers Potter n'était pas sa priorité pour le moment. Il devait d'abord empêcher Èva de se faire dévorer vivante. La vengeance est un plat qui se mange froid, disait-on. Il allait donc se tenir tranquille pour l'instant pour mieux pouvoir savourer sa victoire plus tard.

- Aïe! geignit Harry.

- Harry, qu'est-ce que tu as? s'inquiéta immédiatement son amie.

- Ma cicatrice… elle me brûle.

Les yeux de Ron s'agrandirent de peur.

- Restons sur nos gardes, Il ne doit pas être loin, conseilla Hermione.

Ils passèrent cependant devant leur cible sans la voir. Voldemort prit tout de même un malin plaisir à canaliser toute sa haine sur le jeune Potter, lui causant ainsi une douleur lancinante à la tête.

Voldemort sortit finalement de sa cachette lorsque les trois adolescents disparurent de son champ de vision en prenant un tournant.

- Tu vas brûler dans les flammes de l'Enfer, Potter, tu es mieux de t'habituer à cette sensation, se moqua-t-Il pour son simple plaisir, puisque Harry ne l'entendait pas.

Il ne s'attarda pas plus longtemps à découvert et courut jusqu'à son observatoire. Il ne savait pas quel était l'appétit de son monstre, Il devait donc faire vite.

Arrivé dans la plus haute tour de sa forteresse, Il se pencha sur la rambarde pour regarder le combat qui se menait sur ses terres.

Il y avait de nombreux Aurors; Il reconnut entre autres Fol Œil et Tonks. Ils se battaient avec acharnement et faisaient tomber ses Mangemorts comme s'ils n'avaient été que de vulgaires poupées de chiffon.

- Bande d'incapables!

Le Seigneur des Ténèbres avisa tout à coup une tête blonde châtaigne. Dommage que ce ne soit pas un soir de pleine lune, Il aurait aimé voir sa créature se battre contre un vrai loup-garou. Lupin semblait en mauvaise posture face à Bellatrix Lestrange, ce qui plut énormément à Voldemort. Il fallait avouer que Remus se débattait comme un dément, mais le Mage Noir avait bon espoir de voir un des membres importants de l'Ordre trépasser sous peu.

- Tiens, tiens... parlant d'amis proches de ce cher Dumbledore..., s'amusa-t-Il en découvrant Molly Weasley en larmes, la tête de son mari posée sur ses genoux.

Un filet de sang coulait de la bouche d'Arthur Weasley. Sa femme hurlait des paroles qu'Il n'entendait pas à sa créature mi-homme mi-loup-garou. Selon toute vraisemblance, le père venait d'être assassiné par son fils prodige.

Voldemort éclata d'un rire sadique et sans vie.

Mais son sourire s'effaça lorsqu'Il constata que sa créature semblait faiblir. Percy tomba à genoux devant le corps sans vie de son père et il rejeta la tête en arrière pour hurler sa détresse et sa douleur. Avec horreur, Voldemort le vit se lever et se précipiter vers la paroi rocheuse. Le monstre s'élança en un saut de l'ange et s'empala sur un rocher acéré.

- Tous des incapables! pesta le Lord Noir.

Les sanglots de Molly Weasley doublèrent d'intensité. Elle se demandait combien d'êtres chers à son cœur elle allait encore perdre dans cette guerre. Dire qu'ils n'avaient toujours pas localisé Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom.

Voldemort vit néanmoins la femme toute potelée prendre un air plus que déterminé, se relever et se lancer à corps perdu dans la bataille. Elle vengerait sa famille, même si pour cela elle devait y laisser la vie.

Soupirant, le Seigneur des Ténèbres se désintéressa de la scène qui se passait sous ses yeux. Dumbledore semblait avoir pénétré dans son château, car Il ne le voyait nulle part. Il devait donc être attentif et trouver au plus vite la jeune vampire qu'Il recherchait.

- Visis Sangua Vampa, murmura-t-Il.

Progressivement, sa vision changea. Les couleurs s'altérèrent et, bientôt, il ne lui sembla voir seulement dans une palette de brun. Les objets inanimés se teintèrent de beige à brun, dépendamment de leur chaleur, les formes humaines devinrent rouges et celles vampiriques se changèrent en vert – somme toute, très facile à détecter, puisque c'était le but de ce sortilège.

Voldemort balaya rapidement ses jardins du regard. Aucune forme ne serait-ce que verdâtre. De nouveau, Il jura en fourchelang. Il perdait un temps précieux et s'Il détestait bien quelque chose, c'était cela.

Il tourna alors son regard vers son repère et se concentra. Lentement, son regard glissa au travers des structures tangibles qu'étaient les murs ou les meubles. Il découvrit de nombreuses formes rouges. Ses Mangemorts étaient donc bien arrivés en renfort.

Cela lui prit de nombreuses minutes et beaucoup d'énergie pour finalement arriver à distinguer deux halos verts… qui se dirigeaient vers son labo!

- Maudit sois-tu, Severus Rogue! hurla-t-Il avant de partir à leur poursuite.

Certes, Il avait pris les potions qui lui seraient le plus utiles, mais il restait bon nombre de mixtures très puissantes dans ses cachots. Et comme Severus les avait presque toutes fabriquées lui-même, il était parfaitement au courant de l'endroit où elles étaient cachées, de leurs effets et de leurs puissances.

Toujours armé de sa vision spéciale, Voldemort se précipita à nouveau dans les profondeurs de son repère. ll talonnait les deux vampires, Il était sur le point de les rattraper quand, tout à coup, Il eut l'impression que son champ de vision devenait entièrement vert.

Il crut d'abord à une déficience du sort. Il avait tout de même utilisé beaucoup d'énergie pour voir au travers des murs. Mais sa première impression lui fut infirmée lorsqu'Il croisa Vlad, le dirigeant actuel du clan des vampires. Ce dernier le salua d'un hochement de tête.

- Qui sont les cibles? demanda-t-il avec un fort accent russe.

- Tous les hommes de Dumbledore. Pas de compassion, pas de transformation. Allez-y pour tuer.

De nouveau, le dirigeant des vampires hocha la tête. Il ferma les yeux et transmit le message à son clan, puis il partit avec un sourire mauvais et vorace.

- Disipas Visis, murmura ensuite le Lord Noir.

Maintenant que son repère était infesté de vampires, le sort ne lui servait plus à rien. Néanmoins, Il savait où chercher ses proies.

Voldemort accéléra le pas, autant dans le but d'éviter de croiser des ennemis que d'arriver avant que Severus et Èva n'aient quitté son laboratoire. Entre temps, et avec un peu de chances, ses Mangemorts auront le temps de faire pas mal de dégâts dans les rangs de Dumbledore.

Finalement, Il poussa la porte entrebâillée qui grinça légèrement. À l'intérieur, Il découvrit son espace de travail complètement mis à l'envers et un tenace nuage de fumée noire qui flottait au centre de la pièce.

D'un rapide coup d'œil, Il comprit ce que Severus était venu faire ici : seules une potion de Confusion et une fiole d'extrait d'ail avaient disparu. Leur passage ici n'avait donc principalement qu'été une vulgaire diversion.

La porte du laboratoire se referma alors en un claquement sec. Voldemort se mit à hurler des jurons dans toutes les langues qu'Il connaissait. Il était tombé dans le piège comme un misérable débutant.

Se reprenant rapidement, Il commença à énoncer plusieurs sorts ou contre-sorts. Si Dumbledore avait voulu l'enfermer, c'était qu'il tramait quelque chose. Et ça, ça ne plaisait guère au Seigneur des Ténèbres. Quoique vieux et sénile, le directeur de Poudlard restait le maître dans l'art des subtilités.

De nombreuses minutes s'écoulèrent avant que la porte n'explose finalement, libérant ainsi le Mage Noir. Furieux, Voldemort décida de se diriger vers ce qu'Il appelait sans modestie sa « Salle du Trône ». Si Dumbledore voulait l'affronter, c'est là qu'il se rendrait, Il en était certain. Le vieil homme était si prévisible…

En chemin, Il rencontra trois hommes de ce cher Albus qu'Il se fit un plaisir de tuer d'un simple Avada Kedavra froid et sans émotion. Ces misérables n'en valaient pas plus. Et lorsqu'Il croisa certains de ses Mangemorts, Il vociféra des ordres à tous vents – disant essentiellement que, s'ils ne gagnaient pas cette bataille, Il les massacrerait lui-même sans hésitation.

Il tomba tout à coup sur son bras droit, allongé au sol, ses cheveux presque blancs contrastant avec le sang qui les parsemait.

- Lucius! Debout, insolent! Oserais-tu arrêter de te battre pour ton maître avant d'avoir rendu ton dernier soupir? hurla-t-Il.

Malfoy père respirait difficilement. Il semblait avoir reçu un puissant sort qui le rongeait de l'intérieur.

Voldemort le regarda avec mépris et dégoût.

- Lève-toi et retourne au combat!

Lucius eut tout juste la force de tourner vers son maître un regard d'indifférence mêlé de douleur.

- Misérable cafard, vociféra Voldemort en crachant sur le blondinet. Endoloris!

Le Mangemort forma un arc impressionnant sous le coup de la douleur. Il ouvrit la bouche en une plainte muette avant de rendre son dernier soupir.

Le Lord Noir soupira de dépit. Personne n'était à sa hauteur, Il devait tout faire lui-même. Il reprit donc son chemin vers sa salle préférée avec une détermination morbide.

Tout juste avant d'atteindre sa destination, Voldemort entrevit Lupin par une fenêtre. Il aidait la jeune Miss-Je-Sais-Tout à se mettre à l'abri des sorts jetés en tout sens. Le loup-garou avait donc survécu à Bellatrix. Cette découverte finit de le mettre d'une humeur exécrable.

Il était donc dans une colère noire lorsqu'Il atteignit les portes d'or massif de sa pièce préférée qui étaient déjà entièrement ouvertes, semblant l'attendre et l'inviter à y pénétrer pour rencontrer un comité d'accueil.

Ignorant son instinct de survie qui lui intimait de prendre garde et n'écoutant que son envie de vengeance face à l'homme qui lui avait gâché la vie de nombreuses années auparavant et qui continuait encore aujourd'hui à le persécuter, Il entra sans prendre la moindre précaution.

Comme Il l'avait prévu, Dumbledore se trouvait au centre de la pièce. Il l'attendait, c'était certain. Cependant, Il fut surpris de voir aussi Severus, assis sur son trône, et Èva, tapie dans l'ombre dans le fond de la salle. Il aurait plutôt cru trouver Potter, venu accomplir son soi-disant destin.

Peu importait de toute façon. Il profiterait de ses deux vengeances : celle envers Dumbledore et celle envers Potter, deux hommes qui s'obstinaient à refuser de mourir!

- Tiens, tiens… tu as enfin compris que c'était ton heure, Albus? siffla-t-Il dans un rire macabre.

Pour toute réponse, le vieux sorcier lui sourit, ses yeux pétillants de cette lueur qui leur était caractéristique. Voldemort serra la mâchoire. Ce qu'Il pouvait le haïr lorsqu'il prenait cet air aussi suffisant, se croyant indestructible.

- Mais ne t'en fais pas, tes amis ne manqueront pas de te rejoindre dans les flammes de l'Enfer. À commencer par toi, Severus, pour te punir de ton impudence, enchaîna-t-Il en laissant son regard glissé vers son précieux trône que cet impur osait souillé.

- Vous parlez toujours pour ne rien dire, maître, cela devient lassant, se moqua Rogue.

- Et quand vous aurez enfin tous trépassé, sais-tu ce que je ferai, Severus? Je reprendrai mon bien…, expliqua-t-Il en se tournant vers Èva. Elle sera de nouveau en admiration devant moi et elle partagera ma couche toutes les nuits. Que dirais-tu de donner un petit frère à Lionel, ma rose noire?

Èva frissonna en entendant le surnom que Voldemort lui avait donné durant les trois mois qu'elle avait été sous l'effet de l'Impératif lors de sa détention.

« Ne réagis pas. », lui intima Severus.

- Bon, ce n'est pas que votre mutisme devient lassant, mais j'aimerais autant en finir. J'ai d'autres plans machiavéliques à accomplir.

Mais les trois comparses ne réagirent pas plus qu'avant. Dans un soupir de lassitude, celui qui fut jadis Tom Jedusor leva sa baguette en direction de Dumbledore.

Èva sortit tout à coup de l'ombre en laissant échapper un petit cri de peur panique.

- Ne t'en fais pas, ma douce, ce sera vite et presque sans douleur, s'amusa le Seigneur des Ténèbres.

Mais Il réalisa alors qu'Èva ne le regardait pas lui, mais qu'elle fixait un point au-dessus de son épaule. Il se retourna et découvrit un jeune homme dans la trentaine, brun aux yeux bleus qui ressemblait comme deux gouttes d'eau à la jeune vampire.

Voldemort fronça des sourcils en découvrant une petite forme lovée dans les bras de l'inconnu. Était-ce son fils? Non, impossible, il ressemblait beaucoup trop à…

- Rogue!

Le Lord Noir se retourna en entendant un « pop » derrière lui. Il eut tout à coup l'impression de voir double : devant lui se tenaient deux Èva qui agissaient exactement de la même manière, comme un reflet dans le miroir imite nos gestes à la perfection.

- Un sort de Confusion! hurla Voldemort.

À ce moment précis, les images de Dumbledore, de Severus et du double d'Èva se brouillèrent avant de disparaître en volutes rosées.

La vraie jeune femme s'élança vers l'inconnu.

- Michael, nom de Dieu, qu'est-ce que tu fais ici?

- Lionel a disparu devant mes yeux, Èva! Que voulais-tu que je fasse? J'ai demandé à Yohan de trouver son jumeau.

- Son jumeau?

Èva écarquilla les yeux et se tourna vers Voldemort. Il semblait dans une colère sans nom.

- Cours! hurla-t-elle en poussant Micheal vers la sortie.

- Sale pute! vociféra à nouveau le Mage Noir, en comprenant ce qu'elle avait fait avec Rogue lorsqu'Il l'avait libéré.

Cela avait été sa pire erreur. Cette femme l'avait poussé à la compassion, elle l'avait rendu faible. Elle allait payer pour cela.

Un nouveau « pop » se fit entendre et interrompit les pensées du Mage Noir.

- Avada Kedavra! cria-t-Il avant de se retourner pour voir Potter apparaître avec Severus.

« Foutue téléportation vampirique! », pensa-t-Il.

- Avada Kedavra, hurla Harry à son tour.

Un jet de lumière verte s'élança vers le Seigneur des Ténèbres et l'atteignit en pleine poitrine avant qu'Il n'ait le temps de faire le moindre mouvement. Il s'effondra au sol, un air de pure colère déformant ses traits. Il mourut comme Il avait toujours vécu : nourrissant une haine sans borne.

Un autre « pop » sonore brisa l'atmosphère tendue qui s'était installée dans la pièce. Lionel venait de se téléporter dans les bras de son père. Il le regarda en fronçant les sourcils, comme s'il avait commis une erreur. Il se retourna alors et se mit à chantonner joyeusement.

- Ma! Maman! Maman!

Le vampire, le Survivant et Michael se tournèrent vers la mère que le garçonnet appelait. Èva était allongée au sol, sur le ventre et fixait un point imaginaire.

- NOOOON!

- ÈVAAAA!

Les deux hommes se précipitèrent vers le corps inanimé de la jeune femme, alors que le Sauveur préférait rester respectueusement en retrait.

Severus retourna le corps de la femme qu'il aimait sur le dos et déposa sa tête sur ses genoux.

- Èva, je t'en supplie, parle-moi! lui ordonna-t-il.

- Èva, c'est Michael. Je t'en prie, ne t'en va pas! J'ai besoin de toi, ma belle!!

- Lionel et Yohan ont besoin de toi.

Les jumeaux levèrent la tête vers leur père, ne comprenant pas la situation. Tout le monde pleurait sans raison apparente pour eux.

Le petit Lionel s'approcha à quatre pattes de sa mère et déposa sa tête sur son ventre.

- Ma! Maman! appela-t-il.

Les sanglots de Severus s'intensifièrent et il serra Yohan très fort dans ses bras.

La scène semblait figée dans le temps. Personne ne bougeait, tout ce que l'on entendait était les pleurs des personnes marquées au fer rouge présentes dans la pièce.

Alors que tout espoir venait de s'envoler, Lionel se mit tout à coup à s'illuminer. Rapidement, la douce lumière bleutée qui semblait former une aura autour de lui enveloppa aussi sa mère, sur laquelle il était toujours allongé.

Severus et Michael s'éloignèrent, ne comprenant pas ce qui se produisait.

Puis un énorme éclair blanc explosa dans la pièce et aveugla tout le monde…


Fin?

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