Auteur : Fisou
Titre : Datura
Genre : AU, Shônen-Ai KaixRei, vais essayer d'y mettre de l'angst.
Base : Bakuten Shoot Beyblade, ou tout simplement Beyblade.

Note : Kat, juste avant que je ne te fasse lire le premier chap, tu m'as dit que tu écrivais aussi un KaixRei, je suppose que c'est un bon signe, vu que j'avais peur que tu n'aimes pas ce coupling ! Voilà, je suis soulagée :)

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Datura

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– Où étais-tu passé !

– Ça ne te regarde pas, répliqua Kai d'un ton blasé.

Tala Ivanov croisa les bras sur son torse et le suivit le long du couloir. Kai soupira intérieurement. Il était à peine rentré à l'Abbaye qu'il subissait déjà un interrogatoire.

– Voltaire voudra te voir.

Kai hocha légèrement la tête. Il avait déjà prévu d'aller dans le bureau de son grand-père depuis un moment. Au croisement de deux couloirs il prit à droite et s'arrêta devant la porte de sa chambre.

– Ivanov, tu comptes me suivre jusque là-dedans ?

– Où étais-tu cette nuit ?

– Ferme-la.

Sur ce, il pénétra dans sa chambre et ferma la porte à clé, se moquant éperdument du rouquin fulminant de l'autre côté. Les deux Russes se connaissaient depuis plusieurs années, mais Kai n'était pas vraiment proche de lui, et il ne cherchait pas à l'être. Il cherchait à être proche de personne d'ailleurs, et surtout pas de quelqu'un d'ici.

Il ôta son blouson et se laissa tomber sur son lit. Passer une nuit en dehors de l'Abbaye lui avait fait penser à ce à quoi il avait renoncé depuis la mort de ses parents, et que son grand-père l'élevait. Heureusement que le Chinois ne lui avait posé aucune question, enfin quelqu'un de discret dans ce pays. C'était peut-être justement parce qu'il était étranger tiens…

Kai entendit quelqu'un frapper trois coups distincts à la porte.

– Maître Kai ? Maître Hiwatari vous demande.

– Merci Lev.

Kai inspira un grand coup et se leva. Il passa la porte de sa chambre, et salua d'un signe de tête le majordome. Tala lui n'était plus en vue.

Suivant les ordres, Kai se rendit au bureau de son grand-père. Encore une longue séance d'interrogatoire en perspective. Il frappa fermement à la porte, attendant un quelconque signe venant de Voltaire.

– Entre Kai.

Le jeune homme ouvrit doucement la porte et pénétra dans la pièce. Elle était richement décorée de tableaux et bibelots, la moquette était d'un rouge sombre ainsi que les murs. Pourtant cette pièce était froide, tout comme son occupant, un homme ayant la soixantaine, aux traits sévères et aux cheveux blancs attachés en arrière. Il griffonnait sur un papier, et ne daigna porter son attention sur son petit-fils que quelques minutes plus tard.

– Kai, tu as disparu hier soir.

– J'ai été blessé à la jambe, je me suis alors trouvé un abri pour la tempête, et j'y ai passé la nuit. Mais la mission a réussi n'est-ce pas ?

– Tu t'es occupé de ta cible ?

– Oui.

– Alors elle est réussie. Mais ne t'avise pas à passer une nouvelle nuit à l'extérieur Kai Hiwatari.

– Oui.

Kai hocha humblement la tête. D'habitude il n'était pas soumis envers les autres, mais il respectait son grand-père, même s'il savait qu'il ne l'avait gardé auprès de lui pour avoir de la main d'œuvre supplémentaire, et pour en faire un héritier digne de ce nom. Un héritier capable de diriger une des familles mafieuses de la Russie.

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Rei fini d'emballer ses longs cheveux dans un ruban blanc, et se mit du crayon noir sous les yeux. Il s'était mis sur son trente et un, costume blanc et cravate, car ce soir là il travaillait avec quelqu'un de très riche, et l'endroit où il l'emmenait était rempli de personnes importantes, lui avait-il dit. Le Chinois avait l'habitude de ça, il avait souvent eut l'occasion d'assister à des rendez-vous d'affaire, mais apparemment, là, c'était spécial. Pendant quelques secondes il maudit son client, Rei avait horreur des surprises au travail.

Il regarda sa montre, 18h20, il était dans les temps. Il quitta la salle de bain, et se posa mollement dans son canapé. M Krishkov avait l'habitude de venir le chercher à son appartement, il n'avait donc plus qu'à attendre qu'il arrive, ce qui n'arriva que quelques minutes plus tard. Rei alla ouvrir la porte à laquelle on sonnait, accepta avec le sourire la rose que son client lui offrait, et après l'avoir mise dans l'eau, descendit avec lui jusqu'à sa voiture, une berline noire avec chauffeur, qui les conduisit jusqu'à une énorme maison.

Rei écarquilla les yeux. C'était bien le dernier endroit dans lequel il aurait imaginé se retrouver. Dans le manoir Hiwatari.

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Kai mis ses deux pistolets dans son holster, et referma sa veste de costume noire par-dessus. Il sortit de la pièce dans laquelle il s'était changé, et rejoint deux autres garçons de son âge, dans un couloir à la tapisserie grenat. Il fallait croire que Voltaire aimait beaucoup cette couleur. Pas que cela gênait Kai, il l'appréciait aussi.

– Tu as pris ton temps Hiwatari, grogna Tala en passant un doigt derrière son nœud papillon.

Kai l'ignora complètement, se tournant vers l'autre jeune homme aux cheveux lilas, qui se tenait droit comme un i dans son costume de soirée, visiblement peu habitué à ce genre de tenues. A vrai dire, Kai non plus n'était pas fan de ce genre de soirées pompeuses, ou même de tout rassemblement en tous genres. Pourtant il se devait y assister en tant qu'Hiwatari, et pour assurer la sécurité de son grand-père.

– Où est Spencer ? demanda-t-il à Bryan.

– Déjà en bas. Il prend ses marques.

– Allons-y.

Kai pris les devants, suivit de près par ses deux collègues, se dirigeant vers la salle de réception du manoir de son grand-père. Tala le dépassa, le fusillant du regard, en réponse à quoi Kai haussa un simple sourcil.

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Rei, tenant le bras à con client, ouvrit de grands yeux émerveillés en entrant dans le manoir. Tapisseries richement décorées, sol de marbre blanc, et gigantesques lustres de cristal pendus au plafond. Un majordome les débarrassa de leurs manteaux, puis ils firent les derniers pas qui les séparaient de la salle de réception, encore plus somptueuse que l'entrée. Le Chinois eut pourtant du mal à réprimer un frisson. Malgré son apparence, il trouvait cet endroit horriblement froid et sans vie, même si en ce moment même elle était remplie d'hommes importants, de serviteurs en effervescence, et qu'une musique d'ambiance emplissait agréablement ses oreilles.

Enfin, cela n'allait pas l'empêcher de faire son boulot ! Il suivit tranquillement son client, lui adressant toujours des sourires aimables, et lui répondant ce qu'il avait envie d'entendre, lorsqu'il lui posait des questions. Après tout, c'était un habitué, Rei finissait par le connaître.

Il fut bientôt entraîné près d'une table remplie de bols de punch, de bouteilles de vodka, de champagne, et de petits fours. Le brun vit atterrir entre ses mains une coupe de champagne, puis suivit M Krishkov qui partit à la rencontre de ses connaissances.

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Kai regarda discrètement la grande horloge de bois massif qui se tenait à quelques mètres de lui. Cela faisait bien déjà une heure qu'il était là avec son grand-père, saluant tous les invités qui venaient les voir, et pas un dans la salle n'avait l'air de vouloir s'en priver, à son grand dam. Pourtant il était forcé à rester, car cela faisait partie de son devoir d'héritier des Hiwatari, comme le disait si bien Voltaire, qui tenait à ce que Kai se fasse déjà des relations dans « leur monde. » Mais plus ça allait, et moins Kai faisait attention aux gens qui lui étaient présentés.

– M Hiwatari, c'est un plaisir que de vous voir !

– De même M Krishkov. Je vois que vous êtes venu accompagné.

– Oui, fit Krishkov avec un rire de convenance.

– Rei Kon, enchanté, fit le Chinois en s'inclinant humblement.

Au moins ça avait eut le mérite de décrocher les yeux de Kai de l'horloge, et pile au moment où Voltaire reporta son attention sur lui.

– Mon héritier, Kai, le présenta son grand-père.

Le jeune homme serra brièvement la main de Krishkov, et posa ses yeux sur le garçon brun à côté de lui. Il n'aurait jamais pensé retrouver son « docteur » si vite, et encore moins dans de telles circonstances.

N'ayant que peu d'intérêt dans ce que racontaient les deux adultes, Kai se contentait de regarder le jeune asiatique siroter sa coupe de champagne, feignant de se captiver à la conversation. D'ailleurs Kai aurait cru qu'il l'ignorait complètement, s'il n'avait pas vu le rapide clin d'œil que Rei lui avait fait.

Rei qui n'en avait pas cru ses yeux lorsqu'il avait vu le mystérieux Kai, le regard vide, posé comme une fleur à quelques pas de lui, dans le manoir d'une des plus grandes familles mafieuses du coin. Sa surprise ne s'était pas affaiblie lorsqu'il appris qu'il était l'héritier de ladite famille. Au moins cela rendit cette soirée beaucoup plus intéressante.

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Rei s'aspergea le visage d'eau fraîche puis se regarda dans le miroir face à lui. La foule et le champagne avaient presque eut raison de lui, et il avait ressentit le besoin de se mettre un peu à l'écart et de se rafraîchir. Heureusement, son client M Krishkov avait eut la délicatesse de lui laisser cette liberté sans l'accompagner.

Le brun s'épongea doucement le visage avec la serviette servant à s'essuyer les mains et se décida enfin à sortir de son « abri. » Ses yeux dorés scrutèrent la foule à la recherche de son client, mais se posèrent sur Kai, le mystérieux garçon Russe aux cheveux bleus et aux yeux grenats qu'il avait ramassé dans la neige quelques jours plus tôt, accolé au mur juste à côté du buffet. Un léger sourire éclaira les traits du jeune homme lorsqu'il décida de partir à sa rencontre. Il se faufila jusqu'au Russe sans trop de mal, et attrapa un petit four.

– Salut Kai, lui-sourit-il.

L'autre garçon le regarda du coin de l'œil puis lui répondit sans plus de mouvement.

– Salut.

– Je ne m'attendais pas à te retrouver ici.

– Moi non plus.

– Sinon, tu vas bien ? Enfin…mieux ?

– Mm.

Rei se mordit légèrement la lèvre inférieure. Kai était apparemment toujours aussi causant.

– Que fais-tu ici ?

Rei cligna deux fois des yeux puis sourit. Enfin il avait eut droit à une question !

– C'est à cause de mon travail, je…

Le Chinois ne put jamais terminer sa phrase. La lumière se coupa soudainement, et plusieurs coups de feux se firent entendre.

Tsuzuku…

Fisou : Plus court que le précédent, mais fallait bien arrêter là ! ;) En fait c'est bien la première fic où je fais des chaps aussi courts je crois… Peut-être parce-que je les fait maintenant en fonction de l'histoire et non plus du nombre de pages… Bref on s'en fout ! Tant que tout est écrit, que le chapitre soit plus long ou plus court hein :)