Lorsque le temps s'arrête…
Chapitre 3
« Une étrange proposition »
Le duc de Grandchester était chez lui avec sa fille, son fils était au collège St. Paul, comme Terry avant lui. Sa femme et lui, étaient séparés. Il habitait avec sa fille. Il était en train de penser à sa rencontre avec Candy la veille du mariage de la fille de Lord Brydon. Il l'avait vue de loin, un peu plus mûre que la dernière fois qu'il l'avait vue, elle était la dame de compagnie de Lady Brydon. Il avait été intrigué de la trouver à Londres seule, sans son fils. En la voyant, il avait eu un peu d'espoir que son fils était peut être revenu en Angleterre ? Mais en suivant Candy, il avait entendu le stupéfiant monologue avec son « Petit Terry »… Candy attendait famille, son petit enfant… Son fils en effet lui ressemblait beaucoup… Mais il fallait s'occuper de la situation. Candy allait avoir son petit enfant, un Grandchester, un héritier. Il n'était pas question qu'il laisse son sang comme ça sans rien faire… Terrence était maintenant avec une femme par devoir et obligations, comme lui, il y a toutes ces années et il avait renoncé à celle qu'il aimait plus que tout au monde, celle pour qui il avait osé se rabaisser et était venu lui demander de l'aide pour la garder au collège… Et elle l'avait convaincu de laisser Terrence poursuivre son rêve… Elle aimait son fils, il l'avait vu la première fois qu'il l'avait vu au Collège Royal de St. Paul et elle le lui avait avoué… Ils s'étaient apparemment retrouvés, mais… Oh mon Dieu, il aurait tant voulu s'occuper de la situation d'Eleonor différemment il y a toutes ces années… Il avait une chance de s'occuper d'une autre situation créée par un Grandchester, comme il le fallait.
Candy se réveilla avec des nausées et elle alla dans la salle de bain pour vomir. Elle sortit et elle trouva Louise avec des draps propres, entrain de faire son lit. Elle se retourna et lui sourit.- Candy, bonjour… Tu n'arrives toujours pas à digérer la nourriture anglaise ? Dit Louise en souriant
- Bonjour Louise, dit Candy en souriant
- Tu vas bien, Candy ? Tu as été malade depuis ton arrivée
- Oh Louise, je peux te le dire à toi, mais ne le dis à personne encore… J'attends un bébé…
- Oh… Mais… Félicitations…
- Je sais, je ne suis pas mariée… J'étais allée voir Terry et je croyais qu'on allait rester ensemble et se marier… Mais… Je n'aurai jamais dû le faire avant d'être mariée… C'est ma punition pour avoir eu des rapports sexuels avant le mariage…
Candy lui raconta ce qui s'était passé avec Susanna.
- Voilà tu sais tout… Oh mais quelle idiote j'étais ! Fit Candy
- Allons Candy, ne sois pas si dure envers toi-même, dit Louise en souriant, tu étais amoureuse, lui aussi t'aimait…
- Je suis heureuse d'avoir un bébé, le bébé de Terry… Mais j'aurai seulement voulu que les circonstances soient différentes…. C'est tout…
- Que vas-tu faire ? Demanda Louise
- Et bien je vais finir mon travail ici et je vais essayer d'en trouver un autre. Mais il n'est plus question que je retourne en Amérique maintenant, si Terry apprenait que je vais avoir son bébé… Non, ça serait bien trop compliqué… Mais son père est au courant…
- Le duc de Grandchester est au courant ? Dit Louise étonnée, mais comment ?
- J'étais dans le gazebo hier soir pendant la réception en train de parler à Petit Terry…
- Petit Terry ?
- Mon bébé…
- Oh… Mignon…
- Il m'a vu pendant la réception, et il m'a suivi dehors pour me demander si je savais où était Terry et il m'a entendu dans mon monologue….
- Oh….
- Je vais essayer de ne plus me parler seule, les murs ont des oreilles…
- Et les fenêtres ont des yeux, dit Louise
- Il veut me voir ce soir…
- Oh… Peut être as-tu de la chance après tout…
Louise finit de faire le lit tout en continuant à parler avec Candy. Candy fit sa toilette et Louise l'aida à s'arranger.
- Je vais voir Lady Brydon, je te vois tout à l'heure ok, Louise ?
- D'accord Candy. Merci d'être aussi aimable. Si je savais, j'aurai été ton amie au lieu de celle d'Eliza…
- C'est gentil à toi de dire ça. A tout à l'heure
Candy alla voir Lady Brydon qui était dans la salle à manger. Sa santé allait mieux. Lady Brydon sourit en la voyant.
- Bonjour, Lady Brydon…
- Bonjour Candy, fit Lady Brydon, comment vas-tu ce matin ?
- Ça peut aller
- Tu veux des haricots et des saucisses avec des œufs ?
- Juste les saucisses, s'il vous plait, avec du thé
On servit des saucisses et du thé à Candy qui se mit à manger avec appétit.
- Lady Brydon, est-ce que vous aurez besoin de moi ce soir ?
- Non… Je vais mieux et je vais à une réception dans la belle famille de Mélanie… Pourquoi ?
- J'ai rencontré le duc de Grandchester à la soirée hier, il m'a demandée d'aller le voir ce soir chez lui…
- Mais pourquoi donc ?
- J'étais à l'école avec son fils et je l'ai vu en Amérique… Il veut peut être me demander si j'ai des nouvelles de lui…
- D'accord, dit Lady Brydon, ta soirée est libre de toute façon… Tu sais où il habite ?
- J'aurai besoin de l'adresse, s'il vous plait…
- Bien sur Candy, demande au chauffeur et il va te la donner….
- Merci, Lady Brydon….
Candy ne voulait pas encombrer sa patronne avec ses problèmes personnels. Elle allait s'en occuper seule. Elle ne voulait rien dire à ses amis en Amérique non plus… Et si elle n'avait pas parlé à haute voix à Petit Terry, Le duc ne l'aurait pas entendue. Elle s'était confiée à Louise car elle avait besoin de parler à quelqu'un. Elle commençait à s'habituer à l'idée d'avoir un petit être tout à elle… Un petit Terry… Mais ça sera peut être une fille… Enfin «Terry » marche aussi pour les petites filles… Mais ça sera dur, pour une jeune femme célibataire…
Le soir venu, Candy s'apprêtait à aller chez le duc de Grandchester, quand Louise vint lui annoncer qu'une voiture l'attendait.
- Le duc de Grandchester t'a envoyé son chauffeur…
- Oh… Il très attentionnée pour la mère de son petit enfant…
- En effet, dit Louise. Candy écoute-moi, je sais que l'argent n'a aucune importance pour toi, mais pense à ton bébé… Quoi que le duc te propose, ne dit pas non tout de suite… Ils sont très très riches et il n'y a pas de mal à vouloir que ton bébé ne manque de rien. Terry s'occuperait de toi s'il le savait, mais comme vous êtes séparés et que tu ne veux pas qu'il le sache… Laisse son père s'occuper de toi… Tu vas avoir leur bébé et il peut s'en occuper, si tu le veux. Tu peux même donner tes propres règles… Ce que j'essaye de dire c'est, ne rejette pas son aide, s'il te l'offre de bon cœur, ok ?
- D'accord Louise, je vais garder l'esprit ouvert. Merci pour tes conseils… Je vais te raconter tout à l'heure ce qui s'est passé
- Bonne chance, je viens te voir dans ta chambre tout à l'heure…
Candy descendit et alla à l'extérieur et elle vit la voiture. Elle se souvint comment elle avait couru derrière et s'y était accroché… Quelle folie avait-elle commise ! Se dit-elle maintenant qu'elle y pensait…. Whoa ! Quand on est jeune on ne réfléchit même pas ! Maintenant, elle avait une vie précieuse qui grandissait en elle, elle ne ferait jamais quelque chose d'aussi risquée… ça mettrait la vie de son bébé en danger. C'est marrant comme on commence automatiquement à penser à un autre être que soi…
La voiture arriva au manoir des Grandchester qui était un château majestueux… Beaucoup plus grand que celui d'Ecosse. Elle entra dans le château et suivit le majordome qui venait de lui ouvrit la porte, après lui avoir donné son manteau. Il la conduisit dans un salon où le duc était assis. Il se leva à son entrée et il lui sourit…
- Candy ! Bonsoir, dit-il chaleureusement, je peux vous appelez Candy ?
- Oui, bien sur. Bonsoir, Monsieur le duc…
- Prenez place, je vous en prie… Vous voulez quelque chose à boire ? Un jus de fruit ?
- Oui, merci dit Candy
Le majordome lui servit un verre de jus d'orange et des sandwiches. Le duc se mit à parler.
- Candy… J'étais très surpris de vous retrouver ici à Londres, sans Terry et encore plus surpris d'avoir entendu votre monologue… Vous attendez famille… Mon petit-fils…
- Où votre petite-fille, dit Candy
- Bien sur… Je ne peux pas vous laissez comme ça… Je dois m'occuper de vous, comme mon fils ne le fait pas…
- Ce n'est pas la peine Monsieur le duc…
- Je me suis renseigné, votre travail chez Lord Brydon n'est pas permanent… Il vous faudra trouver autre chose et dans votre état, ça ne sera pas facile, surtout que votre état sera bientôt évident…
- Je sais, mais…
- Les temps sont durs Candy. L'Europe est déchirée par la guerre…
- Je pourrais travailler comme infirmière… Je suis diplômée…
- Oui, mais dans votre état, le travail serait un peu trop surtout en temps de guerre… Vous ne devez pas mettre la vie de votre bébé en danger…
- Vous avez raison, mais…
- Vous pouvez être une gouvernante d'enfants, mais dans votre état… Et vous êtes célibataire… Et les usines, ne sont pas très recommandées pour les femmes enceintes
- Et bien vous semblez avoir les réponses à tout… Alors que me suggérez-vous, Monsieur le duc ?
- Lady Brydon vous a donné le travail idéal, dame de compagnie… Je peux vous offrir le même…
- Vous voulez que je sois votre dame de compagnie ? Dit Candy surprise
- Pas exactement… Voyez-vous… Je suis divorcé et j'ai besoin d'une présence féminine à la maison et avec moi…
- Vous voulez que je remplace votre femme ?
- Plus ou moins ; que vous m'accompagniez dans les réceptions mondaines, le théâtre etc.…
- Vous voulez que je sois votre… Maîtresse ?
- Non… Ma… Fiancée… Donc vous serez la maîtresse de maison, car je veux que vous habitiez ici avec moi…
- Quoi ??!!!
- Mon fils est incapable de s'occuper de vous à causes des ses obligations et son devoir ; il doit s'occuper de la femme qui lui a sauvé la vie. Je suis disponible, je suis célibataire et votre bébé aura besoin d'un père, non ?
Candy était tellement surprise qu'elle ne savait pas quoi dire. Le duc de Grandchester voulait se fiancer à elle ? Mais…
- Candy réfléchissez, je peux subvenir à vos besoins, j'en ai les moyens… Vous n'aurez plus besoin de travailler… Lorsque le temps viendra pour avoir votre bébé, vous pouvez aller au château en Ecosse…
- Fiancés ?
- Je veux garder mon œil sur vous… Vous avoir ici chez moi… Mais il faudra bien dire quelque chose aux gens qui seront curieux… Je peux dire que vous êtes ma protégée… Et ma fiancée…
- Mais quand j'aurai le bébé, qu'allez-vous leur dire ?
- Que je vous ai épousé…
- Epouser… Ok… Tout ça c'est trop bizarre !
- Ça sera la version officielle… Vous et moi saurions la vérité… C'est pour le bien du bébé… Je peux vous ouvrir un compte et vous entretenir, mais ça ne serait pas très convenable pour votre réputation. En tant que fiancée d'un duc…
- Je comprends…Mais c'est une solution temporaire…
- Voyons voir où les choses vont aller, d'accord ?
- Je peux réfléchir à votre proposition ?
- Bien sur, Candy donnez-moi votre réponse dès que vous serez prête. Quelque soit votre décision, sachez que je ne vous abandonnerai pas, vous faites partie de la famille maintenant… Il y a quelques années, je vous aurais rejetée… Mais la vie est surprenante… Me voilà prêt à vous protéger à tout prix…
- Je vous en suis très reconnaissante, Monsieur le duc…
- Vous voulez dînez avec moi ?
- Avec plaisir…
- Dites-moi de quoi vous avez envie et je dirai au cuisinier de le faire spécialement pour vous…
- Vraiment ?
- Les Brydon ne sont pas au courant de votre état, sinon ils vous gâteraient comme je vais le faire
Candy était un peu hésitante, mais… Elle avait des envies qui la rendaient folle, alors elle dit ;
- J'ai envie de poulet grillé au four avec des frites et de la salade avec une vinaigrette… Je voulais aussi des fruits … Des fraises… Des pommes vertes… Et du jus de citron à boire
- Parfait, je reviens tout à l'heure…
Il sortit pendant une dizaine de minutes et Candy resta seule et n'arrivait toujours pas à croire ce qui lui arrivait. Le duc avait été si gentil…il voulait prendre soin d'elle. Il avait raison, une mère célibataire dans un pays étranger… En Amérique, elle serait à la maison Pony avec ses deux mères et ses petits frères et sœurs… Mais en Amérique, Terry risquait de l'apprendre et il viendrait à la quatrième vitesse, abandonnant Susanna, qui avait tant besoin de lui. Le duc revient au salon et ils se mirent à parler. Ils dînèrent gaiement et Candy put manger ce dont elle avait envie pour la première fois depuis qu'elle était en Angleterre. Maintenant qu'elle y pensait, elle aimait beaucoup la salade à la vinaigrette en Amérique, elle en faisait tous les soirs quand elle revenait du travail et elle trouvait qu'Albert avait préparé le dîner… Elle avait des envies déjà et elle ne s'était pas rendue compte ! Elle retourna chez les Brydon un peu tard, mais Louise l'attendait quand même dans sa chambre ; elle voulait savoir comment s'était passé la soirée.
- Louise, dit Candy tu m'attendais ?
- Oui, Candy, je veux savoir ce qui s'est passé…
- Tu ne devineras jamais la proposition qu'il m'a faite…
- Il veut t'entretenir et t'acheter une maison ?
- Non…
- Il veut te cacher jusqu'à la naissance du bébé, pour que tu ne gâches pas la réputation de sa famille… ?
- Il n'a pas besoin de moi pour ça … Mais non… Tu n'y es pas…
- Je donne ma langue au chat alors…
- Il veut se fiancer avec moi….
- QUOI ??!!!
- Il est divorcé….
- Fiancer ?
- Il veut être le père du bébé à la place de son fils…
- Fiancer ?
- Il a besoin d'une compagne…
- Fiancer ?
- Incroyable, non ?
- Mais Candy…
- Tu m'as dit d'avoir l'esprit ouvert… Trouver du travail dans mon état ne sera pas facile… Il m'offre la facilité… Il a fait préparer tout ce dont j'avais envie…
- Tu n'y penses pas sérieusement ?
- Si, justement plus j'y pense, et plus je crois que c'est la meilleure solution pour le bébé …
- Candy, fiancée au père de Terry ? Oh mon Dieu ! Tu es pleine de surprises !
- Je ne lui ai pas encore donné ma réponse, j'ai dit que j'allais y réfléchir…
- Apparemment ta décision est prise…
- Je suis toujours en train d'y réfléchir, Louise… C'est une assez grande décision, une qui affectera le reste de ma vie… Apres ce qui s'est passé à New York avec Susanna… J'ai pris des décisions à la hâte, d'abord en me donnant à Terry, ensuite en le laissant à Susanna…Et maintenant je vais avoir son bébé et il ne le saura jamais ! Je vais mûrement réfléchir à la proposition du duc de Grandchester… On verra après…
- Ok, tu as raison. Je vais me coucher, dit Louise en se dirigeant vers la porte, je te vois demain ok ? Bonne nuit Candy.
- Bonne nuit Louise à demain.
Candy s'apprêta pour dormir et elle se coucha sur son lit en pensant à la soirée. Le duc de Grandchester n'avait aucune intention d'abandonner la mère de son futur petit fils ou fille… Candy était un peu heureuse, elle ne sera pas seule pour s'occuper de son bébé… Le père de Terry allait l'aider. Elle ne savait pas pourquoi, mais cette pensée la rendait heureuse et lui donnait de l'espoir pour la première fois depuis que le docteur lui avait annoncé qu'elle attendait famille.
Pendant ce temps-là en Amérique, les journaux venaient d'annoncer la nouvelle des fiançailles de Terrence Grandchester et de Susanna Marlowe. La photo du journal montrait une Susanna sur un fauteuil roulant en train de sourire et un Terry sans sourire. Il remplissait son devoir, il n'était pas obligé de l'aimer… Son cœur appartenant à une autre, qui ne sera plus jamais à lui, celle qu'il avait laissé échapper… Oh comme elle lui manquait ! Ils avaient consommé leur amour et ça avait été la plus belle chose au monde pour eux, bien que de courte durée… Il allait chérir la mémoire de leur nuit de passion jusqu'à la fin de ses jours…
Depuis qu'il était fiancé, il passait de moins en moins de temps chez lui… Il buvait dans les bars et il essayait de ne pas se saouler. Karen, quand elle était là, l'empêchait de boire et le faisait manger pour éviter qu'il se saoule.
- Terry, je t'en prie, tu dois te ressaisir…
- Karen, je n'en peux plus… Tous les jours qui passent ne font que rendre ma douleur plus forte… Je l'aime tellement… Je crois que je vais devenir fou à la longue…
- Et bien, dit Karen, une des solutions serait d'aller la chercher et lui dire que tu ne peux pas vivre sans elle… Sinon, tu vas finir par te détruire en te noyant dans l'alcool…
- Je ne peux pas aller la chercher, Karen… J'ai pris un engagement avec Susanna. Je suis fiancé…
- « Les fiançailles sont faites pour être rompues.. » dit-on, fit Karen ironiquement
- Très drôle, Karen !
- Je ne plaisante pas, Terry tu ne peux pas vivre sans Candy, je vois comment votre séparation t'affecte, tu étais différent, un peu réservé, mais tu étais vif et tu étais gai…Maintenant tu es…
- … Un ours mal léché ? Dit-il en plaisantant
- Merci, ce n'est pas le terme que j'aurai employé, mais tu l'as dit…
- Je vais aller voir ma mère, je dois dîner avec elle, dit Terry en se levant
- D'accord, je te vois demain et essaye de ne pas trop boire, la gueule de bois, ça ne doit pas être drôle….
- Ce n'est pas plus pire que l'enfer que je suis en train de vivre, fit Terry en souriant, dans l'alcool, la douleur passe…
- Mais quand tu te réveilles le lendemain, elle recommence non ?
- Je sais, mais ça fait du bien de la faire disparaître pendant quelques temps…
- Terry…
- D'accord, je te promets de ne plus boire ce soir, ok ?
- Merci, à demain donc…
- Au revoir, Karen et merci.
Terry se rendit chez sa mère pour dîner avec elle. Eleonor Baker était toujours très heureuse de voir son fils, même s'il était de très mauvaise humeur ces derniers temps….
- Terry ! Dit-elle en souriant, bonsoir !
- Bonsoir Maman, dit-il en l'embrassant
- Comme va ta fiancée ? Où est-elle ?
- Elle va bien, je suppose et je ne lui ai pas dit qu'elle était invitée…
- Terry !
- Maman, s'il te plait, je dois me farcir sa présence chez moi tous les soirs… Je peux bien avoir une soirée tranquille avec ma maman, non ?
- Terry… Je suis désolée que tu aies à vivre tout ça ….
- J'aurai dû être plus fort, maman, j'aurai dû tenir tête à Mme Marlowe et lui dire que je ne renoncerai pas à Candy pour tout l'or du monde… Je maudis tous les jours ma faiblesse !
- Terry, pourquoi n'es-tu pas venu me voir ? J'aurai pu parler à Mme Marlowe, je peux toujours lui parler…
- Non, c'est trop tard… Je suppose que je n'étais pas habitué à demander de l'aide, j'ai toujours voulu tout résoudre seul…
- Et voilà le résultat, tu es fiancé à une femme que tu ne supportes pas et celle que tu aimes, Candy, est certainement en train de broyer aussi du noir de son coté… Quel beau gâchis !
- Maman s'il te plait, n'en rajoute pas ! Je vais finir par devenir dingue… Elle me manque tellement et je l'aime plus que tout…
- Alors, tu aurais dû la mettre avant toute chose, avant tes responsabilités, car l'homme que tu es devenu, n'est pas celui dont Susanna était amoureuse…
- Elle est tellement heureuse, maman, elle s'en fiche…
- Elle t'aime à ce point là…
- Maman, ce genre d'amour de la part d'une femme que je ne voyais même pas comme une femme… Je peux m'en passer !
- Que veux-tu dire par «…que je ne voyais pas comme une femme » ?
- Pour moi, il n'y a qu'une seule femme au monde ; Candy. Les autres c'est toi, ma mère, mes amies, mes collègues….
- Mais nous sommes des femmes non ?
- Oui, bien sur, mais pour moi, Susanna, Karen, sont des collègues, elles ne me viennent pas à l'esprit comme des « femmes »…
- Wow. Candy est bien chanceuse d'avoir ton amour… Pauvre Susanna…
- Maman, je trouve que ce n'est pas juste que tout cet amour soit pour des prunes… Pour ne pas que Candy et moi puissions le vivre au maximum…
- J'aurai voulu te dire que tu aimeras une autre, mais je peux sentir que ton amour pour Candy, c'est le vrai avec un grand A… Oh mon pauvre Terry…
Il dîna avec sa mère en parlant de tout et de rien, mais surtout en parlant de Candy.
Il dîna avec sa mère en parlant de tout et de rien, mais surtout en parlant de Candy.
