Il était mon avenir (Teri Moïse)

Genre: Slash

Paring: Un Drarry, évidemment

Rating: M

Disclaimer: Rien ne m'appartient, ni les persos, ni les chansons. Seule l'histoire est à moi.

Note de l'auteur: Rien de spéciale à dire, si ce n'est: régalez-vous et n'oubliez pas les reviews!


Jamais aimé avant lui

C'était le début d'un rêve

Et désormais j'ai compris

Que malgré mes souhaits tous s'achève

Je suis assis sur le canapé de mon appartement, seul. Je crois que je viens juste de prendre conscience qu'il m'a quitté. Dire qu'il est le seul que j'ai aimé. C'est bien connu, les Malefoy ont un cœur de pierre. Pierre qui a fondu devant ces yeux vert émeraude, devant son magnifique sourire. Et je me suis perdu. Perdu dans ses prunelles si vertes, dans ce sourir si innocent. J'ai tellement souhaité que cette histoire ne s'arrête pas. Mais c'est seulement dans les contes de fées que le prince aima sa princesse jusqu'à la fin des temps.

Et on m'a dit

Qu'avec le temps

L'amour se fane

Mais il s'est fait une place dans mon âme

Je ressent un énorme vide dans mon cœur depuis qu'il n'est plus là. Il était le seul à me faire vivre, le seul à combler ce manque, le seul qui me voyait tel que je suis vraiment. Pas le petit con prétentieux, mais le mal aimé, l'incompris, le passionné, le jaloux, le possessif, le tendre Drago Malefoy. Et maintenant qu'il m'a quitté, je me sens mourir à petits feux.

Excusez-moi

Si mes mots vous gênent

Mon cœur m'empêche de me retenir

Et jamais j'aurai cru

Que sans lui je serai si perdu

Il était mon avenir

Je n'aurai jamais imaginé être si comblé avec lui. Ça fait déjà une semaine qu'il m'a quitté. Une semaine que je ne sors plus de chez moi, une semaine que je ne mange plus. Il m'arrive de me réveiller en plein milieu de la nuit, avec la nette impression qu'il est à côté de moi, endormi. Mais quand je remarque que ce n'est pas le cas, je pleure. Au début, c'était de vrais torrents de larmes, puis ce n'est plus qu'une larme ou deux. Mais l'impression de vide est toujours là. Autant dans mon lit que dans mon cœur.

Pur, sans mesures,

Je vivais quelque chose d'ineffable

Toujours là pour me guider

Un amour inoubliable

Je ne peux pas mettre de mots sur ce que j'ai vécut avec lui. C'était si... intense. Oui, c'est le mot. Intense. Tantôt passionée, tantöt tendre, notre relation n'était pas platonique, loin de là. Il n'y avait pas non plus de monotonie, ni de routine. Chaque jour était différent. Obligés de vivres cachés, à cause du regard et du jugement des gens, nous ne nous voyions que très rarement. Mais ces moments étaient inoubliables.

Et j'ai appris

Que dans la vie

Rien n'est trop sur

Et que seuls les souvenirs de l'autre durent

Deux ans qu'on était ensemble! Deux ans de pur bonheur à ses côtés. Dire qu'il y a un an, je pensais qu'on habiterait ensemble, dans une grande maison avec un grand jardin, avec un chien et un chat et peut-être même des enfants. Mais ce rêve s'est vite évaporé quand Harry a refusé de vivre avec moi pour la troisième fois. Et là j'ai compris. J'ai compris qu'on n'aura jamais de grande maison avec un grand jardin, qu'on n'aura jamais de chien ni de chat et encore moins d'enfants. J'ai compris qu'Harry n'assumera jamais son homosexualité et encore moins notre amour. Alors j'ai abandonné mon rêve. A quoi ça sert de rêver, si c'est pour être décut par la suite?

Excusez-moi

Si mes mots vous gênent

Mon cœur m'empêche de me retenir

Et jamais j'aurai cru

Que je serais si perdu

Il était mon avenir

Mon avenir je le voyais à travers ses yeux. Et j'ai arrêté de vivre le soir où il m'a quitté. Je ne sais pas ce qui me retiens ici, enfin si, je le sais. Lui. Avec ses yeux si verts, son sourire si innocent. Je n'ai pas eu le courage de me suicider, pour lui, pour pouvoir encore l'admirer jour après jour, même si je souffre de ne plus pouvoir le toucher, de ne plus pouvoir l'embrasser. Je l'observe et lui détourne les yeux quand il me voit, et ça me rend triste. J'en reviens à vouloir retourner à Poudlard, lorsqu'on se défiait du regard. Rien que pour voir ses magnifiques prunelles vertes. Pathétique. Oui, je sais, je suis pathétique. Si mon père me voyait, il se retournerai dans sa tombe.

Si rare l'espoir

D'éprouver un sentiment si intense

Est-ce par hasad qu'on s'est trouvé

Une simple question de chance

De notre histoire

Au fond de moi est née une peur

Ce que j'ai eu je ne pourrai plus

Vivre ailleurs

Je sais que jamais plus je n'aimerai quelqu'un d'autre comme je l'ai aimé. Ma vie et mon cœur sont entre ses mains. Je regarde le ciel à travers ma fenêtre. Une nuit sans lune, comme la nuit où il m'a annoncé qu'il me quittait. A cette pensée, mes yeux se remplissent à nouveau de larmes. Je les essuies d'un geste rageur. Non. Plus de larmes. J'en ai assez de pleurer pour lui.

Excusez-moi

Si mes mots vous gênent

Mon cœur m'empêche de me retenir

Et jamais j'aurai cru

Que je serais si perdu

Il était mon avenir

Je me lève, saisit mon manteau et je sors. Mes pas me mènent dans le parc où l'on aimait regarder les étoiles, toi et moi. Je m'assied à notre place habituelle, sous le vieux chêne. Mes larmes coulent à nouveau, malgré moi.

-Drago?

Je t'entends plus que je te vois t'asseoir à côté de moi.

-Pourquoi est-ce que tu pleures? me demandes-tu, d'un voix étrangement rauque

Je te regarde. Toi aussi tu as pleuré. J'essuie tes larmes avec mon pouce, comme je le faisais avant.

-Et toi, pourquoi pleures-tu?

-Parce que je suis un idiot qui a quitté le seul homme que j'aimais vraiment.

Mon estomac se contracte douloureusement. Ça ne peut pas être moi, n'est-ce pas?

-Et qui est-il? demandé-je à nouveau, la voix cassée

Tu te retourne vers moi.

-Toi.

Sans me laisser le temps de répondre, tu m'embrasse.

-Pardon Drago! Je ne voulais pas, je...

-Chut.

Je t'essuis les larmes qui coulent à nouveau sur tes joues.

-Je veux habiter avec toi, me dis-tu.

Je te regarde. Es-tu sincère?

-Si la proposition tient toujours.

-Bien sur.

-Et je veux m'afficher avec toi.

-Mais les gens?

-Je me fous de ce que pensent les gens. La seule chose importante c'est toi.

-Suis moi.

Je me lève et je te conduis chez moi, on nous faisons l'amour passionnément.

Excusez-moi

Si mes mots vous gênent

Mon cœur m'empêche de me retenir

Et jamais j'aurai cru

Que je serais si perdu

Il était mon avenir

Quelques jours plus tard, dans la Gazette du Sorcier:

Le Survivant, amoureux

Le Survivant à avoué, hier, devant toute la presse, qu'il aimait les hommes. Et pas n'importe quels hommes: le fils d'un ancien Mangemort: Drago Malefoy, fils de Lucius Malefoy.

Tous les détails page 2

Je souris et je pose la Gazette devant moi.

-Les nouvelles sont bonnes? me demandes-tu

-Excellentes, je réponds, en te forçant à t'asseoir sur mes genoux, et en t'embrassant.

FIN