Chapitre 11
Le moral d'Harry fit une chute vertigineuse et son sentiment de solitude revint en force, il eut l'impression que son torse le démangeait et il aurait voulut pouvoir se frotter jusqu'à s'arracher cette peau qu'il haïssait.
Il sentit la fièvre qui le reprenait, il s'était aperçut que c'était souvent le cas quand il était sous le coup d'une émotion, et son malaise s'accentua.
Mais il n'était pas le seul à être jaloux, Ron bouillait littéralement sur sa chaise.
Draco qui jetait un coup d'œil sur Harry vit que quelque chose n'allait pas, le brun ne disait rien, il avait les yeux baissés sur son assiette, son teint était redevenu livide et il frissonnait.
Une angoisse saisit le blond qui voulut se pencher vers lui pour lui prendre la main mais au même moment Harry se leva brusquement.
« Excusez moi ! dit-il et il quitta rapidement la table.
D'un même élan Draco, Ron et Blaise le suivirent et le rattrapèrent devant la porte.
« Harry qu'est ce qu'il y a ? demanda le blond d'un ton inquiet.
Il voulut le prendre dans ses bras mais le brun le repoussa sans brusquerie.
« Laisses moi ! répondit-il d'une voix lasse…………je me sens pas bien, c'est tout……….je vais rentrer !
« Je t'accompagnes ! dit Draco.
« Non ! s'écria vivement Harry qui reprit plus bas……….je ne veux pas que tu viennes………restes avec eux, amuses toi !
Il se détourna en évitant son regard et sortit précipitamment.
Le blond fixa la porte d'un air stupéfait.
« Je vais avec lui ! dit Ron.
« Moi aussi ! fit Blaise qui allait le suivre.
« Non ! répliqua durement le rouquin…………..restez avec vos deux bruns !
Sur ce il courut pour rattraper son ami.
Les Serpentard aussi stupéfait l'un que l'autre se regardèrent.
C'est vrai que les deux frères avaient fait des allusions plutôt claires durant le repas mais eux n'avaient rien fait ou dit pour les encourager et n'en avait absolument pas l'intention, autant l'un que l'autre ils étaient amoureux de leurs Gryffondor.
Sans se concerter ils quittèrent aussi le restaurant laissant aux deux bruns le soin de régler la note.
Arrivés devant la maison ils hésitèrent à entrer et décidèrent de faire le tour du pâté de maison en se disant que peut être cela laisserait le temps à Ron et Harry de se calmer.
A l'intérieur le rouquin avait aidé son ami à se mettre au lit, ce dernier qui était repartit pour quelques heures de fièvre s'était presque immédiatement endormi.
Ron s'était assit au bord du lit et lui tenait la main, au bout d'un moment il le lâcha et sortit de la chambre en soupirant, lui-même étant très jaloux il comprenait très bien la réaction d'Harry qui en plus doutait tellement de lui.
Il descendit lentement les marches et arrivait au bas de l'escalier quand les Serpentard entrèrent, il leur jeta un regard froid et se dirigea vers le salon où il s'assit sur le canapé.
Deux secondes après Blaise se trouvait devant lui.
« Ron………pourquoi tu m'en veux ?
Le rouquin haussa les épaules sans répondre.
Le Serpentard s'assit près de lui et immédiatement Ron se poussa à l'autre bout.
« S'il te plait, ne fais pas ça…………t'éloignes pas de moi !
Le rouquin lui jeta un regard assassin.
« Ca te gênait pas tout à l'heure que je sois loin de toi………..tu ne faisais même pas attention à moi !
Blaise ne pu s'empêcher de sourire devant sa mauvaise foi, sa jalousie lui faisait plaisir et l'amusait mais du moment que ça ne provoquait pas une crise grave entre eux.
« Ah bon !...alors elle était à qui la main qui tenait la tienne ?
« Pffff !!!! souffla Ron qui croisa les bras d'un air boudeur…………laisses moi tranquille !
Le Serpentard se jeta de l'autre côté du canapé à moitié couché, la tête cachée dans ses bras croisés.
« Je savais bien que tu ne m'aimais pas vraiment ! se plaignit-il à la façon d'un gosse………..si tu voulais me briser le cœur et bien c'est réussit !
Le rouquin lui jeta un regard en coin surprit et un peu indécis.
« Blaise ? appela t-il au bout d'un moment de silence.
Pas de réponse, il le regarda plus attentivement et vit que ses épaules tressautaient, plus qu'inquiet il se jeta sur lui en tentant de le tourner vers lui.
« Bien sûr que je t'aime idiot ! lui dit-il.
Le Serpentard se tourna enfin et leva la tête vers lui, il s'étouffait presque de rire contenu.
Outré Ron le fusilla du regard et voulut se relever d'un bond mais Blaise tenta de le retenir en s'agripant à lui et ce faisant ils se retrouvèrent tous les deux par terre entre le canapé et la table basse.
Le rouquin essaya de repousser Blaise qui était au dessus mais ce dernier le maintint fermement au sol.
« Redis le ! dit-il.
« Non…………….je te déteste !
Le Serpentard sourit, contre sa propre érection il pouvait nettement sentir celle de Ron et il se frotta langoureusement à lui.
« La prochaine fois que tu me diras que tu détestes quelqu'un je me méfierais alors ! plaisanta t-il.
« Lâches moi ! protesta le rouquin plus pour la forme, sa colère était retombé il était incapable de lui résister.
« Ca jamais !
A demain !
